Perpignan : « Je croyais qu’ils voulaient me voler la voiture », l’excuse rejetée

Condamné à 10 mois ferme, le prévenu sans permis avait plaidé une confusion avec des voleurs de voiture.

Perpignan : « Je croyais qu'ils voulaient me voler la voiture », l'excuse rejetée
Illustration Jordi Serrat / info.fr

Le tribunal correctionnel de Perpignan a rendu son verdict ce 26 avril 2026. Un homme sans permis, en situation irrégulière, a été condamné après un refus d'obtempérer le 17 avril. Sa défense n'a pas tenu.

Le 17 avril 2026, un conducteur sans permis refuse d’obtempérer à un contrôle policier en véhicule banalisé à Perpignan. Il ignore gyrophare et sirène, double des véhicules, frôle des piétons et effectue trois boucles dans le quartier avant d’être stoppé par un second véhicule de police, selon L’Indépendant.

Présenté en comparution immédiate, le prévenu - ressortissant algérien en situation irrégulière, entré clandestinement en France - explique au tribunal qu’il pensait que les policiers voulaient lui voler la voiture. Il ajoute qu’il testait le véhicule d’un ami et ne connaissait pas le quartier. La présidente lui a demandé pourquoi il avait fait trois fois le même tour en prenant autant de risques. Réponse jugée peu convaincante.

Dix mois ferme et interdiction du territoire

Le parquet avait requis 10 mois de prison ferme. Le tribunal a suivi. Le prévenu est condamné à 10 mois d’emprisonnement ferme et à une interdiction du territoire français de 4 ans. Son avocat, Me Barrère, avait plaidé qu’il se disait mineur et aurait dû être jugé par le tribunal pour enfants. Le tribunal a écarté cet argument, estimant sa majorité établie.

Ce jugement s’inscrit dans un contexte local chargé. Les Pyrénées-Orientales figuraient déjà parmi les départements les plus touchés par les refus d’obtempérer en 2024, selon L’Indépendant. En mars 2026, un autre chauffard sans permis avait écopé de 8 mois pour des faits similaires à Perpignan. Nationalement, le ministère de l’Intérieur recense 28 200 refus d’obtempérer en 2025, soit une hausse de 11 % par rapport à 2024.

Sources

Jordi Serrat

Jordi Serrat

Basé à Perpignan, traite l'agriculture fruitière, les tensions sur l'eau, le tourisme balnéaire et les débats sur la langue catalane. Formé à l'IJBA Bordeaux, il a grandi dans les Pyrénées-Orientales. Posture éditoriale : interroger les arboriculteurs, les associations culturelles, les élus, vérifier les données de consommation d'eau avant de publier.

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