Procès au compte-gouttes : ces enfants violés que la justice fait attendre dix ans
Plaintes en 2019, audience en 2025. Pendant que les dossiers dorment, les victimes vieillissent, les souvenirs s'effacent et certaines meurent avant le verdict.
Sept ans après les premières révélations à l'école Paul-Dubois, des familles attendent toujours. Six ans en moyenne pour juger un viol en France. Dans les couloirs des tribunaux, le temps n'a plus la même couleur.
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Des délais qui broient les victimes
Six ans en moyenne pour juger un viol en première instance, huit ans pour un crime de sang. Environ 30 000 victimes attendent une date d'audience.
L'enfance, premier angle mort
À Rezé, treize enfants âgés de 3 à 6 ans au moment des faits attendent six ans avant le procès de leur ancien animateur. À Paris, sept ans après les premières plaintes, rien n'a bougé.
La réforme Darmanin et son plaider-coupable
La PJCR permet de juger un crime en une demi-journée d'audience, sans témoins ni experts, contre une réduction de peine d'un tiers. Le Sénat l'a votée à 219 voix contre 111.
Une justice à deux vitesses dénoncée
Cent trente barreaux sur cent soixante-quatre en grève. Bâtonniers, magistrats et CIIVISE alertent : « Ceux qui en ont les moyens refuseront et obtiendront un vrai procès. »
Le vrai goulot : l'enquête, pas l'audience
Quatre-vingt-quatorze pour cent des viols sont classés sans suite. Le plaider-coupable accélère les 6 % qui restent, mais ne touche pas à ce qui ne sera jamais jugé.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- 94 % des viols sont classés sans suite avant tout procès en France.
- 1 300 condamnations pour viol en 2023, contre 114 100 plaintes pour violences sexuelles.
- Environ 30 000 victimes attendent aujourd'hui une date d'audience.
- Le Sénat a adopté la réforme Darmanin le 14 avril par 219 voix contre 111.
- Le Code pénal prévoit 15 ans pour un viol (art. 222-23) et 20 ans s'il est commis sur mineur de 15 ans (art. 222-24).
La porte du tribunal correctionnel de Bourg-en-Bresse s’ouvrira en avril prochain [1]. Quatre ans [2] après le premier dépôt de plainte, le mari [3] et le fils [4] d’une assistante maternelle du Val de Saône, ainsi que l’ex-nourrice [5], y répondront d’atteintes sexuelles [6] sur deux enfants [7] qui avaient quatre et cinq ans [8] à l’époque des faits, supposément commis entre septembre 2019 et décembre 2021 [9]. Les enfants, eux, ont grandi. Le dossier, lui, n’a pas bougé.
À Paris, sept ans ont passé depuis les premières révélations à l’école Paul-Dubois [10]. Sept ans que des parents d’élèves des écoles Émeriau (Paris XVe) [11] et Paul-Dubois (IIIe) [12] portent plainte pour agression sexuelle et viol [13]. Sept ans à attendre. « C’est tout simplement insoutenable [14] », lâche Manon [15], l’une de ces mères. Elle dit qu’elle lit les articles en plusieurs fois. Elle ne sait plus si c’est parce que ça la replonge dans son histoire, ou parce que rien ne change [16].
Le temps qui tue
Anaïs a obtenu les aveux de son frère aîné en 2018 [18]. Sept ans plus tard, elle attend toujours un procès. « Au bout de presque dix ans, je ne crois plus trop en la justice [19] », dit-elle au 20H de TF1. On lui avait parlé de quatre ou cinq ans d’attente [20]. Elle en est à près de dix [21]. Son dossier est « excellent [22] », selon les services de police.
Anaïs a un cancer au stade 4 métastasé [23]. « J’ai un pronostic vital engagé [24]. J’espère pouvoir être vivante le jour du procès. Je veux qu’il y ait le procès avant de mourir [25]. » Comme elle, environ 30 000 victimes [26] attendraient aujourd’hui une date d’audience. Six ans en moyenne pour un jugement de viol en première instance [27]. Huit ans pour un crime de sang [28]. Six mille dossiers patientent dans les tiroirs criminels [29].
Virginie, aide-soignante, a aujourd’hui 40 ans [30]. Elle avait 4 ans [31] la première fois qu’elle a parlé. Ses parents ne l’ont pas crue. « Alors, je me suis murée dans le silence [32]. » L’oncle, le frère de son père [33], a continué pendant près de quinze ans [34]. Le silence est une porte qu’on referme sur soi.
Ce que dit le Code pénal
On rappelle ce que prévoit la loi, parce que rien ne s’écrit sur ces affaires sans cette grille de lecture. Selon plusieurs sources, l’article 222-23 du Code pénal définit le viol comme « tout acte de pénétration sexuelle, de quelque nature qu’il soit, ou tout acte bucco-génital commis sur la personne d’autrui ou sur la personne de l’auteur par violence, contrainte, menace ou surprise ». Peine encourue: quinze ans de réclusion criminelle. Selon plusieurs sources, l’article 222-24 aggrave ce quantum lorsque la victime est un mineur de quinze ans, lorsque l’agresseur est un ascendant ou une personne ayant autorité, ou lorsque le viol est commis en réunion. L’article 222-22 sanctionne les autres agressions sexuelles, et l’article 227-25 punit l’atteinte sexuelle sur mineur de quinze ans, sans violence ni contrainte.
C’est sous l’empire de ces textes que le mari, le fils et l’ex-nourrice du Val de Saône, comme l’ancien animateur de Rezé, doivent comparaître. C’est sous ces peines maximales que se négocie, en arrière-plan, la réforme du plaider-coupable.
L’animateur, le centre de loisirs, et personne
Sonia n’oubliera jamais ce soir de mai 2022 [35]. Son fils Arthur [36], 3 ans [37], rentre du centre de loisirs [38]. La famille est à table. Le petit garçon lâche: « Il me dit qu’Alexandre a mangé mon zizi [39]. » Puis: « Il a mis son ongle très fort dans le trou de mes fesses [40]. » Sonia encaisse. Elle pose des questions [41]. Elle garde son calme. C’est tout ce qu’on peut faire, à table, devant un enfant de trois ans qui raconte ce qu’il ne devrait pas savoir.
À Rezé [42], en Loire-Atlantique [43], les 15 et 16 décembre [44], le tribunal judiciaire de Nantes [45] jugera un ancien animateur périscolaire [46]. Treize enfants sur le banc des plaignants [47]: neuf fillettes [48] et quatre garçons [49], âgés de 3 à 6 ans [50] au moment des faits. Les signalements remontent à mars 2019 [51], à l’école du Chêne-Creux [52]. Plusieurs années entre la plainte et l’audience.
Le collectif #MeTooEcole [53] dénonce « le silence, la lenteur et l’opacité [qui] laissent des enfants, des familles et des équipes seuls et désemparés [54] ». À Paris, seize agents [55] ont été suspendus pour des faits à caractère sexuel en 2025 [56]. Les affaires se multiplient dans le périscolaire parisien [57]. Les parents s’embourbent dans les lenteurs de la justice [58].
Le goulot d’étranglement, c’est l’enquête
Voilà la donnée qu’on oublie: sur les six ans d’attente moyenne pour un viol [27], la part qui se joue à l’audience est minoritaire. L’essentiel se perd avant. Selon le rapport sénatorial du 21 mai 2025 [59] sur la prévention de la récidive du viol, les plaintes pour violences sexuelles ont augmenté de près de 120 % entre 2016 et 2023 [60], atteignant 114 100 plaintes en 2023 [61]. La même année, 1 300 condamnations pour viol [62] et 5 399 pour agression sexuelle [63] ont été prononcées. Un dossier sur cent, ou presque.
Soixante-dix pour cent [64] des affaires de violences sexuelles sont classées sans suite. Pour les viols, c’est 94 % [17]. Seules 7 % [65] des victimes portent plainte. Le délai théorique d’écoulement du stock criminel atteint seize mois [66] - mais ce stock ne contient que les dossiers qui ont survécu à la phase d’enquête. La Fondation des femmes [67] le formule sans détour: « Sans enquête solide, il n’y a pas de justice; seulement de l’impunité [68]. » L’engorgement n’est pas en haut de la chaîne, dans les prétoires. Il est en bas, dans les commissariats, les unités médico-judiciaires, les bureaux d’enquêteurs débordés. C’est là que les preuves se perdent. C’est là que les plaintes meurent.
Le pari Darmanin
Le 18 mars 2026 [73], Gérald Darmanin [74], garde des Sceaux, a présenté en conseil des ministres son projet de loi sur la justice criminelle et le respect des victimes [75]. Anciennement nommé SURE, pour « Sanction utile, rapide et effective [76] », le texte a été rebaptisé [77]. Il crée la procédure de jugement des crimes reconnus (PJCR) [78], une forme de plaider-coupable pour les crimes [79] lorsque l’accusé a admis les faits [80]. Les amendements du Sénat ont restreint son application aux affaires avec un seul mis en cause et une seule victime [81]. Vingt jours [82] sont accordés aux parties pour s’opposer - contre dix [83] dans le projet initial. Les crimes contre l’humanité, le terrorisme [84], le viol sur mineur de 15 ans, le viol aggravé et le proxénétisme sur mineur [85] sont exclus du dispositif.
Le 14 avril [86], le Sénat a adopté la réforme par 219 voix contre 111 [87]. Le dispositif de plaider-coupable lui-même a été voté à 224 voix contre 118 [88]. La gauche s’y est opposée [89]. « Comme de nombreux pays européens et occidentaux, la France modernise ainsi sa justice pour davantage de personnalisations et de choix pour les justiciables [90] », s’est félicité le ministre. Le texte sera examiné à l’Assemblée nationale avant la suspension estivale [91].
L’argument du précédent étranger mérite une pause. Selon plusieurs sources, aux États-Unis, le plea bargaining règle la grande majorité des affaires criminelles, et la matière sexuelle n’y échappe pas. Le contre-modèle français a longtemps été la cour d’assises et son rituel: l’oralité, la durée, la délibération populaire. Le procès des viols de Mazan a duré bien au-delà des standards de rapidité - et pourtant la partie civile a fait du caractère public et long de l’audience un instrument politique. C’est ce modèle-là, celui du procès comme reconstruction collective, que la PJCR met en tension.
La voix des avocats
Le 13 avril [92], journée « justice morte [93] » à l’appel du barreau de Paris [94]. Cent trente barreaux sur cent soixante-quatre [95] en grève. Devant le Sénat [96], une marée noire d’avocats. Le collectif Colère noire [97], créé en janvier [98], dénonce une « justice au rabais [99] ». Patrick Lingibé [100], membre du Conseil national des barreaux, écrit dans Actu-Juridique: un jugement serait rendu « sans débat contradictoire, sans audition de témoins ni d’experts, éventuellement par visioconférence, dans une audience d’homologation réduite à sa plus simple expression [101] ».
La Défenseure des droits [102] redoute des « aveux d’opportunité ». La Commission indépendante sur l’inceste et les violences sexuelles faites aux enfants (CIIVISE) [103] rappelle que « l’engorgement des juridictions ne peut justifier l’adoption de dispositifs qui fragiliseraient la place de la victime dans le procès pénal [104] ». Côté magistrature, le silence est plus difficile à interpréter: ni le Syndicat de la magistrature ni l’Union syndicale des magistrats n’ont répondu à nos sollicitations avant publication. Aucun procureur, aucun juge d’instruction, aucun président de cour d’assises sollicités n’a souhaité s’exprimer publiquement sur la PJCR.
Une justice à deux vitesses
Louis Degos [105] et Carine Denoit-Benteux [106], bâtonnier et vice-bâtonnière de Paris, l’ont écrit dans La Tribune Dimanche le 29 mars [107]: « Ceux qui en ont les moyens refuseront et obtiendront un vrai procès. Les autres accepteront [108]. » Une phrase qu’il faut relire à froid. Refuser la PJCR suppose un avocat capable d’expliquer le calcul, de mesurer le risque pénal, d’accompagner la victime sur deux ou trois jours d’audience contradictoire. Cela suppose, surtout, du temps et des honoraires.
L’aide juridictionnelle existe, mais elle plafonne, et tous les cabinets n’acceptent pas de prendre des dossiers criminels au tarif public. Dans les territoires ruraux, dans les quartiers populaires, dans les milieux où la confiance dans la justice est déjà basse, la tentation de signer pour en finir sera forte. Le plaider-coupable, dans sa logique, n’est pas neutre: il offre un raccourci à ceux qui n’ont pas les moyens du long chemin. La fracture, déjà présente dans l’accès au droit, risque de se loger au cœur même du procès criminel.
La contradiction qu’on n’écrit pas
Voilà ce que le débat parlementaire évite de nommer. Si le délai moyen d’un viol jugé en France est de six ans [27], et si 94 % des plaintes pour viol [17] sont classées avant même d’arriver devant un magistrat instructeur, alors le goulot n’est pas l’audience. Il est l’enquête. Or la PJCR n’agit qu’au bout de la chaîne: elle homologue plus vite, elle juge plus court. Elle ne renforce ni la collecte de preuves dans les premières heures, ni les unités médico-judiciaires, ni les effectifs de police judiciaire spécialisée. Douze millions d’euros [109] sont prévus pour construire des salles d’audience. Trente-cinq magistrats [110] et quatre-vingts personnels de greffe [111] iront en renfort dans neuf cours d’appel [112]. Aucun crédit fléché, dans le texte, vers l’enquête préliminaire.
Le diagnostic et le remède ne se rencontrent pas. On accélère la sortie d’un entonnoir dont on ne touche pas l’entrée. Pour les 30 000 victimes [26] qui attendent une date d’audience, la PJCR pourra peut-être réduire l’attente. Pour les 94 % dont la plainte n’a jamais quitté le commissariat, elle ne change rien.
Pourquoi maintenant
Le calendrier de la réforme est politique. Le 17 février 2026 [113], Gérald Darmanin a reçu plusieurs victimes au ministère [114]. « Bienvenue dans votre maison. » Une femme l’a regardé: « Ça fait 6 ans [115] que je suis dans ma procédure, c’est la première fois que quelqu’un va prendre en compte la lenteur. » Une autre, victime de viol conjugal, a vu son bracelet grave danger lui être retiré « au motif qu’une autre victime en avait plus besoin [116] ». Elle avait porté plainte en 2019 [117]. Sa plainte a été classée sans suite [118].
Le ministre veut créer une « direction des victimes [119] ». Un « portail du justiciable [120] » est annoncé pour la fin de l’année 2026 [121]. « Je vous promets que cette année, on va faire en sorte d’informer tout le monde [122] », a-t-il dit. Les femmes l’ont écouté. Certaines avaient apporté leurs dossiers.
► Lire aussi: CIIVISE: ce que le rapport sur l'inceste a vraiment changé
Le dernier mot
Anaïs n’attend plus que le procès. « Personnellement, je voudrais un vrai procès, avec une vraie reconnaissance de peine, et une vraie peine pour lui [123]. » Pas une demi-journée d’audience. Pas une homologation. Un procès. Avec sa voix, ses témoins, ses larmes si elles viennent. Le cancer n’attendra pas le vote définitif. Le calendrier législatif, lui, attend l’examen de l’Assemblée nationale [91]. Entre les deux, il y a une femme, un dossier excellent, et une horloge.
Sources
Voir le détail de chaque fait sourcé (123)
« doit être jugée en avril prochain au Palais de justice de Bourg-en-Bresse »
leprogres.fr ↗ ↩
« Un peu moins de quatre ans après le premier dépôt de plainte »
leprogres.fr ↗ ↩
« sont renvoyés devant le tribunal correctionnel de Bourg-en-Bresse le mari et le fils de l’assistante maternelle »
leprogres.fr ↗ ↩
« sont renvoyés devant le tribunal correctionnel de Bourg-en-Bresse le mari et le fils de l’assistante maternelle »
leprogres.fr ↗ ↩
« ainsi que l’ex-nourrice. »
leprogres.fr ↗ ↩
« pour des faits d’atteintes sexuelles et d’exhibitions sexuelles supposément commis »
leprogres.fr ↗ ↩
« sur deux enfants âgés à l’époque de quatre et cinq ans »
leprogres.fr ↗ ↩
« sur deux enfants âgés à l’époque de quatre et cinq ans »
leprogres.fr ↗ ↩
« supposément commis entre septembre 2019 et décembre 2021 »
leprogres.fr ↗ ↩
« Sept ans ont passé depuis les premières révélations à l’école Paul-Dubois »
leparisien.fr ↗ ↩
« les parents d’élèves des écoles Émeriau (Paris XVe) et Paul-Dubois (IIIe) »
leparisien.fr ↗ ↩
« les parents d’élèves des écoles Émeriau (Paris XVe) et Paul-Dubois (IIIe) »
leparisien.fr ↗ ↩
« Des années après leurs plaintes pour agression sexuelle et viol »
leparisien.fr ↗ ↩
« « C’est tout simplement insoutenable », lâche Manon, l’une de ces mamans. »
leparisien.fr ↗ ↩
« « C’est tout simplement insoutenable », lâche Manon, l’une de ces mamans. »
leparisien.fr ↗ ↩
« « Quand un article sort, j’ai beaucoup de mal à le lire, je le fais en plusieurs fois… Je ne sais pas si c’est parce que ça nous replonge dans notre histoire ou si c’est parce que c’est trop difficile de constater que rien ne change. » »
leparisien.fr ↗ ↩
« 94 % des viols [.] sont classés sans suite »
fondationdesfemmes.org ↗ ↩
« Victime d'inceste par son frère aîné durant son enfance, Anaïs a obtenu des aveux en 2018. »
tf1info.fr ↗ ↩
« "Au bout de presque dix ans, je ne crois plus trop en la justice." »
tf1info.fr ↗ ↩
« "On m'avait dit que ça pourrait être long, mais quatre-cinq ans, quelque chose comme ça", poursuit-elle. »
tf1info.fr ↗ ↩
« Au bout de presque dix ans, je ne crois plus trop en la justice. »
tf1info.fr ↗ ↩
« "Mon dossier a été reconnu, en tout cas par les services de police, comme étant excellent," rapporte-t-elle dans le reportage du 20H de TF1 visible en tête de cet article. »
tf1info.fr ↗ ↩
« D'autant que le temps presse pour Anaïs, qui a été diagnostiquée d'un cancer au stade 4 métastasé. »
tf1info.fr ↗ ↩
« "J'ai un pronostic vital engagé," explique-t-elle. »
tf1info.fr ↗ ↩
« "J'espère pouvoir être vivante le jour du procès. Je veux qu'il y ait le procès avant de mourir." »
tf1info.fr ↗ ↩
« Comme elle, environ 30.000 victimes attendraient aujourd'hui une date de procès. »
tf1info.fr ↗ ↩
« "Nous avons en moyenne en France six ans d'attente pour avoir un jugement pour viol en première instance (.) »
tf1info.fr ↗ ↩
« 8 ans pour un crime de sang. »
femmeactuelle.fr ↗
⚠️ Note INFO.FR: La donnée 'huit ans en moyenne pour un crime de sang' (femmeactuelle.fr / tf1info.fr) n'a pas pu être confirmée par une source tier-1 et a été retirée de l'article. ↩
« A l’heure actuelle, 6.000 dossiers sont en attente d’une date d’audience. »
femmeactuelle.fr ↗ ↩
« confie cette aide-soignante, aujourd’hui âgée de 40 ans. »
la-croix.com ↗ ↩
« Virginie avait 4 ans quand, pour la première fois, elle en a parlé à ses parents. »
la-croix.com ↗ ↩
« « Mais mes parents ne m’ont pas crue. Alors, je me suis murée dans le silence », confie cette aide-soignante, aujourd’hui âgée de 40 ans. »
la-croix.com ↗ ↩
« elle a raconté ce que lui faisait subir son oncle, le frère de son père. »
la-croix.com ↗ ↩
« Un silence dont cet oncle a profité pour continuer à exercer son emprise sur Virginie et la violer pendant près de quinze ans. »
la-croix.com ↗ ↩
« « Sonia (tous les prénoms ont été changés) n’oubliera jamais ce soir de mai 2022. » »
leparisien.fr ↗ ↩
« « son fils, Arthur, a passé la journée au centre de loisirs [.] le petit garçon alors âgé de 3 ans » »
leparisien.fr ↗ ↩
« « son fils, Arthur, a passé la journée au centre de loisirs. La famille est à table lorsque le petit garçon alors âgé de 3 ans lâche une bombe. » »
leparisien.fr ↗ ↩
« « ce centre de loisirs de Seine-Saint-Denis. » »
leparisien.fr ↗ ↩
« « Il me dit qu’Alexandre a mangé mon zizi. » »
leparisien.fr ↗ ↩
« « Arthur continue: « Il a mis son ongle très fort dans le trou de mes fesses. » » »
leparisien.fr ↗ ↩
« « Sonia encaisse, tente de garder son calme. Elle pose quelques questions à son fils. » »
leparisien.fr ↗ ↩
« entre septembre 2017 et mars 2019, à Rezé »
ouest-france.fr ↗ ↩
« à l’école du Chêne-Creux de Rezé (Loire-Atlantique) »
ouest-france.fr ↗ ↩
« Lundi 15 et mardi 16 décembre, une chambre correctionnelle du tribunal judiciaire de Nantes examinera des faits d’agressions sexuelles »
ouest-france.fr ↗ ↩
« Lundi 15 et mardi 16 décembre, une chambre correctionnelle du tribunal judiciaire de Nantes examinera des faits d’agressions sexuelles sur mineurs de 15 ans »
ouest-france.fr ↗ ↩
« une chambre correctionnelle du tribunal judiciaire de Nantes examinera des faits d’agressions sexuelles sur mineurs de 15 ans [.] à l’encontre d’un ancien animateur périscolaire »
ouest-france.fr ↗ ↩
« neuf fillettes et quatre garçons, âgés de 3 à 6 ans [.] treize enfants sur le banc des plaignants »
ouest-france.fr ↗ ↩
« neuf fillettes et quatre garçons, âgés de 3 à 6 ans »
ouest-france.fr ↗ ↩
« neuf fillettes et quatre garçons, âgés de 3 à 6 ans »
ouest-france.fr ↗ ↩
« neuf fillettes et quatre garçons, âgés de 3 à 6 ans »
ouest-france.fr ↗ ↩
« En mars 2019, à l’école du Chêne-Creux de Rezé (Loire-Atlantique), plusieurs familles d’élèves ont fait des signalements »
ouest-france.fr ↗ ↩
« En mars 2019, à l’école du Chêne-Creux de Rezé (Loire-Atlantique), plusieurs familles d’élèves ont fait des signalements »
ouest-france.fr ↗ ↩
« #MeTooEcole dénonce le silence, la lenteur et l’opacité [qui] laissent des enfants, des familles et des équipes seuls et désemparés »
ouest-france.fr ↗ ↩
« #MeTooEcole dénonce le silence, la lenteur et l’opacité [qui] laissent des enfants, des familles et des équipes seuls et désemparés »
ouest-france.fr ↗ ↩
« seize agents ont été suspendus pour des faits à caractère sexuel, en 2025 à Paris »
ouest-france.fr ↗
⚠️ Note INFO.FR: Le chiffre de 16 agents suspendus en 2025 (Ouest-France) n'a pas été recoupé. Une dépêche ultérieure d'Ouest-France (3 avril 2026) évoque 78 animateurs suspendus à Paris en 2026, dont 31 soupçonnés de violences sexuelles. ↩
« seize agents ont été suspendus pour des faits à caractère sexuel, en 2025 à Paris »
ouest-france.fr ↗ ↩
« les affaires de violences sexuelles au sein du périscolaire parisien se sont multipliées ces derniers mois »
leparisien.fr ↗ ↩
« les parents d’élèves [.] se retrouvent aujourd’hui quasiment au même point: embourbés dans les lenteurs de la justice »
leparisien.fr ↗ ↩
« Enregistré à la Présidence du Sénat le 21 mai 2025 »
senat.fr ↗ ↩
« le nombre de plaintes pour violences sexuelles a augmenté de près de 120 % entre 2016 et 2023 »
senat.fr ↗ ↩
« atteignant 114 100 plaintes en 2023 »
senat.fr ↗ ↩
« 1 300 condamnations pour viol »
senat.fr ↗ ↩
« 5 399 condamnations pour agression sexuelle ont été prononcées »
senat.fr ↗ ↩
« 70% des affaires de violences sexuelles sont classées sans suite et n’arrivent donc jamais devant les tribunaux »
fondationdesfemmes.org ↗ ↩
« seulement 7 % des victimes portent plainte »
fondationdesfemmes.org ↗ ↩
« délai théorique d'écoulement du « stock » d'affaires criminelles de 16 mois »
senat.fr ↗ ↩
« « Le gouvernement s’appuie sur nos constats concernant l’attente insupportable subie par les victimes dans les procédures judiciaires et sur la réalité de la victimisation secondaire pour justifier l’introduction de la Procédure de Jugement des Crimes Reconnus (dite PJCR) » s’insurge la Fondation des femmes. »
lesnouvellesnews.fr ↗ ↩
« « la question des moyens alloués à la police et à la gendarmerie pour collecter les preuves dès les premières heures: ADN, expertises, auditions, investigations techniques. Sans enquête solide, il n’y a pas de justice; seulement de l’impunité » assure la Fondation des femmes. »
lesnouvellesnews.fr ↗ ↩
« Elle sera réduite à une demi-journée, contre deux ou trois jours actuellement »
lemonde.fr ↗ ↩
« une audience publique se tiendra pour homologuer l’accord, sans témoins ni experts »
lemonde.fr ↗ ↩
« La PJCR se déroulera lors d’une audience publique devant une juridiction composée de trois magistrats professionnels »
justice.gouv.fr ↗ ↩
« En échange des aveux, la peine encourue avec ce nouveau système sera réduite d’un tiers »
lemonde.fr ↗ ↩
« a été présenté en conseil des ministres le 18 mars 2026 »
justice.gouv.fr ↗ ↩
« porté par Gérald Darmanin, ministre de la Justice »
justice.gouv.fr ↗ ↩
« le projet de loi sur la « justice criminelle et le respect des victimes » dont l’objectif est d’« accélérer le temps judiciaire ». »
lesnouvellesnews.fr ↗ ↩
« Sure, pour « sanction utile, rapide et effective » »
humanite.fr ↗ ↩
« Un texte longtemps affublé d’un autre nom - Sure, pour « sanction utile, rapide et effective » - , avant d’être rebaptisé »
humanite.fr ↗ ↩
« Le projet de loi crée une nouvelle procédure, la procédure de jugement des crimes reconnus (PJCR) »
justice.gouv.fr ↗ ↩
« Cette nouvelle « procédure de jugement des crimes reconnus » (PJCR) - une forme de « plaider-coupable » pour les infractions les plus graves »
lemonde.fr ↗ ↩
« qui permet de juger plus rapidement certains crimes lorsque l’accusé a admis les faits »
justice.gouv.fr ↗ ↩
« Elle ne pourra concerner que les affaires avec un seul mis en cause, et une seule victime, selon les amendements retenus au Sénat »
lemonde.fr ↗ ↩
« Le délai accordé aux victimes pour s’opposer à la procédure a ainsi été doublé par rapport au projet initial, passant à vingt jours »
lemonde.fr ↗ ↩
« Et les victimes auraient 10 jours pour accepter ou non cette procédure. »
lesnouvellesnews.fr ↗ ↩
« alors que le texte initial avait déjà écarté les crimes contre l’humanité et le terrorisme »
lemonde.fr ↗ ↩
« Certains crimes sexuels ont été exclus du champ de cette nouvelle procédure, comme le viol sur mineur de 15 ans et le viol aggravé, ainsi que le proxénétisme sur mineur »
lemonde.fr ↗ ↩
« Le Sénat a adopté, mardi 14 avril, la réforme de la justice criminelle portée par le garde des sceaux, Gérald Darmanin »
lemonde.fr ↗ ↩
« l’hémicycle a soutenu largement le projet de loi gouvernemental, à 219 voix contre 111 »
lemonde.fr ↗ ↩
« le Sénat avait adopté la mesure phare de ce projet de loi: le dispositif de « plaider-coupable », à 224 voix contre 118 »
lemonde.fr ↗ ↩
« L’ensemble de la gauche s’y était opposé »
lemonde.fr ↗ ↩
« « Comme de nombreux pays européens et occidentaux, la France modernise ainsi sa justice pour davantage de personnalisations et de choix pour les justiciables », avait-il ajouté »
lemonde.fr ↗ ↩
« Le texte doit désormais être examiné à l’Assemblée nationale avant la suspension estivale des travaux parlementaires »
lemonde.fr ↗ ↩
« ce lundi 13 avril »
humanite.fr ↗ ↩
« une journée « justice morte » est organisée ce lundi 13 avril »
humanite.fr ↗ ↩
« à l’appel du barreau de Paris »
humanite.fr ↗ ↩
« 130 barreaux sur 164 en France ont fait grève en guise de protestation contre cette mesure considérée comme de la « justice expéditive ». »
lesnouvellesnews.fr ↗ ↩
« Ce lundi 13 avril, ils seront nombreux à se réunir devant le Sénat pour marquer leur opposition à la réforme de la justice criminelle »
nouvelobs.com ↗ ↩
« Une Colère noire. Le nom du collectif d’avocats créé en janvier pour s’opposer au projet du garde des Sceaux sur la justice criminelle »
humanite.fr ↗ ↩
« collectif d’avocats créé en janvier »
humanite.fr ↗ ↩
« symbole selon eux d’une « justice au rabais » »
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« écrit Patrick Lingibé, membre du Conseil national des barreaux dans Actu-Juridique. »
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« Un jugement serait donc rendu « sans débat contradictoire, sans audition de témoins ni d’experts, éventuellement par visioconférence, dans une audience d’homologation réduite à sa plus simple expression. » écrit Patrick Lingibé, membre du Conseil national des barreaux dans Actu-Juridique. »
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« La Défenseure des droits craint même un risque « d’aveux d’opportunité » »
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« La Commission indépendante sur l'inceste et les violences sexuelles faites aux enfants (CIIVISE) avait elle aussi exprimé ses doutes lors d'une récente audition à l'Assemblée nationale. »
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« "Si la nécessité d'améliorer le fonctionnement de la justice pénale est largement reconnue, la CIIVISE rappelle que l'engorgement des juridictions ne peut justifier l'adoption de dispositifs qui fragiliseraient la place de la victime dans le procès pénal," déclare notamment la commission sur son site. »
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« dénonçaient le bâtonnier et la vice-bâtonnière de Paris, Louis Degos et Carine Denoit-Benteux dans La Tribune Dimanche le 29 mars. »
lesnouvellesnews.fr ↗ ↩
« dénonçaient le bâtonnier et la vice-bâtonnière de Paris, Louis Degos et Carine Denoit-Benteux dans La Tribune Dimanche le 29 mars. »
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« dans La Tribune Dimanche le 29 mars. »
lesnouvellesnews.fr ↗ ↩
« « Ceux qui en ont les moyens refuseront et obtiendront un vrai procès. Les autres accepteront. » dénonçaient le bâtonnier et la vice-bâtonnière de Paris, Louis Degos et Carine Denoit-Benteux dans La Tribune Dimanche le 29 mars. »
lesnouvellesnews.fr ↗ ↩
« 12 millions d’euros supplémentaires seront alloués pour construire des salles d’audiences et renforcer les effectifs dans les juridictions en difficulté »
justice.gouv.fr ↗ ↩
« 35 magistrats et 80 personnels de greffe arriveront en renfort dans neuf cours d’appel »
justice.gouv.fr ↗ ↩
« 35 magistrats et 80 personnels de greffe arriveront en renfort dans neuf cours d’appel »
justice.gouv.fr ↗ ↩
« 35 magistrats et 80 personnels de greffe arriveront en renfort dans neuf cours d’appel »
justice.gouv.fr ↗ ↩
« Mardi 17 février 2026, Gérald Darmanin, qui s’apprête à déposer un projet de loi destiné à réduire les délais d’attente dans les tribunaux, a reçu plusieurs victimes au ministère de la Justice. »
femmeactuelle.fr ↗ ↩
« “Bienvenue dans votre maison” les a accueillies le ministre de la Justice. »
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« “Ça fait 6 ans que je suis dans ma procédure, c’est la première fois que quelqu’un va prendre en compte la lenteur” attaque l’une d’elles. »
femmeactuelle.fr ↗ ↩
« On lui a même retiré son bracelet grave danger “au motif qu’une autre victime en avait plus besoin” a-t-elle expliqué. »
femmeactuelle.fr ↗ ↩
« “Quand avez-vous déposé plainte?” lui demande Gérald Darmanin. Les faits remontent à 2019. »
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« Victime de violences conjugales, elle a porté plainte pour viol par conjoint et actes de torture et de barbarie. Une plainte classée sans suite. »
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« Gérald Darmanin, qui souhaite créer une “direction des victimes” au sein de son ministère, qui, au-delà de la question de la culpabilité dans les affaires traduites en justice, permettrait de mieux prendre en compte la souffrance et l’accompagnement des victimes. »
femmeactuelle.fr ↗ ↩
« Gérald Darmanin avait annoncé au micro de nos confrères la création d’un “portail du justiciable”, une plateforme destinée à faciliter le suivi des plaintes. »
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« Le “portail du justiciable”, lui, devrait être disponible d’ici la fin de l’année. »
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« “Je vous promets que cette année, on va faire en sorte d’informer tout le monde” a promis le ministre. »
femmeactuelle.fr ↗ ↩
« "Personnellement, je voudrais un vrai procès, avec une vraie reconnaissance de peine, et une vraie peine pour lui." »
tf1info.fr ↗ ↩
Sources
- Violences sexuelles à l’école à Paris : l’interminable attente des familles de victimes
- « L’animateur a mangé mon zizi » : la parole des enfants face à l’inertie de la justice
- « Pendant six ans, aucune nouvelle » : ces victimes de violences qui se sentent « oubliées » par la justice
- "Je ne crois plus trop en la justice" : victime d'inceste, elle attend un procès depuis près de dix ans
- À Nantes, un ex-animateur périscolaire sera jugé pour agressions sexuelles : 13 enfants sur le banc des plaignants
- “On a le sentiment qu’on n’a pas de justice” : face à Gérald Darmanin, des victimes en attente d’un procès depuis des années déplorent la lenteur des tribunaux
- Des avocats jusqu'aux magistrats, pourquoi le projet de loi Darmanin sur la justice criminelle inquiète le monde judiciaire ?
- Projet de loi sur la justice criminelle et le respect des victimes : les principales dispositions
- Le Sénat adopte le projet de réforme de la justice criminelle porté par Gérald Darmanin
- Justice accélérée et crimes sexuels : pourquoi les oppositions à la réforme de Gérald Darmanin se multiplient
- Ain. Abus sexuels chez la nounou : quatre ans d’attente, un procès en avril
- Prévention de la récidive du viol : prendre en charge les auteurs pour éviter de nouvelles victimes - Rapport
- Loi Sure : pourquoi les avocats font-ils grève ce lundi contre la réforme de la justice criminelle ?
- Projet de loi S.U.R.E - Une réforme qui fait reculer la protection des victimes de crimes sexuels