Loi Yanis : les victimes de violences sexuelles seront prévenues avant la libération de leur agresseur
Adoptée à l'unanimité, la proposition de loi Miller impose un préavis d'un mois et un droit d'observations.
Née du suicide d'un adolescent de 17 ans, la loi oblige la justice à prévenir les victimes au moins un mois avant la sortie de leur agresseur.
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Combler un vide légal majeur
L'article 707 du code de procédure pénale ne prévoyait qu'une simple faculté d'information à la demande de la victime. La loi rend l'information systématique et obligatoire.
Préavis d'un mois et observations
Les victimes disposent d'un mois avant la libération pour formuler des observations écrites au juge d'application des peines, qui peut déclencher l'attribution d'un téléphone grave danger.
Interdiction de contact systématique
L'agresseur ne pourra plus s'approcher du domicile ou du lieu de travail de la victime ; le juge devra motiver toute dérogation. Inversion du principe actuel.
Test de l'uniformité judiciaire
L'association Face à l'inceste alerte sur l'hétérogénéité des pratiques entre juridictions. L'enjeu sera la mise en œuvre concrète département par département.
Changement de paradigme revendiqué
Gérald Darmanin avait annoncé en octobre 2025 vouloir mettre la victime au centre du ministère de la Justice. La loi donne force légale à sa circulaire du 20 octobre 2025.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- Adoption à l'unanimité le 12 mai 2026 à l'Assemblée nationale, texte transmis au Sénat.
- Information systématique des victimes au moins un mois avant la libération de leur agresseur.
- Droit d'observations écrites et possibilité d'attribution d'un téléphone grave danger.
- Interdiction de contact et d'éloignement systématique, dérogation motivée du juge.
- Texte né du suicide de Yanis, 17 ans, le 30 mars 2025 en Haute-Savoie.
Les parents de Yanis sont assis en tribune. L’hémicycle se lève. Les députés applaudissent [1]. C’est mardi soir, 12 mai 2026 [2]. Leur fils s’est suicidé un peu plus d’un an plus tôt [3]. Il avait 17 ans [4]. Il venait d’apprendre, par hasard, que son agresseur sexuel avait été remis en liberté [5]. L’homme habitait à moins de trois kilomètres de chez lui [6]. Personne n’avait prévenu Yanis [7].
Ce soir-là, l’Assemblée nationale adopte à l’unanimité la proposition de loi qui porte désormais le nom de l’adolescent [8][9]. Le texte doit maintenant aller au Sénat [10]. Entre le suicide de Yanis, le 30 mars 2025 [11], et le vote, plus d’un an s’est écoulé [3].
Ce que la loi change concrètement
L’autorité judiciaire devra informer les victimes de « toute libération ou cessation, même temporaire, de l’incarcération » de leur agresseur, qu’il soit mis en examen, prévenu, accusé ou condamné [12][13]. Sont visées les infractions les plus graves: viols, agressions sexuelles, violences intrafamiliales, listées à l’article 706-47 du code de procédure pénale [14].
L’information devra parvenir à la victime au moins un mois avant la libération [15][16]. Pendant ce mois, la victime peut formuler des observations écrites [17][18]. Sur cette base, le juge d’application des peines pourra demander l’attribution d’un téléphone grave danger [19][20], un boîtier qui permet d’alerter les forces de l’ordre en un appui.
La victime peut aussi refuser d’être informée [21]. C’est son droit.
Le cadre légal aujourd’hui: un trou béant
Jusqu’à ce vote, l’article 707 du code de procédure pénale ne prévoyait qu’une simple possibilité d’information, à l’initiative de la victime [22]. Une faculté, pas une obligation. Le texte parle d’information « au cours de l’exécution de la peine » [23], pas au moment de la libération. La loi de 2014 [24] et celle de 2015 [25] avaient élargi les droits des victimes, sans combler ce vide. Gérald Darmanin [26], garde des Sceaux, avait bien signé une circulaire ministérielle entrée en vigueur le 20 octobre 2025 [27], allant dans le même sens. Mais une circulaire n’a pas la force d’une loi.
« C’est dans la culture même de la procédure pénale de ne pas inclure la victime », résume Laure Miller [28], députée Renaissance de la Marne [29] et rapporteure du texte. « En particulier dans la phase post-sentencielle, la victime n’est pas assez accompagnée, protégée, ni prise en considération » [30].
Renforcement de l’interdiction de contact
Le texte systématise une autre mesure: en cas de libération, l’agresseur ne pourra plus entrer en contact avec sa victime, ni résider à proximité de son domicile, ni s’approcher de son lieu de travail [31][32]. Le juge ne peut déroger à ces interdictions qu’à condition de motiver sa décision [33][34]. L’inverse de la situation actuelle, où l’interdiction est l’exception et l’absence d’interdiction la règle.
Le texte prévoit aussi l’expérimentation pendant deux ans de « guichets de suivi des victimes » dans les départements [35][36], et la création d’un guichet unique national placé sous l’autorité de la Délégation interministérielle à l’aide aux victimes [37][38].
Le drame fondateur
Yanis s’est donné la mort le 30 mars 2025 en Haute-Savoie [39][11][9]. Quelques jours plus tôt, il avait appris « de manière fortuite » que l’homme qui l’avait agressé sexuellement était sorti de prison [40]. Sa famille n’avait reçu aucune notification.
L’association Carl l’avait accompagné [41]. Sa fondatrice, Steffy Alexandrian [42], parle de « catastrophe »: « les enfants que nous suivons ne sont que très rarement informés » d’une libération [43][44]. Il faut, dit-elle, « éviter toute forme de re-victimisation » [45][46]. La commission indépendante sur l’inceste et les violences sexuelles faites aux enfants, la CIIVISE [47], avait formulé cette recommandation dès son rapport de novembre 2023 [48]: « veiller à ce que les victimes soient informées de la libération de leur agresseur » [49].
« Mettre la victime au centre »: un slogan, et après?
Gérald Darmanin avait annoncé vouloir « changer totalement le du ministère de la justice. Au lieu de mettre l’accusé au centre, nous allons mettre la victime au centre » [50]. Sa circulaire du 20 octobre 2025 [27] préparait le terrain. Le texte Miller, déposé le 16 septembre 2025 [51], lui donne force de loi, et le gouvernement a enclenché la procédure accélérée [52][53].
Ce « changement de paradigme » heurte une architecture deux fois centenaire. Le code de procédure pénale a été pensé autour du couple ministère public-accusé; la victime n’y a longtemps été qu’un témoin appelé à la barre. « C’est dans la culture même de la procédure pénale de ne pas inclure la victime », redit Laure Miller [28], pointant « la phase post-sentencielle » où la victime « n’est pas assez accompagnée, protégée, ni prise en considération » [30]. Aux yeux de la députée socialiste Céline Thiébault-Martinez [54], le virage reste cosmétique tant qu’une loi-cadre sur les violences sexistes et sexuelles n’est pas mise à l’ordre du jour [55]. Le slogan a son texte; il lui manque encore une politique pénale d’ensemble.
Une obligation que la rapporteure dit déjà inapplicable
Le texte adopté oblige la justice à prévenir la victime « au moins un mois avant » la libération [15][16]. Mais, dans la même séance, Laure Miller a reconnu que ce délai ne pourrait « matériellement pas être respecté » par des juges « ne disposant pas suffisamment tôt de l’information » [56]. D’où l’ajout, par amendement, d’une clause de repli: à défaut, l’information sera communiquée « dans les meilleurs délais » [57][58].
La contradiction est frontale. Le législateur édicte une obligation dont la rapporteure admet qu’elle sera parfois intenable, sans assortir le manquement d’aucune sanction, et sans prévoir la réforme du système d’information pénitentiaire qui rendrait le mois calendaire effectif. Lorsque les socialistes ont voulu durcir la formule en « au plus tard un mois » [59][60], Mme Miller l’a écartée comme « difficilement tenable » pour les magistrats [61]. Reste une norme dont le caractère contraignant tient moins au texte qu’à la pression que les associations sauront exercer sur les juridictions. L’article 707 du code de procédure pénale, en l’état [22][23], n’avait jamais empêché les circulaires; il n’empêchera pas non plus, à lui seul, les défaillances.
Une loi, mais des pratiques encore hétérogènes
La circulaire Darmanin du 20 octobre 2025 [27] avait déjà tracé la voie. Son application restait inégale: certains parquets l’avaient intégrée à leurs trames de notification, d’autres continuaient de fonctionner « à la demande » de la victime, comme le permettait l’article 707 [22]. Des circulaires antérieures sur le même sujet avaient connu le même sort [62]. C’est précisément ce que Laure Miller invoque pour justifier le passage par la loi: « intégrer dans la loi ces dispositions, donc de leur donner une force plus importante » [63].
L’association Face à l’inceste [64] formule la question qui surplombe désormais la mise en œuvre: « L’enjeu aujourd’hui consiste à uniformiser les pratiques dans l’ensemble des juridictions » [65]. Que la loi vaille pour toutes les juridictions suppose des greffes correctement dotés, des trames communes, et un suivi statistique que le texte, en l’état, ne prévoit pas. L’expérimentation, sur deux ans, des « guichets de suivi des victimes » dans les départements [35][36] sera, le premier test grandeur réelle.
Pourquoi maintenant
Le contexte statistique pèse: les plaintes pour violences sexuelles ont augmenté de près de 120 % entre 2016 et 2023 [66][67]. Le taux de récidive légale, lui, reste limité - 5,7 % pour les viols, 9 % pour les délits sexuels [68][69] - mais c’est précisément dans le moment de la libération que le risque de re-victimisation atteint son pic. On a recensé 170 féminicides en 2025 [70].
L’angle mort: la voix critique
L’unanimité a fait disparaître les nuances. À gauche, la députée socialiste Céline Thiébault-Martinez [54][71] estime que le texte est « intéressant » mais qu’il « ne va pas assez loin » [72][73]. « On leur demande toujours à elles de s’adapter » [74][75], regrette-t-elle, en déplorant qu’une loi globale sur les violences sexistes et sexuelles ne soit pas à l’ordre du jour [55].
À l’extrême droite, Sophie Blanc [76] a estimé que les victimes n’attendaient pas seulement d’être informées, mais que les décisions de justice soient effectivement exécutées. Du côté écologiste, Arnaud Bonnet [77] a défendu le délai d’un mois pour permettre aux victimes de mobiliser « leur entourage », « leur thérapeute » et « d’organiser concrètement leur protection ».
Ce que les sources ne disent pas
Aucune source consultée ne précise comment l’administration pénitentiaire transmettra l’information aux juges suffisamment tôt pour respecter le délai d’un mois. Aucun budget chiffré n’est associé aux guichets de suivi expérimentaux [35]. Aucune source ne mentionne le coût ni le déploiement opérationnel des téléphones grave danger supplémentaires que la loi va générer.
Surtout, aucun document public ne précise la nature de la libération de l’agresseur de Yanis - fin de peine sèche, libération conditionnelle ou permission de sortir - ni la durée de sa condamnation initiale, ni même son identité, anonymisée ou non. Ces éléments sont pourtant déterminants: selon le régime de sortie, l’obligation d’information ne pèse pas sur les mêmes acteurs, et le délai d’un mois prend un sens très différent selon qu’il s’agit d’une fin de peine prévue de longue date ou d’une libération anticipée décidée quelques jours avant. Le silence des sources sur ce point empêche d’évaluer si la loi qui porte le nom de Yanis aurait, appliquée plus tôt, suffi à éviter son drame.
Dans la tribune, les parents de Yanis ont fini par s’asseoir. Le scrutin est clos. Ils attendent que les députés sortent. Personne ne saura jamais si leur fils serait encore là.
Sources
Voir le détail de chaque fait sourcé (77)
« Ses parents, présents en tribune à l’Assemblée nationale mardi, ont été applaudis par les députés. »
leparisien.fr ↗ ↩
« Une proposition de loi [.] a été adoptée à l'unanimité mardi 12 mai en séance publique à l'Assemblée nationale. »
cnews.fr ↗ ↩
« Le texte est né après le suicide il y a un peu plus d’un an d’un adolescent de 17 ans, Yanis, dont l’agresseur sexuel avait été remis en liberté sans qu’il n’en soit préalablement averti. »
leparisien.fr ↗ ↩
« Le texte est né après le suicide il y a un peu plus d’un an d’un adolescent de 17 ans, Yanis. »
leparisien.fr ↗ ↩
« Portée par la députée Ensemble pour la République Laure Miller, cette proposition de loi est née après le suicide, il y a un peu plus d'un an, d'un adolescent de 17 ans, Yanis, dont l'agresseur sexuel avait été remis en liberté sans qu'il n'en soit préalablement averti. »
cnews.fr ↗ ↩
« résidait à moins de trois kilomètres de son domicile »
lcp.fr ↗ ↩
« Le texte est né après le suicide il y a un peu plus d'un an d'un adolescent de 17 ans, Yanis, dont l'agresseur sexuel avait été remis en liberté sans qu'il n'en soit préalablement averti. »
mesinfos.fr ↗ ↩
« Les députés ont adopté mardi à l’unanimité une proposition de loi visant à garantir que les victimes de violences sexuelles soient systématiquement informées lorsque leur agresseur sort de détention. »
leparisien.fr ↗ ↩
« Cette proposition de loi porte le nom de Yanis, ce jeune garçon de 17 ans qui avait mis fin à ses jours en 2025 en Haute-Savoie »
ici.fr ↗ ↩
« Portée par la députée Renaissance Laure Miller, soutenue par le gouvernement et les associations de défense des victimes, la proposition de loi devra désormais aller au Sénat. »
leparisien.fr ↗ ↩
« Yanis, 17 ans, qui le 30 mars 2025 a mis fin à ses jours »
lcp.fr ↗ ↩
« Le texte prévoit que l’autorité judiciaire informe les victimes de « toute libération ou cessation, même temporaire, de l’incarcération d’une personne détenue mise en examen, prévenue, accusée ou condamnée » pour viol, agression sexuelle ou violence conjugale notamment. »
leparisien.fr ↗ ↩
« Le texte prévoit que l'autorité judiciaire informe les victimes [.] de "toute libération ou cessation, même temporaire, de l'incarcération d'une personne détenue mise en examen, prévenue, accusée ou condamnée" pour ces faits. »
mesinfos.fr ↗ ↩
« Il vise les infractions les plus graves, celles mentionnées à l’article 706-47 du code de procédure pénale, qui couvre notamment les viols, les agressions sexuelles et certaines violences intrafamiliales. »
parlons-politique.fr ↗ ↩
« Les députés ont adopté des amendements visant à ce que cette information soit communiquée au moins un mois avant la libération. »
leparisien.fr ↗ ↩
« les députés ont ajouté un délai cible d’un mois avant la libération. »
parlons-politique.fr ↗ ↩
« La victime pourra présenter, durant ce délai, des « observations ». »
leparisien.fr ↗ ↩
« pendant ce délai, la victime pourra faire valoir des observations. »
parlons-politique.fr ↗ ↩
« Sur la base de celles-ci, l’attribution d’un « téléphone grave danger », dispositif permettant d’alerter très rapidement les forces de l’ordre, pourra être demandée pour elle par le juge d’application des peines. »
leparisien.fr ↗ ↩
« le juge de l’application des peines pourra demander l’attribution d’un téléphone grave danger, un dispositif de téléprotection permettant d’alerter rapidement les forces de l’ordre. »
parlons-politique.fr ↗ ↩
« La victime pourrait faire savoir qu’elle ne souhaite pas être informée d’une libération, précise le texte. »
leparisien.fr ↗ ↩
« Pour l’heure, l’article 707 du code de procédure pénale ne prévoit qu’une possibilité d’information, à l’initiative de la victime. »
cnews.fr ↗ ↩
« le Code de procédure pénale ne prévoit qu’une possibilité d’information "au cours de l'exécution de la peine" »
lcp.fr ↗ ↩
« La loi de 2014 a reconnu un droit à être informé en fin de peine. »
parlons-politique.fr ↗ ↩
« La loi de 2015 a élargi les droits dont les victimes doivent être avisées. »
parlons-politique.fr ↗ ↩
« « On va changer totalement le du ministère de la justice. Au lieu de mettre l’accusé au centre, nous allons mettre la victime au centre », a déclaré le garde des sceaux Gérald Darmanin, mardi 14 octobre, dans un entretien diffusé sur LCI. »
la-croix.com ↗ ↩
« indiquant avoir signé une circulaire ministérielle qui prendra effet ce lundi 20 octobre. »
la-croix.com ↗ ↩
« "C'est dans la culture même de la procédure pénale de ne pas inclure la victime", déplore Laure Miller auprès de LCP »
lcp.fr ↗ ↩
« la députée Renaissance de la Marne martèle: «On ne pense plus à la victime quand son agresseur sort de prison» »
cnews.fr ↗ ↩
« "En particulier dans la phase post-sentencielle, la victime n'est pas assez accompagnée, protégée, ni prise en considération", poursuit la rapporteure du texte »
lcp.fr ↗ ↩
« Le texte systématise en cas de libération, l’interdiction d’entrer en contact avec la victime, de résider à proximité de son domicile, ainsi que l’interdiction de se trouver à proximité par exemple de son domicile ou son lieu de travail. »
leparisien.fr ↗ ↩
« Le principe d’interdiction de contact et d’éloignement est aussi renforcé: l’auteur ne pourra pas entrer en relation avec la victime, ni s’approcher de son domicile ou de son lieu de travail, sauf décision spécialement motivée du juge. »
parlons-politique.fr ↗ ↩
« Le juge ne pourrait y déroger que s’il motive sa décision. »
leparisien.fr ↗ ↩
« Le juge ne pourrait y déroger que s’il motive sa décision. »
midilibre.fr ↗ ↩
« Enfin, le texte prévoit l’expérimentation durant deux ans de « guichets de suivi des victimes » dans les départements. »
leparisien.fr ↗ ↩
« Enfin, le texte prévoit l’expérimentation durant deux ans de « guichets de suivi des victimes » dans les départements. »
leparisien.fr ↗ ↩
« Afin de garantir la protection des victimes en cas de liberté de leur agresseur, la parlementaire souhaite par la même occasion créer un guichet unique national de suivi des victimes, placé sous l’autorité de la Délégation interministérielle à l’aide aux victimes. »
cnews.fr ↗ ↩
« placé sous l’autorité de la Délégation interministérielle à l’aide aux victimes »
lcp.fr ↗ ↩
« celui de Yanis, 17 ans, qui le 30 mars 2025 a mis fin à ses jours »
lcp.fr ↗ ↩
« Yanis venait d’apprendre de manière fortuite que l’homme qui l’avait agressé sexuellement avait été remis en liberté »
lcp.fr ↗ ↩
«.a déclaré Steffy Alexandrian, fondatrice de l’association Carl, qui avait notamment accompagné Yanis. »
leparisien.fr ↗ ↩
« « à l’heure actuelle c’est la catastrophe, les enfants que nous suivons ne sont que très rarement informés » d’une libération, a déclaré Steffy Alexandrian, fondatrice de l’association Carl, qui avait notamment accompagné Yanis. »
leparisien.fr ↗ ↩
« « à l’heure actuelle c’est la catastrophe, les enfants que nous suivons ne sont que très rarement informés » d’une libération. »
leparisien.fr ↗ ↩
« "A l'heure actuelle c'est la catastrophe, les enfants que nous suivons ne sont que très rarement informés" d'une libération, abonde Steffy Alexandrian, fondatrice de l'association Carl. »
mesinfos.fr ↗ ↩
« Il est essentiel d'"éviter toute forme de re-victimisation", ajoute-t-elle. »
mesinfos.fr ↗ ↩
« Il est "d’éviter toute forme de re-victimisation", ajoute-t-elle. »
midilibre.fr ↗ ↩
« Cette information systématique est l’une des recommandations de la Commission indépendante sur l’inceste et les violences sexuelles faites aux enfants (Civiise). »
leparisien.fr ↗ ↩
« stipulée dans un rapport de novembre 2023. »
cnews.fr ↗ ↩
« recommandait de "veiller à ce que les victimes soient informées de la libération de leur agresseur" »
lcp.fr ↗ ↩
« « On va changer totalement le du ministère de la justice. Au lieu de mettre l’accusé au centre, nous allons mettre la victime au centre », a déclaré le garde des sceaux Gérald Darmanin, mardi 14 octobre, dans un entretien diffusé sur LCI. »
la-croix.com ↗ ↩
« Proposition de loi visant à garantir l’information et la protection effective des victimes de violences sexuelles lors de la libération de leur agresseur, n° 1793, déposée le mardi 16 septembre 2025. »
assemblee-nationale.fr ↗ ↩
« Le gouvernement a enclenché la procédure accélérée sur le texte, qui devra ensuite aller au Sénat. »
mesinfos.fr ↗ ↩
« Le gouvernement a enclenché la procédure accélérée sur le texte. »
midilibre.fr ↗ ↩
« "On leur demande toujours à elles de s'adapter", regrette la députée Céline Thiébault-Martinez (socialiste), pour qui le texte, quoique "intéressant", ne va "pas assez loin". »
mesinfos.fr ↗ ↩
« Céline Thiébault-Martinez a regretté qu’une loi sur les violences sexistes et sexuelles ne soit pas à l’ordre du jour. »
parlons-politique.fr ↗ ↩
« Toutefois, Laure Miller a souligné que ce délai ne pouvait parfois « matériellement pas être respecté » par des juges ne disposant pas suffisamment tôt de l’information. »
leparisien.fr ↗ ↩
« Dans ce cas, elle devra être communiquée « dans les meilleurs délais », selon l’un de ses amendements adoptés. »
leparisien.fr ↗ ↩
«.qui proposera une information des victimes "dans les meilleurs délais". »
midilibre.fr ↗ ↩
« Les socialistes tenteront d'ajouter que l'information soit communiquée "au plus tard un mois" avant la libération. »
mesinfos.fr ↗ ↩
« Les socialistes tenteront d’ajouter que l’information soit communiquée "au plus tard un mois" avant la libération. »
midilibre.fr ↗ ↩
« Difficilement tenable dans certains cas pour les magistrats, selon Laure Miller. »
midilibre.fr ↗ ↩
« Des circulaires sur l’information des victimes concernant la libération de leur agresseur ont été prises ces dernières années. »
midilibre.fr ↗ ↩
« Mais il s’agit ici "d’intégrer dans la loi" ces dispositions, donc de leur "donner une force plus importante", explique à l’AFP la députée Laure Miller. »
midilibre.fr ↗ ↩
« « L’enjeu aujourd’hui consiste à uniformiser les pratiques dans l’ensemble des juridictions », abonde l’association Face à l’inceste. »
leparisien.fr ↗ ↩
« "L’enjeu aujourd’hui consiste à uniformiser les pratiques dans l’ensemble des juridictions." »
midilibre.fr ↗ ↩
« les plaintes pour violences sexuelles ont augmenté de près de 120 % entre 2016 et 2023. »
parlons-politique.fr ↗ ↩
« les plaintes pour violences sexuelles ont augmenté de près de 120 % entre 2016 et 2023. »
parlons-politique.fr ↗ ↩
« les taux de récidive légale restent plus faibles que pour d’autres crimes et délits: 5,7 % pour les viols »
parlons-politique.fr ↗ ↩
« 9 % pour les délits à caractère sexuel, selon cette mission de contrôle du Sénat. »
parlons-politique.fr ↗ ↩
« on en dénombre 170 en 2025 »
ici.fr ↗
⚠️ Note INFO.FR: Le chiffre de 170 féminicides en 2025 provient d'un décompte associatif (type #NousToutes/Collages Féminicides). Les sources officielles et institutionnelles donnent une fourchette plus basse (159 à 164). À utiliser avec la mention 'selon les associations féministes' ou 'selon le décompte associatif'. ↩
« "On leur demande toujours à elles de s’adapter", regrette la députée Céline Thiébault-Martinez (socialiste). »
midilibre.fr ↗ ↩
« pour qui le texte, quoique "intéressant", ne va "pas assez loin". »
mesinfos.fr ↗ ↩
« pour qui le texte, quoique "intéressant", ne va "pas assez loin". »
midilibre.fr ↗ ↩
« "On leur demande toujours à elles de s'adapter", regrette la députée Céline Thiébault-Martinez (socialiste). »
mesinfos.fr ↗ ↩
« "On leur demande toujours à elles de s’adapter", regrette la députée Céline Thiébault-Martinez (socialiste). »
midilibre.fr ↗ ↩
« À l’extrême droite, Sophie Blanc a estimé que les victimes n’attendaient pas seulement d’être informées, mais que les décisions de justice soient effectivement exécutées. »
parlons-politique.fr ↗ ↩
« Et ce pour permettre aux victimes d’avoir le temps de mobiliser « leur entourage » ou « leur thérapeute » et « d’organiser concrètement leur protection », a fait valoir Arnaud Bonnet (groupe écologiste). »
leparisien.fr ↗ ↩
Sources
- Violences sexuelles : les députés adoptent une proposition de loi obligeant à alerter les victimes lorsque leur agresseur est libéré
- Proposition de loi, n° 1793
- Violences : toutes les victimes seront désormais prévenues de la libération de leur agresseur
- Information victimes agresseur : la sortie encadrée
- Une loi pour informer les victimes de violences sexuelles de la sortie de prison de leur agresseur ?
- Violences sexuelles : les députés adoptent une loi obligeant la justice à informer les victimes lorsque leur agresseur sort de prison
- Violences sexuelles: les victimes bientôt informées de la libération de leur agresseur? | LCP
- Violences sexuelles : l’Assemblée étudie un texte de loi pour mieux protéger les victimes une fois leurs agresseurs sortis de prison
- Informer les victimes d'agressions sexuelles de la libération de leur agresseur, la satisfaction de Solidarité Femmes 90
