Castings, mineurs, scènes d’intimité : la loi qui veut nettoyer le cinéma français
Au lendemain de l'ouverture de Cannes, deux députés déposent un texte de 19 articles qui veut imposer des règles inédites sur les tournages et les castings.
Sandrine Rousseau et Erwan Balanant ont déposé le 13 mai un texte de 19 articles. Objectif protéger les mineurs, encadrer les castings, sanctionner l'omerta.
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Protection renforcée des mineurs
Contrôle d'honorabilité systématique, interdiction de sexualisation à l'écran, représentant légal et psychologue obligatoires pour les moins de 7 ans.
Encadrement des castings
Heures ouvrables, locaux formels, interdiction de demander dénudement ou scènes à caractère sexuel lors d'un essai.
Coordinateur d'intimité généralisé
Obligatoire pour tout mineur jouant une scène d'intimité, proposé pour les majeurs. Mais seulement cinq professionnels en activité en France.
Briser l'omerta liée à la précarité
Interdiction de sanctions financières contre celles et ceux qui signalent, nouvelle infraction pour les employeurs qui couvrent.
Calendrier parlementaire serré
Niches parlementaires rares, fin de mandature chargée : Rousseau mise sur un consensus transpartisan pour décrocher un créneau.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- Une proposition de loi de 19 articles déposée le 13 mai 2026 par Sandrine Rousseau et Erwan Balanant.
- Texte issu de la commission d'enquête Godrèche six mois d'auditions, 350 personnalités, 86 recommandations.
- Coordinateur d'intimité obligatoire pour tout mineur tournant une scène d'intimité.
- Pour les enfants de moins de 7 ans représentant légal et psychologue spécialisé obligatoires.
- Cinq coordinateurs d'intimité seulement en France pour appliquer la future obligation.
Le timing ne doit rien au hasard. Le 13 mai [1], au lendemain de l’ouverture de la 79e édition du Festival de Cannes [2], les députés Erwan Balanant (Les Démocrates) [3] et Sandrine Rousseau (Ecologiste et Social) [4] ont déposé à l’Assemblée nationale une proposition de loi de 19 articles [5] « visant à lutter contre les violences morales, sexistes et sexuelles dans la culture » [6]. Cannes déroule son tapis rouge. Paris déroule un texte de loi. Coïncidence, vraiment?
« Ne mettons pas les violences sous le tapis » [7], lancent les deux élus. Le slogan est limpide, presque trop. Mais il résume l’esprit du texte: transformer en droit dur ce qui n’était jusqu’ici qu’usages, chartes et bonnes intentions du secteur.
Un texte né de la « commission Godrèche »
Rien ne serait arrivé sans Judith Godrèche [8]. En février 2024 [9], l’actrice dépose plainte contre Benoît Jacquot [10] pour « viols avec violences sur mineure de moins de 15 ans » [11]. En mars 2024 [12], elle est auditionnée par la délégation aux droits des enfants de l’Assemblée et dénonce le « système féodal » [13] d’une « industrie malade ». En mai 2024 [14], les députés votent à l’unanimité [15] la création d’une commission d’enquête, vite rebaptisée « commission Godrèche » par la députée Clémentine Autain [16].
Six mois d’auditions [17]. 350 personnalités entendues [18], dont Juliette Binoche [19] et Jean Dujardin [20]. Un rapport publié en avril 2025 [21], 86 recommandations [22] pour stopper « la machine à broyer les talents » [23]. La proposition de loi du 13 mai est l’enfant direct de ce travail.
Ce que le texte change concrètement
Sur les mineurs, le texte serre la vis. Interdiction de la sexualisation des mineurs à l’écran [24]. Interdiction pour un mineur de jouer le rôle d’un majeur dans un film ou une campagne publicitaire pour des vêtements d’adultes [25]. Contrôle d’honorabilité systématique pour quiconque travaille avec eux [26]. Et pour les moins de 7 ans [27], un représentant légal devra être présent à chaque casting, tournage ou représentation, doublé d’une consultation obligatoire avec un psychologue spécialisé à l’embauche [28]. On rappellera que l’article 227-23 du Code pénal réprime déjà la diffusion d’images à caractère pornographique d’un mineur; ce que les députés ajoutent, c’est un cran en amont, sur la « sexualisation » comme procédé de mise en scène, indépendamment du caractère pornographique.
Sur les tournages, un nouveau personnage devient central: le coordinateur d’intimité [29]. Obligatoire dès qu’un mineur tourne des scènes d’intimité, à caractère sexuel ou exigeant la nudité [30]. Proposé pour les majeurs [31]. Les protections renforcées des victimes trouvent ici un prolongement sur les plateaux.
Sur les castings, fini la zone grise. Heures ouvrables uniquement, pas le soir « après une fête » [32], dans des locaux formels. Interdiction de demander à un candidat de se dénuder ou de jouer une scène à caractère sexuel lors d’un essai [33]. Pratique des castings informels encadrée et limitée [34]. Scènes d’intimité encadrées par des clauses précises et détaillées dans les contrats [35].
Le hic: cinq coordinatrices pour toute la France
Et c’est là que ça coince. La proposition de loi fait du coordinateur d’intimité la pierre angulaire de tout le dispositif. Sauf qu’il y en a cinq [36] en activité dans l’Hexagone. Cinq. Pour l’ensemble de la production française.
La première formation certifiée doit débuter le 15 septembre [37]. Inscriptions ouvertes le 16 mai [38]. Trois cents personnes intéressées [39], six places disponibles [40]. « On est fiers d’accompagner le secteur pour le changement de ses pratiques » [41], se félicite Ségolène Dupont [42], directrice générale de la CPNEF-Av. Très bien. Mais on vote une obligation légale en s’appuyant sur un métier qui compte cinq professionnels et accueille six élèves par promotion. Le rythme parlementaire et le rythme professionnel ne dansent pas la même valse. À titre de comparaison, le métier de coordinateur d’intimité s’est imposé outre-Atlantique et fait l’objet, depuis un an, d’une formation professionnelle au Royaume-Uni [43][44]. La France arrive avec plusieurs longueurs de retard.
Ce que l’accord VHSS faisait déjà - et ce qu’il ne faisait pas
L’idée n’arrive pas sur table rase. Un avenant à la convention collective de la production audiovisuelle interdisait déjà qu’un rendez-vous de casting se tienne « dans une chambre d’hôtel ou un appartement privé d’une personne de l’équipe » [45], imposait que les enfants soient accompagnés d’un adulte référent [46], et prohibait toute demande faite à un artiste de « se dénuder ou de réaliser des scènes d’intimité ou à caractère sexuel » lors d’un casting [47].
L’accord VHSS, entré en vigueur le 1er mai [48], a ajouté une couche: la présence d’un coordinateur d’intimité sur les plateaux pour les scènes concernées [49]. Mais ce dispositif reste conventionnel: il engage les signataires, n’a pas force de loi pénale, et ne s’applique qu’aux entreprises adhérant aux organisations signataires. La proposition de loi prend la suite. Elle bascule du conventionnel au légal, du contractuel à l’infraction. Avec une différence majeure: ce ne sont plus les partenaires sociaux qui s’engagent entre eux, c’est l’État qui sanctionne, et la sanction s’impose à tous les employeurs du secteur.
La précarité, vraie pierre angulaire de l’omerta
L’angle mort des commentaires: la précarité. Balanant et Rousseau l’écrivent noir sur blanc dans leur exposé des motifs: « l’omerta est malheureusement aussi accentuée par la précarité juridique et financière inhérente à de nombreux métiers de ce secteur, le plus souvent exercée via le statut d’intermittent » [50]. C’est tout le paradoxe d’un secteur où l’on parle d’art et où l’on signe des contrats à la journée.
Le texte tente de désarmer cette mécanique. Interdiction de toute sanction financière, retenue sur salaire ou demande de dommages et intérêts contre celles et ceux qui signalent [51]. Création d’une infraction obligeant les employeurs à signaler à la justice les faits portés à leur connaissance, après consentement écrit de la victime [52]. La proposition de loi s’inscrit ici dans la lignée des articles du Code pénal qui punissent déjà la non-dénonciation de crimes, mais l’étend explicitement à l’employeur du secteur culturel, jusqu’ici peu visé en pratique.
Autre levier: l’extension de la prescription glissante à toutes les violences sexuelles, y compris contre des victimes majeures [53]. Le mécanisme de prescription glissante existe déjà en droit français pour le viol sur mineur - le délai recommençant à courir si un nouveau viol est commis sur une autre victime avant la prescription du premier (selon plusieurs sources). Les députés proposent d’étendre ce principe aux victimes majeures, ce qui changerait profondément l’économie de la prescription en matière sexuelle.
« Les carrières des agresseurs se poursuivent, quand celles des personnes qui ont osé parler se brisent. » - Sandrine Rousseau et Erwan Balanant [54]
« Le culte rendu à l’art a trop longtemps excusé des abus »
Erwan Balanant déplore dans son rapport « les trop nombreuses dérives et libertés avec la loi que s’accorde encore aujourd’hui le milieu de la culture » [55], et cible « l’aura qui peut entourer certains créateurs », dont « on pardonne les comportements au nom de l’art » [56]. Il assume: « Le culte rendu à l’art a trop longtemps excusé des abus et a banalisé les pires souffrances » [57]. Sandrine Rousseau, elle, martèle que « la responsabilité des violences sexistes et sexuelles repose sur les épaules de l’ensemble du secteur » [58]. Traduction: finie l’exception artistique comme bouclier.
Près de 10 ans après l’affaire Weinstein de 2017 [59][60], le législateur français passe à l’écrit.
La course contre la montre parlementaire
Reste à savoir si le texte sera voté - et là, le calendrier joue contre ses auteurs. Sandrine Rousseau elle-même le concède: « Obtenir un créneau dans l’hémicycle ne sera pas simple » [61]. La raison est procédurale: l’ordre du jour de l’Assemblée est largement maîtrisé par le gouvernement, et les groupes parlementaires ne disposent que de créneaux limités, dits « niches parlementaires », pour y inscrire leurs propres textes (selon plusieurs sources). Pour un texte transpartisan porté par deux députés issus de groupes distincts - Les Démocrates et Écologiste et Social - la fenêtre est étroite: il faut qu’un groupe accepte de lui sacrifier l’un des quelques créneaux qu’il décroche par an.
Rousseau espère un vote « avant la fin du mandat » [62] et mise sur le caractère transpartisan du texte pour rallier les groupes [63]. La stratégie est lisible: faire converger les voix d’au moins trois ou quatre groupes pour que l’un d’eux porte le texte dans sa niche. Sur le papier, le sujet - protection des mineurs, lutte contre les violences sexuelles - devrait transcender les clivages. En pratique, les niches sont rares et chaque groupe les réserve à ses textes-signatures. Le risque, classique, est celui de l’enterrement par embolie d’agenda: un texte salué de toute part et jamais inscrit.
Ce que les sources ne disent pas
Aucune voix dissonante n’a émergé dans les sources consultées - un unanimisme qui interroge. Pas d’opposition frontale documentée, pas de syndicat de producteurs qui freine publiquement, pas de réalisateur célèbre montant au créneau pour défendre « la liberté de création ». Soit le consensus est réel après deux ans de commission. Soit les opposants attendent l’examen en commission pour sortir les couteaux. Le calendrier parlementaire dira lequel.
Autre angle mort: le financement. Qui paie le coordinateur d’intimité sur un téléfilm tourné en six semaines avec un budget serré? Le producteur? La chaîne? Le CNC? Les sources consultées ne tranchent pas. Or sans réponse à cette question, l’obligation légale risque de se muer en variable d’ajustement budgétaire - autrement dit, en exception déguisée.
Erwan Balanant l’avait prévenu en avril 2025: « Ce moment est la fin du premier acte, mais ce n’est pas la fin de la pièce » [64]. Acte II ouvert. Le tapis rouge attendra.
Sources
Voir le détail de chaque fait sourcé (64)
« les députés centriste Erwan Balanant et écologiste Sandrine Rousseau ont déposé, mercredi 13 mai, une proposition de loi pour "lutter contre les violences dans les métiers de la culture". »
franceinfo.fr ↗ ↩
« présentée [.] à la presse ce mercredi à l’Assemblée nationale, au lendemain de l'ouverture de la 79e édition du Festival de Cannes »
francebleu.fr ↗ ↩
« les députés centriste Erwan Balanant et écologiste Sandrine Rousseau ont déposé, mercredi 13 mai, une proposition de loi »
franceinfo.fr ↗ ↩
« Les députés Erwan Balanant (Les Démocrates) et Sandrine Rousseau (Ecologiste et Social) ont présenté, ce mercredi 13 mai, une proposition de loi »
lcp.fr ↗ ↩
« Le texte, qui compte 19 articles, prévoit notamment de mieux protéger les mineurs et d'encadrer davantage les castings. »
franceinfo.fr ↗ ↩
« une proposition de loi "visant à lutter contre les violences morales, sexistes et sexuelles dans la culture" »
lcp.fr ↗ ↩
« "Ne mettons pas les violences sous le tapis." »
franceinfo.fr ↗ ↩
« en présence notamment de l’actrice Judith Godrèche qui a été à l’initiative début 2024 de la mise en place de cette commission. »
leparisien.fr ↗ ↩
« plainte déposée en février 2024 »
lcp.fr ↗ ↩
« la plainte de l'actrice Judith Godrèche à l'encontre de Benoît Jacquot pour viols avec violences sur mineure de moins de 15 ans »
lcp.fr ↗ ↩
« la plainte de l'actrice Judith Godrèche à l'encontre de Benoît Jacquot pour viols avec violences sur mineure de moins de 15 ans - plainte déposée en février 2024 »
lcp.fr ↗ ↩
« En mars 2024, dans la foulée de son dépôt de plainte, Judith Godrèche est auditionnée »
lcp.fr ↗ ↩
« Elle y dénonce le "système féodal" qu'est le monde du cinéma et appelle à la création d'une commission d'enquête pour faire la lumière sur "une industrie malade" qui ne respecte pas "les enfants et les femmes" »
lcp.fr ↗ ↩
« C'est chose faite dès le mois de mai 2024. L'Assemblée nationale vote à l'unanimité pour la création d'une commission d'enquête transpartisane »
lcp.fr ↗ ↩
« L'Assemblée nationale vote à l'unanimité pour la création d'une commission d'enquête transpartisane relative "aux violences commises dans les secteurs du cinéma, de l’audiovisuel, du spectacle vivant, de la mode et de la publicité" »
lcp.fr ↗ ↩
« que la députée Clémentine Autain rebaptise "commission Godrèche" »
lcp.fr ↗ ↩
« Fruit de six mois d’auditions de quelque 350 personnalités »
leparisien.fr ↗ ↩
« Fruit de six mois d’auditions de quelque 350 personnalités »
leparisien.fr ↗ ↩
« dont des stars du cinéma (Juliette Binoche, Jean Dujardin…) »
leparisien.fr ↗ ↩
« dont des stars du cinéma (Juliette Binoche, Jean Dujardin…) »
leparisien.fr ↗ ↩
« des recommandations formulées, en avril 2025, dans le rapport d'Erwan Balanant »
lcp.fr ↗ ↩
« la commission d’enquête de l’Assemblée nationale sur les violences sexuelles dans la culture a [.] dévoilé ses 86 recommandations. »
leparisien.fr ↗ ↩
« listé 86 recommandations pour stopper la machine à broyer les talents »
france3-regions.franceinfo.fr ↗ ↩
« Elle prévoit notamment d'interdire la sexualisation des mineurs à l'écran »
lcp.fr ↗ ↩
« elle prévoit aussi d'interdire à un mineur de jouer le rôle d'une personne majeure dans un film ou de participer à une campagne publicitaire de mode pour des vêtements d'adultes. »
franceinfo.fr ↗ ↩
« et introduit un contrôle d'honorabilité systématique pour les personnes amenées à travailler avec eux »
lcp.fr ↗ ↩
« pour les enfants de moins de 7 ans »
lcp.fr ↗ ↩
« et un psychologue spécialisé devra être consulté au moment de l'embauche »
lcp.fr ↗ ↩
« Un coordinateur d'intimité devra, accompagner tout mineur dès lors qu'une scène d'intimité est tournée »
lcp.fr ↗ ↩
« Sur les tournages, la présence d'un coordinateur d'intimité sera rendue obligatoire dès lors qu'un mineur doit tourner des "scènes d'intimité, à caractère sexuel ou exigeant la nudité ou la semi-nudité". »
franceinfo.fr ↗ ↩
« Pour les majeurs, le recours à un coordinateur d'intimité devra être proposé. »
franceinfo.fr ↗ ↩
« "Les castings devront avoir lieu sur des heures ouvrables de travail", ni très tôt le matin, ni tard le soir "après une fête", et se tenir dans "des locaux formels" »
franceinfo.fr ↗ ↩
« Le texte interdit de demander à un candidat "de se dénuder" lors d'un casting "ou de lui faire réaliser des essais sur la base de scènes d'intimité ou à caractère sexuel". »
franceinfo.fr ↗ ↩
« ils souhaitent encadrer et limiter la pratique des castings informels, pour qu'ils se fassent "dans des conditions normales d'entretiens d'embauche" »
lcp.fr ↗ ↩
« les scènes d'intimité devront, selon la proposition de loi, faire l'objet de clauses précises et détaillées »
lcp.fr ↗ ↩
« il y aurait seulement cinq coordinatrices d’intimité en activité dans l’Hexagone »
leparisien.fr ↗ ↩
« une première formation certifiée devrait débuter le 15 septembre »
leparisien.fr ↗ ↩
« La première certification ouvre ses inscriptions dès ce vendredi 16 mai »
leparisien.fr ↗ ↩
« Trois cents personnes ont d’ores et déjà dit être intéressées »
leparisien.fr ↗ ↩
« la formation ne dispose que de six places »
leparisien.fr ↗ ↩
« « On est fiers d’accompagner le secteur pour le changement de ses pratiques », s’est réjouie sa directrice générale Ségolène Dupont »
leparisien.fr ↗ ↩
« « On est fiers d’accompagner le secteur pour le changement de ses pratiques », s’est réjouie sa directrice générale Ségolène Dupont »
leparisien.fr ↗ ↩
« Le métier de coordinateur d'intimité, qui s'est déjà imposé outre-Atlantique et fait l'objet depuis un an d'une formation professionnelle au Royaume-Uni, reste toutefois méconnu dans l'Hexagone. »
cnews.fr ↗ ↩
« Le métier de coordinateur d'intimité, qui s'est déjà imposé outre-Atlantique et fait l'objet depuis un an d'une formation professionnelle au Royaume-Uni, reste toutefois méconnu dans l'Hexagone. »
cnews.fr ↗ ↩
« Aucun rendez-vous de casting, qui sont des temps professionnels, ne doit avoir lieu dans une chambre d'hôtel ou un appartement privé d'une personne de l'équipe. »
legifrance.gouv.fr ↗ ↩
« Les enfants doivent être accompagnés d'un adulte référent dont le rôle est de s'assurer [.] que la sécurité et l'intérêt de l'enfant sont préservés. »
legifrance.gouv.fr ↗ ↩
« En aucun cas et à aucune étape du casting il ne peut être demandé à un artiste de se dénuder ou de réaliser des scènes d'intimité ou à caractère sexuel. »
legifrance.gouv.fr ↗ ↩
« Ce 1er mai entre en vigueur l'accord en matière de lutte contre les violences et harcèlement sexistes et sexuels (VHSS), qui rend obligatoire la présence sur les plateaux de tournage d'un coordinateur d'intimité lorsqu'elle est demandée par un membre de l'équipe artistique. »
cnews.fr ↗ ↩
« Ce 1er mai entre en vigueur l'accord en matière de lutte contre les violences et harcèlement sexistes et sexuels (VHSS), qui rend obligatoire la présence sur les plateaux de tournage d'un coordinateur d'intimité lorsqu'elle est demandée par un membre de l'équipe artistique. »
cnews.fr ↗ ↩
« Renseignés par les travaux de la commission d'enquête, Erwan Balanant et Sandrine Rousseau soulignent que "l'omerta est malheureusement aussi accentuée par la précarité juridique et financière inhérente à de nombreux métiers de ce secteur, le plus souvent exercée via le statut d’intermittent" »
lcp.fr ↗ ↩
« interdisant toute sanction financière, retenue sur salaire ou demande de dommages et intérêts à l'encontre de celles et ceux qui signalent des faits de violences et de harcèlement sexistes et sexuels »
france3-regions.franceinfo.fr ↗ ↩
« Le texte propose de "renforcer les sanctions pénales", notamment par la création d'une nouvelle infraction contraignant les employeurs à signaler à la justice les faits de violences et de harcèlement sexistes et sexuels portés à leur connaissance, "après avoir recueilli le consentement écrit de la victime" pour le faire. »
franceinfo.fr ↗ ↩
« Il étend aussi le principe de la prescription glissante "à l'ensemble des violences sexuelles, y compris, donc, celles commises contre des victimes majeures". »
franceinfo.fr ↗ ↩
« "Les carrières des agresseurs se poursuivent, quand celles des personnes qui ont osé parler se brisent", déplorent Sandrine Rousseau et Erwan Balanant »
franceinfo.fr ↗ ↩
« Dans son texte, le député déplore "les trop nombreuses dérives et libertés avec la loi que s’accorde encore aujourd’hui le milieu de la culture" »
lcp.fr ↗ ↩
« Et d'évoquer, pour le dénoncer, "l'aura qui peut entourer de certains créateurs", dont "on pardonne les comportements au nom de l'art" »
lcp.fr ↗ ↩
« Le culte rendu à l'art a trop longtemps excusé des abus et a banalisé les pires souffrances. Erwan Balanant (Les Démocrates) »
lcp.fr ↗ ↩
« "la responsabilité des violences sexistes et sexuelles repose sur les épaules de l'ensemble du secteur", a martelé la député écologiste Rousseau »
francebleu.fr ↗ ↩
« Alors que l'affaire Harvey Weinstein a secoué le monde du cinéma en 2017 »
lcp.fr ↗ ↩
« Près de 10 ans après l’affaire Weinstein, les voix se sont élevées pour dénoncer les violences »
francebleu.fr ↗ ↩
« "Obtenir un créneau dans l'hémicycle ne sera pas simple, car [ils] sont peu nombreux jusqu'à la fin de notre mandature, très chargée" »
lcp.fr ↗ ↩
« Sandrine Rousseau espère "qu'il pourra être voté avant la fin du mandat" »
lcp.fr ↗ ↩
« Elle veut toutefois croire que le "caractère transpartisan" de cette proposition permettra "de mobiliser tous les groupes" parlementaires pour le faire inscrire à l'ordre du jour »
lcp.fr ↗ ↩
« « Ce moment est la fin du premier acte, mais ce n’est pas la fin de la pièce. Ce moment est un moment où nous posons sur la table, nous mettons à l’agenda de notre société un certain nombre de propositions » »
leparisien.fr ↗ ↩
Sources
- Castings, tournages, acteurs mineurs... Une proposition de loi déposée à l'Assemblée pour lutter contre les violences dans le monde de la culture
- "Ne mettons pas les violences sous le tapis !" Que contient le texte déposé à l'Assemblée pour lutter contre les violences dans le monde de la culture
- #MeToo dans la culture : la commission d’enquête appelle à passer aux actes
- Violences sexistes et sexuelles dans la culture: après la commission d'enquête "Godrèche", une proposition de loi déposée | LCP
- Une proposition de loi déposée à l'Assemblée pour lutter contre les violences dans les métiers de la culture
- Coordinateurs d’intimité sur les plateaux de tournage : une première formation lancée en France
- Paramètres d’affichage
- Coordinateur d'intimité : quel est son rôle sur les plateaux de tournage des films et séries ?
