Préfet 92 au SAMU 92 : « Les effets de la canicule persistent, restons vigilants »
Alexandre Brugère a remercié les équipes pour leur mobilisation pendant la canicule historique et appelé à ne pas baisser la garde malgré le retour en vigilance jaune.
Le préfet des Hauts-de-Seine, Alexandre Brugère, s'est rendu ce lundi 29 juin au SAMU 92 pour saluer l'engagement des soignants durant la canicule. Alors que le département repasse en vigilance jaune, il a rappelé que les effets de la chaleur peuvent perdurer plusieurs jours.
L’essentiel
- Fait 1 : Le préfet Alexandre Brugère a visité le SAMU 92 le 29 juin 2026 pour remercier les équipes.
- Fait 2 : Les Hauts-de-Seine sont repassés en vigilance jaune canicule à 6h ce lundi, après une semaine d’alerte rouge et orange.
- Fait 3 : Les appels au SAMU ont bondi de 80 % en Île-de-France sur la semaine écoulée.
- Fait 4 : La vigilance rouge a été la plus longue depuis l’été 2003, du 21 au 28 juin.
Une visite de remerciement au SAMU 92
Ce lundi 29 juin 2026, le préfet des Hauts-de-Seine Alexandre Brugère s’est rendu dans les locaux du SAMU 92 à Nanterre. Il est venu exprimer sa gratitude aux équipes médicales, aux régulateurs et aux ambulanciers pour leur mobilisation durant l’épisode caniculaire exceptionnel qui a touché le département. « Le préfet a tenu à saluer leur réactivité et leur dévouement », a indiqué la préfecture sur son compte officiel.
Vigilance maintenue malgré le retour au jaune
Depuis 6 heures ce matin, les Hauts-de-Seine sont repassés en vigilance jaune canicule, selon Météo-France. Une décrue qui intervient après une semaine marquée par un passage en vigilance rouge puis orange. Pourtant, le représentant de l’État a appelé à ne pas relâcher la surveillance. « Les effets de la canicule peuvent se faire ressentir sur l’organisme plusieurs jours après les chutes de température », a-t-il rappelé dans son message sur X. La déshydratation, les coups de chaleur ou les malaises peuvent survenir avec un décalage.
Pour cette raison, le préfet a décidé de maintenir de manière préventive les mesures sanitaires du plan ORSEC « gestion des vagues de chaleur ». Les écoles, crèches et infrastructures sportives, fermées durant le pic, ont rouvert normalement ce lundi.
Bilan de la canicule : records et mobilisation inédite
La semaine écoulée restera dans les annales. Le mercredi 24 juin 2026 a été la journée la plus chaude jamais enregistrée en France depuis le début des relevés en 1947, selon Météo-France. Dans les Hauts-de-Seine, l’alerte rouge a été activée à partir du 21 juin, une durée inégalée depuis l’été 2003. Les appels au SAMU ont bondi de 80 % en Île-de-France et de 15 à 20 % au niveau national, a rapporté le ministère de la Santé.
Pour faire face à la saturation du SAMU 92, les bénévoles de la Protection Civile des Hauts-de-Seine sont venus en renfort, intervenant à domicile et auprès des pompiers. Le préfet avait également signé le 26 juin l’arrêté n°2026-00792 interdisant la vente et la consommation d’alcool sur la voie publique à partir de midi, afin de limiter les risques liés à la chaleur.
Contexte dans les Hauts-de-Seine
Le département des Hauts-de-Seine, l’un des plus denses d’Île-de-France avec plus de 1,6 million d’habitants, a été particulièrement exposé à l’épisode caniculaire. Le SAMU 92, basé à l’hôpital Raymond-Poincaré de Garches, a vu son activité multipliée, notamment pour les personnes âgées isolées et les travailleurs exposés. La préfecture rappelle que le territoire compte une forte proportion de logements sans climatisation, ce qui aggrave la vulnérabilité. La Protection Civile a déployé des équipes mobiles pour distribuer de l’eau et conseiller les habitants.
Dans un contexte météorologique tendu, la préfecture du Calvados a également pris des mesures en levant l’interdiction horaire des moissons après l’amélioration des conditions, illustrant la diversité des décisions préfectorales face aux aléas climatiques (Calvados : après l’amélioration météo, la préfecture lève l’interdiction horaire des moissons).
Alors que le mercure continue de baisser, le préfet insiste sur la nécessité de maintenir les gestes de prévention : s’hydrater régulièrement, éviter les efforts physiques aux heures les plus chaudes et prendre des nouvelles des proches fragiles. La vigilance reste de mise pour les jours à venir.