Paris : la mairie reconnaît avoir restauré le buste de Dalida après démentis
Après avoir nié toute intervention, la Ville admet avoir repeint la patine du bronze érodé par les caresses de touristes. Orlando évoque un « problème de communication ».
La mairie de Paris a reconnu ce lundi 28 juillet avoir financé la restauration du buste de Dalida à Montmartre, après plusieurs jours de démentis. L'intervention visait à atténuer l'usure causée par les visiteurs. Le frère de la chanteuse, informé a posteriori, juge le travail réussi mais déplore le manque de coordination.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- La mairie de Paris a reconnu le 28 juillet 2026 avoir financé la restauration de la patine du buste de Dalida à Montmartre, après plusieurs jours de démentis.
- L'intervention visait à atténuer l'usure causée par les caresses répétées de touristes croyant à un rituel porte-bonheur.
- Orlando, frère de Dalida, a été informé a posteriori et qualifie l'épisode de « problème de communication ».
- Un vœu amendé prévoyant d'étudier des dispositifs de protection légers avait été adopté au Conseil de Paris en novembre 2025.
Volte-face municipale
La Ville de Paris a confirmé ce mardi être à l’origine de la restauration de la patine du buste de Dalida, installé en 1997 place Dalida dans le 18e arrondissement. Quelques jours plus tôt, la mairie de Paris et celle du 18e avaient pourtant affirmé ne pas être au courant de l’opération, selon Jean-Marc Morandini.
L’exécutif municipal qualifie désormais l’épisode de « problème de communication », comme l’a rapporté Le Parisien. L’intervention consistait en une reprise de la patine noire sur la poitrine du bronze, effectuée par un professionnel dans le cadre des opérations de conservation habituelles du patrimoine parisien.
Une usure liée à une croyance populaire
Le buste en bronze, œuvre du sculpteur Aslan, subit depuis des années les caresses répétées de visiteurs attirés par une tradition superstitieuse : toucher la poitrine de la statue porterait bonheur en amour. Cette pratique a progressivement érodé la patine, laissant apparaître des zones brillantes sur le bronze.
Selon Paris ZigZag, l’œuvre est devenue une attraction touristique victime de son succès, nécessitant une intervention technique pour préserver l’intégrité du métal.
Orlando informé après coup
Orlando, frère de Dalida et légataire universel, a déclaré à Jean-Marc Morandini n’avoir pas été informé de l’opération en amont. Contacté a posteriori par les services municipaux, il a jugé la restauration « bien faite » tout en pointant le « problème de communication ». Il a précisé que la patine usée réapparaîtrait probablement avec le temps.
Lors d’un débat au Conseil de Paris en novembre 2025, Orlando s’était opposé à toute restriction de l’accès à l’œuvre, préférant maintenir son caractère accessible au public, selon Le Figaro.
Contexte dans Paris
Cette affaire s’inscrit dans une controverse plus large apparue fin 2025. Des élus écologistes avaient alors déposé un vœu au Conseil de Paris dénonçant des gestes jugés inappropriés et sexistes envers le buste, demandant une protection accrue. La notion d’« agression sexuelle », initialement évoquée, avait été retirée du texte final, jugée trop forte par l’exécutif municipal, comme l’a rapporté Le Bonbon.
Karen Taïeb, adjointe à la Maire en charge du patrimoine, avait confirmé que la Ville examinerait des solutions avec les ayants droit. Le vœu amendé, prévoyant d’étudier des dispositifs de protection légers, avait été adopté en novembre 2025 selon Le Parisien.
La Ville n’a pas précisé si d’autres mesures de protection seraient mises en place à court terme.
Sources
- Le Parisien : « Un problème de communication » : malgré ses démentis, c'est bien la Ville qui a repeint le buste de Dalida
- Mesinfos.fr : Pourquoi la mairie de Paris a repeint la poitrine du buste de Dalida
- Jean-Marc Morandini : Naufrage de la Mairie de Paris qui reconnaît avoir organisé la restauration du buste de Dalida