Quimperlé : Balanant, Goulet et victimes de Le Scouarnec réunis pour protéger les enfants
Plus de soixante personnes ont participé le 8 juin à La Loco à un débat sur les évolutions législatives en matière de protection de l'enfance.
Les députés Erwan Balanant et Perrine Goulet ont organisé le 8 juin 2026 à Quimperlé une réunion publique sur la protection des enfants. Le Collectif de victimes de Joël Le Scouarnec était présent pour témoigner. Plus de soixante personnes ont répondu à l'invitation.
L’essentiel
- Date et lieu : réunion publique le 8 juin 2026 à 20h30 à La Loco, 33 bd de la Gare, Quimperlé
- Organisateurs : députés Erwan Balanant (Finistère, Quimperlé-Concarneau) et Perrine Goulet (Nièvre, présidente de la Délégation aux droits des enfants)
- Présence : Collectif de victimes de Joël Le Scouarnec, chirurgien condamné en mai 2025 à 20 ans de réclusion pour 299 victimes
- Participation : plus de soixante personnes selon Ouest-France
- Contexte législatif : proposition de loi sur les violences en milieu scolaire adoptée à l’unanimité le 1er juin 2026, transmise au Sénat
Une salle mobilisée autour d’un sujet difficile
La Loco, salle de concerts réhabilitée dans l’ancienne halle de fret de Quimperlé et ouverte en novembre 2024, a accueilli lundi soir une soixantaine d’habitants venus débattre de protection de l’enfance. La réunion, intitulée « Du témoignage à la loi : protéger nos enfants », a débuté à 20h30. Le format retenu mêlait témoignages, point sur les évolutions législatives et échanges avec le public.
Erwan Balanant a annoncé la tenue de cette soirée sur X :
Deux députés, un collectif de victimes
L’initiative est portée par Erwan Balanant, député de la 8e circonscription du Finistère (Quimperlé-Concarneau) depuis 2017, membre du groupe Les Démocrates et de la commission des affaires culturelles et de l’éducation. Il siège également à la Délégation aux droits des enfants. À ses côtés, Perrine Goulet, députée MoDem de la 1re circonscription de la Nièvre et présidente de cette même délégation à l’Assemblée nationale.
Le Collectif de victimes de Joël Le Scouarnec a pris la parole lors de la soirée. Ce collectif représente des victimes du chirurgien condamné en mai 2025 à 20 ans de réclusion pour viols et agressions sexuelles sur 299 victimes entre 1989 et 2014, selon Wikipédia et 20 Minutes. Le Scouarnec avait exercé à l’hôpital de Quimperlé de 2005 à 2008. Sa présence dans la ville donne à cette réunion une résonance particulière pour les habitants.
Parmi les sujets couverts lors des échanges : prévention, détection des risques, accompagnement des victimes et affaires récentes de violences sur mineurs qui alimentent le débat public depuis plusieurs mois, selon Le Télégramme et Ouest-France.
Un calendrier parlementaire actif
La réunion intervient une semaine après un vote notable à l’Assemblée nationale. Le 1er juin 2026, les députés ont adopté à l’unanimité une proposition de loi visant à protéger les enfants et lutter contre les violences en milieu scolaire et périscolaire, selon le dossier législatif publié sur le site de l’Assemblée nationale. Le texte a été transmis au Sénat.
Cette adoption unanime fournissait un appui concret aux échanges de lundi soir. Les questions de signalement et de traitement judiciaire des violences sexuelles sur mineurs figuraient parmi les thèmes abordés, dans un contexte où plusieurs affaires locales et nationales ont mis en lumière des défaillances dans la chaîne de protection.
Contexte dans le Finistère
Quimperlé compte 12 469 habitants selon l’INSEE. La ville est directement liée à l’affaire Le Scouarnec par les années d’exercice du chirurgien au sein de son hôpital. Ce lien explique la présence du collectif de victimes et la sensibilité locale au sujet.
Le Finistère n’est pas le seul département concerné par ces enjeux : d’autres affaires sensibles en Finistère ont mis en lumière les limites des dispositifs d’enquête et de protection sur le territoire. Balanant, élu de la circonscription depuis 2017 et réélu en 2022 puis 2024, porte ces dossiers au Parlement depuis plusieurs législatures.
Perrine Goulet, venue depuis la Nièvre, apporte le poids institutionnel de la Délégation aux droits des enfants, instance transpartisane chargée d’évaluer et proposer des évolutions législatives sur l’ensemble des politiques de protection de l’enfance.
« Il faut que la parole circule »
Selon Ouest-France, qui a rendu compte de la soirée, l’enjeu central pointé lors des échanges était celui de la prise de conscience collective. La formule « Il faut que la parole circule » résume l’orientation donnée à la réunion : sortir les victimes de l’isolement, sensibiliser les adultes à la détection des signaux d’alerte et expliquer les recours disponibles.
Les débats ont aussi porté sur les espaces de rencontre entre familles et institutions à Quimperlé, dans une ville où la mobilisation citoyenne sur des sujets de société reste régulière.
Le texte voté le 1er juin doit désormais passer devant le Sénat. Son calendrier d’examen n’a pas encore été fixé à la date de la réunion.
Sources
- Ouest-France : « Du témoignage à la loi : protéger nos enfants » en question le 8 juin à la Loco
- Le Télégramme : Une réunion publique le 8 juin à Quimperlé sur la protection des enfants avec le député Erwan Balanant
- Ouest-France : « Il faut que la parole circule » : l'enjeu de la prise de conscience sur la protection de l'enfance à Quimperlé
- Assemblée nationale : Dossier législatif – Protéger les enfants et lutter contre les violences en milieu scolaire