Procès d’Agnès Lassalle à Pau : la « petite voix » face aux experts
Trois ans après le meurtre en plein cours à Saint-Jean-de-Luz, l'élève devenu majeur comparaît à huis clos devant la cour d'assises des mineurs
Le procès s'ouvre ce 21 avril 2026 à Pau. Au centre des débats : quatre expertises psychiatriques qui se contredisent sur le discernement de l'accusé.
- Le procès s'ouvre à Pau ce mardi 21 avril, pour quatre jours à huis clos jusqu'au verdict du 24 avril.
- L'accusé, 19 ans aujourd'hui, avait 16 ans quand il a poignardé sa professeure d'espagnol en plein cours le 22 février 2023.
- Quatre expertises psychiatriques contradictoires au dossier : deux pour la pleine responsabilité, une pour une altération légère, une pour l'abolition du discernement.
- Trois articles en jeu : 221-3 CP (assassinat), 122-1 CP (discernement), L. 121-5 CJPM (excuse de minorité). Peine encourue : 20 à 30 ans, ou irresponsabilité pénale.
- Stéphane Voirin, compagnon d'Agnès Lassalle pendant 14 ans et partie civile, sera présent chaque jour au procès.
Pau, mardi matin. Derrière les portes fermées de la cour d’assises des mineurs des Pyrénées-Atlantiques [1], un jeune homme de 19 ans [2] s’assoit face à ses juges. Il avait 16 ans [3] quand il a tué sa professeure. Il en a trois de plus aujourd’hui. Quatre jours d’audience [4], à huis clos [5], jusqu’au verdict du 24 avril [6].
Le 22 février 2023 [7], 9 h 45 [8]. Sur les images de vidéosurveillance du lycée privé Saint-Thomas-d’Aquin de Saint-Jean-de-Luz [9], des élèves se ruent vers l’escalier. À l’intérieur de la salle, Agnès Lassalle [10], 53 ans [11], professeure d’espagnol depuis 1997 [12] dans cet établissement, vient de recevoir un coup de couteau au cœur. La lame fait 18 centimètres [13]. Un seul coup [14], « sec, rapide et fluide » [15] selon les témoins. L’aorte thoracique est sectionnée [16]. Rien à faire.
La veille, l’adolescent avait récupéré un couteau de cuisine chez son père [18]. Il l’avait enveloppé dans du papier essuie-tout [19] et glissé dans son sac. Le lendemain, vers 9 h 45 [8], il se lève, verrouille la porte de la classe de l’intérieur [20], revient vers le tableau, frappe. Un professeur d’une salle voisine vient lui faire lâcher l’arme [21]. Il tremble, ne résiste pas.
Deux phrases, deux thèses
Aux policiers, dans les minutes qui suivent son interpellation, l’adolescent dit deux choses. La première: « J’ai ruiné ma vie, c’est fini » [22]. La seconde: « Quelqu’un a pris possession de mon corps, c’est pas moi » [23]. Ces deux phrases, apparemment anodines, sont en réalité le nœud du procès qui s’ouvre.
La première atteste d’une conscience post-acte: celui qui parle sait ce qu’il a fait, en mesure les conséquences, se projette dans l’avenir ruiné. C’est l’argument que l’accusation opposera à toute thèse d’abolition du discernement. La seconde, à l’inverse, dissocie l’auteur de son geste, évoque une emprise extérieure, alimente la thèse d’une décompensation psychotique que la défense plaidera. Les experts psychiatres ont lu et relu ces quatre lignes. Ils n’en ont pas tiré les mêmes conclusions.
La « petite voix » au cœur du procès
L’accusé explique son geste par une « petite voix » [24] qu’il entendait dans sa tête. Un être « égoïste, manipulateur, égocentrique » [25], qui l’aurait incité à « faire le mal » [26]. Il l’a répété aux enquêteurs. Il l’avait dit à des proches avant le drame [27].
Quatre expertises psychiatriques ont été menées [28]: une pendant la garde à vue en février 2023 [29], trois durant l’instruction, en mai 2023 [30], avril 2024 [31] et novembre 2024 [32]. Les conclusions divergent radicalement. Comme l’a résumé Me Sagardoytho, elles « sont radicalement contraires, nous passons par tous les spectres du discernement » [33]. La première, menée en garde à vue, écarte tout trouble ayant aboli ou altéré le discernement [34][35] et conclut à la pleine responsabilité [36]. Une autre retient une altération « légère » [37][38]. La troisième, remise en novembre 2024 [39], conclut à l’abolition [40] du discernement, en raison de troubles anxieux « sévères » et d’antécédents suicidaires [41]. Quant à l’expertise de mai 2023 [30], son contenu précis n’a pas été rendu public dans les sources consultées - un angle mort du dossier qui laisse le curseur de la responsabilité entre les mains des jurés.
Le jeune homme était suivi depuis quatre ans [42] par un psychiatre. Il avait fait une tentative de suicide en octobre 2022 [43], quatre mois avant le drame. Avant d’être transféré à l’UHSA de Cadillac [44], en Gironde [45], établissement spécialisé dans les cas de grande souffrance mentale [46], il était détenu à Mont-de-Marsan [47].
Le cadre légal: trois articles pour trancher
L’accusé est jugé pour assassinat [49]. L’article 221-3 du Code pénal définit l’assassinat comme un meurtre commis avec préméditation et le punit de la réclusion criminelle à perpétuité - peine maximale qui, pour un mineur de plus de 16 ans au moment des faits, est ramenée à 30 ans de réclusion [50]. Si l’excuse de minorité est retenue au titre de l’article L. 121-5 du Code de la justice pénale des mineurs (ordonnance du 11 septembre 2019), la peine maximale est abaissée à 20 ans [51].
Reste l’article 122-1 du Code pénal, pivot du procès. Son alinéa 1er prévoit que la personne atteinte, au moment des faits, d’un trouble psychique ou neuropsychique ayant « aboli » son discernement n’est pas pénalement responsable: c’est l’irresponsabilité pénale, vers laquelle pointe l’expertise de novembre 2024 [39]. Son alinéa 2 prévoit que, si le trouble a seulement « altéré » le discernement, la personne reste punissable mais sa peine est réduite d’un tiers [52] - c’est le scénario de l’altération « légère » retenue par l’une des autres expertises. Entre les deux: la pleine responsabilité retenue par la première expertise [36]. Toute la question du procès tient dans ce curseur.
Me Thierry Sagardoytho [53], avocat de l’accusé, avait demandé une cinquième expertise menée par trois pédopsychiatres [54]. La chambre de l’instruction de la cour d’appel de Pau [55] l’a refusée le 3 juin [56]. Les juges ont estimé disposer de suffisamment d’éléments avec les quatre examens déjà effectués [57].
On se souvient que la question de l’irresponsabilité pénale pour abolition du discernement a profondément divisé la justice française ces dernières années, notamment dans l’affaire Halimi (Cour de cassation, avril 2021) qui avait conduit le législateur à durcir le régime de l’article 122-1 par la loi du 24 janvier 2022. Mais s’agissant d’un mineur auteur de violence létale en milieu scolaire, aucune affaire comparable récente n’a été identifiée dans la jurisprudence publique: le procès de Pau s’ouvre, de ce point de vue, sur un terrain juridique peu balisé.
Le compagnon, quatorze ans à chercher les causes
Stéphane Voirin [58] sera là tous les jours. Il portera, chaque jour du procès, un tee-shirt orné d’une photo différente de celle avec qui il a partagé quatorze ans de vie [59]. Installé à Biarritz [60], il s’est immergé dans le dossier et les expertises [61]. Il a mis six jours à tout lire [62]. Partie civile représentée par Me Sébastien Binet [63], il dispose à ce titre d’un accès plein à l’audience malgré le huis clos: en droit français, le huis clos protège la publicité des débats face au public et à la presse, mais les parties civiles constituées demeurent présentes tout au long du procès, assistent aux expertises contradictoires et peuvent intervenir par la voix de leur avocat. C’est en cette qualité qu’il occupera, chaque matin, un siège au premier rang.
« Ce drame, j’ai voulu en chercher les causes, les raisons, comprendre ce qui a pu le pousser à faire ça, l’émotion mise de côté », dit-il à France 3 [64]. Au procès, il attend autre chose. « J’espère seulement voir le prévenu afin que, pour une fois, il fasse face à ses responsabilités. La reconnaissance d’un geste, au moins, la reconnaissance de ce geste horrible », a-t-il confié à France 2 le 19 avril [65][66]. Et puis, sec: « Le pardon, ce n’est pas l’objectif du procès. Le procès, c’est faire vraiment justice » [67].
Du côté de la famille de l’accusé, le silence. Aucune source consultée ne précise si les parents du jeune homme - chez l’un desquels a été récupéré le couteau de la veille [18] - se sont constitués partie civile, ont été cités comme témoins ni s’ils seront présents à l’audience. Le huis clos rend l’information d’autant plus difficile à obtenir. Stéphane Voirin [58] lui-même a évoqué ce silence: le pardon, dit-il, « est au bout d’une longue route tortueuse, difficile, sur laquelle, pour l’instant, ils ne se sont même pas engagés » [68].
Ce que le procès ne jugera pas
Le huis clos [5] protégera l’accusé de la foule, pas le système scolaire de ses angles morts. Car il y a ce que les experts ne diront pas à la barre: comment un élève suivi depuis quatre ans [42] par un psychiatre, qui avait tenté de se suicider quatre mois plus tôt, qui confiait entendre des voix à ses proches, est-il arrivé un matin en cours avec une lame de 18 centimètres [13] dans son sac, sans qu’aucun dispositif ne l’intercepte?
Dans l’enseignement privé, le repérage des élèves en souffrance incombe aux enseignants [69]. Les établissements ne sont pas tenus d’avoir un service de santé sur place [70]. « L’équilibre financier de nos établissements ne nous permet pas d’en recruter. Ou alors, nous devrions augmenter fortement la contribution financière des familles », confiait Yann Diraison [71], adjoint au Secrétaire général de l’Enseignement catholique, à 20 Minutes. L’adolescent était suivi à l’extérieur [72]. Le lycée n’a rien vu venir.
Dans le public, c’est à peine mieux. Un infirmier scolaire pour 1 300 élèves en 2018 [73], un médecin pour 12 572 élèves [17], selon la Cour des comptes. Un rapport sénatorial de 2024 avait formulé 38 recommandations [74] sur la « solitude » des enseignants face aux agressions. Trois enseignants poignardés depuis 2020 [75], une dizaine d’enseignants tués en quarante ans [76]. Samuel Paty [77], Dominique Bernard [78] - pour le terrorisme. Agnès Lassalle [10], pour une « petite voix » dans la tête d’un élève de seconde.
Ce que personne ne dit
Trois ans pour arriver à Pau. Quatre expertises contradictoires, dont une dont la conclusion n’a pas été rendue publique. Un dossier de six jours de lecture [62]. Une décision qui se jouera, selon le curseur de l’article 122-1 du Code pénal, entre 20 [51] et 30 ans [50], ou rien du tout si l’irresponsabilité pénale est reconnue. Le procès jugera un geste, pas un système. Les 38 recommandations sénatoriales [74] attendent toujours. Serge Hastoy [79], secrétaire général de la Fep-CFDT Pays Basque, Béarn et Landes, le résume à ICI Pays Basque: « Le traumatisme est toujours là » [80].
Verdict vendredi 24 avril [81]. Au fond de la salle, Stéphane Voirin [58] portera une photo d’Agnès [10]. Celle du jour. La dernière sera pour le verdict.
Sources
Voir le détail de chaque fait sourcé (81)
-
Cour d'assises des mineurs de Pau - Juridiction où se déroule le procès
« ce mardi 21 avril à la Cour d'assises des mineurs de Pau »
france3-regions.franceinfo.fr ↗ ↩ -
19 ans - Âge actuel de l'accusé au moment du procès
« le jeune homme, aujourd'hui âgé de 19 ans »
lindependant.fr ↗ ↩ -
16 ans - Âge de l'accusé au moment du meurtre
« Le lycéen de 16 ans l'avait poignardée avec un couteau »
sudouest.fr ↗ ↩ -
quatre jours - Durée du procès
« durant quatre jours du 21 au 24 avril »
larepubliquedespyrenees.fr ↗ ↩ -
Procès à huis clos - Le procès se déroule portes fermées au public
« Derrière les portes de la salle, fermées au public en raison de la minorité de l'accusé »
larepubliquedespyrenees.fr ↗ ↩ -
24 avril - Date du verdict
« jusqu'au vendredi 24 avril, jour du verdict »
sudouest.fr ↗ ↩ -
22 février 2023 - Date du meurtre d'Agnès Lassalle
« le 22 février 2023, un adolescent venait d'enlever celle de sa compagne, Agnès Lassalle »
sudouest.fr ↗ ↩ -
9 h 45 - Heure du meurtre
« À 9 h 45 ce jour-là, alors que le cours touchait à sa fin »
lindependant.fr ↗ ↩ -
Saint-Thomas-d'Aquin - Collège-lycée privé catholique où enseignait la victime
« au collège-lycée privé catholique Saint-Thomas-d'Aquin »
lindependant.fr ↗ ↩ -
Agnès Lassalle - Victime, professeure d'espagnol
« Agnès Lassalle, 53 ans, professeure d'espagnol au lycée privé Saint-Thomas-d'Aquin »
sudouest.fr ↗ ↩ -
53 ans - Âge d'Agnès Lassalle au moment de sa mort
« Agnès Lassalle, 53 ans, professeure d'espagnol »
sudouest.fr ↗ ↩ -
1997 - Année depuis laquelle Agnès Lassalle enseignait à Saint-Thomas-d'Aquin
« La professeure, qui enseignait dans l'établissement depuis 1997 »
franceinfo.fr ↗ ↩ -
18 centimètres - Longueur de la lame utilisée pour le meurtre
« l'élève de seconde avait sorti en plein cours une lame de 18 centimètres »
sudouest.fr ↗ ↩ -
une seule fois - Nombre de coups portés à la victime
« Il a frappé une seule fois la victime de 53 ans »
sudouest.fr ↗ ↩ -
sec, rapide et fluide - Description du coup porté dans l'enquête
« Décrit comme « sec, rapide et fluide » dans l'enquête, le coup a atteint Agnès Lassalle »
sudouest.fr ↗ ↩ -
Agnès Lassalle a été touchée au cœur et à l'aorte thoracique - Blessures mortelles de la victime
« Agnès Lassalle a été touchée au cœur et à l'aorte thoracique »
sudouest.fr ↗ ↩ -
1 médecin scolaire pour 12.572 élèves - Ratio de médecins scolaires selon la Cour des comptes en 2018
« un médecin scolaire pour 12. 572 élèves »
20minutes.fr ↗ ↩ -
L'accusé a récupéré le couteau de cuisine la veille chez son père - Préméditation du geste
« Il avait récupéré le couteau de cuisine la veille chez son père »
lindependant.fr ↗ ↩ -
L'accusé a enroulé le couteau dans du papier essuie-tout et l'a glissé dans son sac - Préparation du meurtre
« l'enroulant dans du papier essuie-tout et le glissant dans son sac pour aller au lycée le lendemain »
lindependant.fr ↗ ↩ -
L'accusé s'est levé pour verrouiller la porte de la classe avant de poignarder sa professeure - Déroulement du meurtre
« Il s'était ensuite levé pour aller verrouiller la porte de la classe, calmement, avant de poignarder sa professeure »
sudouest.fr ↗ ↩ -
Un professeur d'une salle attenante a fait lâcher son arme au garçon sans qu'il n'oppose de résistance - Intervention après le crime
« Un professeur d'une salle attenante fera lâcher son arme au garçon « tremblant », sans qu'il n'oppose de résistance »
actu.fr ↗ ↩ -
J'ai ruiné ma vie, c'est fini - paroles de Lucas après le meurtre, adressées au professeur de mathématiques
« « J'ai ruiné ma vie, c'est fini », lâche-t-il. »
lemonde.fr ↗ ↩ -
Quelqu'un a pris possession de mon corps, c'est pas moi - déclaration de Lucas au professeur de mathématiques après le crime
« « Quelqu'un a pris possession de mon corps, c'est pas moi », ajoute l'adolescent. »
lemonde.fr ↗ ↩ -
petite voix - Explication donnée par l'accusé pour son geste
« qui a expliqué son geste par une "petite voix" qui lui parlait »
lindependant.fr ↗ ↩ -
égoïste, manipulateur, égocentrique - Description de la 'petite voix' selon l'accusé
« un être "égoïste, manipulateur, égocentrique" qui l'aurait incité à "faire le mal" »
lindependant.fr ↗ ↩ -
faire le mal - Ce que la 'petite voix' aurait incité l'accusé à faire
« qui l'aurait incité à "faire le mal" »
lindependant.fr ↗ ↩ -
entendre des voix par le passé et que le jour du drame, il avait obéi à une « petite voix » l'incitant à faire le mal - Déclaration de l'accusé à des proches
« L'adolescent avait confié à des proches entendre des voix par le passé et que le jour du drame, il avait obéi à une « petite voix » l'incitant à faire le mal »
sudouest.fr ↗ ↩ -
4 expertises psychiatriques - Nombre d'expertises effectuées pour évaluer la responsabilité pénale
« Au total, quatre expertises psychiatriques, l'une pendant la garde à vue et les trois autres durant l'instruction du dossier, ont été effectuées »
franceinfo.fr ↗ ↩ -
février 2023 - Date de la première expertise psychiatrique
« la première expertise, menée durant la garde à vue en février 2023 »
franceinfo.fr ↗ ↩ -
mai 2023 - Date de la deuxième expertise psychiatrique
« Le deuxième examen, effectué pendant l'instruction du dossier, en mai 2023 »
franceinfo.fr ↗ ↩ -
avril 2024 - Date de la troisième expertise psychiatrique
« la troisième expertise, en avril 2024 »
franceinfo.fr ↗ ↩ -
novembre 2024 - Date de la quatrième expertise psychiatrique
« cette expertise, menée en novembre 2024 »
franceinfo.fr ↗ ↩ -
sont radicalement contraires, nous passons par tous les spectres du discernement - Déclaration de l'avocat sur les conclusions des trois expertises psychiatriques
« les conclusions des trois expertises psychiatriques "sont radicalement contraires, nous passons par tous les spectres du discernement." »
francebleu.fr ↗ ↩ -
trouble psychique ou neuropsychique ayant aboli ou altéré son discernement ou le contrôle de ses actes - Conclusion d'une expertise psychiatrique écartant les troubles
« L'une écarte tout "trouble psychique ou neuropsychique ayant aboli ou altéré son discernement ou le contrôle de ses actes" »
lindependant.fr ↗ ↩ -
la première n'observe aucune pathologie psychiatrique - Conclusion de la première expertise psychiatrique
« la première n'observe aucune pathologie psychiatrique »
larepubliquedespyrenees.fr ↗ ↩ -
La première expertise considère le jeune homme comme pleinement responsable - Conclusion de la première expertise psychiatrique retenue par l'accusation
« La première, celle retenue par l'accusation, le considère comme pleinement responsable »
francebleu.fr ↗ ↩ -
légère - Degré d'altération du discernement retenu par une expertise
« L'un d'eux, mené par une équipe de trois experts, retient une altération « légère » du discernement »
sudouest.fr ↗ ↩ -
la deuxième relève une légère altération du discernement - Conclusion de la deuxième expertise psychiatrique
« la deuxième relève une légère altération du discernement »
larepubliquedespyrenees.fr ↗ ↩ -
novembre 2024 - Date de remise du dernier rapport psychiatrique
« un dernier rapport remis en novembre 2024 »
lindependant.fr ↗ ↩ -
aboli - Conclusion d'un dernier rapport psychiatrique sur le discernement
« un dernier rapport remis en novembre 2024 le juge "aboli" »
lindependant.fr ↗ ↩ -
conclut à l'abolition du discernement, en raison de troubles anxieux « sévères » et d'antécédents suicidaires - Conclusion de la troisième expertise psychiatrique
« la troisième, réalisée en novembre 2024, conclut à l'abolition du discernement, en raison de troubles anxieux « sévères » et d'antécédents suicidaires »
larepubliquedespyrenees.fr ↗ ↩ -
quatre ans - Durée du suivi psychiatrique de l'accusé avant le crime
« Sous antidépresseurs et suivi depuis quatre ans par un psychiatre »
larepubliquedespyrenees.fr ↗ ↩ -
octobre 2022 - Date d'une tentative de suicide de l'accusé
« le jeune homme avait tenté de se suicider en octobre 2022 »
larepubliquedespyrenees.fr ↗ ↩ -
UHSA de Cadillac - Lieu d'hospitalisation en détention de l'accusé avant le procès
« hospitalisé en détention au sein de l'unité hospitalière spécialement aménagée (UHSA) de Cadillac »
larepubliquedespyrenees.fr ↗ ↩ -
Gironde - Région où se situe l'hôpital prison de Cadillac
« l'hôpital prison de Cadillac, en Gironde »
francebleu.fr ↗ ↩ -
hôpital prison de Cadillac - Établissement spécialisé dans les cas de grande souffrance mentale où le jeune sera transféré
« Il va être très prochainement transféré à l'hôpital prison de Cadillac, en Gironde, spécialisé dans les cas de grande souffrance mentale »
francebleu.fr ↗ ↩ -
Mont-de-Marsan - Lieu de détention du jeune suspect
« le mineur, placé en détention à Mont-de-Marsan »
francebleu.fr ↗ ↩ -
Ce n'était pas moi ce jour-là - Déclaration répétée par l'accusé lors de ses auditions
« « Ce n'était pas moi ce jour-là » a-t-il pu répéter au cours de ses auditions »
larepubliquedespyrenees.fr ↗ ↩ -
Qualification d'assassinat retenue - Charge juridique contre l'accusé
« Un crime que la justice estime prémédité, la qualification d'assassinat a été retenue »
larepubliquedespyrenees.fr ↗ ↩ -
30 ans - Peine maximale encourue par l'accusé
« Il encourt une peine maximale de 30 ans de réclusion »
franceinfo.fr ↗ ↩ -
20 ans - Peine maximale si l'excuse de minorité est retenue
« Si l'excuse de minorité est retenue, cette peine est abaissée à 20 ans »
franceinfo.fr ↗ ↩ -
un tiers - Réduction de peine possible si l'altération du discernement est retenue
« Si elle est retenue par la cour, la peine sera réduite d'un tiers »
sudouest.fr ↗ ↩ -
Me Thierry Sagardoytho - Avocat de l'accusé
« commente l'avocat de l'accusé, Me Thierry Sagardoytho »
larepubliquedespyrenees.fr ↗ ↩ -
trois professionnels - Nombre d'experts en pédopsychiatrie demandés par l'avocat
« Trois professionnels inscrits sur la liste nationale des experts en pédopsychiatrie »
sudouest.fr ↗ ↩ -
cour d'appel de Pau - Juridiction ayant rejeté la demande d'expertise
« La chambre de l'instruction de la cour d'appel de Pau a rejeté la demande »
sudouest.fr ↗ ↩ -
3 juin - Date du rejet de la demande d'expertise psychiatrique par la chambre de l'instruction
« La chambre de l'instruction a rejeté, ce mardi 3 juin, la demande formulée par l'avocat »
sudouest.fr ↗ ↩ -
quatre examens - Nombre d'expertises psychiatriques déjà effectuées
« Les juges ont estimé disposer de suffisamment d'éléments avec les quatre examens déjà effectués »
sudouest.fr ↗ ↩ -
Stéphane Voirin - Compagnon d'Agnès Lassalle
« On se souvient des pas de danses de son compagnon, Stéphane Voirin »
sudouest.fr ↗ ↩ -
14 ans - Durée de la relation entre Agnès Lassalle et Stéphane Voirin
« qui portera durant chaque jour du procès un tee-shirt orné d'une photo différente de celle avec qui il a partagé quatorze ans de vie »
franceinfo.fr ↗ ↩ -
Biarritz - Lieu de résidence de Stéphane Voirin
« Stéphane Voirin, installé à Biarritz »
france3-regions.franceinfo.fr ↗ ↩ -
Stéphane Voirin - Compagnon d'Agnès Lassalle
« Stéphane Voirin s'est immergé dans le dossier et les expertises »
france3-regions.franceinfo.fr ↗ ↩ -
6 jours - Temps nécessaire pour lire et comprendre le dossier d'instruction
« Il faut six jours, selon lui, pour lire et comprendre mot à mot, l'ensemble des pièces du dossier »
france3-regions.franceinfo.fr ↗ ↩ -
Me Sébastien Binet - Avocat du compagnon de l'enseignante tuée
« selon son avocat, Me Sébastien Binet »
actu.fr ↗ ↩ -
Ce drame, j'ai voulu en chercher les causes, les raisons, comprendre ce qui a pu le pousser à faire ça, l'émotion mise de côté - Déclaration de Stéphane Voirin sur sa démarche
« Ce drame, j'ai voulu en chercher les causes, les raisons, comprendre ce qui a pu le pousser à faire ça, l'émotion mise de côté »
france3-regions.franceinfo.fr ↗ ↩ -
19 avril - Date de l'entretien de Stéphane Voirin avec France 2
« lors d'un entretien accordé à France 2 le dimanche 19 avril »
fakta.co ↗ ↩ -
J'espère seulement voir le prévenu afin que, pour une fois, il fasse face à ses responsabilités. La reconnaissance d'un geste, au moins, la reconnaissance de ce geste horrible. - Déclaration de Stéphane Voirin sur ses attentes du procès
« J'espère seulement voir le prévenu afin que, pour une fois, il fasse face à ses responsabilités. La reconnaissance d'un geste, au moins, la reconnaissance de ce geste horrible. »
fakta.co ↗ ↩ -
Le pardon, ce n'est pas l'objectif du procès. Le procès, c'est faire vraiment justice. - Déclaration de Stéphane Voirin à France Télévisions sur l'objectif du procès
« Le pardon, ce n'est pas l'objectif du procès. Le procès, c'est faire vraiment justice. »
fakta.co ↗ ↩ -
Le pardon est au bout d'une longue route tortueuse, difficile, sur laquelle, pour l'instant, ils ne se sont même pas engagés - Déclaration de Stéphane Voirin sur le pardon et le silence de la famille de l'accusé
« Le pardon est au bout d'une longue route tortueuse, difficile, sur laquelle, pour l'instant, ils ne se sont même pas engagés »
fakta.co ↗ ↩ -
Dans le privé, le repérage des élèves en souffrance psychologique incombe aux enseignants - Responsabilité du repérage dans les établissements privés
« Dans le privé, le repérage des élèves en souffrance psychologique incombe donc aux enseignants »
20minutes.fr ↗ ↩ -
Les établissements privés ne sont pas obligés de posséder un service de santé implanté dans leurs murs - Cadre légal des établissements privés
« ils ne sont pas obligés de posséder un service de santé implanté dans leurs murs »
20minutes.fr ↗ ↩ -
Yann Diraison, adjoint au Secrétaire général de l'Enseignement catholique - Représentant de l'enseignement privé catholique
« Yann Diraison, adjoint au Secrétaire général de l'Enseignement catholique »
20minutes.fr ↗ ↩ -
L'adolescent était suivi par un médecin psychiatre en dehors du lycée - Suivi médical de l'auteur de l'agression
« cet adolescent était suivi par un médecin psychiatre en dehors du lycée »
20minutes.fr ↗ ↩ -
1 infirmier scolaire pour 1.300 élèves en 2018 - Ratio d'infirmiers scolaires selon la Cour des comptes
« il y avait un infirmier scolaire pour 1.300 élèves en 2018 »
20minutes.fr ↗ ↩ -
38 recommandations - Nombre de recommandations du rapport sénatorial de 2024
« En 2024, un rapport sénatorial avait dénoncé la "solitude" des enseignants face aux menaces et agressions et formulé 38 recommandations »
ici.fr ↗ ↩ -
3 - Nombre d'enseignants poignardés depuis 2020
« l'Éducation nationale pleurait la perte d'une troisième enseignante poignardée depuis 2020 »
ouest-france.fr ↗ ↩ -
une dizaine - Nombre de meurtres de professeurs depuis quarante ans
« L'AFP a recensé une dizaine de meurtres de professeurs depuis une quarantaine d'années »
actu.fr ↗ ↩ -
Samuel Paty - Professeur victime du terrorisme mentionné par Stéphane Voirin
« Samuel Paty et Dominique Bernard ont été des hommes victimes du terrorisme »
france3-regions.franceinfo.fr ↗ ↩ -
Dominique Bernard - Professeur victime du terrorisme mentionné par Stéphane Voirin
« Samuel Paty et Dominique Bernard ont été des hommes victimes du terrorisme »
france3-regions.franceinfo.fr ↗ ↩ -
Serge Hastoy - Secrétaire général de la Fep-CFDT Pays Basque, Béarn et Landes
« Serge Hastoy, secrétaire général de la Fep-CFDT Pays Basque, Béarn et Landes, premier syndicat de l'enseignement privé »
ici.fr ↗ ↩ -
Le traumatisme est toujours là - Déclaration de Serge Hastoy sur l'état des enseignants
« "Le traumatisme est toujours là", témoigne sur ICI Pays Basque, Serge Hastoy »
ici.fr ↗ ↩ -
24 avril - Date du verdict
« La cour d'assises devra trancher ce vendredi 24 avril »
larepubliquedespyrenees.fr ↗ ↩
Sources
- Meurtre d’Agnès Lassalle au Pays basque : le procès de l’adolescent qui a poignardé sa professeure s’ouvre à Pau
- Le lycéen de 16 ans avait poignardé son enseignante en plein cours : quatre jours de procès à huis clos à Pau
- Procès de l'élève accusé d'avoir poignardé Agnès Lassalle : son compagnon se livre sur sa quête de vérité
- "Le discernement de l'accusé sera au cœur des débats" : le procès du meurtre d'Agnès Lassalle, poignardée en plein cours par un élève, s'ouvre à Pau
- Enseignante tuée à Saint-Jean-de-Luz : la justice refuse une nouvelle expertise psychiatrique de l’adolescent
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