Port-en-Bessin : 45 000 tonnes mobilisées pour sauver le premier port de pêche normand
Le préfet Stéphane Bredin a visité le chantier le 30 avril. Fin des travaux prévue au printemps 2027, pour 28 millions d'euros.
Le préfet du Calvados Stéphane Bredin s'est rendu sur le chantier de réhabilitation du port de Port-en-Bessin-Huppain le 30 avril 2026. Le projet, à 28 millions d'euros, mobilise 45 000 tonnes de matériaux pour restaurer des infrastructures vieilles de plus de 170 ans. Fin prévue au printemps 2027.
Le préfet du Calvados Stéphane Bredin s’est rendu sur le chantier de réhabilitation du port de Port-en-Bessin-Huppain le 30 avril 2026. Le projet, à 28 millions d’euros, mobilise 45 000 tonnes de matériaux pour restaurer des infrastructures vieilles de plus de 170 ans. Fin prévue au printemps 2027.
L’essentiel
- Visite officielle : Le préfet Stéphane Bredin, le président du Conseil départemental et le maire de Port-en-Bessin-Huppain ont visité le chantier le 30 avril 2026.
- Chantier colossal : 45 000 tonnes de matériaux et 5 000 blocs de béton mobilisés pour la réhabilitation des môles Est et Ouest.
- Budget total : 28 millions d’euros HT, financés à 90 % par le Département du Calvados et à 10 % par l’État.
- Calendrier : Chantier démarré le 5 janvier 2026, fin prévue au printemps 2027.
- Poids économique : Premier port de pêche de Normandie, 6e au niveau national, avec 9 000 tonnes de produits de la mer débarqués chaque année.
Une visite officielle pour un chantier d’ampleur
Le 30 avril 2026, le préfet Stéphane Bredin a arpenté le chantier de Port-en-Bessin-Huppain aux côtés du président du Conseil départemental du Calvados, du maire et d’élus locaux. La visite, organisée par le Département, propriétaire et maître d’ouvrage des installations portuaires, a permis de faire un point sur l’avancement des travaux, selon le compte officiel de la préfecture sur X.
Le préfet avait déjà effectué un premier déplacement sur le site le 23 avril 2026, selon l’invitation de presse publiée par le Conseil départemental. Ces deux visites en moins de dix jours illustrent l’attention portée à ce chantier par les institutions.
45 000 tonnes de matériaux, trois phases de travaux
Les travaux ont débuté le 5 janvier 2026, selon Ouest-France. Ils se déroulent en trois phases distinctes. La première concerne le renforcement du môle Est, entre l’hiver 2026 et le printemps 2027. La deuxième porte sur le môle Ouest, du printemps 2026 à l’automne 2027. La troisième couvre la protection de la promenade et des quais, de l’automne 2026 à l’automne 2027.
Au total, le chantier mobilise 45 000 tonnes de matériaux et 5 000 blocs de béton de plusieurs tonnes, selon la préfecture. Les travaux incluent également la sécurisation de la promenade Signac, la réhabilitation du quai de l’Épi, le renforcement du quai Letourneur et la modernisation des réseaux et espaces publics.
Le port, dont les ouvrages datent du XIXe siècle, accuse plus de 170 ans d’usure face à la houle et aux tempêtes. Le Département du Calvados a décidé d’intervenir pour sécuriser le front de mer face aux aléas climatiques, dont la fréquence s’accroît.
Un budget à 90 % départemental
Le coût total du projet est estimé à 28 millions d’euros HT. Le Département du Calvados en assume 90 %, soit environ 25,2 millions d’euros. L’État contribue pour les 10 % restants, selon les données publiées par le Conseil départemental. Pour des projets de cette nature liés à la résilience du littoral, cette logique de cofinancement État-collectivités est désormais courante sur les ouvrages exposés aux risques climatiques.
Des protections pour les mammifères marins
Le chantier intègre des mesures spécifiques de protection des mammifères marins et des espèces marines sensibles, selon la préfecture. La Manche Libre a détaillé ces adaptations dans un article consacré aux contraintes environnementales du projet. Les entreprises en charge des travaux doivent respecter des protocoles précis lors des opérations de battage et d’immersion, pour limiter l’impact sonore et physique sur la faune sous-marine.
Contexte dans le Calvados
Port-en-Bessin-Huppain est le premier port de pêche de Normandie et le sixième au niveau national, selon les Ports du Calvados. Le site accueille environ 60 bateaux de pêche et emploie quelque 250 marins, pour des débarquements annuels d’environ 9 000 tonnes de produits de la mer. En 2025, plus de 2 200 tonnes de coquilles Saint-Jacques y ont été débarquées, selon un post de la Préfecture du Calvados sur Facebook.
Historiquement, le port existe depuis plus de mille ans : la commune est mentionnée comme portus dès 1096, selon Wikipedia. La criée a été créée en 1975. Le port est géré par le Département du Calvados, qui en est propriétaire dans le cadre de sa compétence sur les ports départementaux.
Dans un département dont le littoral s’étend sur plus de 120 kilomètres, la pérennité des infrastructures maritimes représente un enjeu économique direct pour les filières halieutiques. Ce type de réhabilitation lourde est comparable, à une autre échelle, aux grands chantiers de rénovation que conduisent d’autres collectivités normandes et du nord de la France.
Prochaine étape : phases 2 et 3 à l’automne
La deuxième phase - renforcement du môle Ouest - est déjà engagée depuis le printemps 2026. La troisième phase, consacrée à la protection de la promenade et des quais, doit démarrer à l’automne 2026. Des restrictions de circulation sur les môles sont en vigueur pendant la durée des travaux. La fin de l’ensemble du chantier est attendue au printemps 2027, sous réserve des conditions météorologiques en mer.
Sources
- Préfecture du Calvados (@Prefet14) : Tweet officiel de la Préfecture du Calvados sur la visite du chantier
- Conseil départemental du Calvados : Visite du chantier de pérennisation des môles et des ouvrages
- Ouest-France : Les travaux de réhabilitation du port de Port-en-Bessin commencent lundi 5 janvier
- La Manche Libre : Port-en-Bessin : modernisation du port de pêche, comment le chantier s'adapte aux espèces marines sensibles