OM : une garantie bancaire exigée pour le transfert de Greenwood à Fenerbahçe
L'OM réclame à Fenerbahçe une garantie bancaire de 70 % du montant pour sécuriser le transfert de Mason Greenwood, les négociations butent sur l'écart de prix.
L'Olympique de Marseille ne veut pas prendre de risque. Alors que Mason Greenwood a trouvé un accord avec Fenerbahçe, le club phocéen exige une garantie bancaire couvrant 70 % de la transaction. Un transfert estimé entre 50 et 55 M€, loin de la première offre turque.
L’essentiel
- Fait 1 : L’OM exige de Fenerbahçe une garantie bancaire de 70 % du montant du transfert pour éviter tout impayé (source : Fanatik).
- Fait 2 : Mason Greenwood (24 ans) a trouvé un accord personnel avec Fenerbahçe, mais l’offre turque (30-35 M€ bonus compris) est inférieure aux 50-55 M€ demandés par Marseille (source : L’Équipe).
- Fait 3 : Manchester United récupérera 40 % de la plus-value sur la revente de Greenwood, et la DNCG a mis le dossier financier de l’OM en sursis (source : Goal, OneFootball).
Les négociations autour du départ de Mason Greenwood de l’Olympique de Marseille vers Fenerbahçe se heurtent à un obstacle financier inattendu. Le club phocéen, soucieux de se prémunir contre tout défaut de paiement, exige une garantie bancaire couvrant 70 % du montant total de la transaction. Une exigence rare dans le monde du football, mais qui traduit la méfiance historique entre clubs turcs et européens.
Un accord de principe, mais un gouffre financier
Selon L’Équipe, l’attaquant anglais formé à Manchester United a déjà donné son accord verbal aux dirigeants stambouliotes. Mais l’OM, qui a déboursé près de 30 millions d’euros pour l’arracher à la Premier League en 2024, n’entend pas brader son joueur. La première offre de Fenerbahçe, estimée entre 30 et 35 millions d’euros bonus compris, est jugée bien trop basse par la direction de l’OM. Marseille réclame 50 à 55 millions d’euros, une somme qui inclurait la clause de revente de 40 % due à Manchester United.
Le club turc, valorisé à 660 millions d’euros selon les données du marché, dispose des moyens financiers nécessaires, mais semble réticent à verser une telle somme pour un joueur dont le passé controversé (accusations de violences conjugales, classées sans suite en Angleterre) continue de susciter des réactions.
Le contexte financier de l’OM : vendre pour respirer
L’Olympique de Marseille évolue sous la pression de la DNCG, qui a prononcé un sursis à statuer sur son dossier financier. Pour équilibrer les comptes et éviter des sanctions plus lourdes, le club doit réaliser une plus-value nette cet été. Or, la clause d’intéressement de 40 % au profit de Manchester United réduit mécaniquement la marge de manœuvre marseillaise. Sur un transfert à 50 M€, seuls 30 M€ net reviendraient à l’OM après reversement aux Red Devils. D’où l’insistance à obtenir le meilleur prix possible.
Les dirigeants phocéens ont également à l’esprit les précédents de transferts impayés entre clubs européens et turcs. La garantie bancaire exigée à Fenerbahçe - une pratique courante en Turquie pour les transactions de plusieurs millions - vise à sécuriser l’opération. Selon Fanatik, l’OM demande que 70 % du montant soit bloqué sur un compte séquestre délivré par une banque reconnue.
Contexte dans les Bouches-du-Rhône
À Marseille, le feuilleton Greenwood agite les travées du stade Vélodrome. Le joueur, arrivé en août 2024 en provenance de Manchester, a marqué les esprits (15 buts en Ligue 1 la saison dernière) mais divise toujours une partie du public. Pour le club phocéen, premier employeur sportif du département des Bouches-du-Rhône et locomotive économique de la région Sud, ce transfert est crucial : il permettrait de renflouer les caisses et de financer les recrues ciblées par Roberto De Zerbi. L’OM, c’est plus de 50 000 abonnés et un rayonnement qui dépasse largement les frontières de la cité phocéenne. Un départ de Greenwood libérerait aussi des fonds pour renforcer d’autres secteurs, notamment la défense.
La concurrence : Juventus, Roma et autres courtisans
Pendant que Fenerbahçe tergiverse, d’autres clubs européens se manifestent. La Juventus de Turin et l’AS Roma suivent de près la situation de Greenwood, comme le rapporte Goal. Les deux clubs italiens pourraient profiter des lenteurs turques pour formuler une offre plus proche des exigences marseillaises. Le joueur, de son côté, privilégierait une destination où il pourrait être titulaire et retrouver une certaine stabilité sportive.
Alors que le monde du football français était récemment endeuillé par la disparition tragique du jeune Kenzo Kies, espoir de l’AS Saint-Étienne, l’OM tente de boucler son mercato dans la sérénité. Les prochains jours seront décisifs : Fenerbahçe doit répondre sur le montant et la garantie bancaire, sous peine de voir Greenwood filer vers un autre prétendant. D’autant que du côté de Wimbledon, Hugo Gaston s’illustre sur le gazon londonien, rappelant que l’été sportif ne se résume pas au football.
Prochaine étape : une réunion entre les dirigeants de l’OM et ceux de Fenerbahçe est attendue dans les jours à venir pour tenter de rapprocher les positions. Si aucun accord n’intervient d’ici mi-juillet, Greenwood pourrait être présenté à la reprise de l’entraînement olympien le 10 juillet.
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