Pannier-Runacher dans l’Hérault : irrigation et souveraineté alimentaire au programme

La ministre de l'Agriculture visite le département pour évoquer la gestion de l'eau et les enjeux agricoles locaux.

Pannier-Runacher dans l'Hérault : irrigation et souveraineté alimentaire au programme
Illustration Sarah Bertrand / info.fr

Agnès Pannier-Runacher, ministre déléguée à l'Agriculture et à la Souveraineté alimentaire, se rend dans l'Hérault. L'irrigation et la sécurité des approvisionnements sont au cœur du déplacement. Le département est en première ligne face aux épisodes de sécheresse récurrents.

La visite s’inscrit dans un contexte tendu pour l’agriculture héraultaise. Le département fait face depuis plusieurs années à des déficits hydriques qui pèsent sur les exploitations viticoles et maraîchères. Agnès Pannier-Runacher connaît le terrain : elle s’était déjà rendue dans l’Hérault en avril 2024, avec une étape à Saint-Georges-d’Orques pour échanger avec les maires, puis à la Ferme de l’Hort à Argelliers auprès des exploitants et représentants agricoles, selon le ministère de l’Agriculture.

Un département qui mise sur le stockage de l’eau

Le Département de l’Hérault poursuit sa stratégie Hérault Irrigation 2018-2030. Dans le cadre de son budget 2026, arrêté à 1,821 milliard d’euros, il a inscrit en priorité le renforcement des barrages du Salagou et des Olivettes, stratégiques pour l’irrigation et l’eau potable. Deux nouvelles retenues hivernales sont également en préparation, sur les sites de Pouzolles l’étang et Florensac, selon entreprises-occitanie.com.

Au niveau national, le projet de loi de finances pour 2026 a acté un plan d’urgence agricole de plus de 300 millions d’euros. Il comprend 130 millions d’euros pour l’aide à l’arrachage viticole et 51 millions pour la planification écologique des filières, selon la DRAAF Occitanie. Le budget du ministère prévoit par ailleurs 20 millions d’euros fléchés vers les captages et l’irrigation dans le cadre du Parsada.

Des agriculteurs sous pression, des dispositifs en place

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Les exploitants héraultais peuvent s’appuyer sur le dispositif REAGIR du Département, destiné aux agriculteurs en difficulté. Selon entreprises-occitanie.com, 70 % des bénéficiaires ont retrouvé une activité viable en 2026. Un résultat que le Département met en avant dans ses arbitrages budgétaires.

Pour la campagne PAC 2026, les aides découplées s’établissent à une DPB moyenne de 127 euros par hectare, un paiement redistributif de 48,58 euros/ha sur les 52 premiers hectares, et un écorégime de base à 46,34 euros/ha, selon La France Agricole.

Le programme précis de la visite de la ministre dans l’Hérault n’a pas été détaillé à ce stade. Les interlocuteurs rencontrés et les annonces éventuelles restent à confirmer.

Sources

Sarah Bertrand

Sarah Bertrand

Correspondante à Montpellier, elle suit l'université, les tensions sur le logement étudiant, la viticulture héraultaise et les débats sur la métropole. Issue de l'ESJ Lille, elle a travaillé en presse écrite avant de rejoindre la rédaction web. Méthode : interroger les étudiants, les bailleurs, les viticulteurs, les élus, croiser les budgets avant de publier.

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