Préfailles : le cachalot échoué évacué après cinq jours d’opérations

Un jeune mâle de 12 mètres est mort le 10 avril sur la plage Éric Tabarly, sa dépouille emportée par barge le 15 avril.

Préfailles : le cachalot échoué évacué après cinq jours d'opérations
Illustration Stéphane Joly / info.fr

Un cachalot de 17 tonnes s'est échoué vivant dans la nuit du 9 au 10 avril 2026 à Préfailles, en Loire-Atlantique. L'animal est mort malgré les secours. L'évacuation de la carcasse, retardée par la météo, a finalement eu lieu le 15 avril.

La plage Éric Tabarly de Préfailles a été le théâtre d’un échouage inhabituel. Dans la nuit du 9 au 10 avril 2026, un jeune mâle cachalot de 12 mètres et environ 17 tonnes s’est retrouvé vivant sur le sable, gravement blessé. Sapeurs-pompiers de Loire-Atlantique, SNSM et agents de l’Office français de la biodiversité (OFB) sont intervenus dans la journée, selon la préfecture de Loire-Atlantique. Sans succès : l’animal est mort le 10 avril.

Une évacuation reportée à plusieurs reprises

La plage a été fermée au public dès le 10 avril, selon la mairie de Préfailles. La dépouille, en décomposition rapide, devait être évacuée dès le 13 avril. Les conditions météo ont contraint les équipes à reporter l’opération à deux reprises. C’est finalement le 15 avril que la carcasse a quitté la plage, en trois heures, à l’aide d’une pelleteuse et d’une barge, selon Ouest-France. Le corps a été remorqué vers un lieu non divulgué pour limiter les risques sanitaires et environnementaux.

Des prélèvements pour comprendre l’échouage

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Le 16 avril, des scientifiques de l’Observatoire Pelagis - coordinateur du Réseau national échouages - ont effectué des prélèvements sur la dépouille, comme annoncé sur le site de l’observatoire. L’objectif : identifier les causes de la mort et de l’échouage. Les résultats sont attendus dans les semaines à venir.

Ce cas n’est pas isolé. Ouest-France rappelle qu’un cachalot s’était déjà échoué à Ouessant en 2023. Les spécialistes font état d’une augmentation des échouages de cétacés sur les côtes atlantiques françaises ces dernières années, soulignant les pressions croissantes sur ces populations.

Prochaine étape : l’Observatoire Pelagis doit publier ses conclusions sur les causes du décès. Ces données alimenteront les réflexions sur la protection des cachalots en Atlantique, selon Ouest-France.

Sources

Stéphane Joly

Stéphane Joly

Installé à Nantes, couvre la métropole, les tensions sur les transports, le port et les débats sur l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Formé au CFJ, il a travaillé en agence avant de s'ancrer en Loire-Atlantique. Conviction : ne jamais dépendre des communiqués de la mairie, interroger les associations, les syndicalistes, les riverains avant de publier.

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