Tour de France 2026 : Pogacar s’impose dans les Vosges et creuse l’écart
Le Slovène attaque à 1,5 km du sommet et s'impose en solitaire, sa 4e victoire sur ce Tour
Le Slovène remporte sa quatrième victoire d'étape au sommet du Col du Haag et porte son avance sur Jonas Vingegaard à 4 minutes 30 secondes. Paul Seixas, 19 ans, termine troisième et s'empare du maillot blanc.
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Domination stratégique
Pogacar creuse l'écart à chaque étape de montagne. L'avance de 4 minutes 30 sur Vingegaard semble désormais difficile à combler. Le Slovène contrôle la course.
La relève française
Paul Seixas, 19 ans, termine troisième et s'empare du maillot blanc. Une performance qui lance sa carrière sur le Tour et redonne de l'espoir au cyclisme français.
Vingegaard en difficulté
Le Danois perd encore 44 secondes. Il doit absolument attaquer dimanche au Plateau de Solaison pour espérer renverser la situation avant Paris.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
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2020-2023
Premières victoires
Pogacar remporte ses 20 premières étapes sur le Tour de France et deux titres
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2024
Travail avec Sola
Le Slovène perfectionne sa technique d'attaque assise avec son entraîneur Javier Sola
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18 juil. 2026
Étape 14
Attaque à 1,5 km du sommet du Col du Haag, victoire en solitaire, 25e succès en carrière
Le peloton grimpe le Col du Haag. Onze kilomètres à 7,3 %, les pourcentages dépassent 10 % dans les derniers hectomètres. Tadej Pogacar roule en tête du groupe des favoris. À 1,5 km du sommet - il se lève sur les pédales. Personne ne suit. Il termine seul, 38 secondes devant son coéquipier Isaac Del Toro - qui règle au sprint le jeune Français Paul Seixas - 19 ans.
Une domination stratégique qui se confirme
Cette quatrième victoire d’étape n’est pas qu’une performance individuelle. Elle traduit la supériorité tactique d’UAE Team Emirates sur ce Tour. En plaçant Del Toro deuxième - l’équipe émiratie monopolise les deux premières places et épuise mentalement ses adversaires. Pogacar peut désormais se permettre d’attaquer de loin - sachant qu’un coéquipier assurera ses arrières. L’avance de 4 minutes et 30 secondes sur Vingegaard est le fruit de cette stratégie: attaquer là où l’équipe danoise ne peut pas suivre, creuser l’écart à chaque occasion.
Vingegaard en difficulté
Jonas Vingegaard termine quatrième à 44 secondes. Le coureur danois limite les dégâts mais ne peut plus suivre le rythme imposé par Pogacar. Son retard au classement général atteint désormais 4 minutes et 30 secondes. À six jours de Paris, l’écart semble difficilement comblable. Vingegaard doit absolument attaquer lors de la prochaine étape de montagne s’il veut encore croire au maillot jaune. Mais chaque tentative coûte de l’énergie, et Pogacar répond systématiquement. La dynamique du Tour a basculé: Vingegaard ne dicte plus la course, il la subit.
Seixas, la relève française
Paul Seixas termine troisième. À 19 ans - le Français s’empare du maillot blanc du meilleur jeune et réalise la performance de sa carrière. Résister dans les roues de Pogacar et Del Toro sur des pentes à 16 % - puis sprinter pour arracher la troisième place, démontre une maturité rare pour un coureur qui dispute son premier Tour. Seixas redonne de l’espoir au cyclisme français, en manque de grimpeurs capables de rivaliser avec les meilleurs. Sa performance dans les Vosges prouve qu’il peut tenir la distance sur trois semaines face aux plus grands.
Un record historique qui se dessine
Avec cette 25e victoire d’étape en carrière sur le Tour de France - Pogacar égale André Leducq au quatrième rang historique. Le record absolu de victoires d’étapes est encore loin, mais le rythme de Pogacar est impressionnant. S’il maintient cette cadence, il pourrait poursuivre son ascension dans le classement historique. Chaque étape gagnée rapproche Pogacar d’un statut de légende du cyclisme.
L’étape partait de Mulhouse, 155,3 km jusqu’au Markstein Fellering - près de 3 800 mètres de dénivelé positif. Le final inédit dans les Vosges: le Col du Haag, 11,2 km à 7,3 % - des rampes à 16 % dans les deux derniers kilomètres. Richard Carapaz, dernier rescapé d’une échappée, a été repris dans la montée. Prix de la combativité pour l’Équatorien.
La technique Pogacar
Pogacar attaque souvent assis sur la selle. Une posture inhabituelle, travaillée depuis 2024 avec son entraîneur Javier Sola. Efficacité et force. « Pourquoi est-ce que j’attaque de si loin? Parce que c’est comme ça que je gagne » - a-t-il déclaré après la course. À 1,5 km du sommet, sur des pentes à 16 %, personne ne peut suivre l’accélération.
Evenepoel termine cinquième à 48 secondes. Le Belge accuse maintenant 5 minutes et 4 secondes de retard au général. Le podium s’éloigne.
Ce que Pogacar a dit
« Aujourd’hui, je dois dire merci à tous les fans qui sont venus au bord de la route. C’était quelque chose d’inoubliable, de voir toutes ces foules dans les collines. Je n’ai jamais rien vu de tel. Merci à tous ». Les Vosges étaient noires de monde, les virages bordés de drapeaux slovènes. Pogacar a levé les bras avant la ligne.
Les autres maillots
Mads Pedersen conserve le maillot vert. Valentin Paret-Peintre a capitalisé des points au classement de la montagne en passant en tête de plusieurs cols. Florian Lipowitz, septième de l’étape, remonte à la sixième place du classement général.
Dimanche, nouveau piège
La 15e étape se courra dès dimanche 19 juillet. Départ de Champagnole, arrivée au Plateau de Solaison en Haute-Savoie. La montée finale fait 11,3 km à 9 % de moyenne. Un terrain qui devrait à nouveau favoriser Pogacar. Vingegaard doit attaquer s’il veut inverser la tendance. L’écart au général, 4 minutes et 30 secondes, commence à ressembler à un gouffre.
Pogacar roule devant. Les autres suivent. C’est tout.
