Paris : 132 animateurs suspendus depuis janvier, 52 pour violences sexuelles
Au 9 juin, la mairie a dévoilé un bilan alourdi des suspensions dans le périscolaire. Un plan d’action de 20 millions d’euros et une commission d’enquête indépendante sont en place.
Le scandale du périscolaire parisien s’amplifie. Au 9 juin 2026, 132 animateurs ont été suspendus depuis janvier, dont 52 pour suspicions de violences sexuelles ou sexistes, a annoncé le maire Emmanuel Grégoire. Un plan d’action de 20 millions d’euros et une commission présidée par Antoine Garapon ont été mis en place.
L’essentiel
- 132 animateurs suspendus : entre le 1er janvier et le 9 juin 2026, la mairie de Paris a suspendu 132 animateurs périscolaires, dont 52 pour suspicions de violences sexuelles ou sexistes.
- Un plan de 20 millions d’euros : adopté le 14 avril par le Conseil de Paris, il prévoit suspension immédiate au signalement et saisine systématique du parquet.
- Commission indépendante : annoncée le 9 juin, elle sera présidée par l’ancien juge des enfants Antoine Garapon et mise en place d’ici fin juin.
- 110 000 enfants concernés : le périscolaire parisien s’étend sur 620 écoles et emploie 14 000 à 15 000 animateurs, majoritairement vacataires.
Le bilan actualisé au 9 juin
Emmanuel Grégoire, maire de Paris, a communiqué le 9 juin 2026 le dernier décompte des suspensions d’animateurs depuis le début de l’année. Selon Le Monde et Libération, 132 animateurs ont été suspendus, dont 52 pour des suspicions de violences sexuelles ou sexistes.
Au 3 avril, la mairie dénombrait déjà 78 suspensions, dont 31 pour violences sexuelles, rapportait Le Parisien. Le compte @BabouLampe avait relayé ces données sur X.
Un plan d’action à 20 millions d’euros
Le 3 avril, lors d’une conférence de presse, le maire avait présenté un plan d’action d’environ 20 millions d’euros, adopté par le Conseil de Paris le 14 avril. « Tolérance zéro », a-t-il martelé, selon Le Parisien. Les mesures incluent la suspension immédiate de tout animateur faisant l’objet d’un signalement, la saisine systématique du parquet, l’information des familles et des enquêtes administratives systématiques.
Ce dispositif s’applique à un secteur qui encadre environ 110 000 enfants dans 620 écoles parisiennes, avec un effectif de 14 000 à 15 000 animateurs, majoritairement vacataires.
Une commission présidée par Antoine Garapon
Le 9 juin, Emmanuel Grégoire a annoncé la création d’une commission d’enquête indépendante, confiée à l’ancien juge des enfants Antoine Garapon, selon Le Monde. Elle devra analyser la gestion du périscolaire depuis la réforme des rythmes scolaires de 2013. Sa mise en place est prévue d’ici la fin du mois.
La commission pourra entendre des victimes, des parents, des professionnels et des experts.
Des chiffres en forte hausse depuis 2025
En 2025, la mairie de Paris avait suspendu 46 animateurs, dont 20 pour des faits à caractère sexuel, d’après les données reprises par Wikipédia. Le premier trimestre 2026 a marqué une accélération nette, avec déjà 78 cas recensés au 3 avril, puis 132 au 9 juin.
Contexte dans le département de Paris
Le périscolaire parisien, l’un des plus importants de France, est au cœur d’un scandale révélé par les enquêtes du parquet portant sur plus d’une centaine d’établissements. Les chiffres de 2025 étaient déjà en hausse, mais 2026 marque un bond des signalements.
Dans le cadre plus large de la sécurité en Île-de-France, la capitale a connu récemment l’agression de deux policiers motards rue de Mabillon (6e arrondissement), tandis qu’un véhicule volé a été incendié devant la prison de Nanterre.
Prochaine étape
La commission d’enquête doit entamer ses travaux avant l’été, annonce la mairie. Les auditions pourraient déboucher sur des recommandations pour une réforme du secteur. Les bilans réguliers promis par l’exécutif parisien laissent prévoir de nouveaux chiffres dans les mois à venir.
Sources
- Le Parisien : Périscolaire : 78 suspensions à Paris en 2026, dont 31 pour suspicion de violences sexuelles, annonce Emmanuel Grégoire
- Le Monde : Violences sexuelles ou sexistes dans le périscolaire à Paris : Emmanuel Grégoire annonce que 52 animateurs ont été suspendus depuis le 1er janvier
- Libération : Périscolaire à Paris : 132 animateurs suspendus, dont 52 pour suspicions de violences sexuelles ou sexistes
- Mairie de Paris : Discours du nouveau maire de Paris Emmanuel Grégoire

