Présidentielle 2027 : les banques françaises ferment la porte au RN, la démocratie cherche son guichet
À un an du scrutin, le premier parti des sondages ne trouve aucun préteur. Et il n'est pas le seul.
Aucune banque française ne veut prêter au RN les 10,7 millions nécessaires à sa campagne. Le patron de la FBF reconnaît un problème. Mais refuse d'ordonner.
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Un blocage qui dépasse le RN
Tous les trésoriers des partis interrogés en 2021 par Yaël Braun-Pivet et Philippe Gosselin signalaient des difficultés de financement, notamment aux élections locales.
Un risque comptable, pas idéologique
Sarkozy 2012, Hidalgo et Pécresse 2022 : trois précédents récents où l'État n'a pas remboursé. Les banques refusent de porter seules ce risque.
La voie étrangère devenue impossible
Le RN s'est financé en 2014 via une banque tchéco-russe, en 2017 via la Russie, en 2022 via la Hongrie d'Orbán. Trois portes désormais fermées politiquement.
La banque de la démocratie, dix ans de promesses
Promise par Macron en 2017, abandonnée en 2018 par Belloubet, relancée par Bayrou en janvier 2025. Une proposition de loi est attendue. Pas pour 2027.
Le piège de l'arbitrage public
Remplacer le filtre des banques privées par un guichet public ne supprime pas le filtre du seuil de 5 %. Le juriste Romain Rambaud alerte : qui assumera de refuser un candidat ?
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- Le RN cherche 10,7 millions d'euros, montant maximal remboursable par l'État pour un finaliste du second tour.
- Daniel Baal, président de la FBF, reconnaît un problème mais refuse d'ordonner aux banques de prêter.
- Le remboursement public exige 5 % des voix et la validation des comptes trois candidats récents ont échoué.
- Tous les partis signalent des difficultés de financement, pas seulement le RN.
- La « banque de la démocratie » est promise depuis 2017 elle ne sera pas opérationnelle pour 2027.
La scène se joue le 29 avril [1] sur RTL. Daniel Baal [2], président de la Fédération bancaire française et patron du Crédit Mutuel [2], lâche trois mots qui valent aveu: « Oui c’est un problème » [3]. La question portait sur le fait qu’aucune banque française ne voulait prêter de l’argent au Rassemblement national [4] pour financer sa campagne présidentielle de 2027 [5]. Traduction: le premier parti de France en sondages ne trouve pas un seul guichet pour avancer 10,7 millions d’euros [6].
Le RN cherche cette somme depuis mi-avril [7], date à laquelle son trésorier l’a indiquée à l’AFP [7]. Elle correspond au montant maximal remboursable par l’État pour les candidats qualifiés au second tour [6]. Jordan Bardella [8] confirmait la semaine précédente sur Europe 1-CNews être encore « en train de rechercher un établissement bancaire » [9]. À un an du scrutin [10], le compteur tourne à vide.
Le cadre légal: un risque que les banques refusent de porter seules
Pour comprendre le blocage, il faut lire le Code électoral à l’envers. L’État rembourse une grande partie des frais engagés par un candidat qui dépasse 5 % des suffrages exprimés au premier tour [11]. Deux conditions cumulatives: ce score minimum, et la validation des comptes de campagne [12] par la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques [13], présidée par Christian Charpy [14]. L’article 4 de la Constitution [15] consacre le rôle des partis dans l’expression du suffrage.
L’architecture juridique repose sur plusieurs articles du Code électoral encadrant les dons aux candidats, le plafond des dépenses de campagne et l’obligation de tenir un compte de campagne certifié, déposé auprès de la CNCCFP. La sanction d’un rejet est lourde: refus du remboursement forfaitaire, et possible inéligibilité prononcée pour une présidentielle. Voilà l’épée de Damoclès que les comités de crédit voient en premier.
Daniel Baal met en avant « un vrai risque » [16]. Et cite un précédent qui glace les comités de crédit: « Qui aurait pu penser que le président sortant Nicolas Sarkozy [en 2012] se fasse invalider ses comptes de campagne? » [17]. Nicolas Sarkozy n’a pas eu ses comptes de campagne validés en 2012 et n’a pas été remboursé [17]. Anne Hidalgo et Valérie Pécresse n’ont pas dépassé les 5 % en 2022 [18]. La défaite des LR la même année a privé le parti du remboursement et a refroidi certaines banques [19]. Trois exemples, trois ardoises. L’incertitude autour de la candidature de Marine Le Pen [20] n’arrange rien.
On se souvient ici que Marine Le Pen a été condamnée en première instance dans l’affaire des assistants parlementaires européens, avec une peine d’inéligibilité, et que la procédure d’appel était toujours en cours au moment de la publication. Aucune des sources consultées ne précise si cette situation judiciaire entre formellement dans le calcul de risque des établissements bancaires, mais elle s’ajoute, dans les faits, aux trois ardoises citées plus haut.
L’aveu sans l’injonction
Baal reconnaît le problème. Mais il ajoute aussitôt: « Je ne dis pas aujourd’hui aux banques françaises faites des prêts pour les candidats aux élections présidentielles » [21]. Questionné sur les prêts accordés à d’autres partis, il répond: « je ne sais pas où on en est » [22]. Comprendre: la profession constate, n’ordonne pas, et renvoie la balle. « C’est une responsabilité des pouvoirs publics, le fonctionnement de la vie démocratique, le financement de la vie démocratique, in fine c’est bien l’État qui le fait » [23].
Sa proposition: que l’État garantisse les prêts accordés par les banques aux candidats [24]. Une « intervention publique dès le départ » [25]. Autre piste évoquée par le président de Crédit Mutuel Alliance fédérale [26]: une avance directe aux candidats [27]. La FBF, contactée par Politico, n’a « pas de commentaires à faire à ce sujet » [28]. Rideau.
« Donc, on fait quoi? »
La réplique vient de Marine Le Pen [20], sur X: « À part les dons, limités seules les banques (européennes) peuvent financer une campagne présidentielle. Les prêts de particuliers ne peuvent pas financer une campagne présidentielle. Donc, on fait quoi? » [29]. La question n’est pas rhétorique. Les dons de particuliers sont plafonnés à 4 600 euros par donateur [30]. Le RN n’a pas de capacité d’autofinancement [31] et rembourse une dette quasi intégralement composée de prêts de particuliers [32].
Sébastien Chenu [33], vice-président du Rassemblement national et député du Nord [33], dénonce sur BFMTV: « Qui peut accepter que le premier parti de France en nombre d’adhérents, en nombre de parlementaires, en score aux dernières élections, en sondages aux prochaines élections ne puisse pas se financer? C’est totalement indécent dans une démocratie comme la France » [34]. « Aujourd’hui nous faisons le tour des banques françaises, c’est la priorité » [35], ajoute-t-il. La stratégie d’image lissée du parti bute sur l’arithmétique.
Le passé qui colle aux semelles
Le RN connaît le scénario. En 2014, faute de banque française, il a emprunté à un établissement tchéco-russe [36]. La créance issue de ce prêt a ensuite été rachetée par des entités russes, lien financier qui a perduré pendant la campagne de 2017 [37]. En 2022, après le durcissement de la loi, Marine Le Pen a obtenu un prêt en Hongrie, alors dirigée par Viktor Orbán [38]. Trois scrutins, trois financeurs étrangers. Politiquement intenable aujourd’hui. Marine Le Pen elle-même reconnaissait en 2023: « Nous n’avons depuis des années jamais réussi à obtenir le moindre prêt de la moindre banque française et je dirais même mieux de la moindre banque européenne » [39].
Le phénomène n’est pas isolément français. Selon plusieurs sources, des partis dits « antisystème » ont rencontré des difficultés similaires d’accès au crédit bancaire dans d’autres démocraties européennes. À chaque fois, le même paradoxe: des établissements privés, soumis à des exigences de conformité de plus en plus lourdes, deviennent de fait les premiers filtres de l’offre politique - sans en avoir reçu le mandat.
Le sujet n’est pas que le RN
C’est le point que personne ne souligne assez. Yaël Braun-Pivet [40], présidente de l’Assemblée nationale, le rappelle le 28 avril [41] sur Europe 1: « J’avais auditionné l’ensemble des trésoriers des partis politiques. Et tous nous avaient dit qu’ils avaient des problèmes de financement, pas que le RN, notamment pour les élections les plus locales » [42]. Le rapport a été cosigné en 2021 [43] avec Philippe Gosselin [44], député LR. Tous les partis, donc. Y compris ceux qui ne s’en plaignent pas en public.
Côté Renaissance, le ton est inverse: « on est blindés », confie au HuffPost un proche de Gabriel Attal [45]. Le parti dispose d’environ 40 millions d’euros [46], en partie grâce à la vente de son siège estimée à 31 millions [47]. Les Républicains comptent sur les subventions publiques, soit 7,4 millions en 2025 [48]. À gauche, François Ruffin [49] et Clémentine Autain [50], tous deux candidats déclarés à la tête de leurs micropartis respectifs [49] [50], multiplient les appels aux dons. Raphaël Glucksmann [51] organise des dîners avec des « acteurs économiques » pour Place Publique. Chacun bricole.
La « banque de la démocratie »: un serpent de mer relancé
Le projet a un nom, une histoire, et un cimetière. En 2017, Emmanuel Macron l’incluait dans son programme [52]. Idée portée par François Bayrou [53], alors ministre de la Justice [54], qui l’avait intégrée à son projet de loi pour la confiance dans la vie politique [55]. Le texte est voté après sa démission [56], mais la mesure est abandonnée en juillet 2018 par la garde des Sceaux Nicole Belloubet [57]. Reste un médiateur du crédit aux candidats et aux partis, créé en 2018 [58]. Lot de consolation.
Bayrou remet le dossier sur la table, en proposant d’adosser cette banque à la Caisse des dépôts et consignations [59]. Dans sa déclaration de politique générale du 14 janvier [60], il annonce sa création [61]. Sur LCI: « Je suis déterminé à proposer la « banque de la démocratie ». Ce qui est choquant, c’est que les financements de politiques sont décidés par des banques privées » [62]. Objectif officiel: « que le financement des partis politiques et des campagnes ne dépende plus de choix de banques privées, mais puisse éventuellement [.] être le fait d’organismes publics » [63].
Une proposition de loi, et beaucoup de réserves
Dix députés Droite républicaine ont déposé une proposition de loi « portant création d’une Banque de la démocratie pour le financement équitable des campagnes électorales » [64]. Eric Thiers [65], conseiller spécial du Premier ministre, est à la manœuvre, sur des modalités encore inconnues [65]. Une proche de Matignon glisse: « Je pense qu’il sera moins question d’une création ex nihilo que d’un portage par un acteur déjà existant pour un aspect opérationnel » [66].
Philippe Gosselin [67] abonde: « Le système de financement actuel est bancal et lacunaire. Mais il ne faut pas réinventer la poudre à canon avec un nouvel établissement: la Banque postale ou la Caisse des dépôts et consignations pourraient en être chargées » [68]. Voilà pour l’enthousiasme officiel.
Le piège de l’arbitrage public
Les réserves, elles, viennent d’ailleurs - et touchent au cœur du dispositif. Jean-Raphaël Alventosa [69], ancien médiateur du crédit [69], résume le malaise: « Il faudrait arrêter d’inventer des solutions magiques à des problèmes qui ont été mal étudiés. Tout le monde est preneur d’un robinet public qui satisferait les candidats sans en connaître les critères légaux, politiques et réglementaires » [70].
Romain Rambaud [71], professeur de droit électoral à l’université Grenoble-Alpes [71], pose la question qui fâche sur son blog: « Comment l’opinion publique et la doctrine réagiraient-elles lorsque la banque publique de la démocratie refuserait de financer telle ou telle candidature, au motif que les chances d’atteindre le seuil du remboursement forfaitaire des dépenses électorales auraient été trop faibles? » [72]. Le piège est là, intact. Remplacer le filtre des banques privées par un filtre public ne supprime pas le filtre. Il le déplace - et politise son arbitrage.
Qui décidera des critères d’éligibilité au prêt public? Quelle autorité tranchera entre un candidat sondé à 4 % et un autre sondé à 6 %? Quels recours ouverts au candidat éconduit? Le projet de loi déposé reste muet sur ces points. Or, dans une présidentielle, le choix de financer ou non revient mécaniquement à fabriquer ou défaire une candidature. Confier cet arbitrage à un établissement public, fût-il adossé à la CDC, c’est créer une autorité dont les décisions seront contestables devant le juge administratif - et politiquement explosives à six mois d’un scrutin.
L’angle mort
Ce que personne ne dit. Daniel Baal pose le problème, suggère une garantie publique, et refuse d’ordonner aux banques de prêter [21]. Pendant ce temps, Renaissance vit sur 40 millions d’euros tirés en partie de la vente de son immobilier [46] [47]. LR encaisse 7,4 millions de fonds publics [48]. Le RN, lui, dépend de prêts de particuliers et cherche 10,7 millions [6]. La « banque de la démocratie » est présentée comme une réforme égalisatrice. Elle arrive à un moment où l’inégalité de trésorerie entre partis n’a jamais été aussi visible. Et où le parti qui en a le plus besoin est aussi celui que l’opinion publique soupçonnera, le jour venu, d’être servi en priorité par un guichet d’État. Le piège est posé avant le premier prêt.
Pourquoi maintenant? Parce que le calendrier ne laisse pas le choix. Mi-avril, le trésorier du RN sonne l’alerte [7]. Fin avril, le sujet explose médiatiquement. Début mai, la FBF avance une contre-proposition [73]. À un an du scrutin [10], une réforme du financement des partis prendrait au minimum dix-huit mois entre dépôt, navette, ordonnances éventuelles et mise en place opérationnelle. Le timing rend la « banque de la démocratie » utile pour le scrutin suivant. Pas pour 2027 [5]. Le RN le sait. Bayrou aussi.
Verdict final
Les banques françaises ne veulent pas du risque RN, mais elles n’avaient pas voulu non plus du risque Sarkozy 2012, ni du risque Hidalgo-Pécresse 2022. Le problème n’est pas idéologique. Il est comptable. La démocratie française a délégué le filtrage de ses candidats à des comités de crédit qui appliquent des barèmes de PME. Quand l’État reconnaît, par la voix de Daniel Baal, que c’est « bien l’État qui le fait » in fine [23], il valide une décennie de dérobade. La « banque de la démocratie » sera votée, ou non. En 2027 [5], elle n’existera pas. Les partis comptent leurs sous. Le RN, ses dettes. Et l’électeur, ses options.
Sources
Voir le détail de chaque fait sourcé (73)
« Le président de la Fédération bancaire française (FBF) Daniel Baal a jugé, ce mercredi 29 avril, problématiques les difficultés d'accès du Rassemblement national (RN) au crédit bancaire »
bfmtv.com ↗ ↩
« Le président de la Fédération bancaire française (FBF) Daniel Baal a jugé, ce mercredi 29 avril, problématiques les difficultés d'accès du Rassemblement national (RN) au crédit bancaire pour financer sa campagne présidentielle. [.] le dirigeant, aussi patron du Crédit Mutuel »
bfmtv.com ↗ ↩
« "Oui c'est un problème", a répondu sur RTL le dirigeant, aussi patron du Crédit Mutuel, interrogé sur le fait que, pour l'instant, aucune banque française ne voulait prêter de l'argent au RN. »
bfmtv.com ↗ ↩
« interrogé sur le fait que, pour l'instant, aucune banque française ne voulait prêter de l'argent au RN. »
bfmtv.com ↗ ↩
« Présidentielle 2027: le RN écarté du financement bancaire »
bfmtv.com ↗ ↩
« le RN est à la recherche d’une banque susceptible de lui avancer les 10,7 millions d’euros correspondant au montant maximal remboursable par l’Etat pour les candidats qualifiés au second tour »
liberation.fr ↗ ↩
« avait indiqué mi-avril le trésorier du parti à l’AFP »
liberation.fr ↗ ↩
« avait regretté mercredi dernier le président du parti, Jordan Bardella »
liberation.fr ↗ ↩
« Le Rassemblement national, lui, est toujours "en train de rechercher un établissement bancaire" a déclaré Jordan Bardella sur Europe 1-Cnews, la semaine dernière. »
europe1.fr ↗ ↩
« A près d’un an du scrutin »
20minutes.fr ↗ ↩
« l’Etat finit par accorder des remboursements d’une grande partie des frais engagés par la campagne lorsqu’un candidat dépasse 5 % des suffrages exprimés au premier tour »
liberation.fr ↗ ↩
« les conditions nécessaires pour que l'Etat rembourse les frais engagés par un parti politique: un score minimum de 5% des voix et une validation des comptes de campagne. »
bfmtv.com ↗ ↩
« la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP) »
lemonde.fr ↗ ↩
« Christian Charpy, le président de la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP) au Monde »
lemonde.fr ↗ ↩
« Une référence à la Constitution, dont l’article 4 consacre le rôle des « partis et groupements politiques [concourant] à l’expression du suffrage » »
lemonde.fr ↗ ↩
« mettant en avant "un vrai risque". »
bfmtv.com ↗ ↩
« «Qui aurait pu penser que le président sortant Nicolas Sarkozy [en 2012] se fasse invalider ses comptes de campagne?» »
liberation.fr ↗ ↩
« des candidats issus de "grands partis", n'avaient pas dépassé la barre fatidique des 5 % en 2022. Une référence à Anne Hidalgo et Valérie Pécresse »
lcp.fr ↗ ↩
« La violence de la défaite en 2022 a privé le parti du remboursement de l’État et refroidi certaines banques. »
huffingtonpost.fr ↗ ↩
« a réagi la patronne du Rassemblement national Marine Le Pen sur le réseau X. »
bfmtv.com ↗ ↩
« "Je ne dis pas aujourd'hui aux banques françaises faites des prêts pour les candidats aux élections présidentielles", a-t-il continué »
bfmtv.com ↗ ↩
« Questionné sur le fait que des prêts étaient accordés à d'autres partis, Daniel Baal a répondu "je ne sais pas où on en est". »
bfmtv.com ↗ ↩
« "C'est une responsabilité des pouvoirs publics, le fonctionnement de la vie démocratique, le financement de la vie démocratique, in fine c'est bien l'Etat qui le fait", a-t-il précisé. »
bfmtv.com ↗ ↩
« Daniel Baal, a suggéré lundi que l’Etat garantisse les prêts accordés par les banques aux candidats à l’élection présidentielle afin de faciliter le financement de leur campagne »
liberation.fr ↗ ↩
« Daniel Baal a estimé pertinente «une intervention publique dès le départ» »
liberation.fr ↗ ↩
« Autre possibilité: une avance directe aux candidats, envisage le président de Crédit mutuel Alliance fédérale »
liberation.fr ↗ ↩
« Autre possibilité: une avance directe aux candidats, envisage le président de Crédit mutuel Alliance fédérale »
liberation.fr ↗ ↩
« Contactée par POLITICO, la Fédération bancaire française “n’a pas de commentaires à faire à ce sujet” »
politico.eu ↗ ↩
« "A part les dons, limités seules les banques (européennes) peuvent financer une campagne présidentielle. Les prêts de particuliers ne peuvent pas financer une campagne présidentielle." »
lcp.fr ↗ ↩
« Ils peuvent aussi solliciter des dons de particuliers (hors entreprises et associations) qui ne doivent pas excéder 4 600 euros par donateur. »
huffingtonpost.fr ↗ ↩
« Le sujet est crucial pour un RN sans capacité d'autofinancement »
bfmtv.com ↗ ↩
« quasi intégralement composée de prêts de particuliers. »
bfmtv.com ↗ ↩
« « Qui peut accepter que le premier parti de France, en nombre d’adhérents et de parlementaires (.) ne puisse pas se financer et être financé? C’est totalement indécent dans une démocratie comme la France », a pesté Sébastien Chenu au micro de BFMTV. »
huffingtonpost.fr ↗ ↩
« "Qui peut accepter que le premier parti de France en nombre d'adhérents, en nombre de parlementaires, en score aux dernières élections, en sondages aux prochaines élections ne puisse pas se financer?" »
lcp.fr ↗ ↩
« « Aujourd’hui nous faisons le tour des banques françaises, c’est la priorité et nous espérons bien qu’une (d’entre elles) contribuera au jeu démocratique », a insisté Sébastien Chenu. »
huffingtonpost.fr ↗ ↩
« En 2014, la formation d’extrême droite avait finalement emprunté à une banque tchéco-russe puis, en 2022, à un établissement hongrois. »
lemonde.fr ↗ ↩
« En 2017, face au refus des banques françaises, le parti s’était tourné vers la Russie de Vladimir Poutine pour se financer. »
huffingtonpost.fr ↗
⚠️ Note INFO.FR: Le factoïde évoque un financement russe en 2017, mais en réalité le prêt initial date de 2014 (First Czech-Russian Bank); la créance a été rachetée ultérieurement par des entités russes. Il n'y a pas eu de nouveau prêt contracté en 2017 auprès de la Russie. ↩
« Après le durcissement de la loi, c’est en Hongrie, alors dirigée par Viktor Orbán que Marine Le Pen avait trouvé de l’aide en 2022. »
huffingtonpost.fr ↗ ↩
« "Nous n'avons depuis des années jamais réussi à obtenir le moindre prêt de la moindre banque française et je dirais même mieux de la moindre banque européenne" »
lcp.fr ↗ ↩
« la présidente de l'Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, souhaite une "banque de la démocratie". »
europe1.fr ↗ ↩
« Invitée de La Grande interview d'Europe 1-Cnews ce mardi 28 avril, la présidente de l'Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, souhaite une "banque de la démocratie". »
europe1.fr ↗ ↩
« "J'avais fait un rapport avec Philippe Gosselin, député des Républicains et donc j'avais auditionné l'ensemble des trésoriers des partis politiques. Et tous nous avaient dit qu'ils avaient des problèmes de financement, pas que le RN, notamment pour les élections les plus locales", a-t-elle assuré. »
europe1.fr ↗ ↩
« dans un rapport cosigné en 2021 »
politico.eu ↗ ↩
« "J'avais fait un rapport avec Philippe Gosselin, député des Républicains et donc j'avais auditionné l'ensemble des trésoriers des partis politiques." »
europe1.fr ↗ ↩
« « on est blindés », confie au HuffPost un proche de Gabriel Attal. »
huffingtonpost.fr ↗ ↩
« Le parti présidentiel dispose d’environ 40 millions d’euros, en partie grâce à la vente de son siège estimé à 31 millions. »
huffingtonpost.fr ↗ ↩
« en partie grâce à la vente de son siège estimé à 31 millions. »
huffingtonpost.fr ↗ ↩
« Bruno Retailleau peut toujours compter sur les dons des particuliers et les subventions publiques (7,4 millions en 2025) »
huffingtonpost.fr ↗ ↩
« François Ruffin et Clémentine Autain, candidats déclarés à la tête de leurs micropartis respectifs, communiquent régulièrement sur leurs campagnes d’appels aux dons. »
huffingtonpost.fr ↗ ↩
« François Ruffin et Clémentine Autain, candidats déclarés à la tête de leurs micropartis respectifs, communiquent régulièrement sur leurs campagnes d’appels aux dons. »
huffingtonpost.fr ↗ ↩
« Chez Place Publique où Raphaël Glucksmann se prépare, Le Parisien s’est fait l’écho de dîners entre l’eurodéputé et des « acteurs économiques » pour lever des fonds. »
huffingtonpost.fr ↗ ↩
« En 2017, le candidat Macron incluait dans son programme la création d’une « banque de la démocratie ». »
huffingtonpost.fr ↗ ↩
« François Bayrou a tenté, en vain, de porter cette mesure, en 2017 lorsqu’il était ministre de la Justice »
liberation.fr ↗ ↩
« en 2017 lorsqu’il était ministre de la Justice »
liberation.fr ↗ ↩
« Durant son court passage au ministère de la justice, en 2017, le fondateur du Mouvement démocrate (MoDem) l’avait intégrée à son projet de loi pour la confiance dans la vie politique. »
lemonde.fr ↗ ↩
« Votée après sa démission, celle-ci habilitait le gouvernement à créer cette fameuse banque et chargeait, en attendant, un médiateur du crédit aux candidats et aux partis politiques de faciliter les échanges. »
lemonde.fr ↗ ↩
« avant d'être finalement abandonné en juillet 2018 par la garde des Sceaux, Nicole Belloubet »
lcp.fr ↗ ↩
« Créé en 2018, un médiateur du crédit aux candidats et aux partis politiques »
politico.eu ↗ ↩
« De retour à Matignon en décembre 2024, le Palois remet le dossier sur la table. Il propose d’adosser cette nouvelle banque à la Caisse des dépôts et consignations pour « prendre en charge le prêt que vous auriez obtenu autrement auprès de banques privées ». »
huffingtonpost.fr ↗ ↩
« Le premier ministre confirmait par là une annonce qui figurait dans sa déclaration de politique générale du 14 janvier. »
lemonde.fr ↗ ↩
« Dans sa déclaration de politique générale, le Premier ministre a annoncé la création d’une “banque de la démocratie” »
politico.eu ↗ ↩
« « Je suis déterminé à proposer la “banque de la démocratie”, affirmait d’un ton solennel François Bayrou sur le plateau de LCI, le 10 juillet. Ce qui est choquant, c’est que les financements de politiques sont décidés par des banques privées. » »
lemonde.fr ↗ ↩
« le Premier ministre a annoncé la création d’une “banque de la démocratie” au nom du pluralisme politique. L’objectif? Que “le financement des partis politiques et des campagnes ne dépende plus de choix de banques privées, mais puisse éventuellement, [.] être le fait d’organismes publics” »
politico.eu ↗ ↩
« dix députés Droite républicaine viennent de déposer une proposition de loi "portant création d’une Banque de la démocratie pour le financement équitable des campagnes électorales" »
lcp.fr ↗ ↩
« C’est aujourd’hui le conseiller spécial du Premier ministre, Eric Thiers, anciennement chargé des institutions à l’Elysée, qui est à la manœuvre pour raviver ce dossier aux modalités encore inconnues »
politico.eu ↗ ↩
« “Je pense qu’il sera moins question d’une création ex nihilo que d’un portage par un acteur déjà existant pour un aspect opérationnel”, défend déjà une proche du Premier ministre »
politico.eu ↗ ↩
« ni au député Philippe Gosselin (LR), qui planche déjà sur une proposition de loi à venir, qu’il espère transpartisane »
politico.eu ↗ ↩
« “Le système de financement actuel est bancal et lacunaire. Mais il ne faut pas réinventer la poudre à canon avec un nouvel établissement: la Banque postale ou la Caisse des dépôts et consignations pourraient en être chargées”, imagine le parlementaire »
politico.eu ↗ ↩
« “Il faudrait arrêter d’inventer des solutions magiques à des problèmes qui ont été mal étudiés [.]”, se désole Jean-Raphaël Alventosa, dont la fonction s’est terminée cet été à l’issue d’un mandat de six ans »
politico.eu ↗ ↩
« “Il faudrait arrêter d’inventer des solutions magiques à des problèmes qui ont été mal étudiés. Tout le monde est preneur d’un robinet public qui satisferait les candidats sans en connaître les critères légaux, politiques et réglementaires. Même les banques seraient probablement ravies de se débarrasser d’un travail fastidieux”, se désole Jean-Raphaël Alventosa »
politico.eu ↗ ↩
« Le spécialiste du droit électoral Romain Rambaud met en avant un autre écueil »
politico.eu ↗ ↩
« “Comment l’opinion publique et la doctrine réagiraient-elles lorsque la banque publique de la démocratie refuserait de financer telle ou telle candidature, au motif que les chances d’atteindre le seuil du remboursement forfaitaire des dépenses électorales auraient été trop faibles?”, écrit sur son blog le professeur à l’université Grenoble-Alpes »
politico.eu ↗ ↩
« Le président de la Fédération bancaire française (FBF), Daniel Baal, a suggéré lundi que l’Etat garantisse les prêts accordés par les banques aux candidats à l’élection présidentielle »
liberation.fr ↗ ↩
Sources
- Présidentielle 2027 : la Fédération bancaire française propose une garantie publique pour les emprunts de candidats
- Présidentielle 2027: le RN écarté du financement bancaire, un "problème" pour le président de la Fédération bancaire française
- Face au problème de financement des partis politique, Yael Braun-Pivet plaide pour «la création d'une banque de la démocratie»
- "On fait quoi?": le RN dénonce les refus de prêts bancaires pour financer sa campagne de 2027 | LCP
- RN ruiné, Renaissance « blindé » : avant la présidentielle, les partis comptent leurs sous
- Le financement des partis politiques à la loupe de la Commission des comptes de campagne
- Le RN écarté du crédit bancaire, un « problème » pour le patron des banques
- « Banque de la démocratie » : les incertitudes d’un projet attendu par le RN et relancé par François Bayrou
- Banque de la démocratie : avant d’acheter l’idée, les politiques attendent de voir
