Procès Baudin : David G. nie les agressions sur 9 enfants, 3 ans requis, jugement le 7 juillet
Premier procès public du scandale périscolaire parisien, audience comble au tribunal correctionnel de Paris les 26-27 mai 2026.
David G., 36 ans, ex-animateur de l'école maternelle Alphonse-Baudin dans le 11e arrondissement de Paris, a comparu les 26 et 27 mai 2026 pour agressions sexuelles sur neuf enfants de 3 à 5 ans. Il nie les faits. Le parquet requiert trois ans de prison dont un an ferme le jugement est attendu le 7 juillet.
David G., 36 ans, ex-animateur de l’école maternelle Alphonse-Baudin dans le 11e arrondissement de Paris, a comparu les 26 et 27 mai 2026 pour agressions sexuelles sur neuf enfants de 3 à 5 ans. Il nie les faits. Le parquet requiert trois ans de prison dont un an ferme ; le jugement est attendu le 7 juillet.
L’essentiel
- Accusé : David G., 36 ans, ancien animateur périscolaire à l’école maternelle Alphonse-Baudin (Paris 11e), jugé les 26-27 mai 2026 au tribunal correctionnel de Paris.
- Faits : agressions sexuelles sur neuf enfants de 3 à 5 ans (août/septembre 2024 - avril 2025), harcèlement sexuel sur deux collègues animatrices et agression sexuelle sur l’une d’elles.
- Réquisitions : 3 ans de prison dont 1 an ferme sous bracelet électronique, interdiction définitive d’exercer un métier au contact de mineurs (parquet de Paris).
- Délibéré : 7 juillet 2026. David G. a comparu libre, suspendu par la Ville de Paris depuis avril 2025.
- Contexte : 78 animateurs suspendus à Paris depuis janvier 2026, dont 31 pour suspicions de violences sexuelles ; enquêtes ouvertes sur plus de 100 établissements.
« Je ne me sens pas du tout concerné par les faits »
Face aux juges, David G. a maintenu un déni total. « Je ne me sens pas du tout concerné par les faits », a-t-il déclaré, selon Le Monde et franceinfo. Il a reconnu avoir enfreint la charte des animateurs - notamment en prenant des enfants sur les genoux - mais conteste tout caractère sexuel à ses gestes.
Les faits qui lui sont reprochés s’étendent d’août ou septembre 2024 à avril 2025. Neuf enfants âgés de 3 à 5 ans sont concernés. Deux collègues animatrices ont par ailleurs témoigné de harcèlement sexuel ; l’une d’elles a également porté plainte pour agression sexuelle.
Des familles dévastées, un refus du huis clos
Dans la salle d’audience, les mères ont décrit l’impact sur leurs enfants. Le Nouvel Obs rapporte l’une d’elles : « Si je disais à mon fils qu’il restait au goûter, il hurlait pendant une heure. » Régressions, troubles du sommeil, peur des adultes : les témoignages convergent sur des traumatismes durables.
Les familles ont refusé le huis clos. L’audience est ainsi devenue le premier procès public du scandale périscolaire parisien, selon Libération. La salle s’est révélée trop petite ; une retransmission a dû être organisée. Le collectif #MeTooEcole, cofondé notamment par des parents de l’école Baudin, avait manifesté devant le tribunal le 26 mai.
Trois ans requis, interdiction définitive
Le parquet de Paris a requis trois ans d’emprisonnement, dont un an ferme aménagé sous bracelet électronique. La procureure a également demandé l’interdiction définitive d’exercer tout métier en contact avec des mineurs, selon Le Parisien. Le délibéré a été mis au 7 juillet 2026.
David G. avait été suspendu par la Ville de Paris en avril 2025, à la suite des signalements. Il est ressorti libre de l’audience après sa mise en examen.
Contexte dans le département (Paris)
Ce procès s’inscrit dans un scandale qui dépasse largement l’école Baudin. Le 18 mai 2026, la procureure de Paris Laure Beccuau a annoncé l’ouverture d’enquêtes portant sur plus d’une centaine d’établissements : 84 écoles maternelles, une vingtaine d’élémentaires et une dizaine de crèches, selon Le Figaro et RTL. Depuis janvier 2026, la Ville de Paris - qui emploie quelque 14 000 animateurs - a suspendu 78 agents, dont 31 pour suspicions de violences sexuelles (Le Monde, Le Parisien).
L’école maternelle Alphonse-Baudin est l’établissement par lequel les révélations ont commencé. Des alertes avaient été lancées dès septembre-octobre 2024, mais n’auraient pas suffisamment remonté les échelons, selon les témoignages recueillis par Le Monde. Ce n’est qu’en avril 2025 que la suspension de David G. a été prononcée par la Ville.
Un premier procès du scandale avait eu lieu début mai 2026, concernant un animateur de l’école Titon : une peine de 18 mois avec sursis avait été requise, délibéré fixé au 16 juin, selon franceinfo. Le dossier Baudin constitue donc le deuxième jugement d’une série qui s’annonce longue.
Des collègues également touchées
Au-delà des enfants, le procès a mis en lumière la situation des deux animatrices harcelées. Selon les éléments rapportés par les médias présents à l’audience, elles ont subi des comportements répétés de la part de David G. dans le cadre professionnel. L’une d’elles figure parmi les parties civiles pour agression sexuelle.
La question des alertes non traitées - et de la responsabilité de la hiérarchie - reste posée. Elle n’a pas fait l’objet de poursuites dans ce dossier.
Le tribunal correctionnel de Paris rendra sa décision le 7 juillet 2026. D’autres audiences sur le périscolaire parisien sont attendues dans les mois qui suivent, au fur et à mesure de l’avancement des enquêtes ouvertes sur les établissements concernés.
Sources
- Le Monde : Le déni de l'animateur de l'école Baudin à Paris, jugé pour agressions sexuelles sur mineurs
- Le Parisien : Agressions sexuelles dans le périscolaire : trois ans de prison, dont un ferme sous bracelet, requis contre un animateur
- Libération : «Il faut être psychopathe pour faire ça» : le déni d'un animateur du périscolaire parisien
- Le Nouvel Obs : « Si je disais à mon fils qu'il restait au goûter, il hurlait pendant une heure »