Porcelaines Raynaud inaugure sa nouvelle usine éco-responsable de 7 millions d’euros à Limoges
Vendredi 26 juin, la manufacture historique a ouvert son site de 4 500 m² au parc de la Grande-Pièce, équipé de fours 100 % électriques et de panneaux solaires.
La manufacture Porcelaines Raynaud a inauguré le 26 juin ses nouveaux locaux au parc d'activités de la Grande-Pièce à Limoges. Cet investissement de 7 millions d'euros regroupe production et magasin d'usine sur 4 500 m², avec des équipements visant à réduire l'empreinte carbone.
L’essentiel
- Inauguration : vendredi 26 juin 2026, au parc d’activités de la Grande-Pièce à Limoges.
- Surface : 4 500 m² dont 3 600 m² d’ateliers et 900 m² de bureaux et magasin d’usine.
- Investissement : 7 millions d’euros, dont 500 000 € de subventions publiques (Limoges Métropole 100 000 €, Carsat 140 000 €).
- Énergie : deux fours 100 % électriques, 1 500 m² de panneaux solaires couvrant 15 % des besoins.
- Emploi : 60 salariés, chiffre d’affaires de 9 millions d’euros, 80 % à l’export.
Un déménagement forcé par une panne de four
La manufacture Porcelaines Raynaud, spécialisée dans la porcelaine de luxe, a inauguré le vendredi 26 juin 2026 son nouveau site au parc d’activités de la Grande-Pièce à Limoges. Ce bâtiment de 4 500 m² remplace l’ancienne usine d’Isle, devenue obsolète après la panne définitive d’un four de cuisson en janvier 2024. Selon le quotidien Les Échos, l’incident a précipité la décision de construire un outil de production moderne.
Le projet, piloté par le directeur général Antoine de Rémur, a nécessité un investissement de 7 millions d’euros. Le financement est réparti entre 3,5 millions de fonds propres, 3 millions d’emprunt et environ 500 000 euros de subventions publiques. Limoges Métropole a versé 100 000 euros, tandis que la Caisse d’assurance retraite et de la santé au travail (Carsat) a accordé 140 000 euros pour optimiser l’ergonomie des postes de travail.
Une usine 100 % électrique et solaire
Le nouveau site se distingue par ses équipements visant à réduire l’impact environnemental. Il est équipé de deux fours 100 % électriques, alimentés en partie par 1 500 m² de panneaux photovoltaïques installés en toiture. Selon la communauté urbaine Limoges Métropole, qui a partagé l’information sur son compte X, ces panneaux couvrent environ 15 % des besoins énergétiques de l’usine. La manufacture conserve ainsi son savoir-faire artisanal tout en intégrant des technologies de décarbonation.
Le bâtiment de 4 500 m² abrite 3 600 m² d’ateliers de production et 900 m² de bureaux administratifs et de magasin d’usine. Ce dernier permet aux visiteurs d’acheter directement des pièces de porcelaine. Les aménagements ont été conçus avec la Carsat pour prévenir les troubles musculosquelettiques chez les 60 salariés.
Un fleuron de l’export limousin
Porcelaines Raynaud réalise un chiffre d’affaires d’environ 9 millions d’euros, dont 80 % provient de l’exportation, selon Les Échos. La manufacture, fondée en 1919, fournit des hôtels de luxe, des palaces et des particuliers dans le monde entier. Son installation au parc de la Grande-Pièce, zone d’activité dynamique de Limoges, confirme l’ancrage territorial de l’entreprise.
Contexte dans la Haute-Vienne
Limoges, préfecture de la Haute-Vienne, compte environ 130 000 habitants. La filière porcelaine reste emblématique du département, même si elle a perdu des emplois depuis les années 1980. L’investissement de Raynaud, dans un contexte de transition énergétique, illustre la volonté de moderniser un secteur patrimonial. Selon l’INSEE, l’industrie manufacturière représente encore 12 % des emplois salariés du département. D’autres entreprises locales, comme Bernardaud ou Haviland, ont également engagé des travaux de rénovation énergétique.
Alors que le tournoi de Wimbledon débute ce lundi 29 juin (quatre Français lancent le tournoi), l’actualité économique limousine reste marquée par ce type d’investissement industriel. Par ailleurs, l’exploit de Carla Leite en WNBA (32 points en quadruple prolongation) montre la diversité des performances régionales.
Prochaine étape : monter en production
L’usine est désormais opérationnelle. Les équipes doivent transférer l’ensemble des lignes de production depuis l’ancien site d’Isle. La montée en puissance devrait permettre d’atteindre le rythme de croisière d’ici la fin de l’année 2026. Aucune embauche supplémentaire n’a été annoncée à ce stade.