Parkinson en Haute-Loire : Agnès Béchard témoigne de son quotidien « prisonnier »

Une habitante de Haute-Loire diagnostiquée à 50 ans décrit les défis physiques et le besoin de soutien local face à la maladie.

Parkinson en Haute-Loire : Agnès Béchard témoigne de son quotidien "prisonnier"
Illustration Valérie Roche / info.fr

Agnès Béchard, 52 ans, vit avec la maladie de Parkinson depuis deux ans. Dans un témoignage publié par Le Progrès, elle évoque les symptômes imprévisibles, les renoncements quotidiens et l’importance d’un accompagnement adapté en Haute-Loire.

Agnès Béchard, habitante de Haute-Loire, a été diagnostiquée atteinte de la maladie de Parkinson à l’âge de 50 ans. Deux ans après, elle partage son expérience dans Le Progrès, décrivant un quotidien marqué par des symptômes physiques imprévisibles. « On devient prisonnier de son corps », confie-t-elle, évoquant les tremblements, la rigidité musculaire et les difficultés à accomplir des gestes simples.

En Haute-Loire, 656 personnes étaient prises en charge pour cette pathologie neurodégénérative en 2023, selon les données de Santé publique France. Avec 87 nouveaux cas recensés la même année, la maladie touche une population vieillissante, mais aussi des patients plus jeunes, comme Agnès Béchard. « Les avancées médicales permettent de mieux vivre avec la maladie, mais le soutien local reste essentiel », souligne-t-elle.

Un accompagnement associatif en place

Le Comité France Parkinson Haute-Loire propose des permanences mensuelles au Puy-en-Velay, ainsi qu’un atelier d’Art Thérapie pour l’année 2025/2026. Ces initiatives visent à offrir un soutien moral et pratique aux patients et à leurs familles. « L’association apporte une aide précieuse, mais il faut renforcer les moyens », estime Agnès Béchard.

Une soirée d’information est organisée le 23 avril 2026 au Puy-en-Velay, dans le cadre de la Journée mondiale de la maladie de Parkinson. L’occasion de sensibiliser le public et de rappeler que cette pathologie, qui touche plus de 270 000 personnes en France, pourrait voir son nombre de cas tripler d’ici 2050 en raison du vieillissement de la population.

Pour en savoir plus sur les troubles psychologiques liés aux maladies chroniques, un groupe d’experts travaille sur la santé mentale des joueurs de rugby.

Sources

Valérie Roche

Valérie Roche

Correspondante au Puy-en-Velay, elle suit le tourisme religieux, l'élevage, les tensions sur les services publics et les débats sur l'éolien. Diplômée de l'IFP Paris 2, elle a commencé en PQR auvergnate. Ligne de travail : interroger les agriculteurs, les hôteliers, les élus, croiser les données de pèlerinage avant de publier.

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