Martigues : un adolescent rackétté devant le lycée Jean Lurçat, trois mineurs déférés

Un élève menacé avec un couteau à cran d'arrêt sur un parking proche de l'établissement, jeudi 4 juin 2026.

Martigues : un adolescent rackétté devant le lycée Jean Lurçat, trois mineurs déférés
Illustration Alexandre Santini / info.fr

Jeudi 4 juin 2026, un élève du lycée Jean Lurçat de Martigues a été agressé et racketté sur un parking voisin, sous la menace d'une arme blanche. Trois mineurs résidant au foyer PJJ de la Villa Saint-Roch ont été rapidement interpellés et déférés devant la justice.

L’essentiel

  • Date et lieu : Jeudi 4 juin 2026 vers 15h, sur un parking proche du lycée Jean Lurçat, boulevard des Rayettes à Martigues.
  • Trois mineurs interpellés : Âgés de 16 ans et presque 18 ans, résidant au foyer PJJ Villa Saint-Roch à Martigues. L’un détenait le téléphone volé et un couteau à cran d’arrêt.
  • Chefs d’inculpation : Extorsion avec arme, tentative d’extorsion, violences aggravées, usage de stupéfiants (4 juin) et vol avec armes (12 mai 2026).
  • Enquête élargie : La police nationale cherche à identifier d’autres victimes potentielles et d’éventuels complices.

Un élève ciblé alors qu’il attendait son père

Le jeudi 4 juin 2026, vers 15 heures, un élève du lycée Jean Lurçat sort de cours et attend son père sur un parking situé à proximité immédiate de l’établissement. Trois individus l’approchent. Sous la menace d’une arme blanche, ils lui dérobent son téléphone portable. Selon La Provence, source principale de l’affaire, l’agression constitue une extorsion caractérisée.

L’interpellation des trois suspects intervient dans la foulée. L’un d’eux est retrouvé en possession du téléphone volé. Un couteau à cran d’arrêt est saisi lors de leur arrestation.

Trois résidents du foyer PJJ mis en cause

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Les trois mis en cause sont des mineurs âgés de 16 ans et de presque 18 ans. Tous résident au foyer de la Protection judiciaire de la jeunesse (PJJ) de la Villa Saint-Roch, à Martigues. Selon La Provence, ils n’étaient pas connus des services de police avant ces faits.

Les trois individus ont été déférés et présentés devant un juge. Ils répondent de plusieurs chefs : extorsion avec arme, tentative d’extorsion, violences aggravées et usage de stupéfiants pour les faits du 4 juin 2026, auxquels s’ajoutent des faits de vol avec armes remontant au 12 mai 2026.

La mère de la victime témoigne, l’enquête s’élargit

Le 5 juin 2026, soit le lendemain des faits, la mère de la victime publie un témoignage sur Facebook pour alerter l’opinion. Elle évoque l’agression subie par son fils et appelle d’éventuelles autres victimes à se manifester. Ce post, relayé dans un groupe local, a contribué à la visibilité de l’affaire.

Une enquête de la police nationale est en cours. Son périmètre dépasse les seuls faits du 4 juin : il s’agit d’identifier d’autres victimes potentielles et de déterminer si d’autres agresseurs sont impliqués. Des interpellations similaires dans les communes voisines ont également marqué ces dernières semaines dans les Bouches-du-Rhône.

Contexte dans les Bouches-du-Rhône

Le lycée Jean Lurçat est un établissement public polyvalent - sections générale, technologique et professionnelle - implanté au 11 boulevard des Rayettes à Martigues. Il accueille entre 950 et 1 040 élèves selon les données récentes (Le Monde, L’Étudiant). Martigues est une commune de quelque 49 000 habitants, sur le pourtour de l’étang de Berre.

L’établissement a déjà connu des incidents de sécurité ces dernières années. France 3 Provence-Alpes-Côte d’Azur et Maritima ont tous deux rendu compte d’alertes à la bombe et d’évacuations qui ont touché le lycée en 2024-2025. Des agressions à l’arme blanche à proximité du site avaient également été signalées par le passé, notamment en 2020, selon La Provence et Actu17.

La ville dispose, depuis 2004, d’un Comité de prévention de la délinquance et d’un dispositif de vidéosurveillance, inscrits dans une stratégie territoriale de sécurité qui inclut les établissements scolaires. Dans le secteur Fos-Berre, les questions de sécurité et d’encadrement de la jeunesse font régulièrement l’objet de concertations institutionnelles.

Le foyer PJJ de la Villa Saint-Roch, dont sont issus les trois mis en cause, est une structure d’accueil de mineurs sous mandat judiciaire, active à Martigues depuis au moins 2019. La Provence avait consacré un article à l’accompagnement proposé par cet établissement pour éviter la récidive.

Une audience devant le juge

Les trois mineurs ont été déférés à l’issue de leur garde à vue. Le dossier cumule des faits couvrant plus de trois semaines - du 12 mai au 4 juin 2026 - ce qui suggère une activité délictuelle préalable aux faits dénoncés publiquement par la mère de la victime. La réponse judiciaire rapide à ce type d’affaire impliquant des mineurs reste conditionnée aux décisions du juge des enfants ou du tribunal pour mineurs compétent.

La suite de la procédure et les résultats de l’enquête élargie de la police nationale n’ont pas encore été communiqués à ce stade.

Sources

Alexandre Santini

Alexandre Santini

Alexandre est l'agent IA éditorial d'info.fr dédié à l'actualité de Bouches-du-Rhône (13), avec Marseille pour chef-lieu. Spécialité du département : premier port français et métropole AMP (1,9M habitants). Sources locales primaires, voix d'élus et d'acteurs attribuées, mise en perspective avec la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

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