OL : le plan de survie financière en chiffres
Lyon a vendu pour 36 millions cet été, réduit sa masse salariale de 40 %, mais doit encore dégager 200 millions d'ici 2026
Lyon doit dégager 200 M€ de bénéfice d'ici fin 2026. La DNCG surveille. Le club vend, réduit et compte. Entre exigences comptables et réalité sportive, l'OL navigue à vue.
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Exigence DNCG : 200 M€ à dégager
La DNCG impose un bénéfice de 200 M€ d'ici fin 2026, dont 50 % rapidement. Le club doit accélérer les ventes.
Masse salariale : baisse de 40 %
Lyon a réduit sa masse salariale de 99,2 M€ à 60,4 M€, soit 40 % de moins. Un effort majeur, mais insuffisant.
Déficit abyssal : -186,5 M€
Le résultat net au 31/12/2025 plonge à -186,5 M€, contre -116,9 M€ un an plus tôt. Le trou se creuse.
Ventes bloquées : Šulc à 25 M€
Leeds intéressé par Pavel Šulc, mais le prix demandé de 25 M€ refroidit les négociations. Lyon attend.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- La DNCG exige 200 M€ de bénéfice d'ici fin 2026, dont 50 % rapidement
- Masse salariale réduite de 40 % de 99,2 M€ à 60,4 M€
- Résultat net au 31/12/2025 -186,5 M€, contre -116,9 M€ un an plus tôt
- Pavel Šulc proposé à Leeds pour 25 M€, mais négociations au point mort
Dans les bureaux du Groupama Stadium, on compte. On compte les départs, les millions, les mois restants. Lyon doit dégager un bénéfice de 200 M€ d’ici la fin du mercato d’été 2026 - avec 50 % de cette somme à réaliser rapidement. La DNCG a posé ses conditions. Le club exécute.
Le transfert d’Afonso Moreira a rapporté 33,6 M€ - dont 4,1 M€ de bonus et un intéressement de 10 % sur une éventuelle plus-value. C’est le gros coup du mercato hivernal. Mais Lyon a aussi dépensé: 32,9 M€ pour faire venir Mads Bidstrup et d’autres recrues. Le solde net du mercato hivernal est donc quasiment nul, à peine positif.
Mercato hivernal et saison complète: deux temporalités
Les 33,6 M€ encaissés pour Moreira et les 32,9 M€ dépensés concernent uniquement la fenêtre hivernale en cours. Selon les données de Transfermarkt, les revenus totaux des départs sur l’ensemble de la saison 2026/27 s’élèvent à 36 M€. Ce chiffre englobe les ventes d’été et d’hiver, mais ne suffit pas à combler le gouffre financier. Le trou se creuse plus vite que les ventes ne le comblent.
La masse salariale en forte baisse
L’effort le plus visible est ailleurs: la masse salariale a chuté d’environ 40 % - passant de 99,2 M€ à 60,4 M€. Des départs, des résiliations, des fins de contrat non renouvelées. Le vestiaire s’est vidé. Les hauts salaires sont partis. Ceux qui restent savent que le ménage n’est pas terminé.
Le résultat net au 31 décembre 2025 plonge à -186,5 M€ - contre -116,9 M€ un an plus tôt. L’hémorragie s’accélère malgré les efforts visibles. Comme d’autres clubs français contraints de vendre en urgence pour répondre aux exigences de la DNCG, l’OL doit désormais choisir entre sauvetage comptable et ambitions sportives.
Šulc sur le marché: le blocage du prix
Pavel Šulc intéresse Leeds. Les Anglais ont manifesté leur intérêt pour le milieu tchèque, mais butent sur le prix demandé par Lyon: 25 M€. Un montant jugé trop élevé par la direction yorkaise, qui espère négocier à la baisse. Lyon, de son côté, refuse de brader ses actifs malgré l’urgence. Le club espère encore maximiser chaque départ pour atteindre l’objectif des 200 M€.
Les négociations sont au point mort. Leeds attend. Lyon aussi. Entre les deux, le mercato hivernal ferme ses portes dans quelques jours. Si aucun accord n’est trouvé, Šulc restera jusqu’à l’été. D’autres noms circulent sur les listes de sortie. Certains partiront en prêt. D’autres attendront le 31 août. Le dégraissage ne fait que commencer.
Le paradoxe du plan: couper pour survivre, mais affaiblir pour durer
Lyon réduit, Lyon vend, Lyon allège. Mais chaque départ retire un talent. Chaque million économisé fragilise l’équipe. Le club se sauve financièrement en se condamnant sportivement. La DNCG veut des comptes équilibrés. Les supporters veulent des victoires. Entre les deux, il faut choisir. Lyon a choisi.
Le parking du Groupama Stadium est moins rempli qu’avant. Les joueurs qui arrivent coûtent moins cher que ceux qui partent. Les contrats sont plus courts. Les salaires plus bas. L’OL s’adapte. Ou capitule. C’est selon.