Tour de France 2026 : Pogačar s’impose au Markstein, Seixas prend le maillot blanc
Le Slovène remporte l'étape 14 au Markstein, le Français grimpe au 4e rang du général
Le Slovène remporte sa quatrième victoire d'étape en solitaire. Paul Seixas, 19 ans, grimpe au 4e rang du général et s'empare du maillot blanc.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
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1905
Premier passage du Tour au Ballon d'Alsace
Le col vosgien est franchi pour la première fois, deux ans après la création du Tour. Une stèle rend hommage à René Pottier, premier roi de la montagne.
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2023
Pogačar gagne déjà au Markstein
Lors de la dernière arrivée au Markstein, le Slovène s'impose et Jonas Vingegaard scelle sa victoire au général.
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18 juil. 2026
Étape 14 : nouvelle démonstration
Pogačar attaque à 1,5 km du sommet du col du Haag et s'impose avec 38 secondes d'avance. Paul Seixas prend le maillot blanc.
Tadej Pogačar accélère. Derrière, Jonas Vingegaard tente de suivre. Il ne suit pas. Le Slovène franchit la ligne seul, 38 secondes devant le groupe. Quatrième victoire d’étape sur ce Tour.
Paul Seixas termine troisième. Le Français de la Decathlon CMA CGM Team, 19 ans - prend le maillot blanc et grimpe au 4e rang du classement général, à 5’19 » de Pogačar. C’est lui qui avait suivi Florian Lipowitz quand l’Allemand avait attaqué à 5,2 kilomètres du sommet. Lipowitz perd le maillot blanc, recule à la 6e place à 5’44 ».
Ce que personne ne dit
Isaac Del Toro, coéquipier de Pogačar chez UAE Team Emirates, termine deuxième à 38 secondes. Même écart que Seixas. Au général, Pogačar totalise 51h18’28 ». Vingegaard pointe à 4’30 » - Remco Evenepoel à 5’04 ». La course est pliée depuis une semaine, mais l’UAE continue d’écraser. Ce samedi, sur les 155,3 kilomètres entre Mulhouse et le Markstein - l’équipe émiratie place deux coureurs sur le podium. Un luxe que personne d’autre ne peut se payer.
Lipowitz attaque, Seixas enchaîne
Dans le groupe des favoris, c’est Florian Lipowitz qui lance la première offensive, à 5,2 kilomètres du sommet. Paul Seixas réagit immédiatement. Pogačar les laisse partir, puis les reprend, puis les lâche définitivement. Le jeune Français tient jusqu’au bout. Il franchit la ligne avec le même temps que Del Toro, 38 secondes derrière Pogačar.
Après l’arrivée, Seixas qualifie l’étape de « magnifiquement dure ». À 19 ans et 247 jours - il devient le plus jeune porteur du maillot blanc de l’histoire récente. Le classement par équipes? Accessoire. Le général? « C’est l’important », dit-il. Il est quatrième. Vingegaard et Evenepoel sont devant. Lipowitz et les autres sont derrière.
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Les Vosges, terrain de chasse historique
Christian Prudhomme avait décrit cette étape comme un « festival de grimpette ». Le col du Ballon d’Alsace, franchi pour la première fois en 1905 - deux ans après la création du Tour, porte une stèle en hommage à René Pottier, premier « roi de la montagne ». Le Markstein avait déjà accueilli une arrivée en 2023. Pogačar avait gagné ce jour-là aussi. Vingegaard avait scellé sa victoire au général.
Mulhouse recevait le Tour pour la 18e fois. La ville n’a pas vu grand-chose du spectacle. La course s’est jouée dans les derniers kilomètres du col du Haag. Valentin Paret-Peintre avait déclaré avant le départ: « On va essayer d’être dans l’échappée et on verra ce que les leaders du classement général veulent faire ensuite. Mais l’objectif est d’être à l’avant! ». Il a pris des points au Grand Ballon, au col du Page, au Ballon d’Alsace. Ça ne change rien. Les favoris ont tout contrôlé.
Demain, le Plateau de Solaison
L’étape 15 se terminera au sommet du Plateau de Solaison, 11,3 kilomètres à 9% de moyenne. Pogačar peut encore creuser l’écart. Vingegaard doit limiter la casse. Seixas défendra son maillot blanc. Richard Carapaz, désigné coureur le plus combatif de l’étape 14 - tentera une nouvelle échappée. Personne n’ira chercher Pogačar là-haut.
Jean-René Bernaudeau avait prévenu avant le départ: « La fatigue s’accumule et plus que la chaleur, c’est la vitesse qui fatigue les coureurs. Je pense qu’aujourd’hui, ça va tout de suite rouler très vite, les équipes n’ont rien à perdre ». Il avait raison. Pogačar a roulé vite. Les autres ont suivi. Puis ils ont lâché. C’est tout.
