Poker clandestin à Venzolasca : Pierre-Jules Federici condamné à deux ans de sursis
Le trentenaire, présenté comme un membre d'une bande criminelle insulaire, écope de 50 000 euros d'amende. Quatre autres prévenus sont également condamnés.
Le tribunal correctionnel de Bastia a condamné Pierre-Jules Federici à deux ans de prison avec sursis et 50 000 euros d'amende pour l'organisation de tournois de poker clandestins. Le jugement, rendu ce mois-ci, concerne cinq personnes poursuivies pour jeux d'argent prohibés dans le bar 'Chez Tintin' à Venzolasca.
L’essentiel
- Fait 1 : Pierre-Jules Federici condamné à 2 ans de prison avec sursis et 50 000 € d’amende.
- Fait 2 : Quatre des cinq prévenus ont été condamnés par le tribunal correctionnel de Bastia.
- Fait 3 : Les faits se sont déroulés au bar « Chez Tintin » à Venzolasca (Haute-Corse).
- Fait 4 : Cinq personnes avaient été mises en examen le 29 mars 2024 pour jeux d’argent prohibés.
- Fait 5 : Le prévenu est présenté par les enquêteurs comme un membre de premier plan d’une bande criminelle insulaire.
Le tribunal correctionnel de Bastia a rendu son jugement dans l’affaire des tournois de poker clandestins organisés à Venzolasca. Pierre-Jules Federici, trentenaire, a été condamné à deux ans de prison avec sursis et 50 000 euros d’amende, selon corsicainfurmazione.org. Quatre autres prévenus, poursuivis dans le même dossier, ont également été condamnés.
Ce qui s’est passé
L’affaire remonte à l’année 2024. Cinq personnes avaient été mises en examen le 29 mars 2024 pour « jeux d’argent prohibés » en région bastiaise, comme l’a rapporté France 3 Régions Corse. Les enquêteurs avaient identifié un réseau organisant des tournois de poker clandestins dans le bar « Chez Tintin », situé à Venzolasca, une commune de la plaine orientale de la Haute-Corse. Selon Revue de Presse Corse, le lieu servait de cadre à des parties régulières, attirant une clientèle locale et régionale.
L’enquête, menée par la gendarmerie et la police judiciaire, a permis d’établir l’implication de Pierre-Jules Federici comme organisateur central. Le parquet de Bastia avait requis des peines significatives, soulignant le caractère lucratif et occulté de ces activités.
Les condamnations prononcées
Le tribunal a prononcé une quadruple condamnation, a précisé corsicainfurmazione.org. Pierre-Jules Federici écope de la peine la plus lourde : deux ans de prison avec sursis probatoire et 50 000 euros d’amende. Les peines des autres prévenus n’ont pas été détaillées publiquement, mais elles incluent des amendes et, pour certains, des peines d’emprisonnement avec sursis. Le jugement a été rendu après plusieurs audiences au cours desquelles les prévenus ont contesté les faits, selon des sources proches du dossier.
Le tribunal a également ordonné la confiscation du matériel de jeu saisi lors des perquisitions. Les montants exacts des gains illicites n’ont pas été communiqués.
Contexte judiciaire : le clan Federici dans le viseur
Pierre-Jules Federici est présenté par la police et la justice comme un membre de premier plan d’une bande criminelle insulaire, comme le rapporte le compte média @FTViaStella. Son nom est régulièrement cité dans les enquêtes liées au clan Federici, une organisation criminelle implantée en Haute-Corse. Selon Mediapart, le clan Federici fait l’objet d’une offensive judiciaire d’envergure depuis mai 2024, visant des activités d’extorsion, de blanchiment et de jeux clandestins.
Les faits de poker clandestin à Venzolasca s’inscrivent dans ce contexte plus large. Le Figaro et Sud-Ouest avaient déjà évoqué les liens des mis en examen avec le milieu bastiais. Cette condamnation constitue une étape supplémentaire dans la répression des activités illicites du clan.
Contexte dans la Haute-Corse
La Haute-Corse, et en particulier la région bastiaise, est confrontée depuis plusieurs années à une criminalité organisée structurée autour de clans familiaux. Venzolasca, commune rurale de 800 habitants située dans la plaine orientale, a été le théâtre de plusieurs affaires de jeux clandestins et de trafics. Selon les données locales, ce type d’activités prospère souvent dans des lieux discrets, comme des bars ou des entrepôts. La condamnation de Pierre-Jules Federici envoie un signal fort aux réseaux locaux, alors que les autorités multiplient les opérations de démantèlement.
Le tribunal correctionnel de Bastia, déjà saisi de nombreux dossiers liés à la délinquance financière et organisée, continue de jouer un rôle central dans la lutte contre ces phénomènes. Le départ du lieutenant-colonel Simon Cahour pour la Corse illustre d’ailleurs le renforcement des effectifs de gendarmerie dans la région.
Prochaine étape
Les condamnés disposent d’un délai de dix jours pour faire appel du jugement. À ce stade, aucun recours n’a été annoncé. L’affaire pourrait être réexaminée par la cour d’appel de Bastia dans les prochains mois. Par ailleurs, d’autres enquêtes liées au clan Federici sont toujours en cours, selon corsicainfurmazione.org. Une autre affaire récente à Bastia montre que la pression judiciaire reste forte sur les réseaux criminels insulaires.