Paris : Lily Munson nommée déléguée générale au design et à l’esthétisme
Emmanuel Grégoire confie à l'urbaniste de 33 ans la mission de veiller sur l'esthétique de l'espace public parisien
Emmanuel Grégoire a nommé Lily Munson déléguée générale au design et à l'esthétisme de la capitale. L'urbaniste de 33 ans, diplômée de l'ENS, prendra ses fonctions dans la semaine du 13 mai 2026. Sa mission préserver le patrimoine ordinaire et corriger les défauts esthétiques de l'espace public parisien.
Emmanuel Grégoire a nommé Lily Munson déléguée générale au design et à l’esthétisme de la capitale. L’urbaniste de 33 ans, diplômée de l’ENS, prendra ses fonctions dans la semaine du 13 mai 2026. Sa mission : préserver le patrimoine ordinaire et corriger les défauts esthétiques de l’espace public parisien.
L’essentiel
- Nomination : Lily Munson, 33 ans, nommée déléguée générale au design et à l’esthétisme de Paris par Emmanuel Grégoire, prise de poste prévue semaine du 13 mai 2026.
- Profil : Diplômée de l’École Normale Supérieure en géographie et urbanisme, 5 ans au cabinet de l’adjoint à l’urbanisme de la Ville de Paris, secrétaire générale de Villes Vivantes de 2023 à 2025.
- Budget : Plus de 71 millions d’euros prévus en 2026 pour l’aménagement de l’espace public, dont 8 millions pour la place de la Concorde, selon le budget primitif de la Ville.
- Contexte : Emmanuel Grégoire identifie environ 1 000 points noirs esthétiques à corriger, selon Le Parisien.
- Historique : La nomination s’appuie sur un manifeste pour l’esthétique parisienne lancé en 2020, assorti de 8 mesures annoncées en juillet 2021.
Un poste rattaché directement au cabinet du maire
Le poste est rattaché directement au cabinet d’Emmanuel Grégoire. Lily Munson supervisera l’esthétique des espaces publics parisiens : mobilier urbain, détails architecturaux, patrimoine bâti ordinaire. Sa mission inclut la concertation avec les acteurs locaux - riverains, services municipaux, opérateurs de voirie.
Le Parisien et Le Journal du Grand Paris ont tous deux confirmé la nomination. Le Journal du Grand Paris rapporte que Munson sera « future déléguée générale au design et à l’esthétisme de Paris ».
Un parcours ancré dans l’urbanisme parisien
Lily Munson est diplômée de l’École Normale Supérieure en géographie et urbanisme. Elle a passé cinq ans au cabinet de l’adjoint à l’urbanisme de la Ville de Paris, d’abord comme conseillère politique, puis comme directrice, selon les données de son profil sur le site Villes Vivantes.
De 2023 à 2025, elle a occupé le poste de secrétaire générale de l’association Villes Vivantes, où elle a travaillé sur la création de logements sociaux et la révision du Plan Local d’Urbanisme bioclimatique à Paris.
Elle a également co-écrit avec Emmanuel Grégoire un manifeste sur la beauté de Paris. C’est ce texte qui fonde, selon le maire, le « droit au beau » invoqué pour justifier cette nomination.
Un manifeste de 2020 à l’épreuve des faits
La nomination s’inscrit dans la continuité d’un manifeste pour une nouvelle esthétique parisienne lancé en 2020 par Emmanuel Grégoire. En juillet 2021, huit mesures concrètes avaient été annoncées pour améliorer l’esthétique urbaine - signalétique, mobilier, façades, éclairage public, selon Actu.fr.
Cinq ans après, la nomination de Munson répond à des critiques sur l’application effective de ce manifeste. Selon Le Parisien, Emmanuel Grégoire recense lui-même environ 1 000 points noirs esthétiques à corriger dans l’espace public. Le poste créé est une réponse directe à ce constat.
Les priorités présentées par Grégoire le 11 mai 2026 - deux jours avant l’annonce de la nomination - portent sur la propreté, le mobilier urbain et les espaces verts, selon Le Parisien.
Contexte dans Paris (75)
Paris consacre plus de 71 millions d’euros en 2026 à l’aménagement de l’espace public et aux équipements publics, selon le rapport d’orientations budgétaires publié par la Ville en janvier 2026. Parmi les projets emblématiques : la rénovation de la place de la Concorde, dotée d’une enveloppe de 8 millions d’euros.
La capitale dispose déjà d’une direction de l’urbanisme étoffée, mais aucun poste transversal dédié à l’esthétisme global de l’espace public n’existait jusqu’ici sous cette forme. La création de ce rôle de délégué général au design est une première dans l’organigramme municipal.
La question de l’esthétique urbaine est récurrente dans le débat local parisien, notamment depuis les travaux liés aux Jeux Olympiques de 2024 et les aménagements de voirie qui ont transformé plusieurs arrondissements. Sur ce sujet, des voix sceptiques se font entendre. Sur X, un utilisateur résume : « Les intentions sont louables mais les actes suivront-ils ? » (@DuprDominique2).
À titre de comparaison, d’autres dossiers d’aménagement en Île-de-France font l’objet d’une attention similaire : la gestion des finances locales à Mennecy ou encore les projets d’espace public dans les communes de la région font régulièrement l’objet de tensions entre ambition affichée et réalisation concrète.
Prochaine étape
Lily Munson doit prendre ses fonctions dans la semaine du 13 mai 2026, selon Le Parisien. Les premières priorités opérationnelles de son mandat - notamment la liste des points noirs identifiés par Grégoire - n’ont pas encore été rendues publiques à ce stade.
Sources
- Le Parisien : De l'attention à chaque détail : nommée par Emmanuel Grégoire, Lily Munson veillera sur l'esthétique de l'espace public à Paris
- Le Journal du Grand Paris : Lily Munson, future déléguée générale au design et à l'esthétisme de Paris
- Le Parisien : Les priorités d'Emmanuel Grégoire pour un Paris plus propre, plus sûr
- Ville de Paris : Rapport d'orientations budgétaires 2026