Predator Files : la justice grecque enterre l’enquête, le scandale d’État resurgit
Le procureur général Konstantinos Tzavellas a refusé de rouvrir l'enquête sur l'espionnage de dizaines de personnalités grecques, malgré une décision de la cour pénale d'Athènes ordonnant le contraire.
Le procureur général grec a classé sans suite l'affaire Predator le 27 avril 2026, ignorant une ordonnance de réouverture. Les commanditaires politiques restent intouchables.
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Indépendance judiciaire en cause
Le procureur général Tzavellas a refusé d'exécuter une ordonnance de réouverture émise par une cour pénale, et a supervisé l'EYP durant la période des écoutes. Le conflit d'intérêts n'a fait l'objet d'aucun examen.
87 victimes, aucun commanditaire identifié
La cour pénale d'Athènes a reconnu 87 victimes du logiciel Predator, dont au moins 26 personnalités publiques (ministres, opposants, journalistes, hauts gradés). Quatre opérateurs d'Intellexa ont été condamnés. Les commanditaires politiques restent intouchables.
Une contradiction publique non instruite
Le gouvernement Mitsotakis affirme n'avoir jamais acheté Predator. Le procureur affirme que Predator n'est vendu qu'aux États. Trois hypothèses logiques en découlent, gouvernement qui ment, procureur qui se trompe, ou État tiers impliqué, aucune n'a été enquêtée.
L'Europe observe, sans contraindre
Le Parlement européen a débattu en mars 2026 sans résolution. La Commission n'a engagé aucune procédure formelle contre la Grèce sur le fondement de l'État de droit. Le recours d'Androulakis devant la CEDH reste la seule voie ouverte.
Une loi de 2019 qui protège les condamnés
La législation grecque de 2019 a déclassé l'infraction de violation de la confidentialité des communications de crime à délit. Conséquence : les peines sont plafonnées à huit ans correctionnels et les quatre opérateurs d'Intellexa restent libres en attendant l'appel.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- Le 27 avril 2026, le procureur général grec Konstantinos Tzavellas a classé sans suite l'enquête Predator.
- Il refuse d'exécuter une ordonnance de réouverture émise par une cour pénale d'Athènes, en s'appuyant sur l'article 43§6 du CPP qui lui donne un pouvoir d'appréciation discrétionnaire.
- Quatre opérateurs d'Intellexa ont été condamnés à 126 ans et 8 mois en février 2026, mais restent libres en appel grâce à une loi de 2019 qui a déclassé l'infraction de crime à délit.
- La cour pénale d'Athènes a identifié 87 victimes au moins 26 sont des personnalités publiques (ministres, opposants, journalistes).
- Le Parlement européen a débattu de la situation le 11 mars 2026, sans résolution contraignante.
Le 27 avril 2026 [1], Konstantinos Tzavellas [2], procureur général de la Cour de cassation grecque [3], a classé sans suite le dossier Predator. Six semaines [4] de délibération pour signer l’enterrement judiciaire d’un scandale d’écoutes ayant visé ministres, opposants, entrepreneurs, hauts gradés militaires et journalistes [5].
Le fondement juridique invoqué tient en une phrase: l’article 43, paragraphe 6 du Code de procédure pénale grec [6]. Tzavellas a écrit: « The elements invoked by the Athens Single-Member Misdemeanor Court do not constitute new evidence capable of justifying the retrieval of the case file from the archive » [7]. Aucun élément nouveau, donc pas de réouverture.
Une décision qui ignore une ordonnance de la cour pénale
La chronologie raconte autre chose que l’argument procédural. Une cour pénale avait ordonné la réouverture du dossier [8]. Tzavellas a refusé d’exécuter cette décision [9]. Il s’appuie presque entièrement sur le travail antérieur du procureur adjoint Achilleas Zisis [10], qui avait déjà classé l’affaire [11].
L’article 43, paragraphe 6 du Code de procédure pénale grec exige des « faits nouveaux » pour rouvrir un dossier archivé. Dans l’architecture procédurale grecque, c’est au procureur général de la Cour de cassation qu’il revient d’apprécier le caractère « nouveau » des éléments transmis par une juridiction inférieure. Cette appréciation est largement discrétionnaire: elle ne peut pas être contredite par la cour pénale qui a renvoyé les questions, ni forcée par les avocats des victimes. C’est ce verrou procédural qui permet à Tzavellas d’ignorer les trois questions non résolues que la cour pénale d’Athènes lui a explicitement renvoyées pour action supplémentaire [12].
Trois mois plus tôt, le 26 février 2026 [13], cette même cour pénale d’Athènes avait condamné quatre personnes liées à Intellexa à un total cumulé de 126 ans et 8 mois d’emprisonnement [14], dont 8 ans de prison ferme [15]. Le tribunal avait identifié 87 victimes [16]. Tzavellas a estimé que ces éléments n’étaient pas « nouveaux ».
26 ou 87 victimes? Deux périmètres, une même réalité
Deux chiffres circulent dans l’affaire et leur écart n’a jamais été arbitré publiquement. Le premier - au moins 26 personnalités [17] - correspond aux cibles publiques identifiées par les enquêtes journalistiques depuis 2022 et reprises par les travaux de la commission PEGA du Parlement européen: ministres, opposants, journalistes, hauts gradés militaires [5]. Ce sont les visages connus du Predatorgate. Le second - 87 victimes [16] - est le décompte judiciaire retenu par la cour pénale d’Athènes lors du verdict de février 2026, qui inclut des cibles anonymes ou non publiques identifiées au cours de l’instruction. Entre les deux, 61 victimes supplémentaires reconnues par la justice mais dont l’identité n’a pas été rendue publique. La décision Tzavellas ignore ces deux périmètres à la fois.
Les condamnés d’Intellexa, libres en attendant l’appel
Les quatre condamnés sont Tal Dilian [18], ancien agent des services de renseignement israéliens et fondateur d’Intellexa, Sara Hamou [19], partenaire commerciale de Tal Dilian, Felix Bitzios [20], ancien administrateur adjoint et actionnaire d’Intellexa, et Yiannis Lavranos [21], propriétaire de l’entreprise Kriel qui aurait fourni Predator. Tal Dilian était absent au verdict [22]. Les peines sont suspendues en attendant l’appel [23]. Tous restent libres [24].
Les chefs retenus: « violation du secret des communications téléphoniques », « intervention dans un système d’archivage de données à caractère personnel de manière répétée », « accès illégal à des données » [25]. En 2023 [26], les États-Unis avaient placé Intellexa sur une liste interdisant toute transaction commerciale avec des entités américaines [27]. Tal Dilian fait également l’objet de sanctions individuelles américaines [28].
Une loi de 2019 qui plafonne les peines
Si les quatre condamnés sont libres en attendant l’appel, ce n’est pas un hasard procédural: c’est l’effet direct d’une loi votée en 2019 [29]. Cette législation a déclassé l’infraction de violation de la confidentialité des communications, la faisant passer du régime criminel au régime délictuel [30]. Conséquence mécanique: ce qui aurait pu relever de la réclusion criminelle, avec des peines lourdes effectivement purgées, est désormais plafonné à des peines correctionnelles de huit ans maximum, susceptibles d’être assorties de sursis ou suspendues en appel. Les quatre opérateurs d’Intellexa en bénéficient directement [31]. Sans cette loi, le verdict du 26 février 2026 [13] aurait probablement entraîné une incarcération immédiate. Avec elle, le total cumulé de 126 ans et 8 mois [14] devient une fiction comptable - chacun reste à son domicile.
Dix angles aveugles identifiés par les avocats des victimes
Zacharias Kesses [32], avocat représentant plusieurs victimes confirmées de Predator, a identifié dix points aveugles [33] dans la décision du procureur. Il qualifie le classement « a provocative act of cover-up » [34]. Une source juridique citée par To Vima résume le mécanisme: « What was never properly investigated gets recorded as ‘not proven’ - and that becomes the justification for not investigating further » [35].
Le 24 avril [36], le bureau de Kesses a tenté de soumettre formellement de nouveaux documents sensibles. Tzavellas a refusé de les recevoir. Le procureur avait détenu le dossier pendant environ vingt jours sans mener d’actes d’enquête [37].
Tzavellas a également servi comme procureur principal supervisant le service national de renseignement (EYP) durant la période où les autorisations de surveillance étaient signées [38]. Le conflit d’intérêts est public. Il n’a fait l’objet d’aucun examen.
Les victimes: journalistes, opposants, ministres du gouvernement
L’affaire Predator a éclaté en mars 2022 [39] quand le journaliste d’investigation Thanasis Koukakis [40] a découvert que son téléphone avait été infecté par Predator [41], parallèlement à une mise sur écoute par le service national de renseignement grec [42]. Le journaliste Stavros Malichudis [43] a également été ciblé. Nikos Androulakis [44], dirigeant du PASOK-KINAL et alors député européen, a découvert que son téléphone avait été visé alors qu’il siégeait au Parlement européen [45].
Christos Spirtzis [46], ancien ministre des Transports sous le gouvernement Syriza, avait témoigné devant la cour pénale d’Athènes: son téléphone, ciblé par Predator en novembre 2021 [47], contenait des e-mails à contenu classifié. Selon Times of Israel, des membres de l’EYP, des chefs des forces armées et des ministres du gouvernement Mitsotakis lui-même figurent parmi les victimes [48].
La contradiction Mitsotakis/procureur: trois hypothèses, aucune instruite
Acculé en juillet 2022 [49] après les révélations sur Androulakis, le Premier ministre Kyriakos Mitsotakis [50] avait assuré que l’État grec n’avait « jamais acheté ou utilisé » Predator [51]. Le procureur lors du réquisitoire du 6 février [52] a pourtant déclaré: « Predator n’est pas accessible aux particuliers, il n’est proposé à la vente qu’aux services de l’État » [53]. Selon le procureur lui-même, aucune agence d’État grecque - ni l’EYP, ni l’unité antiterroriste, ni la police hellénique (ELAS), ni le ministère de la Protection du Citoyen - n’a été impliquée dans Predator [54] [55] [56] [57].
Si l’on tient les trois propositions pour vraies simultanément, il ne reste que trois hypothèses logiques. Soit le gouvernement Mitsotakis ment, et un service grec a bien acheté Predator. Soit le procureur se trompe, et Predator a été vendu à un acteur privé grec. Soit un État tiers a acheté Predator pour espionner des ministres grecs sur le sol grec - ce qui constituerait un acte d’ingérence étrangère majeur. Aucune des trois pistes n’a été instruite. Aucun porte-parole gouvernemental n’a été sollicité publiquement pour répondre à cette contradiction précise depuis le réquisitoire du 6 février. La décision Tzavellas referme le dossier sans avoir tranché entre ces trois scénarios.
Les absents du procès: Dimitriadis, Mitsotakis
L’affaire avait entraîné la démission de Grigoris Dimitriadis [58], collaborateur et neveu du Premier ministre. Le directeur de l’EYP avait également quitté ses fonctions [59]. En juillet 2024 [60], la Cour suprême grecque avait disculpé les services de renseignement et les responsables politiques mis en cause [61].
Aucune des sources consultées ne mentionne que Grigoris Dimitriadis - figure dont la démission demeure le seul acte politique concret de l’affaire - ait été convoqué ou entendu dans le cadre de l’instruction ayant abouti aux condamnations de février 2026. Aucune ne mentionne non plus que Kyriakos Mitsotakis [50] lui-même ait été appelé à témoigner. C’est précisément ce silence procédural que vise Nikos Androulakis lorsqu’il déclare, après la décision Tzavellas: « The man who was blackmailing the Greek prime minister was never called to testify before Greek justice » [62]. La phrase vaut pour Tal Dilian [18]. Elle vaut aussi, par symétrie, pour le neveu et collaborateur du Premier ministre.
Réactions: « entente entre le procureur, le gouvernement et les témoins »
Thanasis Koukakis [63] a réagi auprès du Soir: « La décision du procureur général de la Cour de cassation grecque est injustifiée et erronée. Elle contribue à diffuser, dans la population, le sentiment qu’il y a une forme d’entente entre le procureur, le gouvernement et les témoins du gouvernement » [64].
Nikos Androulakis, après le verdict de février 2026, avait déclaré: « Il s’agit d’une lourde défaite pour l’État parallèle organisé par le système du palais Maximos et par le Premier ministre Kyriakos Mitsotakis » [65].
Le scandale a été comparé au Watergate par la presse grecque [66]. Pendant ce temps, des manifestations conduites par des syndicats se déroulent à Athènes, Thessalonique et dans plusieurs villes de Grèce [67]. Le métro et les services ferroviaires sont à l’arrêt [68].
L’Europe regarde, sans agir
Le 11 mars 2026 [69], le Parlement européen a débattu avec la Commission européenne de la situation de l’État de droit en Grèce après les condamnations Predatorgate [70]. Les sujets: indépendance judiciaire, protection des droits fondamentaux, usage des technologies de surveillance dans l’UE et nécessité de garanties plus strictes [71] [72]. Un comité d’enquête du Parlement européen avait remis ses recommandations en juin 2023 [73]. Le débat s’est tenu sous procédure de déclaration de la Commission, sans résolution [74].
Manolis Velergakis [75], qui représente Androulakis devant la Cour européenne des droits de l’homme dans une procédure connexe, poursuit la voie du recours européen. Le leader socialiste a déposé un recours devant la CEDH [76].
Le commanditaire reste introuvable
Rebecca White, chercheuse au Security Lab d’Amnesty International [77], a déclaré en février 2026: « Presque quatre ans après la révélation du Predatorgate en Grèce, nous voyons enfin des conséquences pour les personnes impliquées dans cette utilisation abusive des technologies de surveillance » [78]. Elle a ajouté: « Des interrogations subsistent quant au rôle du gouvernement grec, qui a toujours nié avoir acheté ou utilisé le logiciel Predator » [79].
Le procureur a depuis ordonné une enquête criminelle pour espionnage contre les condamnés et d’autres personnes potentiellement impliquées, citant une possible collaboration avec des acteurs étatiques étrangers [80]. Cette procédure est distincte du dossier que Tzavellas vient d’archiver. Les commanditaires politiques présumés des écoutes via Predator restent, eux, hors d’atteinte judiciaire - protégés par un verrou procédural (l’article 43§6 CPP), une loi de 2019 qui plafonne les peines, et une contradiction publique que personne n’a instruite.
► Lire aussi: Tous nos articles sur les logiciels espions
Sources
Voir le détail de chaque fait sourcé (80)
« Lundi 27 avril, le procureur général de la Cour de cassation, Konstantinos Tzavellas, a choisi de classer sans suite le dossier »
paradisfj.info ↗ ↩
« Greece’s Supreme Court Prosecutor Konstantinos Tzavellas has rejected calls to reopen the high-profile Predator spyware wiretapping case »
greekcitytimes.com ↗ ↩
« le refus qu’a opposé le procureur Konstantinos Tzavellas, à la demande de rouvrir l’enquête sur les écoutes téléphoniques »
lesoir.be ↗ ↩
« It took him roughly six weeks to reach that conclusion. »
tovima.com ↗ ↩
« le mouchard a visé au moins 26 personnes dont des ministres, des membres de l’opposition, des entrepreneurs, des hauts gradés de l’armée et des journalistes »
paradisfj.info ↗ ↩
« does not constitute “new facts” under Article 43, Paragraph 6 of the Greek Code of Criminal Procedure »
tovima.com ↗ ↩
« “The elements invoked by the Athens Single-Member Misdemeanor Court do not constitute new evidence capable of justifying the retrieval of the case file from the archive,” Tzavellas wrote in a lengthy statement. »
tovima.com ↗ ↩
« cette réouverture du dossier a été ordonnée par une Cour pénale, décision qu'il refuse donc d'exécuter »
lesoir.be ↗ ↩
« décision qu'il refuse donc d'exécuter. Pour protéger les autorités gouvernementales (en l'espèce Mitsotakis 1) et/ou les forces de l'ordre "habilitées" »
lesoir.be ↗ ↩
« Consequently, the conclusions of Deputy Supreme Court Prosecutor Achilleas Zisis are not overturned.” »
tovima.com ↗ ↩
« His ruling, lawyers argue, rests almost entirely on the earlier work of Zisis »
tovima.com ↗ ↩
« It referred three unresolved questions to the prosecutor for further action »
tovima.com ↗ ↩
« Le 26 février 2026, la cour pénale d’Athènes a condamné quatre personnes »
amnesty.org ↗ ↩
« condamné [.] à une peine totale cumulée de 126 ans et huit mois d’emprisonnement »
amnesty.org ↗ ↩
« quatre responsables de l’entreprise Intellexa. Ont été condamnés à huit ans de prison. »
lemonde.fr ↗ ↩
« targeting 87 victims. »
tovima.com ↗ ↩
« le mouchard a visé au moins 26 personnes dont des ministres, des membres de l’opposition, des entrepreneurs, des hauts gradés de l’armée et des journalistes »
paradisfj.info ↗ ↩
« Tal Dilian, ancien agent des services de renseignement israéliens et fondateur d’Intellexa »
amnesty.org ↗ ↩
« Sara Hamou, partenaire commerciale de celui-ci »
amnesty.org ↗ ↩
« Felix Bitzios, ancien administrateur adjoint et actionnaire d’Intellexa »
amnesty.fr ↗ ↩
« Yiannis Lavranos, propriétaire de l’entreprise Kriel, qui aurait fourni Predator »
amnesty.fr ↗ ↩
« l’Israélien Tal Dilian, fondateur de la société et ancien militaire, absent lors du verdict. »
lemonde.fr ↗ ↩
« The sentences have been suspended pending an appeal »
europarl.europa.eu ↗ ↩
« They were later found guilty and received suspended prison sentences pending appeal »
greekcitytimes.com ↗ ↩
« condamnés à huit ans de prison pour « violation du secret des communications téléphoniques », « intervention dans un système d’archivage de données à caractère personnel de manière répétée » et « accès illégal à des données ». »
lemonde.fr ↗ ↩
« En 2023, Intellexa avait été placée par les États-Unis sur une liste. »
fr.timesofisrael.com ↗ ↩
« En 2023, Intellexa avait été placée par les États-Unis sur une liste l’empêchant de réaliser toute transaction commerciale avec des personnes physiques ou morales américaines. »
fr.timesofisrael.com ↗ ↩
« Dilian, un ancien officier du renseignement de l’armée israélienne, avait également fait l’objet de sanctions à titre individuel. »
fr.timesofisrael.com ↗ ↩
« Les quatre responsables. Ont bénéficié d’une loi favorable de 2019. »
lemonde.fr ↗ ↩
« Les quatre responsables. Ont bénéficié d’une loi favorable de 2019 qui a déclassé de crime à délit l’infraction de violation de la confidentialité des communications. »
lemonde.fr ↗ ↩
« Les quatre responsables grecs et israéliens ont bénéficié d’une loi favorable de 2019. »
lemonde.fr ↗ ↩
« Zacharias Kesses, an Athens attorney and legal representative of several of the confirmed Predator surveillance targets, has been central to the push for a review »
tovima.com ↗ ↩
« he has identified 10 specific blind spots in Tzavellas’s ruling »
tovima.com ↗ ↩
« Zacharias Kesses, attorney for a group of Predator victims, called the ruling “a provocative act of cover-up.” »
tovima.com ↗ ↩
« “What was never properly investigated gets recorded as ‘not proven’ - and that becomes the justification for not investigating further,” one legal source told TA NEA »
tovima.com ↗ ↩
« on April 24 his office formally attempted to submit new sensitive documents as evidence - which Tzavellas declined to receive. »
tovima.com ↗ ↩
« the prosecutor held the case file for roughly 20 days without conducting any investigative acts »
tovima.com ↗ ↩
« Tzavellas served as senior prosecutor overseeing the National Intelligence Service during the period when surveillance authorizations were being signed »
tovima.com ↗ ↩
« Le scandale du « Predatorgate » a éclaté en mars 2022 lorsque le journaliste Thanasis Koukakis a découvert que son téléphone avait été infecté par le logiciel espion Predator »
amnesty.org ↗ ↩
« le journaliste Thanasis Koukakis a découvert que son téléphone avait été infecté par le logiciel espion Predator »
amnesty.org ↗ ↩
« le journaliste Thanasis Koukakis a découvert que son téléphone avait été infecté par le logiciel espion Predator, une technologie très invasive, et qu’il avait été placé sur écoute par le Service national de renseignement grec »
amnesty.fr ↗ ↩
« il avait été placé sur écoute par le Service national de renseignement grec »
amnesty.org ↗ ↩
« les journalistes Thanasis Koukakis et Stavros Malichudis, ainsi que le chef de l’opposition sociale-démocrate du Pasok, Níkos Androulákis, découvrent que leurs téléphones sont infectés »
paradisfj.info ↗ ↩
« Nikos Androulakis, dirigeant du parti d’opposition PASOK-KINAL, s’est également aperçu que son téléphone avait été visé par Predator alors qu’il était membre du Parlement européen »
amnesty.org ↗ ↩
« Nikos Androulakis, dirigeant du parti d’opposition PASOK-KINAL, s’est également aperçu que son téléphone avait été visé par Predator alors qu’il était membre du Parlement européen »
amnesty.fr ↗ ↩
« Christos Spirtzis, ancien ministre des transports sous le gouvernement Syriza, qui avait été ciblé par le logiciel espion Predator. »
lemonde.fr ↗ ↩
« his phone, targeted by Predator in November 2021, contained emails with classified content. »
tovima.com ↗ ↩
« « Des membres du gouvernement, de l’EYP, des chefs des forces armées, des ministres et d’autres personnes ont été victimes. » »
fr.timesofisrael.com ↗ ↩
« L’affaire avait pris une tournure politique en juillet 2022, lorsque Androulakis avait annoncé. »
fr.timesofisrael.com ↗ ↩
« des ministres du gouvernement de Kyriakos Mitsotakis »
fr.timesofisrael.com ↗ ↩
« Acculé, le Premier ministre Mitsotakis, avait assuré que l’État grec n’avait « jamais acheté ou utilisé » Predator. »
fr.timesofisrael.com ↗ ↩
« a-t-il fait valoir lors de son réquisitoire, le 6 février »
fr.timesofisrael.com ↗ ↩
« « Predator n’est pas accessible aux particuliers, il n’est proposé à la vente qu’aux services de l’État », a-t-il fait valoir lors de son réquisitoire, le 6 février. »
fr.timesofisrael.com ↗ ↩
« no Greek state agency - not the National Intelligence Service (EYP), not the Counterterrorism Unit, not the Hellenic Police (ELAS), not the Ministry of Citizen Protection - was found to have been involved with Predator. »
tovima.com ↗ ↩
« no Greek state agency - not the National Intelligence Service (EYP), not the Counterterrorism Unit, not the Hellenic Police (ELAS), not the Ministry of Citizen Protection - was found to have been involved with Predator. »
tovima.com ↗ ↩
« no Greek state agency - not the National Intelligence Service (EYP), not the Counterterrorism Unit, not the Hellenic Police (ELAS), not the Ministry of Citizen Protection - was found to have been involved with Predator. »
tovima.com ↗ ↩
« no Greek state agency - not the National Intelligence Service (EYP), not the Counterterrorism Unit, not the Hellenic Police (ELAS), not the Ministry of Citizen Protection - was found to have been involved with Predator. »
tovima.com ↗ ↩
« Ce « Watergate grec », comme le surnomment les médias, avait entraîné la démission de l’un des plus proches collaborateurs du Premier ministre, qui est également son neveu, Grigoris Dimitriadis. »
fr.timesofisrael.com ↗ ↩
« Le directeur des services de renseignement EYP avait également quitté ses fonctions. »
fr.timesofisrael.com ↗ ↩
« En juillet 2024, la Cour suprême a disculpé les services de renseignement et les responsables politiques mis en cause »
amnesty.fr ↗ ↩
« la Cour suprême a disculpé les services de renseignement et les responsables politiques mis en cause »
amnesty.fr ↗ ↩
« “The man who was blackmailing the Greek prime minister was never called to testify before Greek justice,” Androulakis said »
tovima.com ↗ ↩
« Le journaliste Thanassis Koukakis ne peut cacher sa déception quand il évoque auprès du Soir le refus qu’a opposé le procureur Konstantinos Tzavellas »
lesoir.be ↗ ↩
« La décision du procureur général de la Cour de cassation grecque est injustifiée et erronée. Elle contribue à diffuser, dans la population, le sentiment qu’il y a une forme d’entente entre le procureur, le gouvernement et les témoins du gouvernement. »
lesoir.be ↗ ↩
« « Il s’agit d’une lourde défaite pour l’État parallèle organisé par le système du palais Maximos [le siège du Premier ministre] et par le Premier ministre Kyriakos Mitsotakis », a jugé Nikos Androulakis. »
fr.timesofisrael.com ↗ ↩
« The case has shaken Greek politics for years, drawing comparisons to Watergate and prompting a parliamentary inquiry »
tovima.com ↗ ↩
« Union-led marches are underway in Athens, Thessaloniki and cities across Greece »
tovima.com ↗ ↩
« metro and rail services shut down as transit workers join the demonstrations »
tovima.com ↗ ↩
« Debate: Wednesday 11 March »
europarl.europa.eu ↗ ↩
« Parliament will debate with Commission representatives the rule of law situation in Greece »
europarl.europa.eu ↗ ↩
« not least regarding judicial independence and the protection of fundamental rights »
europarl.europa.eu ↗ ↩
« as well as on questions over the broader use of surveillance technologies in the EU, and the need for stronger safeguards to prevent abuse »
europarl.europa.eu ↗ ↩
« Parliament set up a committee of inquiry, which delivered its recommendations in June 2023 »
europarl.europa.eu ↗ ↩
« Procedure: Commission statement, no resolution »
europarl.europa.eu ↗ ↩
« Manolis Velergakis, who represents Androulakis before the European Court of Human Rights in a related proceeding »
tovima.com ↗ ↩
« Le leader socialiste a déposé un recours devant la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) »
fr.timesofisrael.com ↗ ↩
« Rebecca White, chercheuse au sein du Security Lab d’Amnesty International, a déclaré »
amnesty.fr ↗ ↩
« « Presque quatre ans après la révélation du “Predatorgate” en Grèce, nous voyons enfin des conséquences pour les personnes impliquées dans cette utilisation abusive des technologies de surveillance. » »
amnesty.fr ↗ ↩
« « Des interrogations subsistent quant au rôle du gouvernement grec, qui a toujours nié avoir acheté ou utilisé le logiciel Predator. » »
amnesty.fr ↗ ↩
« A prosecutor has since also ordered their criminal investigation for espionage, along with others who may be involved, citing potential collaboration with foreign state actors »
europarl.europa.eu ↗ ↩
Sources
- No Grounds to Revive Wiretap Case – Top Prosecutor Says Evidence Insufficient Greek City Times
- Top Greek Prosecutor Ends Predator Spyware Probe, Rejecting New Inquiry
- En Grèce, l’enterrement judiciaire du « scandale des écoutes » fait craindre pour l’Etat de droit
- En Grèce, après la condamnation de responsables de la société d’un logiciel espion, la probable ouverture d’une enquête pour espionnage
- Grèce. Les condamnations dans le scandale du « Predatorgate » sont un rare exemple de respect de l’obligation de rendre des comptes pour l’utilisation abusive des technologies de surveillance
- Predator Scandal: 10 Blind Spots in the Decision to Drop the Case
- Affaire Predator : Un fabricant israélien de logiciels espions condamné à 8 ans de prison
- « Predator Files » : en Grèce, la clôture de l’affaire d’espionnage fait scandale
- Rule of law in Greece: MEPs discuss “Predatorgate” convictions | 09-03-2026 | News
- Grèce. Les condamnations dans le scandale du « Predatorgate » sont un rare exemple de respect de l’obligation de rendre des comptes pour l’utilisation abusive des technologies de surveillance
