Chaos à la Commanderie : Aubameyang mène la fronde lors de la dernière nuit du stage
Le 7 mai 2026, des joueurs de l'OM ont retourné leurs chambres, vidé un extincteur et semé le désordre lors de la nuit finale d'une mise au vert imposée en urgence.
La dernière nuit du stage imposé à la Commanderie a dégénéré. Le 7 mai 2026, plusieurs joueurs de l'Olympique de Marseille, emmenés par Pierre-Emerick Aubameyang, ont saccagé leurs chambres, déplacé des lits et vidé un extincteur dans les locaux du centre d'entraînement. Aucune réaction officielle du club n'avait filtré au 8 mai.
La dernière nuit du stage imposé à la Commanderie a dégénéré. Le 7 mai 2026, plusieurs joueurs de l’Olympique de Marseille, emmenés par Pierre-Emerick Aubameyang, ont saccagé leurs chambres, déplacé des lits et vidé un extincteur dans les locaux du centre d’entraînement. Aucune réaction officielle du club n’avait filtré au 8 mai.
L’essentiel
- 7 mai 2026 : dernière nuit du stage à la Commanderie, plusieurs joueurs retournent leurs chambres selon Santi_J_FM (Foot Mercato).
- Meneur identifié : Pierre-Emerick Aubameyang cité comme figure centrale des incidents, confirmé par deux sources distinctes sur X.
- Dégradations : lits déplacés, chambres mises sens dessus dessous, extincteur vidé dans la chambre d’un dirigeant.
- Contexte : stage lancé le 5 mai après une défaite 3-0 contre Nantes le 3 mai, prolongé jusqu’au 8 mai au minimum.
- Réaction officielle : aucune communication du club publiée au 8 mai 2026.
Une mise au vert qui tourne court
Tout commence après la défaite 3-0 à Nantes le 3 mai. Humiliation sur le terrain, vestiaire fracturé dans les coulisses. La direction de l’OM décide d’une mesure d’urgence : rassembler le groupe à la Commanderie, à La Valentinière (13e arrondissement de Marseille), dès le lundi 5 mai. Objectif affiché : resserrer les liens, remettre de la cohésion dans un effectif sous tension. Selon Ouest-France, la mise au vert a été prolongée jusqu’au 8 mai au minimum, sans date de fin initialement fixée.
L’initiative intervient dans un contexte décrit comme explosif. Aubameyang lui-même avait, selon les médias sportifs, exprimé publiquement sa frustration face au manque de sérieux de certains coéquipiers. Selon 90min.com, l’attaquant gabonais avait « explosé » et fustigé l’attitude d’une partie du vestiaire. La mise au vert devait calmer le jeu. Elle a produit l’effet inverse.
La nuit du 7 mai : lits renversés, extincteur vidé
C’est le journaliste Santi_J_FM, correspondant de Foot Mercato, qui révèle les faits le 8 mai. Selon ses informations, plusieurs joueurs ont « complètement retourné leurs chambres » lors de la nuit finale du stage.
Les incidents rapportés : lits déplacés, chambres mises sens dessus dessous, et surtout un extincteur vidé dans la chambre d’un dirigeant. L’ambiance est décrite, selon plusieurs échos internes cités par la même source, comme une « colonie de vacances ». Le compte @ActuFoot_ et @VibesFoot ont relayé et corroboré ces éléments dans la foulée.
Selon VibesFoot, les joueurs ont « organisé une fête improvisée qui a dégénéré » lors de ce dernier soir. Pierre-Emerick Aubameyang, 36 ans, est cité comme le meneur de l’équipée. Une posture paradoxale pour un joueur qui avait lui-même tiré la sonnette d’alarme sur le comportement du groupe quelques semaines plus tôt.
Un vestiaire sous haute tension depuis plusieurs semaines
Ces incidents ne surgissent pas de nulle part. La saison 2025-2026 de l’OM est marquée par une succession de crises internes. Le site Mediasportif et Ouest-France ont tous deux documenté un « vestiaire fracturé », avec des lignes de fracture entre plusieurs cadres. La presse sportive nationale, dont RMC Sport, avait déjà rapporté en avril 2025 une mise au vert similaire sous l’entraîneur Roberto De Zerbi, après une série de contre-performances, sans incident notable à l’époque.
La gestion de la fin de saison est scrutée de près. L’OM doit encore disputer deux matchs de Ligue 1 - contre Le Havre et Rennes - pour clore un exercice chaotique. Une implosion du vestiaire à quelques jours du terme fragilise davantage la direction sportive, déjà sous pression.
Contexte dans les Bouches-du-Rhône
La Commanderie est bien plus qu’un centre d’entraînement dans le paysage marseillais. Inaugurée dans les années 1970, rénovée à plusieurs reprises, elle est le QG historique du club phare des Bouches-du-Rhône. L’OM reste l’institution sportive la plus suivie du département, dans une ville de 870 000 habitants où le club structure une part importante de l’identité locale.
Le site a déjà été au cœur de scènes violentes. Le 30 janvier 2021, 300 supporters avaient envahi la Commanderie, causant des dégradations importantes. Quatre leaders de groupes ultras avaient été condamnés en justice, selon France Football et RMC Sport. Le club avait alors publié un communiqué officiel condamnant les faits. Cette fois, au 8 mai 2026, aucune prise de parole officielle n’a été enregistrée.
Les incidents de 2021 avaient provoqué des dégâts matériels estimés à plusieurs centaines de milliers d’euros. L’ampleur des dégradations du 7 mai n’a pas été chiffrée à ce stade. La nature des faits - chambre retournée, extincteur vidé - diffère aussi : ce n’est pas une intrusion externe mais un acte interne, impliquant des joueurs professionnels sous contrat.
Silence du club, questions ouvertes
Au 8 mai 2026, l’OM n’a publié aucun communiqué sur ces événements, selon le journaliste Santi_J_FM. Aucune source officielle du club n’a confirmé ni infirmé les faits rapportés. Les dégradations éventuelles et les suites disciplinaires restent à ce stade inconnues. La direction n’a pas répondu aux sollicitations des médias ayant relayé l’information.
L’attitude d’Aubameyang - dénonciatrice du manque de sérieux avant le stage, puis meneur du désordre selon les sources - sera difficile à ignorer lors des discussions contractuelles de fin de saison. Son avenir à Marseille est déjà incertain. Ces images de « colonie de vacances » ne renforcent pas sa position, ni celle du vestiaire dans son ensemble.
Les deux derniers matchs de la saison, contre Le Havre puis Rennes, constitueront un premier test de la cohésion retrouvée - ou perdue - après cette semaine agitée à la Commanderie.