Sud-Gironde : Vincent Larrue, berger à Loupiac-de-la-Réole, au micro d’un podcast local
Un éleveur de brebis passionné illustre le renouveau de la filière ovine bio en Gironde
Un podcast publié le 29 avril 2026 donne la parole à Vincent Larrue, berger installé depuis une dizaine d'années à Loupiac-de-la-Réole. Il y raconte son quotidien d'éleveur de brebis viande et sa production de fromages au lait cru, dans un territoire où la filière ovine bio repart à la hausse.
Un podcast publié le 29 avril 2026 donne la parole à Vincent Larrue, berger installé depuis une dizaine d’années à Loupiac-de-la-Réole. Il y raconte son quotidien d’éleveur de brebis viande et sa production de fromages au lait cru, dans un territoire où la filière ovine bio repart à la hausse.
L’essentiel
- Podcast : « Dans les pas d’un berger en sud Gironde : Vincent Larrue » publié le 29 avril 2026 sur la plateforme Ausha.
- Exploitation : Élevage de brebis viande en pâturage tournant à Loupiac-de-la-Réole, activité à temps plein depuis mars 2024.
- Production locale : Fromages de brebis au lait cru vendus en épiceries et sur l’exploitation, ouverte les mardis et vendredis soirs.
- Filière girondine : 167 élevages ovins viande bio en Gironde en 2024, pour 10 560 brebis nourrices, selon la DRAAF Nouvelle-Aquitaine.
- Rebond régional : +19 % de conversions en élevage ovin viande bio en Nouvelle-Aquitaine en 2024 par rapport à 2023, selon les Chambres d’agriculture.
Un berger à temps plein depuis mars 2024
Vincent Larrue n’a pas toujours vécu uniquement de ses brebis. Pendant plusieurs années, il a maintenu une deuxième activité professionnelle en parallèle de son élevage. C’est en mars 2024 qu’il a franchi le pas, selon Le Républicain de Langon et le site Actu.fr, qui ont suivi son parcours. Depuis, il consacre l’intégralité de son temps à son exploitation de Loupiac-de-la-Réole, village de quelques centaines d’habitants situé dans le Réolais, à une cinquantaine de kilomètres au sud-est de Bordeaux.
Son élevage repose sur le pâturage tournant : les brebis changent régulièrement de parcelles, une pratique qui préserve les sols et limite les intrants. Vincent Larrue est référencé à l’Agence Bio, confirmant son orientation vers l’agriculture biologique.
Des fromages au lait cru vendus en circuit court
À côté de la production de viande, Vincent Larrue fabrique des fromages de brebis au lait cru. Ils sont disponibles dans des épiceries locales et directement sur l’exploitation, ouverte deux soirs par semaine - les mardis et vendredis - , selon la page Facebook « Les Brebis de Vincent ».
Ce modèle de vente directe, courant dans la filière fromagère artisanale, réduit les intermédiaires et fidélise une clientèle de proximité. Le format podcast permet aujourd’hui à cet éleveur discret de sortir de son quotidien et de raconter sa reconversion à un public plus large.
Le podcast « Les Balades d’Isa » comme relais local
L’épisode s’intitule « Dans les pas d’un berger en sud Gironde : Vincent Larrue ». Il est diffusé sur la plateforme Ausha, dans la série « Les Balades d’Isa », selon la source de podcast.ausha.co. Le format - portrait sonore d’acteurs du territoire - correspond à une tendance croissante de valorisation des métiers ruraux via l’audio local.
Vincent Larrue y détaille sa passion pour les animaux et son rapport au territoire. La nature exacte de l’interview et sa durée n’ont pas été précisées dans les sources disponibles à ce stade.
Contexte dans la Gironde
La Gironde compte 167 élevages ovins viande bio en 2024, pour un cheptel de 10 560 brebis nourrices, selon la DRAAF Nouvelle-Aquitaine. Ces chiffres s’inscrivent dans un ensemble régional plus large : la Nouvelle-Aquitaine recense 461 élevages ovins viande bio, représentant 16 % du total national, avec 39 600 brebis en agriculture biologique.
La région est historiquement la première pour les ovins allaitants en France. Elle comptait 762 000 brebis allaitantes en 2019, selon le Conseil régional. La filière avait connu un net recul après la Première Guerre mondiale, notamment dans les zones landaises où le berger sur échasses était une figure identitaire forte. Le redémarrage actuel est réel : les Chambres d’agriculture de Nouvelle-Aquitaine enregistrent +19 % de conversions en élevage ovin viande bio en 2024 par rapport à 2023.
Au niveau national, la filière ovine table sur un million d’agneaux supplémentaires en 2025, portée par des prix à 9,43 € le kg de carcasse en moyenne en 2024, selon Ouest-France et l’interprofession Inn-Ovin. Un niveau jugé attractif pour inciter de nouveaux éleveurs à s’installer - ou des existants à passer à temps plein, comme Larrue l’a fait.
Un portrait parmi d’autres signaux positifs
Le cas de Vincent Larrue n’est pas isolé. Dans un contexte économique sous pression, les filières agricoles en circuit court résistent mieux que la moyenne grâce à la vente directe et aux labels bio. L’élevage ovin girondin bénéficie aussi d’une demande locale en produits fromagers artisanaux qui reste soutenue.
Les données de l’Agence Bio et de la DRAAF confirment que la conversion bio dans ce secteur n’est plus anecdotique en Gironde. Elle concerne désormais une part significative des exploitations ovines du département.
Prochaine étape
Le Printemps Bio, prévu du 22 mai au 21 juin 2026, constituera une vitrine pour les producteurs comme Vincent Larrue, selon Bio Nouvelle-Aquitaine. Des événements de promotion des produits locaux bio sont organisés sur toute la région à cette occasion.
Sources
- Les Balades d'Isa / Ausha : Dans les pas d'un berger en sud Gironde : Vincent Larrue
- Actu.fr : Passionné par les animaux, cet habitant de ce petit village de Gironde a réalisé enfin son rêve
- DRAAF Nouvelle-Aquitaine : Filière ovin viande en Nouvelle-Aquitaine – Agrestena études 2025
- Chambres d'agriculture Nouvelle-Aquitaine : ORAB 2025 – Observatoire régional de l'agriculture biologique