Paris : 4 000 manifestants anti-euthanasie place de Fontenoy malgré la canicule
Le tribunal administratif a suspendu l'interdiction préfectorale. Plusieurs élus, dont Marion Maréchal et Laurence Trochu, ont défilé.
Entre 4 000 et 6 000 personnes se sont rassemblées dimanche 28 juin place de Fontenoy à Paris contre le projet de loi sur la fin de vie. La manifestation, un temps interdite par la Préfecture en raison de la canicule, a été autorisée par la justice en référé.
L’essentiel
- Date : Dimanche 28 juin 2026, place de Fontenoy à Paris.
- Participation : Entre 4 000 et 6 000 personnes, selon les organisateurs et les observateurs.
- Justice : Le tribunal administratif de Paris a suspendu l’interdiction préfectorale liée à la canicule.
- Élus présents : Marion Maréchal, Laurence Trochu, Anne Sicard, Eddy Casterman et Hanane Mansouri.
- Prochaine étape : Examen du texte au Sénat le 7 juillet, vote solennel le 15 juillet à l’Assemblée.
Ce qui s’est passé
Dimanche 28 juin, plusieurs milliers d’opposants au projet de loi sur la fin de vie se sont rassemblés place de Fontenoy, dans le 7e arrondissement de Paris. Organisé par le collectif « L’Appel du 28 juin », qui réunit la Marche pour la Vie, les Associations familiales catholiques (AFC) et la Fondation Jérôme Lejeune, le rassemblement a débuté en début d’après-midi. Selon les organisateurs et les médias présents, la participation était comprise entre 4 000 et 6 000 personnes. Aucun comptage officiel de la Préfecture de police n’a été communiqué.
Les manifestants, munis de banderoles, ont scandé des slogans comme « Tuer n’est pas un soin » et « Supprimer la souffrance, pas le souffrant ». Le cortège a défilé dans le calme, malgré des températures approchant les 41 °C à Paris.
La canicule et le bras de fer judiciaire
La Préfecture de police de Paris avait initialement interdit ce rassemblement le 27 juin, invoquant la vigilance rouge canicule et les risques pour la santé publique. Saisi en référé, le tribunal administratif de Paris a suspendu cette interdiction, estimant que les mesures de précaution prévues par les organisateurs étaient suffisantes. Cette décision a permis le maintien de la manifestation, qui a pu se dérouler sans incident.
Plusieurs élus d’opposition en tête de cortège
Plusieurs personnalités politiques ont participé à la marche. On comptait notamment les députées européennes Marion Maréchal et Laurence Trochu, ainsi que les députés nationaux Anne Sicard (apparentée RN), Eddy Casterman (ex-RN, désormais divers droite) et Hanane Mansouri (Rassemblement national). Leur présence a été saluée par les organisateurs, qui y voient un signal fort avant l’examen du texte au Parlement.
Un calendrier parlementaire serré
Ce rassemblement intervient à quelques jours de l’examen du projet de loi sur la fin de vie au Sénat, prévu le 7 juillet 2026. Le vote solennel à l’Assemblée nationale est fixé au 15 juillet. Les opposants espèrent faire basculer les débats alors que le texte, porté par le gouvernement, suscite de vives divisions au sein de la majorité comme de l’opposition.
Dans le même temps, d’autres actualités ont marqué cette fin de semaine : du côté du sport, Wimbledon 2026 a débuté avec l’entrée en lice de Jannik Sinner, tandis que le mercato du PSG s’active autour de Yan Diomandé.
Contexte dans le département de Paris
Paris, ville-département de 2,2 millions d’habitants, est le principal foyer des mobilisations nationales sur les questions de société. La place de Fontenoy, située devant le siège de l’UNESCO, est régulièrement utilisée pour des rassemblements à caractère politique ou citoyen. En 2024, une manifestation similaire contre la constitutionnalisation de l’IVG avait déjà réuni plusieurs milliers de personnes dans le même secteur. Cette nouvelle mobilisation confirme le poids des associations familiales et catholiques dans le débat public parisien.
Prochaine étape
Le collectif « L’Appel du 28 juin » prévoit de nouvelles actions si le texte est adopté en l’état. Les regards sont désormais tournés vers le Sénat, où les sénateurs examineront le texte à partir du 7 juillet. Le résultat du vote solennel à l’Assemblée le 15 juillet scellera l’avenir de cette réforme controversée.