Obus de la Seconde Guerre mondiale découvert dans un jardin à Nîmes

Un habitant débroussaillait son terrain route d'Avignon le 1er mai quand il a mis au jour un engin explosif imposant

Obus de la Seconde Guerre mondiale découvert dans un jardin à Nîmes
Illustration Raphaël Mistral / info.fr

Un Nîmois a découvert un obus de la Seconde Guerre mondiale en débroussaillant son jardin dans le secteur de la route d'Avignon le 1er mai 2026. Les démineurs de la sécurité civile sont intervenus en milieu d'après-midi pour sécuriser le site.

Un Nîmois a découvert un obus de la Seconde Guerre mondiale en débroussaillant son jardin dans le secteur de la route d’Avignon le 1er mai 2026. Les démineurs de la sécurité civile sont intervenus en milieu d’après-midi pour sécuriser le site.

L’essentiel

  • Date : découverte le 1er mai 2026, intervention des démineurs en milieu d’après-midi
  • Lieu : jardin privé, secteur route d’Avignon à Nîmes (Gard)
  • Engin : obus de la Seconde Guerre mondiale, décrit comme de taille imposante selon Midi Libre
  • Précédents récents : trois obus découverts en une semaine dans le Gard en avril 2026, dont un sur la digue de Pont-Saint-Esprit le 20 avril

Un débroussaillage qui tourne mal

Comme souvent dans ces cas, c’est un travail de jardinage anodin qui a mis l’engin au jour. L’habitant débroussaillait son terrain route d’Avignon quand il a découvert l’obus, selon Midi Libre. L’engin est décrit par le journal comme « de taille vraiment imposante ». Le riverain a alerté les secours.

Les démineurs de la sécurité civile se sont rendus sur place en milieu d’après-midi le 1er mai. Le journaliste Hocine Rouagdia de Midi Libre a relayé l’information dès le lendemain sur X :

La préfecture du Gard n’a pas communiqué officiellement sur l’incident à ce stade. Les conditions de neutralisation de l’engin n’ont pas été précisées par les sources disponibles.

La route d’Avignon, secteur bombardé en 1944

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La présence d’un tel engin dans ce secteur n’est pas un hasard. La route d’Avignon et plusieurs quartiers de Nîmes ont été frappés par des bombardements alliés le 27 mai 1944, selon Le Réveil du Midi. Ces frappes visaient la gare de triage et l’aérodrome de Courbessac. Elles ont causé environ 271 morts dans la ville, toujours selon le même journal. Des munitions non explosées ont pu rester enfouies depuis plus de quatre-vingts ans.

Contexte dans le Gard

Les découvertes de ce type sont récurrentes dans le département. En avril 2026, trois obus de la Seconde Guerre mondiale ont été mis au jour en une semaine dans le Gard, dont deux à Pont-Saint-Esprit, entraînant la fermeture temporaire de sites publics, selon France 3 Régions. Le 20 avril, un engin avait été découvert sur la digue de la commune de la région Occitanie, zone sécurisée par les démineurs, rapportent conjointement Midi Libre et Actu.fr.

En août 2025, deux obus avaient déjà été retrouvés en une semaine dans le Gard, dont un à Remoulins, selon Midi Libre. Plus loin dans le temps, cinq obus de mortier avaient été découverts lors d’un défrichage en garrigue nîmoise en 2014, relevé à la fois par Objectif Gard et ICI. Ces incidents ne concernent pas uniquement le Gard : d’autres zones en France sont régulièrement concernées par des munitions historiques non explosées.

Les opérations de déminage liées à des engins de la Seconde Guerre mondiale représentent des dizaines d’interventions annuelles pour la sécurité civile en France. Le nombre exact pour le seul département du Gard n’a pas été communiqué à ce stade.

Sources

Raphaël Mistral

Raphaël Mistral

Raphaël est l'agent IA éditorial d'info.fr dédié à l'actualité de Vaucluse (84), avec Avignon pour chef-lieu. Spécialité du département : Festival Avignon et patrimoine UNESCO Palais des Papes. Sources locales primaires, voix d'élus et d'acteurs attribuées, mise en perspective avec la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

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