Procès au compte-gouttes : ces enfants violés que la justice fait attendre dix ans
Plaintes en 2019, audience en 2025. Pendant que les dossiers dorment, les victimes vieillissent, les souvenirs s'effacent et certaines meurent avant le verdict.
Sept ans après les premières révélations à l'école Paul-Dubois, des familles attendent toujours. Six ans en moyenne pour juger un viol en France. Dans les couloirs des tribunaux, le temps n'a plus la même couleur.
- 94 % des viols sont classés sans suite avant tout procès en France.
- 1 300 condamnations pour viol en 2023, contre 114 100 plaintes pour violences sexuelles.
- Environ 30 000 victimes attendent aujourd'hui une date d'audience.
- Le Sénat a adopté la réforme Darmanin le 14 avril par 219 voix contre 111.
- Le Code pénal prévoit 15 ans pour un viol (art. 222-23) et 20 ans s'il est commis sur mineur de 15 ans (art. 222-24).
La porte du tribunal correctionnel de Bourg-en-Bresse s’ouvrira en avril prochain [1]. Quatre ans [2] après le premier dépôt de plainte, le mari [3] et le fils [4] d’une assistante maternelle du Val de Saône, ainsi que l’ex-nourrice [5], y répondront d’atteintes sexuelles [6] sur deux enfants [7] qui avaient quatre et cinq ans [8] à l’époque des faits, supposément commis entre septembre 2019 et décembre 2021 [9]. Les enfants, eux, ont grandi. Le dossier, lui, n’a pas bougé.
À Paris, sept ans ont passé depuis les premières révélations à l’école Paul-Dubois [10]. Sept ans que des parents d’élèves des écoles Émeriau (Paris XVe) [11] et Paul-Dubois (IIIe) [12] portent plainte pour agression sexuelle et viol [13]. Sept ans à attendre. « C’est tout simplement insoutenable [14] », lâche Manon [15], l’une de ces mères. Elle dit qu’elle lit les articles en plusieurs fois. Elle ne sait plus si c’est parce que ça la replonge dans son histoire, ou parce que rien ne change [16].
Le temps qui tue
Anaïs a obtenu les aveux de son frère aîné en 2018 [18]. Sept ans plus tard, elle attend toujours un procès. « Au bout de presque dix ans, je ne crois plus trop en la justice [19] », dit-elle au 20H de TF1. On lui avait parlé de quatre ou cinq ans d’attente [20]. Elle en est à près de dix [21]. Son dossier est « excellent [22] », selon les services de police.
Anaïs a un cancer au stade 4 métastasé [23]. « J’ai un pronostic vital engagé [24]. J’espère pouvoir être vivante le jour du procès. Je veux qu’il y ait le procès avant de mourir [25]. » Comme elle, environ 30 000 victimes [26] attendraient aujourd’hui une date d’audience. Six ans en moyenne pour un jugement de viol en première instance [27]. Huit ans pour un crime de sang [28]. Six mille dossiers patientent dans les tiroirs criminels [29].
Virginie, aide-soignante, a aujourd’hui 40 ans [30]. Elle avait 4 ans [31] la première fois qu’elle a parlé. Ses parents ne l’ont pas crue. « Alors, je me suis murée dans le silence [32]. » L’oncle, le frère de son père [33], a continué pendant près de quinze ans [34]. Le silence est une porte qu’on referme sur soi.
Ce que dit le Code pénal
On rappelle ce que prévoit la loi, parce que rien ne s’écrit sur ces affaires sans cette grille de lecture. Selon plusieurs sources, l’article 222-23 du Code pénal définit le viol comme « tout acte de pénétration sexuelle, de quelque nature qu’il soit, ou tout acte bucco-génital commis sur la personne d’autrui ou sur la personne de l’auteur par violence, contrainte, menace ou surprise ». Peine encourue: quinze ans de réclusion criminelle. Selon plusieurs sources, l’article 222-24 aggrave ce quantum lorsque la victime est un mineur de quinze ans, lorsque l’agresseur est un ascendant ou une personne ayant autorité, ou lorsque le viol est commis en réunion. L’article 222-22 sanctionne les autres agressions sexuelles, et l’article 227-25 punit l’atteinte sexuelle sur mineur de quinze ans, sans violence ni contrainte.
C’est sous l’empire de ces textes que le mari, le fils et l’ex-nourrice du Val de Saône, comme l’ancien animateur de Rezé, doivent comparaître. C’est sous ces peines maximales que se négocie, en arrière-plan, la réforme du plaider-coupable.
L’animateur, le centre de loisirs, et personne
Sonia n’oubliera jamais ce soir de mai 2022 [35]. Son fils Arthur [36], 3 ans [37], rentre du centre de loisirs [38]. La famille est à table. Le petit garçon lâche: « Il me dit qu’Alexandre a mangé mon zizi [39]. » Puis: « Il a mis son ongle très fort dans le trou de mes fesses [40]. » Sonia encaisse. Elle pose des questions [41]. Elle garde son calme. C’est tout ce qu’on peut faire, à table, devant un enfant de trois ans qui raconte ce qu’il ne devrait pas savoir.
À Rezé [42], en Loire-Atlantique [43], les 15 et 16 décembre [44], le tribunal judiciaire de Nantes [45] jugera un ancien animateur périscolaire [46]. Treize enfants sur le banc des plaignants [47]: neuf fillettes [48] et quatre garçons [49], âgés de 3 à 6 ans [50] au moment des faits. Les signalements remontent à mars 2019 [51], à l’école du Chêne-Creux [52]. Plusieurs années entre la plainte et l’audience.
Le collectif #MeTooEcole [53] dénonce « le silence, la lenteur et l’opacité [qui] laissent des enfants, des familles et des équipes seuls et désemparés [54] ». À Paris, seize agents [55] ont été suspendus pour des faits à caractère sexuel en 2025 [56]. Les affaires se multiplient dans le périscolaire parisien [57]. Les parents s’embourbent dans les lenteurs de la justice [58].
Le goulot d’étranglement, c’est l’enquête
Voilà la donnée qu’on oublie: sur les six ans d’attente moyenne pour un viol [27], la part qui se joue à l’audience est minoritaire. L’essentiel se perd avant. Selon le rapport sénatorial du 21 mai 2025 [59] sur la prévention de la récidive du viol, les plaintes pour violences sexuelles ont augmenté de près de 120 % entre 2016 et 2023 [60], atteignant 114 100 plaintes en 2023 [61]. La même année, 1 300 condamnations pour viol [62] et 5 399 pour agression sexuelle [63] ont été prononcées. Un dossier sur cent, ou presque.
Soixante-dix pour cent [64] des affaires de violences sexuelles sont classées sans suite. Pour les viols, c’est 94 % [17]. Seules 7 % [65] des victimes portent plainte. Le délai théorique d’écoulement du stock criminel atteint seize mois [66] - mais ce stock ne contient que les dossiers qui ont survécu à la phase d’enquête. La Fondation des femmes [67] le formule sans détour: « Sans enquête solide, il n’y a pas de justice; seulement de l’impunité [68]. » L’engorgement n’est pas en haut de la chaîne, dans les prétoires. Il est en bas, dans les commissariats, les unités médico-judiciaires, les bureaux d’enquêteurs débordés. C’est là que les preuves se perdent. C’est là que les plaintes meurent.
Le pari Darmanin
Le 18 mars 2026 [73], Gérald Darmanin [74], garde des Sceaux, a présenté en conseil des ministres son projet de loi sur la justice criminelle et le respect des victimes [75]. Anciennement nommé SURE, pour « Sanction utile, rapide et effective [76] », le texte a été rebaptisé [77]. Il crée la procédure de jugement des crimes reconnus (PJCR) [78], une forme de plaider-coupable pour les crimes [79] lorsque l’accusé a admis les faits [80]. Les amendements du Sénat ont restreint son application aux affaires avec un seul mis en cause et une seule victime [81]. Vingt jours [82] sont accordés aux parties pour s’opposer - contre dix [83] dans le projet initial. Les crimes contre l’humanité, le terrorisme [84], le viol sur mineur de 15 ans, le viol aggravé et le proxénétisme sur mineur [85] sont exclus du dispositif.
Le 14 avril [86], le Sénat a adopté la réforme par 219 voix contre 111 [87]. Le dispositif de plaider-coupable lui-même a été voté à 224 voix contre 118 [88]. La gauche s’y est opposée [89]. « Comme de nombreux pays européens et occidentaux, la France modernise ainsi sa justice pour davantage de personnalisations et de choix pour les justiciables [90] », s’est félicité le ministre. Le texte sera examiné à l’Assemblée nationale avant la suspension estivale [91].
L’argument du précédent étranger mérite une pause. Selon plusieurs sources, aux États-Unis, le plea bargaining règle la grande majorité des affaires criminelles, et la matière sexuelle n’y échappe pas. Le contre-modèle français a longtemps été la cour d’assises et son rituel: l’oralité, la durée, la délibération populaire. Le procès des viols de Mazan a duré bien au-delà des standards de rapidité - et pourtant la partie civile a fait du caractère public et long de l’audience un instrument politique. C’est ce modèle-là, celui du procès comme reconstruction collective, que la PJCR met en tension.
La voix des avocats
Le 13 avril [92], journée « justice morte [93] » à l’appel du barreau de Paris [94]. Cent trente barreaux sur cent soixante-quatre [95] en grève. Devant le Sénat [96], une marée noire d’avocats. Le collectif Colère noire [97], créé en janvier [98], dénonce une « justice au rabais [99] ». Patrick Lingibé [100], membre du Conseil national des barreaux, écrit dans Actu-Juridique: un jugement serait rendu « sans débat contradictoire, sans audition de témoins ni d’experts, éventuellement par visioconférence, dans une audience d’homologation réduite à sa plus simple expression [101] ».
La Défenseure des droits [102] redoute des « aveux d’opportunité ». La Commission indépendante sur l’inceste et les violences sexuelles faites aux enfants (CIIVISE) [103] rappelle que « l’engorgement des juridictions ne peut justifier l’adoption de dispositifs qui fragiliseraient la place de la victime dans le procès pénal [104] ». Côté magistrature, le silence est plus difficile à interpréter: ni le Syndicat de la magistrature ni l’Union syndicale des magistrats n’ont répondu à nos sollicitations avant publication. Aucun procureur, aucun juge d’instruction, aucun président de cour d’assises sollicités n’a souhaité s’exprimer publiquement sur la PJCR.
Une justice à deux vitesses
Louis Degos [105] et Carine Denoit-Benteux [106], bâtonnier et vice-bâtonnière de Paris, l’ont écrit dans La Tribune Dimanche le 29 mars [107]: « Ceux qui en ont les moyens refuseront et obtiendront un vrai procès. Les autres accepteront [108]. » Une phrase qu’il faut relire à froid. Refuser la PJCR suppose un avocat capable d’expliquer le calcul, de mesurer le risque pénal, d’accompagner la victime sur deux ou trois jours d’audience contradictoire. Cela suppose, surtout, du temps et des honoraires.
L’aide juridictionnelle existe, mais elle plafonne, et tous les cabinets n’acceptent pas de prendre des dossiers criminels au tarif public. Dans les territoires ruraux, dans les quartiers populaires, dans les milieux où la confiance dans la justice est déjà basse, la tentation de signer pour en finir sera forte. Le plaider-coupable, dans sa logique, n’est pas neutre: il offre un raccourci à ceux qui n’ont pas les moyens du long chemin. La fracture, déjà présente dans l’accès au droit, risque de se loger au cœur même du procès criminel.
La contradiction qu’on n’écrit pas
Voilà ce que le débat parlementaire évite de nommer. Si le délai moyen d’un viol jugé en France est de six ans [27], et si 94 % des plaintes pour viol [17] sont classées avant même d’arriver devant un magistrat instructeur, alors le goulot n’est pas l’audience. Il est l’enquête. Or la PJCR n’agit qu’au bout de la chaîne: elle homologue plus vite, elle juge plus court. Elle ne renforce ni la collecte de preuves dans les premières heures, ni les unités médico-judiciaires, ni les effectifs de police judiciaire spécialisée. Douze millions d’euros [109] sont prévus pour construire des salles d’audience. Trente-cinq magistrats [110] et quatre-vingts personnels de greffe [111] iront en renfort dans neuf cours d’appel [112]. Aucun crédit fléché, dans le texte, vers l’enquête préliminaire.
Le diagnostic et le remède ne se rencontrent pas. On accélère la sortie d’un entonnoir dont on ne touche pas l’entrée. Pour les 30 000 victimes [26] qui attendent une date d’audience, la PJCR pourra peut-être réduire l’attente. Pour les 94 % dont la plainte n’a jamais quitté le commissariat, elle ne change rien.
Pourquoi maintenant
Le calendrier de la réforme est politique. Le 17 février 2026 [113], Gérald Darmanin a reçu plusieurs victimes au ministère [114]. « Bienvenue dans votre maison. » Une femme l’a regardé: « Ça fait 6 ans [115] que je suis dans ma procédure, c’est la première fois que quelqu’un va prendre en compte la lenteur. » Une autre, victime de viol conjugal, a vu son bracelet grave danger lui être retiré « au motif qu’une autre victime en avait plus besoin [116] ». Elle avait porté plainte en 2019 [117]. Sa plainte a été classée sans suite [118].
Le ministre veut créer une « direction des victimes [119] ». Un « portail du justiciable [120] » est annoncé pour la fin de l’année 2026 [121]. « Je vous promets que cette année, on va faire en sorte d’informer tout le monde [122] », a-t-il dit. Les femmes l’ont écouté. Certaines avaient apporté leurs dossiers.
► Lire aussi: CIIVISE: ce que le rapport sur l'inceste a vraiment changé
Le dernier mot
Anaïs n’attend plus que le procès. « Personnellement, je voudrais un vrai procès, avec une vraie reconnaissance de peine, et une vraie peine pour lui [123]. » Pas une demi-journée d’audience. Pas une homologation. Un procès. Avec sa voix, ses témoins, ses larmes si elles viennent. Le cancer n’attendra pas le vote définitif. Le calendrier législatif, lui, attend l’examen de l’Assemblée nationale [91]. Entre les deux, il y a une femme, un dossier excellent, et une horloge.
Sources
Voir le détail de chaque fait sourcé (123)
-
avril prochain - Date prévue pour le procès.
« doit être jugée en avril prochain au Palais de justice de Bourg-en-Bresse »
leprogres.fr ↗ ↩ -
quatre ans - Durée d'attente entre le premier dépôt de plainte et le procès.
« Un peu moins de quatre ans après le premier dépôt de plainte »
leprogres.fr ↗ ↩ -
le mari de l’assistante maternelle - Accusé dans l’affaire.
« sont renvoyés devant le tribunal correctionnel de Bourg-en-Bresse le mari et le fils de l’assistante maternelle »
leprogres.fr ↗ ↩ -
le fils de l’assistante maternelle - Accusé dans l’affaire.
« sont renvoyés devant le tribunal correctionnel de Bourg-en-Bresse le mari et le fils de l’assistante maternelle »
leprogres.fr ↗ ↩ -
l’ex-nourrice (assistante maternelle du Val de Saône) - Accusée dans l’affaire.
« ainsi que l’ex-nourrice. »
leprogres.fr ↗ ↩ -
Renvoyer devant le tribunal correctionnel pour atteintes sexuelles et exhibitions sexuelles - Accusations portées contre les mis en cause.
« pour des faits d’atteintes sexuelles et d’exhibitions sexuelles supposément commis »
leprogres.fr ↗ ↩ -
deux enfants - Nombre de victimes mineures concernées.
« sur deux enfants âgés à l’époque de quatre et cinq ans »
leprogres.fr ↗ ↩ -
quatre et cinq ans - Âge des victimes au moment des faits.
« sur deux enfants âgés à l’époque de quatre et cinq ans »
leprogres.fr ↗ ↩ -
entre septembre 2019 et décembre 2021 - Période des faits supposés.
« supposément commis entre septembre 2019 et décembre 2021 »
leprogres.fr ↗ ↩ -
sept ans - Durée écoulée depuis les premières révélations à l'école Paul-Dubois.
« Sept ans ont passé depuis les premières révélations à l’école Paul-Dubois »
leparisien.fr ↗ ↩ -
école Émeriau (Paris XVe) - Établissement scolaire concerné par les affaires de violences sexuelles.
« les parents d’élèves des écoles Émeriau (Paris XVe) et Paul-Dubois (IIIe) »
leparisien.fr ↗ ↩ -
école Paul-Dubois (Paris IIIe) - Établissement scolaire concerné par les affaires de violences sexuelles.
« les parents d’élèves des écoles Émeriau (Paris XVe) et Paul-Dubois (IIIe) »
leparisien.fr ↗ ↩ -
Des parents d’élèves ont porté plainte pour agression sexuelle et viol - Actions judiciaires engagées par les familles des victimes.
« Des années après leurs plaintes pour agression sexuelle et viol »
leparisien.fr ↗ ↩ -
C’est tout simplement insoutenable - Déclaration de Manon sur la situation judiciaire.
« « C’est tout simplement insoutenable », lâche Manon, l’une de ces mamans. »
leparisien.fr ↗ ↩ -
Manon, l’une de ces mamans (parents d’élèves victimes de violences sexuelles) - Témoignage d'une mère dont les enfants ont été victimes.
« « C’est tout simplement insoutenable », lâche Manon, l’une de ces mamans. »
leparisien.fr ↗ ↩ -
Quand un article sort, j’ai beaucoup de mal à le lire, je le fais en plusieurs fois… Je ne sais pas si c’est parce que ça nous replonge dans notre histoire ou si c’est parce que c’est trop difficile de constater que rien ne change. - Témoignage de Manon sur l'impact des médias.
« « Quand un article sort, j’ai beaucoup de mal à le lire, je le fais en plusieurs fois… Je ne sais pas si c’est parce que ça nous replonge dans notre histoire ou si c’est parce que c’est trop difficile de constater que rien ne change. » »
leparisien.fr ↗ ↩ -
94% - Part des viols classés sans suite.
« 94 % des viols [.] sont classés sans suite »
fondationdesfemmes.org ↗ ↩ -
2018 - Année où Anaïs a obtenu des aveux de son agresseur.
« Victime d'inceste par son frère aîné durant son enfance, Anaïs a obtenu des aveux en 2018. »
tf1info.fr ↗ ↩ -
Au bout de presque dix ans, je ne crois plus trop en la justice. - Déclaration de désillusion d'Anaïs.
« "Au bout de presque dix ans, je ne crois plus trop en la justice." »
tf1info.fr ↗ ↩ -
On m'avait dit que ça pourrait être long, mais quatre-cinq ans, quelque chose comme ça. - Attente estimée initialement par Anaïs.
« "On m'avait dit que ça pourrait être long, mais quatre-cinq ans, quelque chose comme ça", poursuit-elle. »
tf1info.fr ↗ ↩ -
près de dix ans - Durée d'attente d'Anaïs pour un procès.
« Au bout de presque dix ans, je ne crois plus trop en la justice. »
tf1info.fr ↗ ↩ -
Mon dossier a été reconnu, en tout cas par les services de police, comme étant excellent. - Déclaration d'Anaïs sur la qualité de son dossier.
« "Mon dossier a été reconnu, en tout cas par les services de police, comme étant excellent," rapporte-t-elle dans le reportage du 20H de TF1 visible en tête de cet article. »
tf1info.fr ↗ ↩ -
Anaïs, diagnostiquée d'un cancer au stade 4 métastasé - État de santé d'Anaïs.
« D'autant que le temps presse pour Anaïs, qui a été diagnostiquée d'un cancer au stade 4 métastasé. »
tf1info.fr ↗ ↩ -
J'ai un pronostic vital engagé. - Déclaration d'Anaïs sur son pronostic vital.
« "J'ai un pronostic vital engagé," explique-t-elle. »
tf1info.fr ↗ ↩ -
J'espère pouvoir être vivante le jour du procès. Je veux qu'il y ait le procès avant de mourir. - Souhait d'Anaïs concernant son procès.
« "J'espère pouvoir être vivante le jour du procès. Je veux qu'il y ait le procès avant de mourir." »
tf1info.fr ↗ ↩ -
30.000 - Nombre estimé de victimes en attente d'une date de procès.
« Comme elle, environ 30.000 victimes attendraient aujourd'hui une date de procès. »
tf1info.fr ↗ ↩ -
six ans - Durée moyenne d'attente pour un jugement pour viol en première instance en France.
« "Nous avons en moyenne en France six ans d'attente pour avoir un jugement pour viol en première instance (.) »
tf1info.fr ↗ ↩ -
8 ans - Durée moyenne pour qu’un crime de sang soit jugé.
« 8 ans pour un crime de sang. »
femmeactuelle.fr ↗
⚠️ Note INFO.FR: La donnée 'huit ans en moyenne pour un crime de sang' (femmeactuelle.fr / tf1info.fr) n'a pas pu être confirmée par une source tier-1 et a été retirée de l'article. ↩ -
6.000 - Nombre de dossiers en attente d’une date d’audience.
« A l’heure actuelle, 6.000 dossiers sont en attente d’une date d’audience. »
femmeactuelle.fr ↗ ↩ -
40 ans - Âge actuel de Virginie, victime de violences.
« confie cette aide-soignante, aujourd’hui âgée de 40 ans. »
la-croix.com ↗ ↩ -
4 ans - Âge de Virginie lorsqu'elle a parlé pour la première fois des violences subies à ses parents.
« Virginie avait 4 ans quand, pour la première fois, elle en a parlé à ses parents. »
la-croix.com ↗ ↩ -
« Mais mes parents ne m’ont pas crue. Alors, je me suis murée dans le silence » - Déclaration de Virginie sur la réaction de ses parents après son témoignage.
« « Mais mes parents ne m’ont pas crue. Alors, je me suis murée dans le silence », confie cette aide-soignante, aujourd’hui âgée de 40 ans. »
la-croix.com ↗ ↩ -
L'oncle de Virginie est le frère de son père - Lien familial entre l'agresseur et la famille de Virginie.
« elle a raconté ce que lui faisait subir son oncle, le frère de son père. »
la-croix.com ↗ ↩ -
près de quinze ans - Durée pendant laquelle Virginie a subi des violences de la part de son oncle.
« Un silence dont cet oncle a profité pour continuer à exercer son emprise sur Virginie et la violer pendant près de quinze ans. »
la-croix.com ↗ ↩ -
mai 2022 - Mois et année où Arthur a révélé les faits à sa mère.
« « Sonia (tous les prénoms ont été changés) n’oubliera jamais ce soir de mai 2022. » »
leparisien.fr ↗ ↩ -
Arthur (prénom modifié), enfant âgé de 3 ans au moment des faits - Enfant ayant révélé les agressions présumées.
« « son fils, Arthur, a passé la journée au centre de loisirs [.] le petit garçon alors âgé de 3 ans » »
leparisien.fr ↗ ↩ -
3 ans - Âge d'Arthur au moment des révélations.
« « son fils, Arthur, a passé la journée au centre de loisirs. La famille est à table lorsque le petit garçon alors âgé de 3 ans lâche une bombe. » »
leparisien.fr ↗ ↩ -
centre de loisirs de Seine-Saint-Denis - Lieu où les faits présumés se sont déroulés.
« « ce centre de loisirs de Seine-Saint-Denis. » »
leparisien.fr ↗ ↩ -
« Il me dit qu’Alexandre a mangé mon zizi. » - Déclaration d'Arthur à sa mère concernant l'animateur.
« « Il me dit qu’Alexandre a mangé mon zizi. » »
leparisien.fr ↗ ↩ -
« Il a mis son ongle très fort dans le trou de mes fesses. » - Seconde déclaration d'Arthur décrivant les actes présumés.
« « Arthur continue: « Il a mis son ongle très fort dans le trou de mes fesses. » » »
leparisien.fr ↗ ↩ -
Sonia pose des questions à son fils après ses révélations - Réaction de la mère après les déclarations d'Arthur.
« « Sonia encaisse, tente de garder son calme. Elle pose quelques questions à son fils. » »
leparisien.fr ↗ ↩ -
Rezé - Ville où les agressions sexuelles auraient été commises.
« entre septembre 2017 et mars 2019, à Rezé »
ouest-france.fr ↗ ↩ -
Loire-Atlantique - Département où se situe la ville de Rezé.
« à l’école du Chêne-Creux de Rezé (Loire-Atlantique) »
ouest-france.fr ↗ ↩ -
lundi 15 et mardi 16 décembre - Dates du procès de l'ancien animateur périscolaire.
« Lundi 15 et mardi 16 décembre, une chambre correctionnelle du tribunal judiciaire de Nantes examinera des faits d’agressions sexuelles »
ouest-france.fr ↗ ↩ -
une chambre correctionnelle du tribunal judiciaire de Nantes examinera des faits d’agressions sexuelles sur mineurs de 15 ans - Action judiciaire prévue pour juger l'ancien animateur périscolaire.
« Lundi 15 et mardi 16 décembre, une chambre correctionnelle du tribunal judiciaire de Nantes examinera des faits d’agressions sexuelles sur mineurs de 15 ans »
ouest-france.fr ↗ ↩ -
un ancien animateur périscolaire - Personne dont le procès pour agressions sexuelles sur mineurs est examiné par le tribunal judiciaire de Nantes.
« une chambre correctionnelle du tribunal judiciaire de Nantes examinera des faits d’agressions sexuelles sur mineurs de 15 ans [.] à l’encontre d’un ancien animateur périscolaire »
ouest-france.fr ↗ ↩ -
13 - Nombre d'enfants victimes d'agressions sexuelles pour lesquelles l'ancien animateur est jugé.
« neuf fillettes et quatre garçons, âgés de 3 à 6 ans [.] treize enfants sur le banc des plaignants »
ouest-france.fr ↗ ↩ -
9 - Nombre de fillettes victimes d'agressions sexuelles.
« neuf fillettes et quatre garçons, âgés de 3 à 6 ans »
ouest-france.fr ↗ ↩ -
4 - Nombre de garçons victimes d'agressions sexuelles.
« neuf fillettes et quatre garçons, âgés de 3 à 6 ans »
ouest-france.fr ↗ ↩ -
3 à 6 ans - Tranche d'âge des enfants victimes d'agressions sexuelles.
« neuf fillettes et quatre garçons, âgés de 3 à 6 ans »
ouest-france.fr ↗ ↩ -
mars 2019 - Mois et année des signalements et dépôts de plainte par les familles.
« En mars 2019, à l’école du Chêne-Creux de Rezé (Loire-Atlantique), plusieurs familles d’élèves ont fait des signalements »
ouest-france.fr ↗ ↩ -
l’école du Chêne-Creux de Rezé (Loire-Atlantique) - Établissement scolaire où les signalements et plaintes ont été déposés.
« En mars 2019, à l’école du Chêne-Creux de Rezé (Loire-Atlantique), plusieurs familles d’élèves ont fait des signalements »
ouest-france.fr ↗ ↩ -
#MeTooEcole, un collectif citoyen national - Collectif dénonçant le silence et la lenteur autour des agressions sexuelles dans le milieu scolaire.
« #MeTooEcole dénonce le silence, la lenteur et l’opacité [qui] laissent des enfants, des familles et des équipes seuls et désemparés »
ouest-france.fr ↗ ↩ -
le silence, la lenteur et l’opacité [qui] laissent des enfants, des familles et des équipes seuls et désemparés - Déclaration du collectif #MeTooEcole.
« #MeTooEcole dénonce le silence, la lenteur et l’opacité [qui] laissent des enfants, des familles et des équipes seuls et désemparés »
ouest-france.fr ↗ ↩ -
16 - Nombre d'agents suspendus pour des faits à caractère sexuel à Paris en 2025.
« seize agents ont été suspendus pour des faits à caractère sexuel, en 2025 à Paris »
ouest-france.fr ↗
⚠️ Note INFO.FR: Le chiffre de 16 agents suspendus en 2025 (Ouest-France) n'a pas été recoupé. Une dépêche ultérieure d'Ouest-France (3 avril 2026) évoque 78 animateurs suspendus à Paris en 2026, dont 31 soupçonnés de violences sexuelles. ↩ -
2025 - Année où seize agents ont été suspendus pour des faits à caractère sexuel à Paris.
« seize agents ont été suspendus pour des faits à caractère sexuel, en 2025 à Paris »
ouest-france.fr ↗ ↩ -
Les affaires de violences sexuelles au sein du périscolaire parisien se sont multipliées ces derniers mois - Augmentation récente des cas signalés.
« les affaires de violences sexuelles au sein du périscolaire parisien se sont multipliées ces derniers mois »
leparisien.fr ↗ ↩ -
Les parents d’élèves se retrouvent embourbés dans les lenteurs de la justice - Situation actuelle des familles dans les procédures judiciaires.
« les parents d’élèves [.] se retrouvent aujourd’hui quasiment au même point: embourbés dans les lenteurs de la justice »
leparisien.fr ↗ ↩ -
21 mai 2025 - Date d'enregistrement du rapport à la Présidence du Sénat.
« Enregistré à la Présidence du Sénat le 21 mai 2025 »
senat.fr ↗ ↩ -
près de 120 % - Augmentation du nombre de plaintes pour violences sexuelles entre 2016 et 2023.
« le nombre de plaintes pour violences sexuelles a augmenté de près de 120 % entre 2016 et 2023 »
senat.fr ↗ ↩ -
114 100 - Nombre de plaintes pour violences sexuelles enregistrées en 2023.
« atteignant 114 100 plaintes en 2023 »
senat.fr ↗ ↩ -
1 300 - Nombre de condamnations pour viol prononcées en 2023.
« 1 300 condamnations pour viol »
senat.fr ↗ ↩ -
5 399 - Nombre de condamnations pour agression sexuelle prononcées en 2023.
« 5 399 condamnations pour agression sexuelle ont été prononcées »
senat.fr ↗ ↩ -
70% - Part des affaires de violences sexuelles classées sans suite.
« 70% des affaires de violences sexuelles sont classées sans suite et n’arrivent donc jamais devant les tribunaux »
fondationdesfemmes.org ↗ ↩ -
7% - Part des victimes de violences sexuelles qui portent plainte.
« seulement 7 % des victimes portent plainte »
fondationdesfemmes.org ↗ ↩ -
16 mois - Délai théorique d'écoulement du stock d'affaires criminelles (AICS).
« délai théorique d'écoulement du « stock » d'affaires criminelles de 16 mois »
senat.fr ↗ ↩ -
Fondation des femmes - Association critiquant le projet de loi.
« « Le gouvernement s’appuie sur nos constats concernant l’attente insupportable subie par les victimes dans les procédures judiciaires et sur la réalité de la victimisation secondaire pour justifier l’introduction de la Procédure de Jugement des Crimes Reconnus (dite PJCR) » s’insurge la Fondation des femmes. »
lesnouvellesnews.fr ↗ ↩ -
la question des moyens alloués à la police et à la gendarmerie pour collecter les preuves dès les premières heures: ADN, expertises, auditions, investigations techniques. Sans enquête solide, il n’y a pas de justice; seulement de l’impunité - Critique de la Fondation des femmes sur les moyens d'enquête.
« « la question des moyens alloués à la police et à la gendarmerie pour collecter les preuves dès les premières heures: ADN, expertises, auditions, investigations techniques. Sans enquête solide, il n’y a pas de justice; seulement de l’impunité » assure la Fondation des femmes. »
lesnouvellesnews.fr ↗ ↩ -
une demi-journée - Durée de l’audience d’homologation dans la PJCR.
« Elle sera réduite à une demi-journée, contre deux ou trois jours actuellement »
lemonde.fr ↗ ↩ -
Une audience publique se tiendra pour homologuer l’accord, sans témoins ni experts - Modalités de l’audience dans le cadre de la PJCR.
« une audience publique se tiendra pour homologuer l’accord, sans témoins ni experts »
lemonde.fr ↗ ↩ -
La PJCR se déroulera lors d’une audience publique devant une juridiction composée de trois magistrats professionnels - Modalités de déroulement de la PJCR.
« La PJCR se déroulera lors d’une audience publique devant une juridiction composée de trois magistrats professionnels »
justice.gouv.fr ↗ ↩ -
réduite d’un tiers - Réduction de la peine encourue en échange des aveux dans la PJCR.
« En échange des aveux, la peine encourue avec ce nouveau système sera réduite d’un tiers »
lemonde.fr ↗ ↩ -
18 mars 2026 - Date de présentation du projet de loi en conseil des ministres.
« a été présenté en conseil des ministres le 18 mars 2026 »
justice.gouv.fr ↗ ↩ -
Gérald Darmanin, ministre de la Justice - Porteur du projet de loi sur la justice criminelle et le respect des victimes.
« porté par Gérald Darmanin, ministre de la Justice »
justice.gouv.fr ↗ ↩ -
projet de loi sur la « justice criminelle et le respect des victimes » - Nom officiel du projet de loi déposé au Sénat.
« le projet de loi sur la « justice criminelle et le respect des victimes » dont l’objectif est d’« accélérer le temps judiciaire ». »
lesnouvellesnews.fr ↗ ↩ -
Sure, pour « sanction utile, rapide et effective » - Ancien nom du projet de loi avant son renommage.
« Sure, pour « sanction utile, rapide et effective » »
humanite.fr ↗ ↩ -
Le projet de loi a été rebaptisé après avoir été initialement nommé Sure - Changement de nom du projet de loi.
« Un texte longtemps affublé d’un autre nom - Sure, pour « sanction utile, rapide et effective » - , avant d’être rebaptisé »
humanite.fr ↗ ↩ -
Le projet de loi crée une nouvelle procédure, la procédure de jugement des crimes reconnus (PJCR) - Introduction d'une nouvelle procédure judiciaire pour juger plus rapidement certains crimes.
« Le projet de loi crée une nouvelle procédure, la procédure de jugement des crimes reconnus (PJCR) »
justice.gouv.fr ↗ ↩ -
procédure de jugement des crimes reconnus (PJCR) - Nom officiel du dispositif de « plaider-coupable » pour les crimes.
« Cette nouvelle « procédure de jugement des crimes reconnus » (PJCR) - une forme de « plaider-coupable » pour les infractions les plus graves »
lemonde.fr ↗ ↩ -
La PJCR permet de juger plus rapidement certains crimes lorsque l’accusé a admis les faits - Condition d'application de la PJCR.
« qui permet de juger plus rapidement certains crimes lorsque l’accusé a admis les faits »
justice.gouv.fr ↗ ↩ -
un seul mis en cause, et une seule victime - Limites des affaires concernées par la PJCR selon les amendements du Sénat.
« Elle ne pourra concerner que les affaires avec un seul mis en cause, et une seule victime, selon les amendements retenus au Sénat »
lemonde.fr ↗ ↩ -
vingt jours - Délai accordé aux victimes pour s’opposer à la PJCR après amendements du Sénat.
« Le délai accordé aux victimes pour s’opposer à la procédure a ainsi été doublé par rapport au projet initial, passant à vingt jours »
lemonde.fr ↗ ↩ -
10 jours - Délai accordé aux victimes pour accepter ou refuser la PJCR.
« Et les victimes auraient 10 jours pour accepter ou non cette procédure. »
lesnouvellesnews.fr ↗ ↩ -
Les crimes contre l’humanité et le terrorisme avaient déjà été écartés du champ de la PJCR dans le texte initial - Exclusions initiales du projet de loi.
« alors que le texte initial avait déjà écarté les crimes contre l’humanité et le terrorisme »
lemonde.fr ↗ ↩ -
Certains crimes sexuels ont été exclus du champ de la PJCR, comme le viol sur mineur de 15 ans et le viol aggravé, ainsi que le proxénétisme sur mineur - Exclusions prévues par les amendements du Sénat.
« Certains crimes sexuels ont été exclus du champ de cette nouvelle procédure, comme le viol sur mineur de 15 ans et le viol aggravé, ainsi que le proxénétisme sur mineur »
lemonde.fr ↗ ↩ -
mardi 14 avril - Date d'adoption de la réforme de la justice criminelle par le Sénat.
« Le Sénat a adopté, mardi 14 avril, la réforme de la justice criminelle portée par le garde des sceaux, Gérald Darmanin »
lemonde.fr ↗ ↩ -
219 voix contre 111 - Résultat du vote du Sénat sur le projet de loi gouvernemental.
« l’hémicycle a soutenu largement le projet de loi gouvernemental, à 219 voix contre 111 »
lemonde.fr ↗ ↩ -
224 voix contre 118 - Résultat du vote du Sénat sur le dispositif de « plaider-coupable ».
« le Sénat avait adopté la mesure phare de ce projet de loi: le dispositif de « plaider-coupable », à 224 voix contre 118 »
lemonde.fr ↗ ↩ -
la gauche (groupe politique) - Opposition au dispositif de « plaider-coupable ».
« L’ensemble de la gauche s’y était opposé »
lemonde.fr ↗ ↩ -
« Comme de nombreux pays européens et occidentaux, la France modernise ainsi sa justice pour davantage de personnalisations et de choix pour les justiciables » - Déclaration de Gérald Darmanin sur la modernisation de la justice.
« « Comme de nombreux pays européens et occidentaux, la France modernise ainsi sa justice pour davantage de personnalisations et de choix pour les justiciables », avait-il ajouté »
lemonde.fr ↗ ↩ -
Le texte doit être examiné à l’Assemblée nationale avant la suspension estivale des travaux parlementaires - Prochaine étape législative du projet de loi.
« Le texte doit désormais être examiné à l’Assemblée nationale avant la suspension estivale des travaux parlementaires »
lemonde.fr ↗ ↩ -
13 avril - Date de début de la discussion du projet de loi au Sénat et de la journée « justice morte ».
« ce lundi 13 avril »
humanite.fr ↗ ↩ -
Une journée « justice morte » est organisée ce lundi 13 avril - Action de protestation contre le projet de loi Darmanin sur la justice criminelle.
« une journée « justice morte » est organisée ce lundi 13 avril »
humanite.fr ↗ ↩ -
le barreau de Paris - Organisateur de la journée « justice morte ».
« à l’appel du barreau de Paris »
humanite.fr ↗ ↩ -
130 barreaux sur 164 - Nombre de barreaux en grève contre la mesure.
« 130 barreaux sur 164 en France ont fait grève en guise de protestation contre cette mesure considérée comme de la « justice expéditive ». »
lesnouvellesnews.fr ↗ ↩ -
Les avocats se réunissent devant le Sénat pour marquer leur opposition à la réforme de la justice criminelle le 13 avril 2026 - Action de protestation des avocats contre le projet de loi SURE.
« Ce lundi 13 avril, ils seront nombreux à se réunir devant le Sénat pour marquer leur opposition à la réforme de la justice criminelle »
nouvelobs.com ↗ ↩ -
Colère noire, collectif d’avocats créé en janvier - Collectif opposé au projet de loi Darmanin.
« Une Colère noire. Le nom du collectif d’avocats créé en janvier pour s’opposer au projet du garde des Sceaux sur la justice criminelle »
humanite.fr ↗ ↩ -
janvier - Date de création du collectif d’avocats « Colère noire ».
« collectif d’avocats créé en janvier »
humanite.fr ↗ ↩ -
« justice au rabais » - Critique du projet de loi par les avocats et magistrats.
« symbole selon eux d’une « justice au rabais » »
humanite.fr ↗ ↩ -
Patrick Lingibé, membre du Conseil national des barreaux - Auteur d'une critique sur la PJCR.
« écrit Patrick Lingibé, membre du Conseil national des barreaux dans Actu-Juridique. »
lesnouvellesnews.fr ↗ ↩ -
Un jugement serait donc rendu « sans débat contradictoire, sans audition de témoins ni d’experts, éventuellement par visioconférence, dans une audience d’homologation réduite à sa plus simple expression. » - Critique de la PJCR par Patrick Lingibé.
« Un jugement serait donc rendu « sans débat contradictoire, sans audition de témoins ni d’experts, éventuellement par visioconférence, dans une audience d’homologation réduite à sa plus simple expression. » écrit Patrick Lingibé, membre du Conseil national des barreaux dans Actu-Juridique. »
lesnouvellesnews.fr ↗ ↩ -
Défenseure des droits - Institution craignant un risque d'« aveux d’opportunité ».
« La Défenseure des droits craint même un risque « d’aveux d’opportunité » »
lesnouvellesnews.fr ↗ ↩ -
Commission indépendante sur l'inceste et les violences sexuelles faites aux enfants (CIIVISE) - Organisation exprimant des doutes sur le projet de loi.
« La Commission indépendante sur l'inceste et les violences sexuelles faites aux enfants (CIIVISE) avait elle aussi exprimé ses doutes lors d'une récente audition à l'Assemblée nationale. »
tf1info.fr ↗ ↩ -
Si la nécessité d'améliorer le fonctionnement de la justice pénale est largement reconnue, la CIIVISE rappelle que l'engorgement des juridictions ne peut justifier l'adoption de dispositifs qui fragiliseraient la place de la victime dans le procès pénal. - Déclaration de la CIIVISE sur le projet de loi.
« "Si la nécessité d'améliorer le fonctionnement de la justice pénale est largement reconnue, la CIIVISE rappelle que l'engorgement des juridictions ne peut justifier l'adoption de dispositifs qui fragiliseraient la place de la victime dans le procès pénal," déclare notamment la commission sur son site. »
tf1info.fr ↗ ↩ -
Louis Degos, bâtonnier de Paris - Co-auteur d'une critique sur la PJCR.
« dénonçaient le bâtonnier et la vice-bâtonnière de Paris, Louis Degos et Carine Denoit-Benteux dans La Tribune Dimanche le 29 mars. »
lesnouvellesnews.fr ↗ ↩ -
Carine Denoit-Benteux, vice-bâtonnière de Paris - Co-autrice d'une critique sur la PJCR.
« dénonçaient le bâtonnier et la vice-bâtonnière de Paris, Louis Degos et Carine Denoit-Benteux dans La Tribune Dimanche le 29 mars. »
lesnouvellesnews.fr ↗ ↩ -
29 mars - Date de publication de la tribune dans *La Tribune Dimanche*.
« dans La Tribune Dimanche le 29 mars. »
lesnouvellesnews.fr ↗ ↩ -
Ceux qui en ont les moyens refuseront et obtiendront un vrai procès. Les autres accepteront. - Déclaration des bâtonniers de Paris sur la PJCR.
« « Ceux qui en ont les moyens refuseront et obtiendront un vrai procès. Les autres accepteront. » dénonçaient le bâtonnier et la vice-bâtonnière de Paris, Louis Degos et Carine Denoit-Benteux dans La Tribune Dimanche le 29 mars. »
lesnouvellesnews.fr ↗ ↩ -
12 millions d’euros - Montant supplémentaire alloué pour la réforme de la justice criminelle.
« 12 millions d’euros supplémentaires seront alloués pour construire des salles d’audiences et renforcer les effectifs dans les juridictions en difficulté »
justice.gouv.fr ↗ ↩ -
35 - Nombre de magistrats supplémentaires prévus pour renforcer les juridictions.
« 35 magistrats et 80 personnels de greffe arriveront en renfort dans neuf cours d’appel »
justice.gouv.fr ↗ ↩ -
80 - Nombre de personnels de greffe supplémentaires prévus pour renforcer les juridictions.
« 35 magistrats et 80 personnels de greffe arriveront en renfort dans neuf cours d’appel »
justice.gouv.fr ↗ ↩ -
neuf - Nombre de cours d’appel concernées par le renfort en magistrats et personnels de greffe.
« 35 magistrats et 80 personnels de greffe arriveront en renfort dans neuf cours d’appel »
justice.gouv.fr ↗ ↩ -
Mardi 17 février 2026 - Date à laquelle Gérald Darmanin a reçu des victimes au ministère de la Justice.
« Mardi 17 février 2026, Gérald Darmanin, qui s’apprête à déposer un projet de loi destiné à réduire les délais d’attente dans les tribunaux, a reçu plusieurs victimes au ministère de la Justice. »
femmeactuelle.fr ↗ ↩ -
Gérald Darmanin, ministre de la Justice - Fonction de Gérald Darmanin lors de la réception des victimes.
« “Bienvenue dans votre maison” les a accueillies le ministre de la Justice. »
femmeactuelle.fr ↗ ↩ -
6 ans - Durée d'attente d'une victime dans sa procédure judiciaire.
« “Ça fait 6 ans que je suis dans ma procédure, c’est la première fois que quelqu’un va prendre en compte la lenteur” attaque l’une d’elles. »
femmeactuelle.fr ↗ ↩ -
Une victime s'est vue retirer son bracelet grave danger 'au motif qu’une autre victime en avait plus besoin' - Situation d'une victime de violences conjugales.
« On lui a même retiré son bracelet grave danger “au motif qu’une autre victime en avait plus besoin” a-t-elle expliqué. »
femmeactuelle.fr ↗ ↩ -
2019 - Année du dépôt de plainte d'une victime de viol.
« “Quand avez-vous déposé plainte?” lui demande Gérald Darmanin. Les faits remontent à 2019. »
femmeactuelle.fr ↗ ↩ -
Une victime de violences conjugales a porté plainte pour viol par conjoint et actes de torture et de barbarie, plainte classée sans suite - Situation d'une victime dont la plainte a été classée sans suite.
« Victime de violences conjugales, elle a porté plainte pour viol par conjoint et actes de torture et de barbarie. Une plainte classée sans suite. »
femmeactuelle.fr ↗ ↩ -
Gérald Darmanin souhaite créer une 'direction des victimes' au sein du ministère de la Justice - Objectif de mieux prendre en compte la souffrance et l’accompagnement des victimes.
« Gérald Darmanin, qui souhaite créer une “direction des victimes” au sein de son ministère, qui, au-delà de la question de la culpabilité dans les affaires traduites en justice, permettrait de mieux prendre en compte la souffrance et l’accompagnement des victimes. »
femmeactuelle.fr ↗ ↩ -
Gérald Darmanin a annoncé la création d’un 'portail du justiciable' - Objectif de la plateforme pour faciliter le suivi des plaintes.
« Gérald Darmanin avait annoncé au micro de nos confrères la création d’un “portail du justiciable”, une plateforme destinée à faciliter le suivi des plaintes. »
femmeactuelle.fr ↗ ↩ -
Le 'portail du justiciable' devrait être disponible d’ici la fin de l’année 2026 - Calendrier de mise en œuvre de la plateforme.
« Le “portail du justiciable”, lui, devrait être disponible d’ici la fin de l’année. »
femmeactuelle.fr ↗ ↩ -
Je vous promets que cette année, on va faire en sorte d’informer tout le monde - Promesse de Gérald Darmanin aux victimes.
« “Je vous promets que cette année, on va faire en sorte d’informer tout le monde” a promis le ministre. »
femmeactuelle.fr ↗ ↩ -
Personnellement, je voudrais un vrai procès, avec une vraie reconnaissance de peine, et une vraie peine pour lui. - Souhait d'Anaïs concernant le procès de son agresseur.
« "Personnellement, je voudrais un vrai procès, avec une vraie reconnaissance de peine, et une vraie peine pour lui." »
tf1info.fr ↗ ↩
Sources
- Violences sexuelles à l’école à Paris : l’interminable attente des familles de victimes
- « L’animateur a mangé mon zizi » : la parole des enfants face à l’inertie de la justice
- « Pendant six ans, aucune nouvelle » : ces victimes de violences qui se sentent « oubliées » par la justice
- "Je ne crois plus trop en la justice" : victime d'inceste, elle attend un procès depuis près de dix ans
- À Nantes, un ex-animateur périscolaire sera jugé pour agressions sexuelles : 13 enfants sur le banc des plaignants
- “On a le sentiment qu’on n’a pas de justice” : face à Gérald Darmanin, des victimes en attente d’un procès depuis des années déplorent la lenteur des tribunaux
- Des avocats jusqu'aux magistrats, pourquoi le projet de loi Darmanin sur la justice criminelle inquiète le monde judiciaire ?
- Projet de loi sur la justice criminelle et le respect des victimes : les principales dispositions
- Le Sénat adopte le projet de réforme de la justice criminelle porté par Gérald Darmanin
- Justice accélérée et crimes sexuels : pourquoi les oppositions à la réforme de Gérald Darmanin se multiplient
- Ain. Abus sexuels chez la nounou : quatre ans d’attente, un procès en avril
- Prévention de la récidive du viol : prendre en charge les auteurs pour éviter de nouvelles victimes - Rapport
- Loi Sure : pourquoi les avocats font-ils grève ce lundi contre la réforme de la justice criminelle ?
- Projet de loi S.U.R.E - Une réforme qui fait reculer la protection des victimes de crimes sexuels