La Préfète du Puy-de-Dôme échange avec les agriculteurs sur l’eau et le climat à Saint-Saturnin

Visite de la Préfète à l’EARL du Tabot le 21 avril pour discuter des défis agricoles avec les Jeunes Agriculteurs 63 et la FNSEA.

La Préfète du Puy-de-Dôme échange avec les agriculteurs sur l’eau et le climat à Saint-Saturnin
Illustration Audrey Faure / info.fr

Le 21 avril 2026, la Préfète du Puy-de-Dôme s’est rendue à l’exploitation agricole EARL du Tabot à Saint-Saturnin. Accompagnée des Jeunes Agriculteurs 63 et de la FNSEA 63, elle a abordé les enjeux de l’eau, du climat et du renouvellement des générations. L’État a réaffirmé son soutien aux projets agricoles.

La Préfète du Puy-de-Dôme a visité l’exploitation agricole EARL du Tabot à Saint-Saturnin le 21 avril 2026. Cette visite, organisée à l’invitation des Jeunes Agriculteurs 63 et de la FNSEA 63, a permis d’échanger sur les défis du secteur, notamment la gestion de l’eau et les impacts du changement climatique.

Des enjeux agricoles au cœur des discussions

Créée en 1991, l’EARL du Tabot est une exploitation spécialisée en polyculture, céréales et légumes. Lors de la visite, la Préfète a rappelé l’engagement de l’État aux côtés des agriculteurs. Selon le compte X de la préfecture, elle a souligné la mobilisation pour « accompagner les projets de réserves d’eau » et soutenir la profession face aux aléas climatiques.

Les échanges ont aussi porté sur le renouvellement des générations, un enjeu clé pour les Jeunes Agriculteurs 63. Le syndicat, qui regroupe les agriculteurs de 16 à 35 ans, milite pour des conditions favorables à l’installation des jeunes. En janvier 2026, une mobilisation à Clermont-Ferrand avait déjà mis en lumière les difficultés administratives et économiques du secteur.

Une campagne d’irrigation 2026 sous tension

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La gestion de l’eau reste un sujet sensible dans le Puy-de-Dôme. Selon Réussir, les demandes des exploitants pour la campagne d’irrigation 2026 correspondent aux volumes disponibles, mais les attentes restent fortes. L’assemblée générale des irrigants, tenue en février, avait souligné les besoins en infrastructures pour sécuriser les récoltes.

La FNSEA nationale insiste sur l’adaptation au dérèglement climatique, perçu comme un risque pour la sécurité alimentaire, mais aussi comme une opportunité pour moderniser les pratiques. Dans le Puy-de-Dôme, les services de l’État préparent actuellement la campagne d’irrigation pour les exploitants individuels, avec des volumes encore disponibles sur l’axe Allier.

Cette visite s’inscrit dans un contexte de mobilisation accrue des agriculteurs. En janvier, une manifestation à Clermont-Ferrand avait rassemblé des centaines de professionnels pour dénoncer les contraintes administratives et défendre leurs revenus. Les discussions du 21 avril marquent une étape dans le dialogue entre l’État et les syndicats, alors que les défis climatiques et hydriques pèsent sur l’avenir du secteur.

Sources

Audrey Faure

Audrey Faure

Basée à Clermont-Ferrand, elle traite l'industrie du pneumatique, les tensions sur l'emploi chez Michelin, l'université et les projets de métropole. Formée à Sciences Po Grenoble, elle a commencé en presse écrite. Ligne de travail : interroger les syndicalistes, les élus, les étudiants, croiser les bilans sociaux avant de publier.

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