Procès d’Agnès Lassalle à Pau : la « petite voix » face aux experts
Trois ans après le meurtre en plein cours à Saint-Jean-de-Luz, l'élève devenu majeur comparaît à huis clos devant la cour d'assises des mineurs
Le procès s'ouvre ce 21 avril 2026 à Pau. Au centre des débats : quatre expertises psychiatriques qui se contredisent sur le discernement de l'accusé.
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Quatre expertises, quatre conclusions
Du discernement pleinement retenu (deux expertises) à l'abolition reconnue en novembre 2024, en passant par une altération « légère » : les experts psychiatres ne s'accordent pas. Le contenu de l'expertise de mai 2023 n'a pas été rendu public. La cour devra trancher entre 20, 30 ans ou l'irresponsabilité.
L'article 122-1 au cœur du procès
Le curseur pénal se joue entre l'alinéa 1 (abolition = irresponsabilité) et l'alinéa 2 (altération = peine réduite d'un tiers) du Code pénal. À quoi s'ajoute l'excuse de minorité (art. L. 121-5 CJPM) qui plafonne la peine à 20 ans.
La santé scolaire exsangue
Un infirmier scolaire pour 1 300 élèves, un médecin pour plus de 12 000. Dans le privé, pas d'obligation de service de santé sur place. L'accusé était suivi à l'extérieur.
Trois enseignantes poignardées depuis 2020
Après Samuel Paty et Dominique Bernard, tués par terrorisme, Agnès Lassalle est tuée par un élève suivi depuis quatre ans en psychiatrie. Un rapport sénatorial de 2024 formulait 38 recommandations.
Le compagnon, partie civile au premier rang
Stéphane Voirin, constitué partie civile avec Me Binet, aura accès à l'audience malgré le huis clos. Il sera présent chaque jour, avec une photo d'Agnès sur le tee-shirt. Il attend une reconnaissance, pas le pardon.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- Le procès s'ouvre à Pau ce mardi 21 avril, pour quatre jours à huis clos jusqu'au verdict du 24 avril.
- L'accusé, 19 ans aujourd'hui, avait 16 ans quand il a poignardé sa professeure d'espagnol en plein cours le 22 février 2023.
- Quatre expertises psychiatriques contradictoires au dossier : deux pour la pleine responsabilité, une pour une altération légère, une pour l'abolition du discernement.
- Trois articles en jeu : 221-3 CP (assassinat), 122-1 CP (discernement), L. 121-5 CJPM (excuse de minorité). Peine encourue : 20 à 30 ans, ou irresponsabilité pénale.
- Stéphane Voirin, compagnon d'Agnès Lassalle pendant 14 ans et partie civile, sera présent chaque jour au procès.
Pau, mardi matin. Derrière les portes fermées de la cour d’assises des mineurs des Pyrénées-Atlantiques [1], un jeune homme de 19 ans [2] s’assoit face à ses juges. Il avait 16 ans [3] quand il a tué sa professeure. Il en a trois de plus aujourd’hui. Quatre jours d’audience [4], à huis clos [5], jusqu’au verdict du 24 avril [6].
Le 22 février 2023 [7], 9 h 45 [8]. Sur les images de vidéosurveillance du lycée privé Saint-Thomas-d’Aquin de Saint-Jean-de-Luz [9], des élèves se ruent vers l’escalier. À l’intérieur de la salle, Agnès Lassalle [10], 53 ans [11], professeure d’espagnol depuis 1997 [12] dans cet établissement, vient de recevoir un coup de couteau au cœur. La lame fait 18 centimètres [13]. Un seul coup [14], « sec, rapide et fluide » [15] selon les témoins. L’aorte thoracique est sectionnée [16]. Rien à faire.
La veille, l’adolescent avait récupéré un couteau de cuisine chez son père [18]. Il l’avait enveloppé dans du papier essuie-tout [19] et glissé dans son sac. Le lendemain, vers 9 h 45 [8], il se lève, verrouille la porte de la classe de l’intérieur [20], revient vers le tableau, frappe. Un professeur d’une salle voisine vient lui faire lâcher l’arme [21]. Il tremble, ne résiste pas.
Deux phrases, deux thèses
Aux policiers, dans les minutes qui suivent son interpellation, l’adolescent dit deux choses. La première: « J’ai ruiné ma vie, c’est fini » [22]. La seconde: « Quelqu’un a pris possession de mon corps, c’est pas moi » [23]. Ces deux phrases, apparemment anodines, sont en réalité le nœud du procès qui s’ouvre.
La première atteste d’une conscience post-acte: celui qui parle sait ce qu’il a fait, en mesure les conséquences, se projette dans l’avenir ruiné. C’est l’argument que l’accusation opposera à toute thèse d’abolition du discernement. La seconde, à l’inverse, dissocie l’auteur de son geste, évoque une emprise extérieure, alimente la thèse d’une décompensation psychotique que la défense plaidera. Les experts psychiatres ont lu et relu ces quatre lignes. Ils n’en ont pas tiré les mêmes conclusions.
La « petite voix » au cœur du procès
L’accusé explique son geste par une « petite voix » [24] qu’il entendait dans sa tête. Un être « égoïste, manipulateur, égocentrique » [25], qui l’aurait incité à « faire le mal » [26]. Il l’a répété aux enquêteurs. Il l’avait dit à des proches avant le drame [27].
Quatre expertises psychiatriques ont été menées [28]: une pendant la garde à vue en février 2023 [29], trois durant l’instruction, en mai 2023 [30], avril 2024 [31] et novembre 2024 [32]. Les conclusions divergent radicalement. Comme l’a résumé Me Sagardoytho, elles « sont radicalement contraires, nous passons par tous les spectres du discernement » [33]. La première, menée en garde à vue, écarte tout trouble ayant aboli ou altéré le discernement [34][35] et conclut à la pleine responsabilité [36]. Une autre retient une altération « légère » [37][38]. La troisième, remise en novembre 2024 [39], conclut à l’abolition [40] du discernement, en raison de troubles anxieux « sévères » et d’antécédents suicidaires [41]. Quant à l’expertise de mai 2023 [30], son contenu précis n’a pas été rendu public dans les sources consultées - un angle mort du dossier qui laisse le curseur de la responsabilité entre les mains des jurés.
Le jeune homme était suivi depuis quatre ans [42] par un psychiatre. Il avait fait une tentative de suicide en octobre 2022 [43], quatre mois avant le drame. Avant d’être transféré à l’UHSA de Cadillac [44], en Gironde [45], établissement spécialisé dans les cas de grande souffrance mentale [46], il était détenu à Mont-de-Marsan [47].
Le cadre légal: trois articles pour trancher
L’accusé est jugé pour assassinat [49]. L’article 221-3 du Code pénal définit l’assassinat comme un meurtre commis avec préméditation et le punit de la réclusion criminelle à perpétuité - peine maximale qui, pour un mineur de plus de 16 ans au moment des faits, est ramenée à 30 ans de réclusion [50]. Si l’excuse de minorité est retenue au titre de l’article L. 121-5 du Code de la justice pénale des mineurs (ordonnance du 11 septembre 2019), la peine maximale est abaissée à 20 ans [51].
Reste l’article 122-1 du Code pénal, pivot du procès. Son alinéa 1er prévoit que la personne atteinte, au moment des faits, d’un trouble psychique ou neuropsychique ayant « aboli » son discernement n’est pas pénalement responsable: c’est l’irresponsabilité pénale, vers laquelle pointe l’expertise de novembre 2024 [39]. Son alinéa 2 prévoit que, si le trouble a seulement « altéré » le discernement, la personne reste punissable mais sa peine est réduite d’un tiers [52] - c’est le scénario de l’altération « légère » retenue par l’une des autres expertises. Entre les deux: la pleine responsabilité retenue par la première expertise [36]. Toute la question du procès tient dans ce curseur.
Me Thierry Sagardoytho [53], avocat de l’accusé, avait demandé une cinquième expertise menée par trois pédopsychiatres [54]. La chambre de l’instruction de la cour d’appel de Pau [55] l’a refusée le 3 juin [56]. Les juges ont estimé disposer de suffisamment d’éléments avec les quatre examens déjà effectués [57].
On se souvient que la question de l’irresponsabilité pénale pour abolition du discernement a profondément divisé la justice française ces dernières années, notamment dans l’affaire Halimi (Cour de cassation, avril 2021) qui avait conduit le législateur à durcir le régime de l’article 122-1 par la loi du 24 janvier 2022. Mais s’agissant d’un mineur auteur de violence létale en milieu scolaire, aucune affaire comparable récente n’a été identifiée dans la jurisprudence publique: le procès de Pau s’ouvre, de ce point de vue, sur un terrain juridique peu balisé.
Le compagnon, quatorze ans à chercher les causes
Stéphane Voirin [58] sera là tous les jours. Il portera, chaque jour du procès, un tee-shirt orné d’une photo différente de celle avec qui il a partagé quatorze ans de vie [59]. Installé à Biarritz [60], il s’est immergé dans le dossier et les expertises [61]. Il a mis six jours à tout lire [62]. Partie civile représentée par Me Sébastien Binet [63], il dispose à ce titre d’un accès plein à l’audience malgré le huis clos: en droit français, le huis clos protège la publicité des débats face au public et à la presse, mais les parties civiles constituées demeurent présentes tout au long du procès, assistent aux expertises contradictoires et peuvent intervenir par la voix de leur avocat. C’est en cette qualité qu’il occupera, chaque matin, un siège au premier rang.
« Ce drame, j’ai voulu en chercher les causes, les raisons, comprendre ce qui a pu le pousser à faire ça, l’émotion mise de côté », dit-il à France 3 [64]. Au procès, il attend autre chose. « J’espère seulement voir le prévenu afin que, pour une fois, il fasse face à ses responsabilités. La reconnaissance d’un geste, au moins, la reconnaissance de ce geste horrible », a-t-il confié à France 2 le 19 avril [65][66]. Et puis, sec: « Le pardon, ce n’est pas l’objectif du procès. Le procès, c’est faire vraiment justice » [67].
Du côté de la famille de l’accusé, le silence. Aucune source consultée ne précise si les parents du jeune homme - chez l’un desquels a été récupéré le couteau de la veille [18] - se sont constitués partie civile, ont été cités comme témoins ni s’ils seront présents à l’audience. Le huis clos rend l’information d’autant plus difficile à obtenir. Stéphane Voirin [58] lui-même a évoqué ce silence: le pardon, dit-il, « est au bout d’une longue route tortueuse, difficile, sur laquelle, pour l’instant, ils ne se sont même pas engagés » [68].
Ce que le procès ne jugera pas
Le huis clos [5] protégera l’accusé de la foule, pas le système scolaire de ses angles morts. Car il y a ce que les experts ne diront pas à la barre: comment un élève suivi depuis quatre ans [42] par un psychiatre, qui avait tenté de se suicider quatre mois plus tôt, qui confiait entendre des voix à ses proches, est-il arrivé un matin en cours avec une lame de 18 centimètres [13] dans son sac, sans qu’aucun dispositif ne l’intercepte?
Dans l’enseignement privé, le repérage des élèves en souffrance incombe aux enseignants [69]. Les établissements ne sont pas tenus d’avoir un service de santé sur place [70]. « L’équilibre financier de nos établissements ne nous permet pas d’en recruter. Ou alors, nous devrions augmenter fortement la contribution financière des familles », confiait Yann Diraison [71], adjoint au Secrétaire général de l’Enseignement catholique, à 20 Minutes. L’adolescent était suivi à l’extérieur [72]. Le lycée n’a rien vu venir.
Dans le public, c’est à peine mieux. Un infirmier scolaire pour 1 300 élèves en 2018 [73], un médecin pour 12 572 élèves [17], selon la Cour des comptes. Un rapport sénatorial de 2024 avait formulé 38 recommandations [74] sur la « solitude » des enseignants face aux agressions. Trois enseignants poignardés depuis 2020 [75], une dizaine d’enseignants tués en quarante ans [76]. Samuel Paty [77], Dominique Bernard [78] - pour le terrorisme. Agnès Lassalle [10], pour une « petite voix » dans la tête d’un élève de seconde.
Ce que personne ne dit
Trois ans pour arriver à Pau. Quatre expertises contradictoires, dont une dont la conclusion n’a pas été rendue publique. Un dossier de six jours de lecture [62]. Une décision qui se jouera, selon le curseur de l’article 122-1 du Code pénal, entre 20 [51] et 30 ans [50], ou rien du tout si l’irresponsabilité pénale est reconnue. Le procès jugera un geste, pas un système. Les 38 recommandations sénatoriales [74] attendent toujours. Serge Hastoy [79], secrétaire général de la Fep-CFDT Pays Basque, Béarn et Landes, le résume à ICI Pays Basque: « Le traumatisme est toujours là » [80].
Verdict vendredi 24 avril [81]. Au fond de la salle, Stéphane Voirin [58] portera une photo d’Agnès [10]. Celle du jour. La dernière sera pour le verdict.
Sources
Voir le détail de chaque fait sourcé (81)
« ce mardi 21 avril à la Cour d'assises des mineurs de Pau »
france3-regions.franceinfo.fr ↗ ↩
« le jeune homme, aujourd'hui âgé de 19 ans »
lindependant.fr ↗ ↩
« Le lycéen de 16 ans l'avait poignardée avec un couteau »
sudouest.fr ↗ ↩
« durant quatre jours du 21 au 24 avril »
larepubliquedespyrenees.fr ↗ ↩
« Derrière les portes de la salle, fermées au public en raison de la minorité de l'accusé »
larepubliquedespyrenees.fr ↗ ↩
« jusqu'au vendredi 24 avril, jour du verdict »
sudouest.fr ↗ ↩
« le 22 février 2023, un adolescent venait d'enlever celle de sa compagne, Agnès Lassalle »
sudouest.fr ↗ ↩
« À 9 h 45 ce jour-là, alors que le cours touchait à sa fin »
lindependant.fr ↗ ↩
« au collège-lycée privé catholique Saint-Thomas-d'Aquin »
lindependant.fr ↗ ↩
« Agnès Lassalle, 53 ans, professeure d'espagnol au lycée privé Saint-Thomas-d'Aquin »
sudouest.fr ↗ ↩
« Agnès Lassalle, 53 ans, professeure d'espagnol »
sudouest.fr ↗ ↩
« La professeure, qui enseignait dans l'établissement depuis 1997 »
franceinfo.fr ↗ ↩
« l'élève de seconde avait sorti en plein cours une lame de 18 centimètres »
sudouest.fr ↗ ↩
« Il a frappé une seule fois la victime de 53 ans »
sudouest.fr ↗ ↩
« Décrit comme « sec, rapide et fluide » dans l'enquête, le coup a atteint Agnès Lassalle »
sudouest.fr ↗ ↩
« Agnès Lassalle a été touchée au cœur et à l'aorte thoracique »
sudouest.fr ↗ ↩
« un médecin scolaire pour 12. 572 élèves »
20minutes.fr ↗ ↩
« Il avait récupéré le couteau de cuisine la veille chez son père »
lindependant.fr ↗ ↩
« l'enroulant dans du papier essuie-tout et le glissant dans son sac pour aller au lycée le lendemain »
lindependant.fr ↗ ↩
« Il s'était ensuite levé pour aller verrouiller la porte de la classe, calmement, avant de poignarder sa professeure »
sudouest.fr ↗ ↩
« Un professeur d'une salle attenante fera lâcher son arme au garçon « tremblant », sans qu'il n'oppose de résistance »
actu.fr ↗ ↩
« « J'ai ruiné ma vie, c'est fini », lâche-t-il. »
lemonde.fr ↗ ↩
« « Quelqu'un a pris possession de mon corps, c'est pas moi », ajoute l'adolescent. »
lemonde.fr ↗ ↩
« qui a expliqué son geste par une "petite voix" qui lui parlait »
lindependant.fr ↗ ↩
« un être "égoïste, manipulateur, égocentrique" qui l'aurait incité à "faire le mal" »
lindependant.fr ↗ ↩
« qui l'aurait incité à "faire le mal" »
lindependant.fr ↗ ↩
« L'adolescent avait confié à des proches entendre des voix par le passé et que le jour du drame, il avait obéi à une « petite voix » l'incitant à faire le mal »
sudouest.fr ↗ ↩
« Au total, quatre expertises psychiatriques, l'une pendant la garde à vue et les trois autres durant l'instruction du dossier, ont été effectuées »
franceinfo.fr ↗ ↩
« la première expertise, menée durant la garde à vue en février 2023 »
franceinfo.fr ↗ ↩
« Le deuxième examen, effectué pendant l'instruction du dossier, en mai 2023 »
franceinfo.fr ↗ ↩
« la troisième expertise, en avril 2024 »
franceinfo.fr ↗ ↩
« cette expertise, menée en novembre 2024 »
franceinfo.fr ↗ ↩
« les conclusions des trois expertises psychiatriques "sont radicalement contraires, nous passons par tous les spectres du discernement." »
francebleu.fr ↗ ↩
« L'une écarte tout "trouble psychique ou neuropsychique ayant aboli ou altéré son discernement ou le contrôle de ses actes" »
lindependant.fr ↗ ↩
« la première n'observe aucune pathologie psychiatrique »
larepubliquedespyrenees.fr ↗ ↩
« La première, celle retenue par l'accusation, le considère comme pleinement responsable »
francebleu.fr ↗ ↩
« L'un d'eux, mené par une équipe de trois experts, retient une altération « légère » du discernement »
sudouest.fr ↗ ↩
« la deuxième relève une légère altération du discernement »
larepubliquedespyrenees.fr ↗ ↩
« un dernier rapport remis en novembre 2024 »
lindependant.fr ↗ ↩
« un dernier rapport remis en novembre 2024 le juge "aboli" »
lindependant.fr ↗ ↩
« la troisième, réalisée en novembre 2024, conclut à l'abolition du discernement, en raison de troubles anxieux « sévères » et d'antécédents suicidaires »
larepubliquedespyrenees.fr ↗ ↩
« Sous antidépresseurs et suivi depuis quatre ans par un psychiatre »
larepubliquedespyrenees.fr ↗ ↩
« le jeune homme avait tenté de se suicider en octobre 2022 »
larepubliquedespyrenees.fr ↗ ↩
« hospitalisé en détention au sein de l'unité hospitalière spécialement aménagée (UHSA) de Cadillac »
larepubliquedespyrenees.fr ↗ ↩
« l'hôpital prison de Cadillac, en Gironde »
francebleu.fr ↗ ↩
« Il va être très prochainement transféré à l'hôpital prison de Cadillac, en Gironde, spécialisé dans les cas de grande souffrance mentale »
francebleu.fr ↗ ↩
« le mineur, placé en détention à Mont-de-Marsan »
francebleu.fr ↗ ↩
« « Ce n'était pas moi ce jour-là » a-t-il pu répéter au cours de ses auditions »
larepubliquedespyrenees.fr ↗ ↩
« Un crime que la justice estime prémédité, la qualification d'assassinat a été retenue »
larepubliquedespyrenees.fr ↗ ↩
« Il encourt une peine maximale de 30 ans de réclusion »
franceinfo.fr ↗ ↩
« Si l'excuse de minorité est retenue, cette peine est abaissée à 20 ans »
franceinfo.fr ↗ ↩
« Si elle est retenue par la cour, la peine sera réduite d'un tiers »
sudouest.fr ↗ ↩
« commente l'avocat de l'accusé, Me Thierry Sagardoytho »
larepubliquedespyrenees.fr ↗ ↩
« Trois professionnels inscrits sur la liste nationale des experts en pédopsychiatrie »
sudouest.fr ↗ ↩
« La chambre de l'instruction de la cour d'appel de Pau a rejeté la demande »
sudouest.fr ↗ ↩
« La chambre de l'instruction a rejeté, ce mardi 3 juin, la demande formulée par l'avocat »
sudouest.fr ↗ ↩
« Les juges ont estimé disposer de suffisamment d'éléments avec les quatre examens déjà effectués »
sudouest.fr ↗ ↩
« On se souvient des pas de danses de son compagnon, Stéphane Voirin »
sudouest.fr ↗ ↩
« qui portera durant chaque jour du procès un tee-shirt orné d'une photo différente de celle avec qui il a partagé quatorze ans de vie »
franceinfo.fr ↗ ↩
« Stéphane Voirin, installé à Biarritz »
france3-regions.franceinfo.fr ↗ ↩
« Stéphane Voirin s'est immergé dans le dossier et les expertises »
france3-regions.franceinfo.fr ↗ ↩
« Il faut six jours, selon lui, pour lire et comprendre mot à mot, l'ensemble des pièces du dossier »
france3-regions.franceinfo.fr ↗ ↩
« selon son avocat, Me Sébastien Binet »
actu.fr ↗ ↩
« Ce drame, j'ai voulu en chercher les causes, les raisons, comprendre ce qui a pu le pousser à faire ça, l'émotion mise de côté »
france3-regions.franceinfo.fr ↗ ↩
« lors d'un entretien accordé à France 2 le dimanche 19 avril »
fakta.co ↗ ↩
« J'espère seulement voir le prévenu afin que, pour une fois, il fasse face à ses responsabilités. La reconnaissance d'un geste, au moins, la reconnaissance de ce geste horrible. »
fakta.co ↗ ↩
« Le pardon, ce n'est pas l'objectif du procès. Le procès, c'est faire vraiment justice. »
fakta.co ↗ ↩
« Le pardon est au bout d'une longue route tortueuse, difficile, sur laquelle, pour l'instant, ils ne se sont même pas engagés »
fakta.co ↗ ↩
« Dans le privé, le repérage des élèves en souffrance psychologique incombe donc aux enseignants »
20minutes.fr ↗ ↩
« ils ne sont pas obligés de posséder un service de santé implanté dans leurs murs »
20minutes.fr ↗ ↩
« Yann Diraison, adjoint au Secrétaire général de l'Enseignement catholique »
20minutes.fr ↗ ↩
« cet adolescent était suivi par un médecin psychiatre en dehors du lycée »
20minutes.fr ↗ ↩
« il y avait un infirmier scolaire pour 1.300 élèves en 2018 »
20minutes.fr ↗ ↩
« En 2024, un rapport sénatorial avait dénoncé la "solitude" des enseignants face aux menaces et agressions et formulé 38 recommandations »
ici.fr ↗ ↩
« l'Éducation nationale pleurait la perte d'une troisième enseignante poignardée depuis 2020 »
ouest-france.fr ↗ ↩
« L'AFP a recensé une dizaine de meurtres de professeurs depuis une quarantaine d'années »
actu.fr ↗ ↩
« Samuel Paty et Dominique Bernard ont été des hommes victimes du terrorisme »
france3-regions.franceinfo.fr ↗ ↩
« Samuel Paty et Dominique Bernard ont été des hommes victimes du terrorisme »
france3-regions.franceinfo.fr ↗ ↩
« Serge Hastoy, secrétaire général de la Fep-CFDT Pays Basque, Béarn et Landes, premier syndicat de l'enseignement privé »
ici.fr ↗ ↩
« "Le traumatisme est toujours là", témoigne sur ICI Pays Basque, Serge Hastoy »
ici.fr ↗ ↩
« La cour d'assises devra trancher ce vendredi 24 avril »
larepubliquedespyrenees.fr ↗ ↩
Sources
- Meurtre d’Agnès Lassalle au Pays basque : le procès de l’adolescent qui a poignardé sa professeure s’ouvre à Pau
- Le lycéen de 16 ans avait poignardé son enseignante en plein cours : quatre jours de procès à huis clos à Pau
- Procès de l'élève accusé d'avoir poignardé Agnès Lassalle : son compagnon se livre sur sa quête de vérité
- "Le discernement de l'accusé sera au cœur des débats" : le procès du meurtre d'Agnès Lassalle, poignardée en plein cours par un élève, s'ouvre à Pau
- Enseignante tuée à Saint-Jean-de-Luz : la justice refuse une nouvelle expertise psychiatrique de l’adolescent
- Il a expliqué son geste par une "petite voix" qui l’a incité à "faire le mal" : l’élève meurtrier de la professeure Agnès Lassalle face à la justice, son discernement au cœur du procès
- Enseignante tuée par un élève à Saint-Jean-de-Luz : le renvoi du lycéen devant les assises confirmé
- Trois ans après, l’élève meurtrier de l’enseignante Agnès Lassalle devant la cour d’assises des Pyrénées
- Stéphane Voirin attend justice au procès du meurtre d'Agnès Lassalle
- Enseignante tuée à Saint-Jean-de-Luz : l'avocat du lycéen demande une nouvelle expertise pyschiatrique
- « J’ai ruiné ma vie, c’est fini » : un adolescent jugé pour l’assassinat d’Agnès Lassalle, sa professeure d’espagnol
- Enseignante tuée à Saint-Jean-de-Luz : pour les enseignants, "le traumatisme est toujours là" selon la Fep-CFDT
- Les services de santé scolaire démunis face aux souffrances psy des élèves
- Meurtre d’Agnès Lassalle : le procès de son élève s’ouvre à huis clos, trois ans après