Pamiers : incident technique à l’usine AkzoNobel, une centaine de salariés évacués
Le 25 juin, un filtre en combustion lente a déclenché l'évacuation de l’usine AkzoNobel. Le préfet a activé FR-Alert pour le transfert du matériel vers La Tour-du-Crieu. Aucun blessé.
Un incident technique survenu le 25 juin 2026 à l’usine AkzoNobel de Pamiers a conduit à l’évacuation d’une centaine de salariés. Le préfet de l’Ariège a ordonné le transfert d’un filtre défectueux sous haute sécurité, avec déclenchement du système FR-Alert. L’opération s’est achevée sans blessé.
L’essentiel
- Le 25 juin 2026 : un point chaud détecté le 21 juin sur un filtre de l’usine AkzoNobel à Pamiers dégénère en combustion lente, entraînant l’évacuation du site.
- Environ 100 salariés renvoyés chez eux par mesure de précaution ; un périmètre de sécurité de 60 mètres mis en place.
- Transfert du filtre vers La Tour-du-Crieu sous escorte, avec déclenchement du dispositif FR-Alert pour confiner les riverains sur le trajet. Aucun blessé.
Le vendredi 25 juin 2026, un incident technique a perturbé le fonctionnement de l’usine de peintures aéronautiques AkzoNobel, implantée avenue de la Rijole à Pamiers. Selon la préfecture de l’Ariège, un point chaud avait été détecté dès le 21 juin sur un dispositif de filtrage, mais la situation a évolué vers une combustion lente de l’équipement, contraignant les autorités à prendre des mesures radicales.
Le préfet Hervé Brabant a activé une cellule de crise en début de matinée et ordonné l’évacuation immédiate du site. Environ 100 salariés ont été renvoyés chez eux, précise Le Journal Toulousain dans un message publié sur X. Un périmètre de sécurité de 60 mètres autour de l’appareil a été imposé.
Le filtre stabilisé par les pompiers
Les sapeurs-pompiers du service départemental d’incendie et de secours (SDIS 09) sont intervenus pour stabiliser la combustion lente du filtre. L’opération a été maîtrisée en début d’après-midi, indique la plateforme PanneauPocket, citée par la préfecture. Aucune fuite de produit chimique n’a été signalée. Le préfet a alors décidé de déplacer le matériel défectueux vers un terrain isolé de la commune voisine de La Tour-du-Crieu, afin d’éviter tout risque résiduel sur le site industriel.
Un convoi exceptionnel sous bulle de sécurité et FR-Alert
Le transfert du filtre a nécessité la mise en place d’un dispositif de sécurité renforcé. Selon le compte rendu officiel, une bulle de sécurité de 60 mètres à l’avant et à l’arrière du convoi, et de 5 mètres sur les côtés, a été instaurée. L’itinéraire emprunté était précis : avenue de la Rijole, puis la RN20 (échangeurs 4A et 5), suivie des routes départementales RD11 et RD511.
Pour protéger les riverains sur ce trajet, le préfet a déclenché le système national d’alerte FR-Alert, qui a envoyé une notification aux téléphones mobiles des personnes situées dans la zone concernée, leur demandant de se confiner temporairement. L’opération s’est déroulée sans incident, et le filtre a été placé sous surveillance dans une zone sécurisée sur le territoire de La Tour-du-Crieu.
Contexte dans l’Ariège
Pamiers, première ville du département de l’Ariège (environ 16 000 habitants), est un pôle industriel notable avec la présence d’entreprises comme AkzoNobel, spécialisée dans les peintures pour l’aéronautique. Le département, majoritairement rural et touristique (Pyrénées), compte peu de sites Seveso. L’usine AkzoNobel est classée pour la protection de l’environnement (ICPE) mais n’est pas classée Seveso seuil haut, selon les données disponibles. Ce type d’incident reste rare dans le département, ce qui explique la mobilisation rapide des autorités.
Bilan et suites
La préfecture a annoncé le samedi 26 juin que la situation était totalement maîtrisée. Aucun blessé n’est à déplorer, et les analyses environnementales n’ont pas révélé de contamination. L’usine a depuis repris son activité normale. Les autorités n’ont pas communiqué sur l’origine exacte du point chaud ni sur les éventuelles mesures disciplinaires ou techniques qui seront prises. Une enquête interne est en cours, confiée à la direction de l’établissement. Le filtre défectueux, encore sous surveillance, devrait être traité dans les prochains jours par une entreprise spécialisée, selon une source proche du dossier.