Pyrénées-Orientales : un enfant de deux ans et demi meurt noyé dans le Tech à Amélie-les-Bains
Le garçonnet a échappé à la vigilance de sa famille derrière le stade municipal avant d'être emporté par le courant. Malgré les recherches des plongeurs du SDIS 66 et de l'hélicoptère Dragon 66, il n'a pas pu être réanimé.
Un drame s'est produit le 1er juillet 2026 à Amélie-les-Bains-Palalda. Un enfant de 2 ans et demi est mort noyé après être tombé dans le Tech. Un important dispositif de secours a été déployé. Une enquête judiciaire est ouverte.
L’essentiel
- Fait 1 : Un enfant de 2 ans et demi est décédé par noyade le 1er juillet 2026 en début d’après-midi, dans le Tech à Amélie-les-Bains-Palalda.
- Fait 2 : Le garçonnet a échappé à la vigilance de ses proches derrière le stade municipal et a chuté accidentellement dans la rivière.
- Fait 3 : Les secours ont mobilisé plongeurs du SDIS 66, brigade nautique de Saint-Cyprien et l’hélicoptère Dragon 66.
- Fait 4 : L’enfant a été retrouvé inanimé en aval ; les tentatives de réanimation n’ont pas abouti.
- Fait 5 : Le parquet de Perpignan a ouvert une enquête de gendarmerie et ordonné une autopsie.
Ce qui s’est passé
Le mercredi 1er juillet 2026, en milieu d’après-midi, un drame s’est noué à Amélie-les-Bains-Palalda, dans les Pyrénées-Orientales. Peu avant 14h45, un enfant âgé de 2 ans et demi a échappé à la surveillance de sa famille alors qu’il se trouvait derrière le stade municipal, en bordure du Tech. Selon les informations communiquées par les secours, le garçonnet aurait chuté accidentellement dans le cours d’eau, lequel était alimenté par un débit soutenu à cette période de l’année.
Emporté rapidement par le courant, l’enfant a disparu à la vue de ses proches, qui ont immédiatement donné l’alerte. L’absence de l’enfant n’a été constatée que quelques instants après la chute, ce qui a déclenché une course contre la montre. Les premières minutes ont été cruciales : les parents ont prévenu les sapeurs-pompiers et la gendarmerie, tandis que des badauds tentaient de les aider en scrutant la surface de l’eau.
Un important dispositif de secours
L’alerte a déclenché une vaste opération de recherche. Les pompiers du Service départemental d’incendie et de secours des Pyrénées-Orientales (SDIS 66) ont été dépêchés en nombre sur place, accompagnés de plongeurs spécialisés. L’hélicoptère de la Sécurité civile Dragon 66 a survolé la zone pour tenter de localiser la victime depuis les airs. Parallèlement, la brigade nautique de la gendarmerie de Saint-Cyprien, réputée pour ses interventions en milieu aquatique, a été engagée.
Les recherches se sont concentrées sur plusieurs kilomètres en aval du point de chute. Les plongeurs ont sondé le fond du Tech, tandis que l’hélicoptère suivait le cours d’eau. C’est finalement un groupe de sauveteurs qui a repéré le corps inanimé du petit garçon, en arrêt cardio-respiratoire, prisonnier d’une souche d’arbre en bordure de rivière. Il a été rapidement ramené sur la berge, où les secouristes ont immédiatement entamé des manœuvres de réanimation cardio-pulmonaire.
Malgré leurs efforts prolongés pendant plusieurs minutes, l’enfant n’a pas pu être ranimé. Son décès a été constaté sur place par le médecin du Smur, présent sur les lieux. L’émotion était immense parmi les secouristes et les proches de la victime, qui n’ont pu que constater l’impuissance des équipes face à la force du courant.
Le journal local L’Indépendant a confirmé sur X le déploiement des moyens :
Une enquête judiciaire ouverte
Immédiatement après les faits, les gendarmes de la communauté de brigades d’Amélie-les-Bains ont été chargés de l’enquête. Le parquet de Perpignan a été informé et a requis une autopsie du corps de la victime afin de déterminer les causes exactes du décès et confirmer la thèse accidentelle. Selon les premiers éléments recueillis, la piste accidentelle est privilégiée : l’enfant aurait glissé ou perdu l’équilibre avant de tomber dans l’eau.
Une enquête en recherche des causes de la mort a été ouverte. Les enquêteurs entendent les proches de l’enfant ainsi que d’éventuels témoins directs. Aucune interpellation n’est envisagée à ce stade, les circonstances étant clairement accidentelles. La rapidité du courant local explique la difficulté des secours à intervenir à temps. La gendarmerie doit également déterminer si des mesures de sécurité étaient en place à proximité du stade.
Contexte dans les Pyrénées-Orientales
La commune d’Amélie-les-Bains-Palalda, traversée par le Tech, est une station thermale et touristique très fréquentée en été. Elle est administrée par la maire Marie Costa. Ce drame rappelle les dangers des cours d’eau pyrénéens, dont le débit peut être trompeur même en période estivale. Les autorités appellent régulièrement à la plus grande vigilance aux abords des rivières, en particulier pour les jeunes enfants.
Le Tech, fleuve côtier qui prend sa source dans le massif des Albères, est connu pour ses crues soudaines et ses courants puissants. Chaque année, des accidents surviennent, souvent mortels, lorsque des baigneurs ou des promeneurs sous-estiment la force de l’eau. Les services de secours rappellent que les enfants ne doivent jamais être laissés sans surveillance à proximité d’un cours d’eau, même en eau peu profonde. Alors que l’actualité sportive bat son plein avec le départ du Tour de France 2026, dont les équipes ont été présentées à Barcelone la veille (lire notre article sur la présentation), ce tragique accident endeuille la région.
Par ailleurs, le Tour de France est aussi marqué par les ambitions de sprinteurs comme Tim Merlier, qui vise le maillot vert cette année (notre dossier sur la bataille du maillot vert). Mais ce vendredi, c’est une tout autre actualité qui occupe les esprits dans les Pyrénées-Orientales.
Prochaine étape : les résultats de l’enquête
L’autopsie ordonnée par le parquet devrait permettre de préciser les circonstances exactes de la mort. L’enquête de gendarmerie se poursuit pour entendre les proches et d’éventuels témoins. Aucune mise en cause n’est pour l’heure envisagée dans cette affaire, la thèse accidentelle étant privilégiée. La famille de la victime a été prise en charge par une cellule d’urgence médico-psychologique. Les résultats de l’autopsie sont attendus dans les prochains jours.