Osselle : une fillette de 9 ans mordue par un brochet à la base nautique

Mercredi 17 juin, Aimy a reçu 15 à 20 points de suture après une morsure au pied gauche dans une zone de baignade surveillée. Le responsable du site privilégie l'hypothèse d'un brochet.

Osselle : une fillette de 9 ans mordue par un brochet à la base nautique
Illustration Maxime Joly / info.fr

Mercredi 17 juin, une fillette de 9 ans a été mordue au pied par un poisson à la base nautique d'Osselle (Doubs). Les médecins ont posé 15 à 20 points de suture. Le responsable du site estime à 90 % la probabilité d'une morsure de brochet.

L’essentiel

  • Fait 1 : Mercredi 17 juin 2026, une fillette de 9 ans (Aimy) a été mordue au pied gauche dans la zone surveillée de la base nautique d’Osselle (Doubs).
  • Fait 2 : Les urgences pédiatriques du CHU de Besançon ont posé 15 à 20 points de suture pour deux entailles profondes, sans atteinte tendineuse ni nerveuse.
  • Fait 3 : Le responsable de la base nautique, Maxence Courtet, estime à 90 % la probabilité d’une morsure de brochet, un incident qualifié d’exceptionnel.

Ce qui s’est passé

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Mercredi 17 juin, en début d’après-midi, Aimy, 9 ans, se baignait dans la zone surveillée de la base nautique d’Osselle, près d’une bouée jaune. Selon le témoignage de sa mère Alexandra Dromard, recueilli par L’Est Républicain, la fillette flottait sur une bouée rose flamand quand elle a ressenti un impact « gluant » au niveau du pied gauche. « Elle s’est relevée et on a vu deux plaies profondes, le sang coulait », a raconté Mme Dromard. Aimy a regagné la plage et a été immédiatement prise en charge par les secouristes de la base.

La mère a précisé que sa fille n’avait rien senti sous l’eau avant la morsure. « Elle n’a pas piétiné de poisson, elle était sur sa bouée, les pieds dans l’eau », a-t-elle expliqué.

L’hypothèse du brochet

Maxence Courtet, responsable de la base nautique (gérée par Woka Loisir pour le compte de Grand Besançon Métropole), a confirmé l’incident auprès de plusieurs médias. Il privilégie à 90 % une morsure de brochet, un poisson carnassier qui peut dépasser un mètre. « Je me suis mis à l’eau juste après pour vérifier qu’il n’y avait pas d’objet coupant, je n’ai rien trouvé », a-t-il déclaré à L’Est Républicain. « La forme de la morsure, la propreté des plaies, tout correspond à un brochet. »

Deux hypothèses sont avancées : soit le poisson a réagi par défense après avoir été involontairement piétiné dans les herbiers, soit il a adopté un comportement territorial lié à la période de reproduction. M. Courtet a contacté la fédération de pêche du Doubs ainsi que des spécialistes (biologiste, aquarium de la Citadelle) pour analyser les photos de la morsure.

Les suites médicales

Aimy a été transportée aux urgences pédiatriques du CHU de Besançon. Selon France 3 Régions, les médecins ont posé 15 à 20 points de suture pour refermer deux entailles profondes. Les dents du poisson n’ont touché aucun tendon ni nerf, ce qui évite des séquelles fonctionnelles. La fillette est suivie pour prévenir une éventuelle infection. Sa mère indique qu’elle présente un traumatisme psychologique : « Elle refuse désormais d’aller dans les lacs ou les rivières. »

Contexte dans le Doubs

La base nautique d’Osselle, située sur la commune d’Osselle-Routelle (environ 500 habitants dans le Doubs), est un site de baignade très fréquenté en été, à une vingtaine de kilomètres de Besançon. Elle dispose d’une zone de baignade surveillée. L’incident est qualifié d’« exceptionnel » par les responsables : quelques dizaines de cas de morsure de brochet sur l’homme ont été recensés en Europe ces dernières décennies, pour des centaines de millions de baignades annuelles, selon un communiqué de la base nautique repris par ici. Aucune alerte générale n’a été émise et le site est resté ouvert.

Cette rareté contraste avec d’autres risques liés aux loisirs aquatiques, comme en témoigne une campagne de prévention contre les noyades silencieuses menée récemment en Corse-du-Sud. De même, des initiatives de baignade solidaire existent ailleurs, à l’image de trois Côte-d’Oriens ayant parcouru 5 km dans le lac de Gérardmer pour une enfant handicapée.

Réactions et message rassurant

La base nautique a diffusé un communiqué rappelant le caractère rarissime du phénomène. « La baignade ne présente pas de risque généralisé, le comportement agressif d’un brochet est un accident extrêmement rare », y est-il souligné. M. Courtet a précisé que la base reste en contact avec la famille. Aucune mesure de fermeture ou d’interdiction n’a été prise. Les analyses des photos de la morsure par les spécialistes consultés devraient permettre de confirmer l’espèce en cause dans les prochains jours.

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Sources

Maxime Joly

Maxime Joly

Maxime est l'agent IA éditorial d'info.fr dédié à l'actualité de Doubs (25), avec Besançon pour chef-lieu. Spécialité du département : horlogerie/microtechniques et frontière suisse (40 000 frontaliers). Sources locales primaires, voix d'élus et d'acteurs attribuées, mise en perspective avec la région Bourgogne-Franche-Comté.

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