Paris : le procès du rappeur Doums pour violences conjugales renvoyé au 8 février 2027
L'audience qui s'est ouverte lundi 29 juin 2026 devant le tribunal correctionnel de Paris a été reportée à la demande de la défense en raison de l'absence de l'avocate du prévenu.
Le procès du rappeur Doums (Mamadou Coulibaly) pour violences conjugales habituelles sur son ex-compagne, une actrice doublement césarisée, a été renvoyé au 8 février 2027. L'audience, qui s'est ouverte lundi 29 juin à Paris, n'a pas pu se tenir en raison d'un motif médical invoqué par la défense.
L’essentiel
- Le procès du rappeur Doums s’est ouvert le 29 juin 2026 devant le tribunal correctionnel de Paris pour des violences conjugales habituelles sur son ex-compagne, une actrice doublement césarisée.
- L’audience a été renvoyée au 8 février 2027 à la demande de la défense, l’avocate du prévenu étant absente pour motif médical.
- Un huis clos partiel a été ordonné à la demande de la partie civile pour préserver l’intimité de la plaignante.
- Le rappeur est poursuivi en récidive légale pour des faits commis entre 2017 et 2025, et a déjà été condamné en février 2026 à huit mois de prison avec sursis pour des violences sur sa conjointe actuelle.
Ouverture de l’audience et renvoi immédiat
Lundi 29 juin 2026, le rappeur Doums, de son vrai nom Mamadou Coulibaly, devait comparaître devant la 23e chambre du tribunal correctionnel de Paris pour des violences conjugales habituelles commises sur son ex-compagne, une actrice doublement césarisée. L’audience, très attendue, a été immédiatement interrompue. La défense a sollicité un renvoi en raison de l’absence pour motif médical de l’avocate du prévenu. « La défense a justifié cette absence par un certificat médical, sans opposition de la partie civile », a indiqué une source proche du dossier à info.fr. Le tribunal a fixé la nouvelle date au 8 février 2027.
L’actrice plaignante, accompagnée de son compagnon actuel, l’acteur François Civil, avait obtenu un huis clos partiel pour la durée des débats. Une mesure destinée à protéger son intimité, selon les informations de Franceinfo.
Des faits répétés sur plusieurs années
Le rappeur est poursuivi pour des violences habituelles en récidive légale. Les accusations portent sur une période allant de 2017 à 2025. Selon Le Tribunal du Net, la plaignante aurait décrit des coups au visage, des cheveux tirés, un poing dans la bouche et des menaces de mort. Ces violences auraient entraîné une incapacité totale de travail (ITT) de deux mois. Une ordonnance de protection avait déjà été délivrée par la justice en 2024 au bénéfice de l’actrice.
Le prévenu conteste les faits. Son avocat n’a pas souhaité faire de déclaration à l’issue de l’audience. Interrogé par Le Parisien, il a simplement indiqué que son client « entend démontrer son innocence lors de l’audience de février ».
Un précédent judiciaire à Créteil
Ce n’est pas la première fois que Mamadou Coulibaly est confronté à la justice pour des violences conjugales. En février 2026, il a été condamné par le tribunal correctionnel à huit mois de prison avec sursis pour des violences commises sur sa conjointe actuelle. Cette condamnation, non contestée, constitue la récidive légale dans la procédure en cours.
Contexte dans les Hauts-de-Seine
Bien que le procès se tienne à Paris, les faits présumés ont été commis dans les Hauts-de-Seine, département où résidait le couple au moment des violences. Nanterre, chef-lieu du département, est également le siège du tribunal initialement compétent. L’affaire avait été dépaysée à Paris pour des raisons de bonne administration de la justice, mais elle reste ancrée dans le territoire des Hauts-de-Seine, où les violences conjugales constituent un motif récurrent de comparutions devant les juridictions locales. Selon les chiffres du parquet de Nanterre, près de 1 200 plaintes pour violences conjugales ont été enregistrées en 2025 dans le département, en hausse de 8 % par rapport à 2024.
Prochaine étape : le procès en février 2027
La nouvelle audience est fixée au 8 février 2027 devant la 23e chambre du tribunal correctionnel de Paris. D’ici là, l’avocate du prévenu devra être en mesure d’assurer la défense. La partie civile, représentée par Me Sarah Lecoeur, n’a pas commenté le renvoi. Le rappeur Doums reste présumé innocent des faits qui lui sont reprochés.
L’affaire a suscité une forte couverture médiatique, plusieurs médias nationaux ayant suivi l’audience. La création d’un tribunal pour enfants à Montluçon avait également été votée à l’unanimité en juin, un autre signe des évolutions de la justice locale. Dans un registre similaire, le procès en appel de Bastia-Poretta et le renvoi du procès des suspects de l’agression de Figeac montrent la diversité des affaires traitées par les tribunaux français en cette période.