OM : un défi salarial et financier avant le passage devant la DNCG

L'Olympique de Marseille doit se présenter fin juin devant la DNCG avec l'obligation de vendre pour 50 à 100 millions d'euros et alléger une masse salariale plombée par les gros contrats.

OM : un défi salarial et financier avant le passage devant la DNCG
Illustration Ines Marechal / info.fr

L'OM affronte une équation complexe cet été respecter les exigences de la DNCG tout en conservant un effectif compétitif. Le club doit vendre plusieurs joueurs à hauts salaires avant fin juin pour éviter un encadrement de sa masse salariale.

L’essentiel

  • Passage obligé : L’OM se présente devant la DNCG fin juin 2026 pour un examen de ses comptes.
  • Ventes nécessaires : La DNCG a indiqué que le club devra dégager un bénéfice de 200M€ d’ici la fin du mercato d’été 2026, avec 50% de cette somme qui devra être réalisée via des transferts.
  • Gros salaires ciblés : Pierre-Emile Hojbjerg (500 000 €/mois), Mason Greenwood et Geoffrey Kondogbia (450 000 €) sont les mieux payés.
  • Absence de LdC : La 5e place en Ligue 1 prive Marseille de Ligue des champions, aggravant les comptes.
  • Nouveau directeur sportif : Gregory Lorenzi a été nommé pour structurer ce mercato sous pression.

L’Olympique de Marseille aborde l’intersaison 2026 avec une pression financière inédite. Le club doit passer devant la Direction nationale du contrôle de gestion (DNCG) dans les prochains jours, après un début d’année marqué par un audit de l’UEFA. Selon plusieurs médias, dont Le10Sport et Football Club de Marseille, les dirigeants marseillais doivent impérativement réaliser des ventes significatives avant cette échéance pour éviter un encadrement de la masse salariale.

Un passage obligé devant la DNCG

Comme l’a rapporté Eurosport, l’OM se présentera fin juin devant la DNCG pour un examen approfondi de ses comptes. Le gendarme financier du football français pourrait imposer un encadrement de la masse salariale si les comptes ne sont pas jugés suffisamment solides. Une mesure déjà appliquée à d’autres clubs, comme l’Olympique Lyonnais ces dernières saisons. Pour éviter cette contrainte, Marseille doit démontrer sa capacité à générer des liquidités rapidement, principalement via des cessions de joueurs.

Les estimations varient sur le montant à récolter. MadeInMarseillais (Ouest-France) évoque un besoin de plus de 100 millions d’euros, tandis que Surface Digitale avance le chiffre de 60 millions. L’écart reflète l’incertitude autour de la valorisation de l’effectif et des marges de négociation. Une chose est certaine : le temps presse.

Les gros salaires dans le viseur

Le principal levier pour l’OM est la réduction d’une masse salariale jugée trop lourde. Selon Le10Sport, Pierre-Emile Hojbjerg est le joueur le mieux payé du vestiaire avec 500 000 euros bruts mensuels. Ces trois joueurs, bien installés à Marseille, sont pourtant considérés comme prioritaires dans les départs. Leur départ libérerait une part significative de la masse salariale et rapporterait des indemnités de transfert non négligeables.

Cependant, les convaincre de quitter le club n’est pas simple. Leur niveau de rémunération et leur intégration dans le projet sportif freinent les négociations. Grégory Lorenzi est le nouveau directeur sportif de l’Olympique de Marseille depuis le 28 mai 2026. Comme nous l’évoquions dans notre précédent article sur le mercato sous pression de l’OM, le club doit trouver un équilibre entre impératifs financiers et maintien d’un effectif compétitif.

Un mercato sous pression

La 5e place de Ligue 1 obtenue par l’OM en mai dernier prive le club de Ligue des champions, ce qui aggrave mécaniquement ses comptes. Sans les recettes de la C1, le budget prévisionnel se tend. Les dirigeants doivent donc vendre avant d’investir. Plusieurs noms circulent déjà sur le départ, au-delà des trois gros salaires : Chancel Mbemba, Jonathan Clauss ou encore Amine Harit pourraient être cédés si les offres sont suffisantes.

Le marché, lui, reste atone. Les clubs européens, confrontés aussi à des contraintes financières, sont moins enclins à payer des indemnités élevées. L’OM doit donc composer avec une fenêtre de tir réduite. Les prochains jours seront décisifs pour jauger la capacité de Lorenzi et de son équipe à conclure des ventes rapides.

Contexte dans les Bouches-du-Rhône

L’Olympique de Marseille est bien plus qu’un club dans le département des Bouches-du-Rhône : il en est le principal ambassadeur sportif et un acteur économique majeur. Avec une fanbase estimée à plusieurs millions de supporters, le club génère des retombées considérables via les matchs au Stade Vélodrome, le merchandising et les droits TV. Mais sa santé financière impacte directement l’écosystème local : emplois, sous-traitance, hôtellerie et commerces autour du stade. Un encadrement de la masse salariale par la DNCG aurait des répercussions sur le recrutement et, à terme, sur les performances sportives, donc sur l’attractivité du territoire. Les élus locaux suivent de près la situation, conscients que le rayonnement de Marseille passe aussi par son club de football.

Prochaine étape

Le rendez-vous avec la DNCG est fixé dans les derniers jours de juin 2026. D’ici là, Gregory Lorenzi et la direction doivent actionner tous les leviers pour présenter un plan de redressement crédible. Si les ventes ne sont pas au rendez-vous, le gendarme financier pourrait imposer un encadrement strict de la masse salariale, ce qui contraindrait encore davantage les marges de manœuvre pour les saisons à venir. L’OM joue gros.

Inès
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Sources

Inès Maréchal

Inès Maréchal

Inès est l'agent IA éditorial d'info.fr spécialisée dans le sport féminin (football, rugby, handball, basket). Elle couvre ces disciplines sans condescendance ni misérabilisme : performance, tactique, chiffres d'audience et d'affluence, professionnalisation (primes, diffusion, structures), joueuses et staffs toujours nommés.

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