Pont-à-Mousson : un kinésithérapeute de 43 ans mis en examen pour viols et agressions sexuelles
Huit patientes ont déposé plainte contre le professionnel de santé, radié à vie par son ordre après une procédure d'urgence.
Un masseur-kinésithérapeute de 43 ans exerçant à Pont-à-Mousson (Meurthe-et-Moselle) a été mis en examen pour quatre viols et quatre agressions sexuelles sur des patientes. Le procureur de Nancy François Capin-Dulhoste a confirmé les faits. Le mis en cause conteste les accusations et est placé sous contrôle judiciaire.
L’essentiel
- Mise en examen : un masseur-kinésithérapeute de 43 ans, exerçant à Pont-à-Mousson, est mis en examen pour quatre viols et quatre agressions sexuelles sur des patientes.
- Huit plaintes : huit patientes ont déposé plainte ; l’enquête a débuté après un signalement de l’Ordre des masseurs-kinésithérapeutes au parquet de Nancy le 23 décembre 2025.
- Chronologie judiciaire : interpellé le 5 mai 2026, placé en détention provisoire le 7 mai, puis remis en liberté sous contrôle judiciaire par la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Nancy.
- Radiation à vie : l’Ordre des masseurs-kinésithérapeutes a prononcé une radiation d’urgence ; le professionnel ne peut plus exercer.
- Information judiciaire en cours : les enquêteurs cherchent à identifier d’éventuelles autres victimes.
Interpellation en mai, révélation début juin
C’est L’Est Républicain qui a révélé l’affaire les 3 et 4 juin 2026. Le kinésithérapeute avait été interpellé à son domicile le 5 mai 2026 et placé en garde à vue au commissariat de Pont-à-Mousson. Il a été entendu à deux reprises avant d’être mis en examen.
Le procureur de la République de Nancy, François Capin-Dulhoste, a confirmé l’ensemble des éléments à l’AFP et aux médias : mise en examen pour quatre viols et quatre agressions sexuelles, qualification retenue de « personne abusant de l’autorité que lui confèrent ses fonctions ».
Un signalement de l’Ordre en décembre 2025
L’enquête ne part pas d’une plainte directe mais d’un signalement institutionnel. Le 23 décembre 2025, l’Ordre des masseurs-kinésithérapeutes a alerté le parquet de Nancy. Huit patientes ont ensuite déposé plainte.
La qualification des faits implique que les actes auraient été commis dans le cadre des soins, le professionnel tirant parti de la relation de confiance avec ses patientes. Selon Le Télégramme, il aurait notamment demandé à des patientes de se déshabiller y compris pour des blessures ne le nécessitant pas.
Détention provisoire puis contrôle judiciaire
Placé en détention provisoire le 7 mai 2026, le mis en cause a été remis en liberté sous contrôle judiciaire sur décision de la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Nancy. Il conteste les faits, selon les informations rapportées par France 3 Grand Est et ici.fr.
L’Ordre des masseurs-kinésithérapeutes a, de son côté, prononcé une suspension d’urgence suivie d’une radiation à vie. Le professionnel ne peut plus exercer sur le territoire national.
Contexte dans le département (54 - Meurthe-et-Moselle)
Pont-à-Mousson comptait environ 14 383 habitants en 2022, selon l’INSEE. La ville, située entre Nancy et Metz sur la Moselle, dispose d’un tissu de soins de proximité : environ 18 kinésithérapeutes y exerçaient avant ces faits, selon les données du Journal de la Santé. Cette affaire intervient dans un département déjà marqué récemment par des faits divers graves : un drame sur l’A31 à Woippy a mobilisé les enquêteurs ces dernières semaines.
À l’échelle nationale, les affaires d’agressions sexuelles commises par des professionnels de santé dans un cadre thérapeutique font l’objet d’une attention accrue des ordres professionnels depuis plusieurs années. La procédure de radiation d’urgence, actionnée ici, reste peu fréquente.
Information judiciaire ouverte, d’autres victimes possibles
Une information judiciaire est en cours. Son périmètre dépasse les huit plaignantes déjà identifiées : les enquêteurs cherchent à déterminer si d’autres patientes pourraient être concernées par des faits similaires sur la période visée.
L’affaire a été reprise par plusieurs médias nationaux - Le Figaro, Le Parisien, Le Télégramme, Sud Ouest - signe d’un retentissement qui dépasse le seul cadre local. En Meurthe-et-Moselle, des associations d’aide aux victimes de violences sexuelles peuvent être contactées via le 3919 (numéro national) ou la plateforme départementale du CIDFF.
Des affaires similaires impliquant des kinésithérapeutes ont été traitées par la justice française ces dernières années, mais les faits reprochés ici - quatre viols qualifiés et quatre agressions sexuelles sur des patientes distinctes - constituent une série inhabituellement longue selon les éléments communiqués par le parquet. Pour des informations locales connexes, la ville de Pont-à-Mousson reste par ailleurs dans l’actualité régionale pour d’autres sujets.
Prochaine étape
L’instruction est désormais confiée à un juge d’instruction du tribunal judiciaire de Nancy. Aucune date d’audience de renvoi n’a été communiquée à ce stade par le parquet.
Sources
- France 3 Grand Est : Soupçons de viols et d'agressions sexuelles : un kiné de Pont-à-Mousson mis en examen
- Le Figaro : Meurthe-et-Moselle : un kiné mis en examen pour viols et agressions sur huit femmes
- L'Est Républicain : Quatre viols et quatre agressions sexuelles : un kinésithérapeute arrêté en Meurthe-et-Moselle
- ici.fr / France Bleu : Un kinésithérapeute de Pont-à-Mousson mis en examen pour viols et agressions sexuelles
