Orne : flashé à 194 km/h au lieu de 80, permis retiré et voiture en fourrière
Un jeune conducteur titulaire du permis depuis moins d'un an a été intercepté sur la D955 à Berd'huis lors des contrôles renforcés du 14-Juillet
Un automobiliste a été contrôlé à 194 km/h sur une route limitée à 80 km/h dans l'Orne. Titulaire d'un permis probatoire depuis moins d'un an, il s'est vu retirer son permis et son véhicule a été placé en fourrière.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- Un automobiliste contrôlé à 194 km/h au lieu de 80 km/h sur la D955 à Berd'huis le 15 juillet 2026
- Le conducteur, titulaire d'un permis probatoire depuis moins d'un an, s'est vu retirer immédiatement son permis
- Le véhicule a été placé en fourrière en 11 minutes par l'Escadron départemental de sécurité routière de l'Orne
- L'infraction constitue un délit passible d'une amende de 1 500 euros et d'une suspension de permis jusqu'à trois ans
Dans la nuit du 15 juillet 2026, l’Escadron départemental de sécurité routière (EDSR) de l’Orne a intercepté un conducteur roulant à 194 km/h sur la route départementale D955, à hauteur de Berd’huis, près d’Alençon. La limitation de vitesse sur cette portion est fixée à 80 km/h.
L’infraction a été relevée dans le cadre des contrôles routiers renforcés déployés par la gendarmerie durant le week-end des départs en vacances suivant le 14-Juillet. La vitesse constatée représente plus du double de la limite autorisée, qualifiant l’infraction de grand excès de vitesse délictuel.
Permis probatoire et sanctions immédiates
Le contrevenant, titulaire de son permis de conduire depuis moins d’un an, était donc soumis au régime du permis probatoire. Selon la Gendarmerie nationale, les militaires ont procédé à un retrait administratif immédiat du permis de conduire.
Le véhicule a été placé sur un plateau et conduit en fourrière. L’opération a duré 11 minutes selon le communiqué officiel des forces de l’ordre. Cette mesure conservatoire systématique vise à retirer immédiatement de la circulation un véhicule ayant servi à commettre une infraction grave.
Le conducteur devra répondre de ses actes devant la justice lors d’une prochaine convocation. En matière de grand excès de vitesse supérieur à 50 km/h, les sanctions encourues incluent une amende pouvant atteindre 1 500 euros, une suspension de permis pouvant aller jusqu’à trois ans, et l’obligation de suivre un stage de sensibilisation à la sécurité routière.
Dispositif de contrôles renforcés post-14-Juillet
Cette intervention s’inscrit dans un plan de surveillance accrue mis en place par le groupement de gendarmerie de l’Orne durant la période des départs en vacances. Les forces de l’ordre intensifient traditionnellement les contrôles routiers autour du week-end du 14-Juillet, période de forte affluence sur les routes départementales et nationales.
Les infractions liées à la vitesse figurent parmi les principales causes d’accidents mortels sur les routes de France. Les préfectures multiplient les rappels de consignes durant l’été pour sensibiliser les usagers aux risques.
Contexte dans l’Orne
Le département de l’Orne, qui compte environ 280 000 habitants, est traversé par un réseau dense de routes départementales reliant les principales communes comme Alençon, Argentan et Flers. La D955, où s’est produit le contrôle, relie Alençon à la Mayenne et traverse des zones rurales où la vigilance des automobilistes est sollicitée.
La commune de Berd’huis, située à une vingtaine de kilomètres au sud-ouest d’Alençon, compte environ 700 habitants. Les axes départementaux qui la traversent connaissent une circulation accrue durant les périodes de vacances scolaires, nécessitant une présence renforcée des forces de l’ordre.
La gendarmerie de l’Orne mène régulièrement des opérations de prévention et de répression des comportements à risque sur les routes du département. Les excès de vitesse, l’alcool au volant et le non-respect des distances de sécurité constituent les infractions les plus fréquemment relevées.
Prochaine étape
Le conducteur sera convoqué devant le tribunal compétent dans les semaines à venir. Il devra s’expliquer sur les circonstances de l’infraction et encourt des sanctions pénales lourdes. La récupération du permis de conduire ne pourra intervenir qu’après décision judiciaire et, le cas échéant, l’accomplissement des mesures imposées par le tribunal.