Paris : Hamza « la Douane » interpellé pour vol aggravé au canal Saint-Martin
L'adolescent de 14 ans, déjà connu des services, a été arrêté puis relâché le 1er juillet. Une nouvelle affaire qui relance les tensions.
Le mineur surnommé « Hamza la Douane » a été interpellé le 1er juillet près du canal Saint-Martin pour vol aggravé, outrage et rébellion. Placé en garde à vue, il a été remis en liberté dans la soirée. Cette onzième arrestation depuis juin 2025 attise la controverse politique.
L’essentiel
- Interpellation : le 1er juillet 2026, Hamza, 14 ans, est arrêté près du canal Saint-Martin pour vol aggravé de téléphone en réunion, outrage et rébellion.
- Antécédents : c’est la onzième fois que l’adolescent est interpellé depuis juin 2025. Il était déjà connu pour détention de stupéfiants et extorsion avec arme par destination.
- Remise en liberté : le parquet de Paris a ordonné sa libération le soir même de sa garde à vue.
- Polemique : ses parents et SOS Racisme ont déposé plainte pour harcèlement raciste en ligne ; une passante en situation de handicap avait déjà porté plainte en mai 2026.
Ce qui s’est passé le 1er juillet
Mercredi 1er juillet 2026, les policiers du 11e arrondissement de Paris ont interpellé un adolescent de 14 ans connu sous le surnom « Hamza la Douane ». Les faits se sont déroulés à proximité du canal Saint-Martin, un secteur régulièrement fréquenté par le jeune garçon. Selon les informations recueillies, il est soupçonné d’avoir participé au vol d’un téléphone portable en réunion, avec usage de violence. Les agents lui reprochent également des outrages à personnes dépositaire de l’autorité publique et une rébellion lors de son arrestation.
Placé en garde à vue au commissariat du quartier, le mineur a été remis en liberté dans la soirée du même jour, sous l’autorité du parquet de Paris. Les raisons précises de cette libération n’ont pas été communiquées.
Un adolescent déjà connu des services
Né en 2012 en Espagne, Hamza s’est fait connaître sur les réseaux sociaux, notamment TikTok, en installant des barrages sauvages le long du canal Saint-Martin. Il exigeait deux euros aux passants pour ne pas être arrosés au pistolet à eau. Ses vidéos, où il se met en scène de manière provocante, lui ont valu une notoriété locale puis nationale.
Depuis juin 2025, il a été interpellé à dix reprises, pour des faits allant de la détention de stupéfiants à l’extorsion avec arme par destination. Cette onzième arrestation confirme un profil déjà bien documenté par la police parisienne. « L’adolescent est connu de longue date, mais son jeune âge et sa couverture médiatique compliquent les procédures », explique une source proche de l’enquête citée par France-Jeunes.
La controverse politique et médiatique
L’affaire dépasse le simple fait divers. Les parents de l’adolescent ont pris sa défense dans plusieurs médias, affirmant que leur « fils ne fait de mal à personne ». Leur avocate a déposé plainte pour dénoncer le déferlement d’insultes et de commentaires racistes visant l’enfant en ligne. L’association SOS Racisme a saisi l’Arcom le 1er juillet pour signaler une campagne de harcèlement raciste qu’elle attribue à l’extrême droite.
Parallèlement, une plainte pour injures et menaces avait été déposée contre Hamza en mai 2026 par une passante en situation de handicap. L’animateur Pascal Soetens est également visé par une plainte pour apologie de la violence après avoir tenu des propos véhéments à l’encontre du jeune garçon, selon Wikipédia.
Contexte dans le département de Paris
Le canal Saint-Martin, situé dans les 10e et 11e arrondissements, est un lieu très fréquenté par les Parisiens et les touristes. Ces dernières années, les riverains ont régulièrement signalé des nuisances liées à des rassemblements de jeunes et à des incivilités. La préfecture de police de Paris, interrogée, n’a pas souhaité commenter cette affaire spécifique. Le département parisien concentre plus de 2,1 millions d’habitants et connaît une forte activité policière dans les secteurs touristiques.
Le cas Hamza illustre les difficultés de la justice face à des mineurs multirécidivistes, un sujet régulièrement débattu au sein du Conseil de Paris. La marche du 4 juillet à Paris pour une loi intégrale contre les violences montre que la capitale est aussi un lieu de mobilisation citoyenne.
Prochaines étapes judiciaires
Pour l’heure, aucune date d’audience n’a été annoncée. Le parquet de Paris suit le dossier avec attention, alors que les plaintes croisées se multiplient. L’avocate des parents a indiqué vouloir déposer de nouvelles plaintes pour diffamation. Dans le même temps, une enquête préliminaire a été ouverte pour les faits de vol aggravé. À Limay, dans la même région, un drame conjugal rappelle que les violences ne se limitent pas à la capitale.
L’affaire Hamza devrait continuer d’alimenter les débats, tant sur la gestion des mineurs délinquants que sur le traitement médiatique des réseaux sociaux.