Philippe Diallo condamne les propos de Mariano Rajoy sur l’équipe de France
Le président de la FFF condamne les déclarations de l'ancien Premier ministre espagnol à 48 heures de la demi-finale
Le président de la FFF dénonce les « relents de racisme intolérables » de l'ancien Premier ministre espagnol, qui a écrit que l'équipe de France joue « sans Français ».
- Mariano Rajoy écrit que l'équipe de France joue « sans Français » dans une tribune publiée le 10 juillet.
- Philippe Diallo condamne des « relents de racisme intolérables » et affirme que « l'équipe de France est la France ».
- 26 joueurs dans l'effectif, tous français 23 nés en France, 3 nés à l'étranger.
- Pedro Sanchez, actuel PM espagnol, fustige les « déclarations xénophobes » de son prédécesseur.
Philippe Diallo n’a pas laissé passer. À 48 heures de la demi-finale France-Espagne de Coupe du monde, le président de la FFF a publiquement condamné les déclarations de Mariano Rajoy, ancien Premier ministre espagnol. Dans une tribune publiée le 10 juillet dans le quotidien El Debate, Rajoy a écrit que l’équipe de France joue « sans aucun Français » (« sin franceses »).
Sur X, Diallo a réagi dimanche 12 juillet: « Les propos de Mariano Rajoy évoquent des relents de racisme intolérables. » Il a ajouté que les joueurs français n’avaient « aucun certificat de nationalité à recevoir d’un ancien Premier ministre espagnol », et martelé: « L’équipe de France est la France. »
L’ambassade de France en Espagne a rappelé les faits: sur les 26 joueurs de l’effectif, 23 sont nés en France. Les trois autres, nés à l’étranger, sont également français. « La nationalité ne se discute pas », a précisé la représentation diplomatique.
Réactions politiques croisées
Laurent Nuñez, ministre de l’Intérieur français, a qualifié les déclarations de Rajoy d’« absolument inacceptables ». Jean-Noël Barrot, ministre des Affaires étrangères, a déclaré que « la France n’a pas de couleur de peau » et que toute affirmation contraire relève de la « bêtise, du racisme ou d’une combinaison des deux ».
En Espagne même, Pedro Sanchez, l’actuel chef du gouvernement, a fustigé les « déclarations xénophobes » de son prédécesseur, estimant qu’il « déshonore l’Espagne par ses propos xénophobes ». Le footballeur espagnol Borja Iglesias a également pris la défense des Bleus.
Une séquence d’attaques racistes
En juillet 2024, Philippe Diallo avait déjà qualifié des chants racistes argentins (visant notamment des joueurs français) d’« inadmissibles, insultants et racistes ».
Ce que les sources ne disent pas
Aucune source ne précise si la FFF envisage un signalement au procureur spécifiquement pour les propos de Rajoy. Aucune jurisprudence comparable (ancien chef de gouvernement étranger poursuivi pour propos racistes contre une équipe nationale) n’a été identifiée dans les sources consultées. La question du cadre juridique applicable à des propos racistes tenus par un responsable politique étranger, hors sol français, reste non documentée.