Loi Yanis : les victimes de violences sexuelles seront prévenues avant la libération de leur agresseur
Adoptée à l'unanimité, la proposition de loi Miller impose un préavis d'un mois et un droit d'observations.
Née du suicide d'un adolescent de 17 ans, la loi oblige la justice à prévenir les victimes au moins un mois avant la sortie de leur agresseur.
- Adoption à l'unanimité le 12 mai 2026 à l'Assemblée nationale, texte transmis au Sénat.
- Information systématique des victimes au moins un mois avant la libération de leur agresseur.
- Droit d'observations écrites et possibilité d'attribution d'un téléphone grave danger.
- Interdiction de contact et d'éloignement systématique, dérogation motivée du juge.
- Texte né du suicide de Yanis, 17 ans, le 30 mars 2025 en Haute-Savoie.
Les parents de Yanis sont assis en tribune. L’hémicycle se lève. Les députés applaudissent [1]. C’est mardi soir, 12 mai 2026 [2]. Leur fils s’est suicidé un peu plus d’un an plus tôt [3]. Il avait 17 ans [4]. Il venait d’apprendre, par hasard, que son agresseur sexuel avait été remis en liberté [5]. L’homme habitait à moins de trois kilomètres de chez lui [6]. Personne n’avait prévenu Yanis [7].
Ce soir-là, l’Assemblée nationale adopte à l’unanimité la proposition de loi qui porte désormais le nom de l’adolescent [8][9]. Le texte doit maintenant aller au Sénat [10]. Entre le suicide de Yanis, le 30 mars 2025 [11], et le vote, plus d’un an s’est écoulé [3].
Ce que la loi change concrètement
L’autorité judiciaire devra informer les victimes de « toute libération ou cessation, même temporaire, de l’incarcération » de leur agresseur, qu’il soit mis en examen, prévenu, accusé ou condamné [12][13]. Sont visées les infractions les plus graves: viols, agressions sexuelles, violences intrafamiliales, listées à l’article 706-47 du code de procédure pénale [14].
L’information devra parvenir à la victime au moins un mois avant la libération [15][16]. Pendant ce mois, la victime peut formuler des observations écrites [17][18]. Sur cette base, le juge d’application des peines pourra demander l’attribution d’un téléphone grave danger [19][20], un boîtier qui permet d’alerter les forces de l’ordre en un appui.
La victime peut aussi refuser d’être informée [21]. C’est son droit.
Le cadre légal aujourd’hui: un trou béant
Jusqu’à ce vote, l’article 707 du code de procédure pénale ne prévoyait qu’une simple possibilité d’information, à l’initiative de la victime [22]. Une faculté, pas une obligation. Le texte parle d’information « au cours de l’exécution de la peine » [23], pas au moment de la libération. La loi de 2014 [24] et celle de 2015 [25] avaient élargi les droits des victimes, sans combler ce vide. Gérald Darmanin [26], garde des Sceaux, avait bien signé une circulaire ministérielle entrée en vigueur le 20 octobre 2025 [27], allant dans le même sens. Mais une circulaire n’a pas la force d’une loi.
« C’est dans la culture même de la procédure pénale de ne pas inclure la victime », résume Laure Miller [28], députée Renaissance de la Marne [29] et rapporteure du texte. « En particulier dans la phase post-sentencielle, la victime n’est pas assez accompagnée, protégée, ni prise en considération » [30].
Renforcement de l’interdiction de contact
Le texte systématise une autre mesure: en cas de libération, l’agresseur ne pourra plus entrer en contact avec sa victime, ni résider à proximité de son domicile, ni s’approcher de son lieu de travail [31][32]. Le juge ne peut déroger à ces interdictions qu’à condition de motiver sa décision [33][34]. L’inverse de la situation actuelle, où l’interdiction est l’exception et l’absence d’interdiction la règle.
Le texte prévoit aussi l’expérimentation pendant deux ans de « guichets de suivi des victimes » dans les départements [35][36], et la création d’un guichet unique national placé sous l’autorité de la Délégation interministérielle à l’aide aux victimes [37][38].
Le drame fondateur
Yanis s’est donné la mort le 30 mars 2025 en Haute-Savoie [39][11][9]. Quelques jours plus tôt, il avait appris « de manière fortuite » que l’homme qui l’avait agressé sexuellement était sorti de prison [40]. Sa famille n’avait reçu aucune notification.
L’association Carl l’avait accompagné [41]. Sa fondatrice, Steffy Alexandrian [42], parle de « catastrophe »: « les enfants que nous suivons ne sont que très rarement informés » d’une libération [43][44]. Il faut, dit-elle, « éviter toute forme de re-victimisation » [45][46]. La commission indépendante sur l’inceste et les violences sexuelles faites aux enfants, la CIIVISE [47], avait formulé cette recommandation dès son rapport de novembre 2023 [48]: « veiller à ce que les victimes soient informées de la libération de leur agresseur » [49].
« Mettre la victime au centre »: un slogan, et après?
Gérald Darmanin avait annoncé vouloir « changer totalement le du ministère de la justice. Au lieu de mettre l’accusé au centre, nous allons mettre la victime au centre » [50]. Sa circulaire du 20 octobre 2025 [27] préparait le terrain. Le texte Miller, déposé le 16 septembre 2025 [51], lui donne force de loi, et le gouvernement a enclenché la procédure accélérée [52][53].
Ce « changement de paradigme » heurte une architecture deux fois centenaire. Le code de procédure pénale a été pensé autour du couple ministère public-accusé; la victime n’y a longtemps été qu’un témoin appelé à la barre. « C’est dans la culture même de la procédure pénale de ne pas inclure la victime », redit Laure Miller [28], pointant « la phase post-sentencielle » où la victime « n’est pas assez accompagnée, protégée, ni prise en considération » [30]. Aux yeux de la députée socialiste Céline Thiébault-Martinez [54], le virage reste cosmétique tant qu’une loi-cadre sur les violences sexistes et sexuelles n’est pas mise à l’ordre du jour [55]. Le slogan a son texte; il lui manque encore une politique pénale d’ensemble.
Une obligation que la rapporteure dit déjà inapplicable
Le texte adopté oblige la justice à prévenir la victime « au moins un mois avant » la libération [15][16]. Mais, dans la même séance, Laure Miller a reconnu que ce délai ne pourrait « matériellement pas être respecté » par des juges « ne disposant pas suffisamment tôt de l’information » [56]. D’où l’ajout, par amendement, d’une clause de repli: à défaut, l’information sera communiquée « dans les meilleurs délais » [57][58].
La contradiction est frontale. Le législateur édicte une obligation dont la rapporteure admet qu’elle sera parfois intenable, sans assortir le manquement d’aucune sanction, et sans prévoir la réforme du système d’information pénitentiaire qui rendrait le mois calendaire effectif. Lorsque les socialistes ont voulu durcir la formule en « au plus tard un mois » [59][60], Mme Miller l’a écartée comme « difficilement tenable » pour les magistrats [61]. Reste une norme dont le caractère contraignant tient moins au texte qu’à la pression que les associations sauront exercer sur les juridictions. L’article 707 du code de procédure pénale, en l’état [22][23], n’avait jamais empêché les circulaires; il n’empêchera pas non plus, à lui seul, les défaillances.
Une loi, mais des pratiques encore hétérogènes
La circulaire Darmanin du 20 octobre 2025 [27] avait déjà tracé la voie. Son application restait inégale: certains parquets l’avaient intégrée à leurs trames de notification, d’autres continuaient de fonctionner « à la demande » de la victime, comme le permettait l’article 707 [22]. Des circulaires antérieures sur le même sujet avaient connu le même sort [62]. C’est précisément ce que Laure Miller invoque pour justifier le passage par la loi: « intégrer dans la loi ces dispositions, donc de leur donner une force plus importante » [63].
L’association Face à l’inceste [64] formule la question qui surplombe désormais la mise en œuvre: « L’enjeu aujourd’hui consiste à uniformiser les pratiques dans l’ensemble des juridictions » [65]. Que la loi vaille pour toutes les juridictions suppose des greffes correctement dotés, des trames communes, et un suivi statistique que le texte, en l’état, ne prévoit pas. L’expérimentation, sur deux ans, des « guichets de suivi des victimes » dans les départements [35][36] sera, le premier test grandeur réelle.
Pourquoi maintenant
Le contexte statistique pèse: les plaintes pour violences sexuelles ont augmenté de près de 120 % entre 2016 et 2023 [66][67]. Le taux de récidive légale, lui, reste limité - 5,7 % pour les viols, 9 % pour les délits sexuels [68][69] - mais c’est précisément dans le moment de la libération que le risque de re-victimisation atteint son pic. On a recensé 170 féminicides en 2025 [70].
L’angle mort: la voix critique
L’unanimité a fait disparaître les nuances. À gauche, la députée socialiste Céline Thiébault-Martinez [54][71] estime que le texte est « intéressant » mais qu’il « ne va pas assez loin » [72][73]. « On leur demande toujours à elles de s’adapter » [74][75], regrette-t-elle, en déplorant qu’une loi globale sur les violences sexistes et sexuelles ne soit pas à l’ordre du jour [55].
À l’extrême droite, Sophie Blanc [76] a estimé que les victimes n’attendaient pas seulement d’être informées, mais que les décisions de justice soient effectivement exécutées. Du côté écologiste, Arnaud Bonnet [77] a défendu le délai d’un mois pour permettre aux victimes de mobiliser « leur entourage », « leur thérapeute » et « d’organiser concrètement leur protection ».
Ce que les sources ne disent pas
Aucune source consultée ne précise comment l’administration pénitentiaire transmettra l’information aux juges suffisamment tôt pour respecter le délai d’un mois. Aucun budget chiffré n’est associé aux guichets de suivi expérimentaux [35]. Aucune source ne mentionne le coût ni le déploiement opérationnel des téléphones grave danger supplémentaires que la loi va générer.
Surtout, aucun document public ne précise la nature de la libération de l’agresseur de Yanis - fin de peine sèche, libération conditionnelle ou permission de sortir - ni la durée de sa condamnation initiale, ni même son identité, anonymisée ou non. Ces éléments sont pourtant déterminants: selon le régime de sortie, l’obligation d’information ne pèse pas sur les mêmes acteurs, et le délai d’un mois prend un sens très différent selon qu’il s’agit d’une fin de peine prévue de longue date ou d’une libération anticipée décidée quelques jours avant. Le silence des sources sur ce point empêche d’évaluer si la loi qui porte le nom de Yanis aurait, appliquée plus tôt, suffi à éviter son drame.
Dans la tribune, les parents de Yanis ont fini par s’asseoir. Le scrutin est clos. Ils attendent que les députés sortent. Personne ne saura jamais si leur fils serait encore là.
Sources
Voir le détail de chaque fait sourcé (77)
-
Les parents de Yanis étaient présents en tribune à l’Assemblée nationale mardi et ont été applaudis par les députés - Présence des parents de Yanis lors de l'adoption de la proposition de loi
« Ses parents, présents en tribune à l’Assemblée nationale mardi, ont été applaudis par les députés. »
leparisien.fr ↗ ↩ -
12 mai - Date d'adoption de la proposition de loi à l'Assemblée nationale.
« Une proposition de loi [.] a été adoptée à l'unanimité mardi 12 mai en séance publique à l'Assemblée nationale. »
cnews.fr ↗ ↩ -
il y a un peu plus d’un an - Date du suicide de Yanis, adolescent victime de violences sexuelles
« Le texte est né après le suicide il y a un peu plus d’un an d’un adolescent de 17 ans, Yanis, dont l’agresseur sexuel avait été remis en liberté sans qu’il n’en soit préalablement averti. »
leparisien.fr ↗ ↩ -
17 - Âge de Yanis au moment de son suicide
« Le texte est né après le suicide il y a un peu plus d’un an d’un adolescent de 17 ans, Yanis. »
leparisien.fr ↗ ↩ -
La proposition de loi de Laure Miller est née après le suicide d'un adolescent de 17 ans, Yanis, dont l'agresseur sexuel avait été remis en liberté sans qu'il n'en soit préalablement averti - Origine de la proposition de loi.
« Portée par la députée Ensemble pour la République Laure Miller, cette proposition de loi est née après le suicide, il y a un peu plus d'un an, d'un adolescent de 17 ans, Yanis, dont l'agresseur sexuel avait été remis en liberté sans qu'il n'en soit préalablement averti. »
cnews.fr ↗ ↩ -
moins de trois kilomètres - Distance entre le domicile de Yanis et celui de son agresseur après sa libération.
« résidait à moins de trois kilomètres de son domicile »
lcp.fr ↗ ↩ -
Yanis n'a pas été averti de la libération de son agresseur sexuel - Contexte du suicide de Yanis
« Le texte est né après le suicide il y a un peu plus d'un an d'un adolescent de 17 ans, Yanis, dont l'agresseur sexuel avait été remis en liberté sans qu'il n'en soit préalablement averti. »
mesinfos.fr ↗ ↩ -
Les députés ont adopté mardi à l’unanimité une proposition de loi visant à garantir que les victimes de violences sexuelles soient systématiquement informées lorsque leur agresseur sort de détention - Adoption d'une proposition de loi à l'Assemblée nationale
« Les députés ont adopté mardi à l’unanimité une proposition de loi visant à garantir que les victimes de violences sexuelles soient systématiquement informées lorsque leur agresseur sort de détention. »
leparisien.fr ↗ ↩ -
Yanis, jeune garçon de 17 ans ayant mis fin à ses jours en 2025 en Haute-Savoie - Nom donné à la proposition de loi sur l'information des victimes
« Cette proposition de loi porte le nom de Yanis, ce jeune garçon de 17 ans qui avait mis fin à ses jours en 2025 en Haute-Savoie »
ici.fr ↗ ↩ -
Laure Miller, députée Renaissance - Porteuse de la proposition de loi
« Portée par la députée Renaissance Laure Miller, soutenue par le gouvernement et les associations de défense des victimes, la proposition de loi devra désormais aller au Sénat. »
leparisien.fr ↗ ↩ -
30 mars 2025 - Date du suicide de Yanis.
« Yanis, 17 ans, qui le 30 mars 2025 a mis fin à ses jours »
lcp.fr ↗ ↩ -
La proposition de loi prévoit que l’autorité judiciaire informe les victimes de toute libération ou cessation, même temporaire, de l’incarcération d’une personne détenue mise en examen, prévenue, accusée ou condamnée pour viol, agression sexuelle ou violence conjugale notamment - Contenu de la proposition de loi sur l'information des victimes
« Le texte prévoit que l’autorité judiciaire informe les victimes de « toute libération ou cessation, même temporaire, de l’incarcération d’une personne détenue mise en examen, prévenue, accusée ou condamnée » pour viol, agression sexuelle ou violence conjugale notamment. »
leparisien.fr ↗ ↩ -
Information des victimes de "toute libération ou cessation, même temporaire, de l'incarcération" de leur agresseur - Mesure prévue par la proposition de loi
« Le texte prévoit que l'autorité judiciaire informe les victimes [.] de "toute libération ou cessation, même temporaire, de l'incarcération d'une personne détenue mise en examen, prévenue, accusée ou condamnée" pour ces faits. »
mesinfos.fr ↗ ↩ -
les infractions mentionnées à l’article 706-47 du code de procédure pénale - Types d'infractions couvertes par le dispositif.
« Il vise les infractions les plus graves, celles mentionnées à l’article 706-47 du code de procédure pénale, qui couvre notamment les viols, les agressions sexuelles et certaines violences intrafamiliales. »
parlons-politique.fr ↗ ↩ -
un mois - Délai minimal avant la libération pour informer les victimes
« Les députés ont adopté des amendements visant à ce que cette information soit communiquée au moins un mois avant la libération. »
leparisien.fr ↗ ↩ -
un mois - Délai cible avant la libération pour informer les victimes.
« les députés ont ajouté un délai cible d’un mois avant la libération. »
parlons-politique.fr ↗ ↩ -
La victime pourra présenter des observations durant le délai d'un mois avant la libération - Droit accordé aux victimes dans la proposition de loi
« La victime pourra présenter, durant ce délai, des « observations ». »
leparisien.fr ↗ ↩ -
La victime pourra faire valoir des observations pendant le délai d’un mois avant la libération - Droit accordé aux victimes dans le cadre de la proposition de loi.
« pendant ce délai, la victime pourra faire valoir des observations. »
parlons-politique.fr ↗ ↩ -
Sur la base des observations de la victime, l’attribution d’un « téléphone grave danger » pourra être demandée pour elle par le juge d’application des peines - Mesure de protection prévue par la proposition de loi
« Sur la base de celles-ci, l’attribution d’un « téléphone grave danger », dispositif permettant d’alerter très rapidement les forces de l’ordre, pourra être demandée pour elle par le juge d’application des peines. »
leparisien.fr ↗ ↩ -
téléphone grave danger, un dispositif de téléprotection permettant d’alerter rapidement les forces de l’ordre - Dispositif prévu par le texte pour renforcer la protection des victimes.
« le juge de l’application des peines pourra demander l’attribution d’un téléphone grave danger, un dispositif de téléprotection permettant d’alerter rapidement les forces de l’ordre. »
parlons-politique.fr ↗ ↩ -
La victime pourrait faire savoir qu’elle ne souhaite pas être informée d’une libération - Option laissée aux victimes dans la proposition de loi
« La victime pourrait faire savoir qu’elle ne souhaite pas être informée d’une libération, précise le texte. »
leparisien.fr ↗ ↩ -
L'article 707 du code de procédure pénale ne prévoit qu’une possibilité d’information, à l’initiative de la victime - Situation actuelle avant la proposition de loi.
« Pour l’heure, l’article 707 du code de procédure pénale ne prévoit qu’une possibilité d’information, à l’initiative de la victime. »
cnews.fr ↗ ↩ -
au cours de l'exécution de la peine - Modalité actuelle d'information des victimes selon le Code de procédure pénale.
« le Code de procédure pénale ne prévoit qu’une possibilité d’information "au cours de l'exécution de la peine" »
lcp.fr ↗ ↩ -
2014 - Année de la loi reconnaissant un droit à être informé en fin de peine.
« La loi de 2014 a reconnu un droit à être informé en fin de peine. »
parlons-politique.fr ↗ ↩ -
2015 - Année de la loi élargissant les droits dont les victimes doivent être avisées.
« La loi de 2015 a élargi les droits dont les victimes doivent être avisées. »
parlons-politique.fr ↗ ↩ -
Gérald Darmanin, garde des sceaux - Fonction de Gérald Darmanin mentionnée dans le texte.
« « On va changer totalement le du ministère de la justice. Au lieu de mettre l’accusé au centre, nous allons mettre la victime au centre », a déclaré le garde des sceaux Gérald Darmanin, mardi 14 octobre, dans un entretien diffusé sur LCI. »
la-croix.com ↗ ↩ -
lundi 20 octobre - Date d'entrée en vigueur de la circulaire ministérielle signée par Gérald Darmanin.
« indiquant avoir signé une circulaire ministérielle qui prendra effet ce lundi 20 octobre. »
la-croix.com ↗ ↩ -
C'est dans la culture même de la procédure pénale de ne pas inclure la victime - Déclaration de Laure Miller sur la place des victimes dans la procédure pénale.
« "C'est dans la culture même de la procédure pénale de ne pas inclure la victime", déplore Laure Miller auprès de LCP »
lcp.fr ↗ ↩ -
Laure Miller, députée Renaissance de la Marne - Fonction et affiliation politique de Laure Miller.
« la députée Renaissance de la Marne martèle: «On ne pense plus à la victime quand son agresseur sort de prison» »
cnews.fr ↗ ↩ -
En particulier dans la phase post-sentencielle, la victime n'est pas assez accompagnée, protégée, ni prise en considération - Déclaration de Laure Miller sur l'accompagnement des victimes après un jugement.
« "En particulier dans la phase post-sentencielle, la victime n'est pas assez accompagnée, protégée, ni prise en considération", poursuit la rapporteure du texte »
lcp.fr ↗ ↩ -
Le texte systématise, en cas de libération, l’interdiction d’entrer en contact avec la victime, de résider à proximité de son domicile, ainsi que l’interdiction de se trouver à proximité par exemple de son domicile ou son lieu de travail - Mesures d'interdiction prévues par la proposition de loi
« Le texte systématise en cas de libération, l’interdiction d’entrer en contact avec la victime, de résider à proximité de son domicile, ainsi que l’interdiction de se trouver à proximité par exemple de son domicile ou son lieu de travail. »
leparisien.fr ↗ ↩ -
L’auteur ne pourra pas entrer en relation avec la victime, ni s’approcher de son domicile ou de son lieu de travail, sauf décision spécialement motivée du juge - Renforcement du principe d’interdiction de contact et d’éloignement.
« Le principe d’interdiction de contact et d’éloignement est aussi renforcé: l’auteur ne pourra pas entrer en relation avec la victime, ni s’approcher de son domicile ou de son lieu de travail, sauf décision spécialement motivée du juge. »
parlons-politique.fr ↗ ↩ -
Le juge ne pourrait déroger aux interdictions de contact que s’il motive sa décision - Condition pour déroger aux interdictions prévues par la proposition de loi
« Le juge ne pourrait y déroger que s’il motive sa décision. »
leparisien.fr ↗ ↩ -
Le juge ne pourrait déroger à l’interdiction de contact ou de proximité que s’il motive sa décision - Condition prévue par la proposition de loi.
« Le juge ne pourrait y déroger que s’il motive sa décision. »
midilibre.fr ↗ ↩ -
Le texte prévoit l’expérimentation durant deux ans de « guichets de suivi des victimes » dans les départements - Expérimentation prévue par la proposition de loi
« Enfin, le texte prévoit l’expérimentation durant deux ans de « guichets de suivi des victimes » dans les départements. »
leparisien.fr ↗ ↩ -
deux ans - Durée de l'expérimentation des guichets de suivi des victimes
« Enfin, le texte prévoit l’expérimentation durant deux ans de « guichets de suivi des victimes » dans les départements. »
leparisien.fr ↗ ↩ -
Laure Miller souhaite créer un guichet unique national de suivi des victimes, placé sous l’autorité de la Délégation interministérielle à l’aide aux victimes - Mesure complémentaire de la proposition de loi.
« Afin de garantir la protection des victimes en cas de liberté de leur agresseur, la parlementaire souhaite par la même occasion créer un guichet unique national de suivi des victimes, placé sous l’autorité de la Délégation interministérielle à l’aide aux victimes. »
cnews.fr ↗ ↩ -
Délégation interministérielle à l’aide aux victimes, structure gouvernementale - Autorité sous laquelle sera placé le guichet unique national de suivi des victimes.
« placé sous l’autorité de la Délégation interministérielle à l’aide aux victimes »
lcp.fr ↗ ↩ -
Yanis, 17 ans, victime d'agression sexuelle - Cas cité dans l'exposé des motifs de la proposition de loi.
« celui de Yanis, 17 ans, qui le 30 mars 2025 a mis fin à ses jours »
lcp.fr ↗ ↩ -
Yanis a appris de manière fortuite que son agresseur avait été remis en liberté - Circonstance ayant précédé le suicide de Yanis.
« Yanis venait d’apprendre de manière fortuite que l’homme qui l’avait agressé sexuellement avait été remis en liberté »
lcp.fr ↗ ↩ -
association Carl, accompagnant les victimes de violences sexuelles - Association ayant accompagné Yanis
«.a déclaré Steffy Alexandrian, fondatrice de l’association Carl, qui avait notamment accompagné Yanis. »
leparisien.fr ↗ ↩ -
Steffy Alexandrian, fondatrice de l’association Carl - Représentante d'une association accompagnant les victimes
« « à l’heure actuelle c’est la catastrophe, les enfants que nous suivons ne sont que très rarement informés » d’une libération, a déclaré Steffy Alexandrian, fondatrice de l’association Carl, qui avait notamment accompagné Yanis. »
leparisien.fr ↗ ↩ -
à l’heure actuelle c’est la catastrophe, les enfants que nous suivons ne sont que très rarement informés d’une libération - Déclaration de Steffy Alexandrian sur l'information des victimes
« « à l’heure actuelle c’est la catastrophe, les enfants que nous suivons ne sont que très rarement informés » d’une libération. »
leparisien.fr ↗ ↩ -
"A l'heure actuelle c'est la catastrophe, les enfants que nous suivons ne sont que très rarement informés" - Déclaration de Steffy Alexandrian sur l'information des victimes
« "A l'heure actuelle c'est la catastrophe, les enfants que nous suivons ne sont que très rarement informés" d'une libération, abonde Steffy Alexandrian, fondatrice de l'association Carl. »
mesinfos.fr ↗ ↩ -
"éviter toute forme de re-victimisation" - Objectif mentionné par Steffy Alexandrian
« Il est essentiel d'"éviter toute forme de re-victimisation", ajoute-t-elle. »
mesinfos.fr ↗ ↩ -
d’éviter toute forme de re-victimisation - Objectif selon Steffy Alexandrian.
« Il est "d’éviter toute forme de re-victimisation", ajoute-t-elle. »
midilibre.fr ↗ ↩ -
Commission indépendante sur l’inceste et les violences sexuelles faites aux enfants (Civiise) - Organisme ayant recommandé l'information systématique des victimes
« Cette information systématique est l’une des recommandations de la Commission indépendante sur l’inceste et les violences sexuelles faites aux enfants (Civiise). »
leparisien.fr ↗ ↩ -
novembre 2023 - Date du rapport de la CIIVISE contenant la préconisation.
« stipulée dans un rapport de novembre 2023. »
cnews.fr ↗ ↩ -
veiller à ce que les victimes soient informées de la libération de leur agresseur - Recommandation de la CIIVISE reprise par la proposition de loi.
« recommandait de "veiller à ce que les victimes soient informées de la libération de leur agresseur" »
lcp.fr ↗ ↩ -
On va changer totalement le du ministère de la justice. Au lieu de mettre l’accusé au centre, nous allons mettre la victime au centre - Déclaration du garde des sceaux Gérald Darmanin sur le changement de au ministère de la Justice.
« « On va changer totalement le du ministère de la justice. Au lieu de mettre l’accusé au centre, nous allons mettre la victime au centre », a déclaré le garde des sceaux Gérald Darmanin, mardi 14 octobre, dans un entretien diffusé sur LCI. »
la-croix.com ↗ ↩ -
mardi 16 septembre 2025 - Date de dépôt de la proposition de loi n° 1793
« Proposition de loi visant à garantir l’information et la protection effective des victimes de violences sexuelles lors de la libération de leur agresseur, n° 1793, déposée le mardi 16 septembre 2025. »
assemblee-nationale.fr ↗ ↩ -
Procédure accélérée enclenchée par le gouvernement sur le texte - Calendrier législatif de la proposition de loi
« Le gouvernement a enclenché la procédure accélérée sur le texte, qui devra ensuite aller au Sénat. »
mesinfos.fr ↗ ↩ -
Le gouvernement a enclenché la procédure accélérée sur le texte - Action du gouvernement concernant la proposition de loi.
« Le gouvernement a enclenché la procédure accélérée sur le texte. »
midilibre.fr ↗ ↩ -
Céline Thiébault-Martinez, députée socialiste - Députée critiquant le texte pour son manque d'ambition
« "On leur demande toujours à elles de s'adapter", regrette la députée Céline Thiébault-Martinez (socialiste), pour qui le texte, quoique "intéressant", ne va "pas assez loin". »
mesinfos.fr ↗ ↩ -
Céline Thiébault-Martinez, députée - Députée ayant regretté l’absence d’une loi sur les violences sexistes et sexuelles.
« Céline Thiébault-Martinez a regretté qu’une loi sur les violences sexistes et sexuelles ne soit pas à l’ordre du jour. »
parlons-politique.fr ↗ ↩ -
ce délai ne pouvait parfois « matériellement pas être respecté » par des juges ne disposant pas suffisamment tôt de l’information - Déclaration de Laure Miller sur les limites du délai d'un mois
« Toutefois, Laure Miller a souligné que ce délai ne pouvait parfois « matériellement pas être respecté » par des juges ne disposant pas suffisamment tôt de l’information. »
leparisien.fr ↗ ↩ -
En cas de non-respect du délai d'un mois, l'information devra être communiquée « dans les meilleurs délais » - Amendement adopté sur le délai d'information
« Dans ce cas, elle devra être communiquée « dans les meilleurs délais », selon l’un de ses amendements adoptés. »
leparisien.fr ↗ ↩ -
une information des victimes dans les meilleurs délais - Proposition alternative de Laure Miller.
«.qui proposera une information des victimes "dans les meilleurs délais". »
midilibre.fr ↗ ↩ -
Les socialistes tenteront d'ajouter que l'information soit communiquée "au plus tard un mois" avant la libération - Amendement proposé par les socialistes
« Les socialistes tenteront d'ajouter que l'information soit communiquée "au plus tard un mois" avant la libération. »
mesinfos.fr ↗ ↩ -
Les socialistes tenteront d’ajouter que l’information soit communiquée au plus tard un mois avant la libération - Amendement proposé par les socialistes.
« Les socialistes tenteront d’ajouter que l’information soit communiquée "au plus tard un mois" avant la libération. »
midilibre.fr ↗ ↩ -
Difficilement tenable dans certains cas pour les magistrats - Avis de Laure Miller sur l'amendement socialiste.
« Difficilement tenable dans certains cas pour les magistrats, selon Laure Miller. »
midilibre.fr ↗ ↩ -
Des circulaires sur l’information des victimes concernant la libération de leur agresseur ont été prises ces dernières années - Mesures antérieures à la proposition de loi.
« Des circulaires sur l’information des victimes concernant la libération de leur agresseur ont été prises ces dernières années. »
midilibre.fr ↗ ↩ -
d’intégrer dans la loi ces dispositions, donc de leur donner une force plus importante - Explication de Laure Miller sur l'objectif de la proposition de loi.
« Mais il s’agit ici "d’intégrer dans la loi" ces dispositions, donc de leur "donner une force plus importante", explique à l’AFP la députée Laure Miller. »
midilibre.fr ↗ ↩ -
association Face à l’inceste, défense des victimes d'inceste - Association citée dans l'article
« « L’enjeu aujourd’hui consiste à uniformiser les pratiques dans l’ensemble des juridictions », abonde l’association Face à l’inceste. »
leparisien.fr ↗ ↩ -
L’enjeu aujourd’hui consiste à uniformiser les pratiques dans l’ensemble des juridictions - Déclaration de l'association Face à l'inceste.
« "L’enjeu aujourd’hui consiste à uniformiser les pratiques dans l’ensemble des juridictions." »
midilibre.fr ↗ ↩ -
près de 120 % - Augmentation des plaintes pour violences sexuelles entre 2016 et 2023.
« les plaintes pour violences sexuelles ont augmenté de près de 120 % entre 2016 et 2023. »
parlons-politique.fr ↗ ↩ -
2016 et 2023 - Période de référence pour l’augmentation des plaintes pour violences sexuelles.
« les plaintes pour violences sexuelles ont augmenté de près de 120 % entre 2016 et 2023. »
parlons-politique.fr ↗ ↩ -
5,7 % - Taux de récidive légale pour les viols.
« les taux de récidive légale restent plus faibles que pour d’autres crimes et délits: 5,7 % pour les viols »
parlons-politique.fr ↗ ↩ -
9 % - Taux de récidive légale pour les délits à caractère sexuel.
« 9 % pour les délits à caractère sexuel, selon cette mission de contrôle du Sénat. »
parlons-politique.fr ↗ ↩ -
170 - Nombre de féminicides en 2025
« on en dénombre 170 en 2025 »
ici.fr ↗
⚠️ Note INFO.FR: Le chiffre de 170 féminicides en 2025 provient d'un décompte associatif (type #NousToutes/Collages Féminicides). Les sources officielles et institutionnelles donnent une fourchette plus basse (159 à 164). À utiliser avec la mention 'selon les associations féministes' ou 'selon le décompte associatif'. ↩ -
Céline Thiébault-Martinez, députée socialiste - Députée critiquant le texte.
« "On leur demande toujours à elles de s’adapter", regrette la députée Céline Thiébault-Martinez (socialiste). »
midilibre.fr ↗ ↩ -
Le texte, quoique "intéressant", ne va "pas assez loin" - Critique de Céline Thiébault-Martinez sur la proposition de loi
« pour qui le texte, quoique "intéressant", ne va "pas assez loin". »
mesinfos.fr ↗ ↩ -
le texte, quoique intéressant, ne va pas assez loin - Avis de Céline Thiébault-Martinez sur la proposition de loi.
« pour qui le texte, quoique "intéressant", ne va "pas assez loin". »
midilibre.fr ↗ ↩ -
"On leur demande toujours à elles de s'adapter" - Déclaration de Céline Thiébault-Martinez sur le texte
« "On leur demande toujours à elles de s'adapter", regrette la députée Céline Thiébault-Martinez (socialiste). »
mesinfos.fr ↗ ↩ -
On leur demande toujours à elles de s’adapter - Déclaration de Céline Thiébault-Martinez.
« "On leur demande toujours à elles de s’adapter", regrette la députée Céline Thiébault-Martinez (socialiste). »
midilibre.fr ↗ ↩ -
Sophie Blanc, députée de l’extrême droite - Députée ayant critiqué le manque de contrôle effectif des décisions de justice.
« À l’extrême droite, Sophie Blanc a estimé que les victimes n’attendaient pas seulement d’être informées, mais que les décisions de justice soient effectivement exécutées. »
parlons-politique.fr ↗ ↩ -
Arnaud Bonnet, député du groupe écologiste - Député ayant défendu un amendement sur le délai d'information
« Et ce pour permettre aux victimes d’avoir le temps de mobiliser « leur entourage » ou « leur thérapeute » et « d’organiser concrètement leur protection », a fait valoir Arnaud Bonnet (groupe écologiste). »
leparisien.fr ↗ ↩
Sources
- Violences sexuelles : les députés adoptent une proposition de loi obligeant à alerter les victimes lorsque leur agresseur est libéré
- Proposition de loi, n° 1793
- Violences : toutes les victimes seront désormais prévenues de la libération de leur agresseur
- Information victimes agresseur : la sortie encadrée
- Une loi pour informer les victimes de violences sexuelles de la sortie de prison de leur agresseur ?
- Violences sexuelles : les députés adoptent une loi obligeant la justice à informer les victimes lorsque leur agresseur sort de prison
- Violences sexuelles: les victimes bientôt informées de la libération de leur agresseur? | LCP
- Violences sexuelles : l’Assemblée étudie un texte de loi pour mieux protéger les victimes une fois leurs agresseurs sortis de prison
- Informer les victimes d'agressions sexuelles de la libération de leur agresseur, la satisfaction de Solidarité Femmes 90