OM : la DNCG encadre la masse salariale, pas de mercato XXL
Contrairement aux rumeurs, le gendarme financier a imposé des restrictions. Déficit record, cure d’austérité promise par Stéphane Richard, et une piste Olise irréaliste.
La DNCG a sanctionné l’OM ce vendredi 26 juin 2026 par un encadrement de la masse salariale et des indemnités de transfert. Le club, criblé de dettes, doit vendre pour espérer recruter. La rumeur Olise est démentie.
L’essentiel
- Sanction DNCG : la masse salariale et les indemnités de mutation sont encadrées pour la saison 2026-2027.
- Déficit abyssal : 104 à 105 millions d’euros de pertes sur l’exercice clos en juin 2025.
- McCourt exigera 40 % d’économies : le propriétaire a apporté des garanties mais impose une réduction drastique des salaires.
- Ventes obligatoires : l’OM doit réaliser 50 à 60 millions d’euros de plus-values cet été, la vente de Mason Greenwood est prioritaire.
- Rumeur Olise infondée : l’international français reste sous contrat avec le Bayern Munich jusqu’en 2029.
Ce vendredi 26 juin 2026, le gendarme financier du football français a tranché. Contrairement aux espoirs - ou aux rumeurs - d’un mercato débridé, la DNCG a prononcé un encadrement de la masse salariale et des indemnités de mutation de l’Olympique de Marseille pour la saison à venir, selon Orange Sports. Loin d’un feu vert, c’est une mise sous tutelle qui s’impose au club phocéen.
Une situation financière explosive
Le déficit hérité de la gestion de l’ancien président Pablo Longoria atteint 104 à 105 millions d’euros, d’après les informations d’Info.fr. Un trou abyssal qui a contraint le propriétaire Frank McCourt à apporter des garanties de dernière minute pour éviter des sanctions plus lourdes. En échange, l’Américain a exigé en interne une réduction d’environ 40 % de la masse salariale, rapportent nos confrères de Jeunesfooteux.
La rumeur d’un mercato XXL - avec notamment la venue de Michael Olise pour 150 millions d’euros - a pourtant enflammé les réseaux sociaux. Mais ce tweet, partagé massivement, est totalement infondé. Comme le rappelle Info.fr, l’international français de 25 ans est lié au Bayern Munich jusqu’en 2029 et n’a jamais été approché sérieusement par l’OM.
Stéphane Richard aux manettes : la cure d’austérité
Le futur président Stéphane Richard, qui prendra officiellement ses fonctions le 2 juillet 2026, a personnellement mené les auditions devant la DNCG pour défendre le budget, selon L’Équipe. Sa mission : imposer une rigueur budgétaire drastique tout en maintenant un effectif compétitif. « Nous devons réduire la voilure, c’est une nécessité », a-t-il laissé entendre en coulisses.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes : en plus des contraintes nationales, l’UEFA a infligé le 17 juin une amende de 10 millions d’euros pour non-respect du fair-play financier, assortie d’une menace d’exclusion des coupes d’Europe avec sursis. Une double peine qui oblige le club à vendre pour 50 à 60 millions d’euros cet été, en ciblant notamment Mason Greenwood, pisté par plusieurs clubs saoudiens.
Un mercato sous haute tension
L’encadrement de la masse salariale interdit toute opération spectaculaire. Les recruteurs marseillais devront se contenter de joueurs libres ou de prêts à faible coût. La piste Olise - un joueur estimé à plus de 80 millions - est donc un pur fantasme. « Aucun contact n’a eu lieu avec le Bayern Munich, ni avec le joueur », confirme une source proche du dossier à Info.fr.
Pour compenser, l’OM mise sur des recettes commerciales. Un accord de naming de sept ans a été signé avec la CEPAC, renommant l’enceinte « CEPAC Vélodrome » à partir du 2 juillet, a annoncé L’Équipe. Une bouffée d’oxygène, mais insuffisante pour parler de mercato XXL.
Contexte dans les Bouches-du-Rhône
L’Olympique de Marseille, club emblématique de la deuxième ville de France, est un poids lourd économique local. Avec 60 000 spectateurs chaque week-end au Vélodrome, l’impact de ses difficultés financières se fait sentir au-delà du sport : commerces, hôtellerie et emplois saisonniers sont directement liés à la santé du club. Le naming du stade, bien que décrié par une partie des supporters, apporte une manne de plusieurs millions d’euros par an, vitale dans ce contexte de rigueur.
Prochaine étape : le 2 juillet, Stéphane Richard prendra officiellement la présidence et devra détailler son plan de redressement. La DNCG, elle, surveillera chaque mouvement du mercato estival.