Rachat de SFR : les négociations prolongées jusqu’au 5 juin, le marché passe à trois opérateurs
Altice France accorde un sursis de trois semaines à Orange, Bouygues et Free pour finaliser une opération à 20,35 milliards qui ramènera le marché français de quatre à trois opérateurs.
Altice France a prolongé jusqu'au 5 juin la période exclusive de négociation avec Orange, Bouygues et Free pour la cession de SFR à 20,35 milliards d'euros.
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Une opération à 20,35 milliards d'euros
Orange, Bouygues et Free déposent une offre commune à 20,35 milliards d'euros (jusqu'à 21 Md€ avec ajustements) pour racheter et démanteler SFR, avec une répartition de 42 % pour Bouygues, 31 % pour Iliad et 27 % pour Orange.
Passage de quatre à trois opérateurs
Première baisse historique du nombre d'acteurs sur le marché français des télécoms, qui pèse près de 40 milliards d'euros de chiffre d'affaires.
Risque de hausse des prix pour les abonnés
Les forfaits mobiles ont déjà bondi de 31,1 % en un an. Les précédents européens (Autriche : +20 %) suggèrent une hausse supplémentaire de plus de 10 % après la consolidation.
Validation conditionnée par Bruxelles
L'Autorité de la concurrence et la Commission européenne, qui révise ses règles sur les fusions jusqu'à fin 2026, auront le dernier mot. Le processus réglementaire peut prendre jusqu'à 18 mois.
Menace sur l'emploi
La CFDT redoute la disparition de 3 000 à 7 000 postes sur trois ans chez Altice France, et a demandé des garanties à Bercy en février 2026.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- Altice France prolonge les négociations exclusives jusqu'au 5 juin 2026.
- Offre commune Orange-Bouygues-Free à 20,35 milliards d'euros (jusqu'à 21 Md€ avec ajustements), déposée le 17 avril.
- Le marché français des télécoms passerait de quatre à trois opérateurs, une première historique.
- Les économistes alertent sur une hausse probable des prix, malgré les démentis d'Orange.
- La CFDT redoute 3 000 à 7 000 suppressions de postes sur trois ans et a saisi Bercy.
- La validation par Bruxelles, encadrée par le règlement EUMR 139/2004, prendra jusqu'à 18 mois.
Altice France a étendu au 5 juin [1] la période d’exclusivité accordée à Bouygues Telecom, Iliad (Free) et Orange [2] pour la cession de SFR. Les discussions devaient initialement s’achever ce vendredi [3]. Elles portent sur une offre de rachat de 20,35 milliards d’euros [4] présentée le 17 avril [5] par les trois concurrents de l’opérateur au carré rouge.
Le communiqué commun des quatre entreprises a le mérite de la clarté: « Les parties poursuivent leurs discussions constructives » [6], tout en avertissant qu’« à ce stade, il n’y a aucune certitude que ces discussions aboutiront à un accord » [7]. Le calcul est simple: à trois semaines près, le dossier le plus structurant du capitalisme télécoms français depuis quinze ans [8] n’est toujours pas bouclé.
Une répartition déjà négociée à trois
L’accord officialisé en avril prévoit une répartition de la valeur des actifs de SFR: 42 % pour Bouygues Telecom [9], 31 % pour Iliad [10], 27 % pour Orange [11]. Cette clé de partage n’est pas neutre. Elle dessine déjà la France télécoms de 2027: Bouygues, hier troisième sur le marché mobile, en devient l’acteur structurant. Iliad consolide sa place. Orange, leader historique, sort avec la part la plus faible, peut-être en raison des engagements concurrentiels qu’il devra présenter à Bruxelles.
Le prix affiché - 20,35 milliards d’euros [4] - n’est cependant pas figé. Selon les informations recueillies, les parties se sont en réalité entendues sur une fourchette allant jusqu’à 21 milliards d’euros [12], l’écart correspondant vraisemblablement à des mécanismes d’ajustement de prix post-closing usuels dans ce type d’opération (clauses d’earn-out, garanties de passif, ajustements de besoin en fonds de roulement). C’est précisément sur ces clauses que les négociateurs s’écharpent.
Stéphane Stoll [13], directeur général adjoint et directeur financier du groupe Bouygues, l’avait reconnu le 7 mai [14] lors de la présentation des résultats trimestriels: « C’est une opération complexe, très longue, qui nécessite qu’on rentre dans un niveau de détails important » [15]. Et d’ajouter, plus crûment: « le diable est dans les détails et donc (cela) nécessite de discuter pied à pied sur tout un ensemble de sujets qui concernent en particulier les garanties données par le vendeur » [16]. Traduit en termes financiers: qui assume les passifs cachés de SFR, qui paie les contentieux fiscaux, qui couvre les ruptures de contrats. C’est là que se joue la prolongation.
La dette d’Altice, déclencheur de l’opération
Comprendre cette cession nécessite de remonter à la dette colossale d’Altice France, estimée à 15 milliards d’euros [17]. Placée en procédure de sauvegarde accélérée début juin [18] 2025, l’entreprise a obtenu le 4 août 2025 [19] du tribunal des activités économiques de Paris [20] la validation de son plan de restructuration. La dette a été réduite d’environ un tiers [21]. Les créanciers détiennent désormais 45 % [22] du capital d’Altice France, avec un taux d’acceptation de l’accord supérieur à 90 % [23].
C’est ce qui change tout. En entrant au capital, les créanciers veulent récupérer leur mise. Ils n’ont aucun intérêt sentimental à préserver un opérateur indépendant. Patrick Drahi [24], président d’Altice France, avait fixé un prix plancher de 23,4 milliards d’euros [25] lors d’une première offre conjointe à 17 milliards [26] déposée mi-octobre [27] 2025. Refus. Six mois plus tard, mi-avril [28], la seconde offre à 20,35 milliards [29] passe. Les créanciers ont fait pression.
De quatre à trois opérateurs: une première historique
L’opération, si elle aboutit, fera passer le marché français de quatre à trois grands opérateurs [30]. Première fois dans l’histoire que la France vivrait une baisse du nombre d’acteurs sur ce marché de près de 40 milliards d’euros de chiffre d’affaires [31]. Pendant près de quinze ans [8], quatre opérateurs se sont disputé la téléphonie mobile française. L’arrivée de Free Mobile en 2011-2012 [32] avait fait passer le marché de trois à quatre acteurs [33] et fait baisser les tarifs. La consolidation actuelle inverse ce mouvement.
SFR comptait encore 25 millions d’abonnés [34] au printemps 2025 [35]. Côté fixe, l’Arcep [36] dénombrait fin décembre 2025 [37] 27,1 millions d’abonnements fibre [38], soit 82 % [39] des abonnements internet fixes. Ce sont ces dizaines de millions de contrats qui doivent se redistribuer entre trois acteurs.
Le risque réel pour les abonnés
L’argument des défenseurs de la consolidation tient en une phrase, celle de Christel Heydemann [40], directrice d’Orange, auditionnée au Sénat: « Non il n’y aura ni impact sur les services ni hausse du prix des offres » [41]. Les chiffres disent autre chose.
Selon le baromètre Ariase d’avril 2026 [42], le coût mensuel moyen d’un forfait mobile avec appels illimités et au moins 20 Go de données a bondi de 31 % [43] sur un an, pour atteindre 13,34 euros par mois [44]. Il y a un an, un forfait 30 Go se trouvait autour de 10 euros [45]. Avant même la consolidation, les opérateurs ont augmenté leurs tarifs d’un tiers en douze mois. C’est un aveu.
Marc Bourreau [46], économiste spécialisé en télécommunications à Télécom Paris, résume la mécanique: « sur un marché saturé, les opérateurs ne peuvent plus attirer de nouveaux clients, leur seule variable d’ajustement pour financer les investissements 5G et fibre est donc de relever le revenu moyen par abonné » [47]. Et d’ajouter: « On peut craindre, avec un opérateur en moins, une hausse des prix car le trio restant sera moins incité à proposer des prix faibles » [48].
Les abonnés disposent toutefois d’un filet de sécurité légal. L’article L. 224-33 du Code de la consommation [49] impose à tout opérateur une notification d’un mois avant toute modification tarifaire et ouvre un droit de résiliation sans frais pendant quatre mois. Une protection utile, mais qui n’empêche pas la dérive globale du marché.
Les précédents européens et français accablent le discours rassurant
En Autriche, la fusion Hutchison 3G/Orange [50], passage de quatre à trois, a entraîné une hausse de 20 % [51] des tarifs dans l’année suivant la consolidation. Une étude de Copenhagen Economics modélisant l’ensemble des fusions européennes de ce type estime la hausse à plus de 10 % [52] sur un marché passé à trois, contre 5 à 7 % [53] sur un marché à quatre acteurs. Retraité, cela signifie qu’un abonné français pourrait voir sa facture grimper de plusieurs dizaines d’euros par an, sans contrepartie évidente.
Le précédent français est encore plus parlant. En 2005, le Conseil de la concurrence avait infligé une amende record de 534 millions d’euros [54] à Orange, SFR et Bouygues pour entente sur le marché mobile [55]. Trois opérateurs, une entente: c’est précisément la configuration que Bruxelles redoute de voir se reproduire mécaniquement dans un marché réduit à trois acteurs. La sanction de 2005 est plus qu’une anecdote judiciaire: c’est la preuve historique que l’oligopole télécoms français a déjà cédé à la tentation collusoire.
Christel Heydemann oppose un autre exemple: le rapprochement entre Orange Espagne et MasMovil [56], qui aurait permis de dégager des économies et de relancer l’investissement. Elle rappelle que sept des dix meilleurs débits européens [57] se trouvent sur des marchés à trois opérateurs. L’argument industriel n’est pas faux. Reste qu’il ne contredit pas la hausse des prix: il la justifie autrement.
Bruxelles, juge de paix
En cas d’accord, les opérateurs devront le faire valider par les autorités de la concurrence [58]. Le cadre juridique est bien établi: le Règlement (CE) n°139/2004 du Conseil, dit règlement EUMR sur les concentrations, donne à la Commission européenne le pouvoir exclusif d’examiner les opérations de dimension européenne au-delà de certains seuils de chiffre d’affaires. À l’échelle française, les articles L. 430-1 et suivants du Code de commerce encadrent quant à eux le contrôle national des concentrations et confèrent à l’Autorité de la concurrence un pouvoir d’injonction, voire d’interdiction. Compte tenu du chiffre d’affaires des quatre opérateurs concernés, l’opération relèvera presque certainement de la compétence de Bruxelles, avec d’éventuelles consultations de l’Autorité française.
Les autorités européennes ont déjà fait échouer par le passé nombre d’opérations de concentration dans les télécoms [59], de peur que les prix s’envolent [60]. Mais une révision des règles de concurrence européennes sur les fusions est en cours [61]. Les lignes directrices ont été présentées le 30 avril [62] et sont soumises à consultation publique jusqu’au 26 juin [63]. La Commission européenne adoptera définitivement les nouvelles règles à la fin de l’année [64].
Le calendrier n’est pas un hasard. Bruxelles s’apprête à assouplir sa doctrine au moment précis où le dossier français lui arrive sur le bureau. Benoît Cœuré [65], président de l’Autorité de la concurrence, estime que le processus réglementaire prendra jusqu’à 18 mois [66]. La migration technique des abonnés s’étalera ensuite sur 12 à 24 mois supplémentaires [67]. Soit, dans le scénario le plus favorable, près de trois ans avant que la France ne devienne réellement un marché à trois.
Le scénario espagnol comme issue
Pour valider l’opération, le scénario le plus probable s’inspire du modèle espagnol: imposer la cession de fréquences radio issues du spectre SFR à un nouvel entrant, accompagnée d’un accord d’itinérance nationale [68]. L’opérateur roumain Digi [69] est souvent cité comme candidat naturel. Le marché français passerait alors officiellement à trois grands acteurs, avec un quatrième concurrent low-cost cantonné à un rôle d’aiguillon. C’est la solution qui permet à Bruxelles de dire oui sans renier sa doctrine.
L’angle mort: les salariés
Ce que personne ne dit dans le communiqué officiel. À l’automne 2025 [70], la CFDT [71] évoquait des destructions massives d’emplois, parlant de 6 000 salariés [72] directement menacés, et de 8 000 personnes [73] si l’on intègre les boutiques. Quatre mois plus tard, en février 2026 [74], le syndicat a affiné son alerte tout en la maintenant à un niveau élevé: il redoute désormais la disparition de 3 000 à 7 000 postes [75] sur trois ans chez Altice France [74], et a formellement demandé des garanties à Bercy. Le rachat va se traduire par une rationalisation des fonctions support, des réseaux commerciaux dupliqués, des plateformes techniques redondantes. C’est l’équation industrielle de toute fusion. Les milliards versés à Drahi ne financent pas que des fréquences et des clients: ils financent aussi des plans sociaux à venir.
On rappellera que, dans les entreprises d’au moins 50 salariés, le Code du travail impose la consultation préalable du comité social et économique (CSE) sur toute restructuration de cette ampleur. Aucune source consultée à ce stade ne mentionne la position des autres organisations syndicales représentatives chez SFR ou Altice France - CGT, CFE-CGC, UNSA notamment - ni de réponse formelle de Bercy aux demandes de garanties emploi formulées par la CFDT en février 2026 [74]. Le silence du ministère de l’Économie sur ce volet social, à trois semaines de l’échéance, interroge.
Ce qu’il faut surveiller jusqu’au 5 juin
Trois sujets vont occuper les négociateurs durant les trois prochaines semaines. Le périmètre exact des actifs cédés, d’abord: SFR conserve-t-il certaines filiales, comme la fibre via XpFibre? Les garanties du vendeur, ensuite: qui paie les contentieux passés? La structure juridique, enfin: ces 20,35 à 21 milliards d’euros [12] sont-ils du cash, de la reprise de dette, ou un mélange? Chaque virgule peut coûter plusieurs centaines de millions d’euros.
Voir tous nos articles économie pour suivre la suite du dossier.
Le 5 juin n’est qu’une étape. La véritable question, c’est ce qui se passe à Bruxelles dans les dix-huit mois qui suivent, et ce qui restera, au bout du processus, du pouvoir d’achat télécoms des Français.
Sources
Voir le détail de chaque fait sourcé (75)
« Altice France a étendu au 5 juin la période d'exclusivité accordée à Bouygues Telecom, Iliad (Free) et Orange pour la cession de son opérateur »
bfmtv.com ↗ ↩
« Altice France a étendu au 5 juin la période d'exclusivité accordée à Bouygues Telecom, Iliad (Free) et Orange pour la cession de son opérateur »
bfmtv.com ↗ ↩
« Devant initialement s'achever au plus tard ce vendredi, ces discussions portent sur l'offre de rachat »
bfmtv.com ↗ ↩
« ces discussions portent sur l'offre de rachat à 20,35 milliards d'euros présentée le 17 avril par les concurrents de SFR »
bfmtv.com ↗ ↩
« l'offre de rachat à 20,35 milliards d'euros présentée le 17 avril par les concurrents de SFR »
bfmtv.com ↗ ↩
« «Les parties poursuivent leurs discussions constructives» »
lefigaro.fr ↗ ↩
« avertissant toutefois qu’«à ce stade, il n’y a aucune certitude que ces discussions aboutiront à un accord» »
lefigaro.fr ↗ ↩
« Pendant près de quinze ans, quatre opérateurs se sont disputé le gâteau de la téléphonie mobile française. »
liberation.fr ↗ ↩
« 42% pour Bouygues Telecom »
lefigaro.fr ↗ ↩
« 31% pour Iliad »
lefigaro.fr ↗ ↩
« 27% pour Orange »
lefigaro.fr ↗ ↩
« les parties se sont déjà entendues sur un prix - entre 20,35 milliards et 21 milliards d’euros »
lemonde.fr ↗ ↩
« Stéphane Stoll, directeur général adjoint et directeur financier du groupe Bouygues »
bfmtv.com ↗ ↩
« avait souligné le 7 mai Stéphane Stoll, directeur général adjoint et directeur financier du groupe Bouygues, lors de la présentation des résultats trimestriels de l'entreprise »
bfmtv.com ↗ ↩
« «C’est une opération complexe, très longue, qui nécessite qu’on rentre dans un niveau de détails important avec des négociations qui, comme toujours dans ce type de transaction, sont évidemment des négociations où chaque partie fait durement valoir ses droits» »
lefigaro.fr ↗ ↩
« «Comme c’est usuel dans ce type de transaction, le diable est dans les détails et donc (cela) nécessite de discuter pied à pied sur tout un ensemble de sujets qui concernent en particulier les garanties données par le vendeur» »
lefigaro.fr ↗ ↩
« Le groupe Altice France accuse une dette estimée à 15 milliards d’euros »
frandroid.com ↗ ↩
« Début juin, l’opérateur au carré rouge a été placé en procédure de sauvegarde accélérée »
frandroid.com ↗ ↩
« Le lundi 4 août 2025, le tribunal des activités économiques de Paris a validé le plan de restructuration de la dette d’Altice France »
frandroid.com ↗ ↩
« En validant le plan de restructuration de la dette concocté par Patrick Drahi, le tribunal des activités économiques de Paris »
lesechos.fr ↗ ↩
« engager la réduction d'un tiers du montant de la dette »
lesechos.fr ↗ ↩
« Ces derniers étant actionnaires à hauteur de 45 % d’Altice France »
frandroid.com ↗ ↩
« des taux d’acceptation de l’accord supérieurs à 90 % »
frandroid.com ↗ ↩
« Vendredi 17 avril, Patrick Drahi a accepté une offre de 20,35 milliards d’euros portée par Orange, Bouygues Telecom et Iliad/Free. »
parlons-politique.fr ↗
⚠️ Note INFO.FR: La source parlons-politique.fr présente Patrick Drahi comme 'président d'Altice France', ce qui est inexact. Patrick Drahi est le fondateur et actionnaire majoritaire du groupe Altice; la présidence d'Altice France est exercée par Arthur Dreyfuss (cf. factoides et issus de frandroid.com). ↩
« Patrick Drahi a lui-même fixé un prix plancher de 23,4 milliards d’euros »
frandroid.com ↗ ↩
« Une offre conjointe de 17 milliards d’euros a été posée sur la table pour reprendre les actifs de SFR »
frandroid.com ↗ ↩
« « c’est déjà un exploit que l’on ait réussi à faire une première offre à la mi-octobre » »
frandroid.com ↗ ↩
« le trio a à la mi-avril déposé une seconde offre à hauteur de 20,35 milliards d’euros »
frandroid.com ↗ ↩
« le trio a à la mi-avril déposé une seconde offre à hauteur de 20,35 milliards d’euros, acceptée par Patrick Drahi »
frandroid.com ↗ ↩
« Bouygues Telecom, Free et Orange sont en négociation exclusive avec le milliardaire franco-israélien Patrick Drahi pour lui racheter son groupe, le dépecer et ramener le nombre d’opérateurs en France de quatre à trois »
lemonde.fr ↗ ↩
« la France n'a jamais vécu une baisse du nombre d'acteurs sur ce marché majeur (près de 40 milliards d'euros de chiffre d'affaires) »
lesechos.fr ↗ ↩
« Il suffit de se rappeler l’arrivée de Free Mobile en 2011-2012: le marché était passé de trois à quatre acteurs et les tarifs avaient baissé. »
liberation.fr ↗ ↩
« le marché était passé de trois à quatre acteurs »
liberation.fr ↗ ↩
« au printemps 2025, l’opérateur rassemblait encore 25 millions d’abonnés. »
parlons-politique.fr ↗ ↩
« au printemps 2025, l’opérateur rassemblait encore 25 millions d’abonnés. »
parlons-politique.fr ↗ ↩
« l’Arcep publie un observatoire détaillé des marchés télécoms, accessible en ligne. »
parlons-politique.fr ↗ ↩
« fin décembre 2025, l’Arcep comptait 27,1 millions d’abonnements fibre, soit 82 % des abonnements internet fixes. »
parlons-politique.fr ↗ ↩
« fin décembre 2025, l’Arcep comptait 27,1 millions d’abonnements fibre, soit 82 % des abonnements internet fixes. »
parlons-politique.fr ↗ ↩
« fin décembre 2025, l’Arcep comptait 27,1 millions d’abonnements fibre, soit 82 % des abonnements internet fixes. »
parlons-politique.fr ↗ ↩
« Auditionnée au Sénat, Christel Heydemann, la directrice d’Orange, a mis les choses au clair sur le futur des abonnés SFR. »
lesnumeriques.com ↗ ↩
« Non il n’y aura ni impact sur les services ni hausse du prix des offres. »
lesnumeriques.com ↗ ↩
« Selon le baromètre Ariase d’avril 2026 »
01net.com ↗ ↩
« le coût mensuel moyen d’un forfait mobile avec appels illimités et au moins 20 Go de données a bondi de 31,1 % sur un an »
01net.com ↗ ↩
« le coût mensuel moyen d’un forfait mobile avec appels illimités et au moins 20 Go de données a bondi de 31,1 % sur un an, pour atteindre 13,34 euros par mois »
01net.com ↗ ↩
« Il y a tout juste un an, un forfait de 30 Go se trouvait autour de 10 euros. »
01net.com ↗ ↩
« Marc Bourreau, économiste spécialisé en télécommunications à Télécom Paris, résume la mécanique »
01net.com ↗ ↩
« sur un marché saturé, les opérateurs ne peuvent plus attirer de nouveaux clients, leur seule variable d’ajustement pour financer les investissements 5G et fibre est donc de relever le revenu moyen par abonné »
01net.com ↗ ↩
« On peut craindre, avec un opérateur en moins, une hausse des prix car le trio restant sera moins incité à proposer des prix faibles. »
liberation.fr ↗ ↩
« l’article L. 224-33 du Code de la consommation vous protège: toute modification tarifaire de votre contrat doit vous être notifiée un mois à l’avance, et vous ouvre le droit de résilier sans frais pendant quatre mois »
01net.com ↗ ↩
« En Autriche, la fusion Hutchison 3G/Orange a entraîné une hausse de 20 % des tarifs »
01net.com ↗ ↩
« En Autriche, la fusion Hutchison 3G/Orange a entraîné une hausse de 20 % des tarifs dans l’année suivant la consolidation »
01net.com ↗ ↩
« Une étude de Copenhagen Economics modélisant l’ensemble des fusions européennes de ce type estime la hausse à plus de 10 % »
01net.com ↗ ↩
« contre 5 à 7 % sur un marché à quatre acteurs »
01net.com ↗ ↩
« le Conseil de la concurrence avait infligé une amende de 534 millions d’euros à Orange, SFR et Bouygues pour entente sur le marché mobile »
01net.com ↗ ↩
« en 2005, le Conseil de la concurrence avait infligé une amende de 534 millions d’euros à Orange, SFR et Bouygues pour entente sur le marché mobile »
01net.com ↗ ↩
« Elle cite l’exemple du rapprochement entre Orange Espagne et MasMovil, qui a permis de dégager d’importantes économies et de relancer l’investissement. »
lesnumeriques.com ↗ ↩
« Sept des dix meilleurs débits européens sont dans des marchés à trois opérateurs »
lesnumeriques.com ↗ ↩
« En cas d’accord, les opérateurs devront encore le faire notamment valider par les autorités de la concurrence »
lefigaro.fr ↗ ↩
« ces dernières ont déjà, par le passé, fait échouer nombre d’opérations de concentration dans les télécoms en Europe »
lemonde.fr ↗ ↩
« de peur que les consommateurs voient les prix de leurs abonnements Internet et de téléphonie mobile s’envoler »
lemonde.fr ↗ ↩
« une révision des règles de concurrence, qui gouvernent les fusions et acquisitions en Europe, est en cours de préparation »
lemonde.fr ↗ ↩
« Les « lignes directrices » en ont été présentées le 30 avril »
lemonde.fr ↗ ↩
« elles sont soumises à consultation publique jusqu’au 26 juin »
lemonde.fr ↗ ↩
« avant de les adopter définitivement à la fin de l’année »
lemonde.fr ↗ ↩
« Selon Benoît Cœuré, président de l’Autorité de la concurrence »
01net.com ↗ ↩
« le processus réglementaire prendra jusqu’à 18 mois »
01net.com ↗ ↩
« la migration technique des abonnés s’étalera ensuite sur 12 à 24 mois supplémentaires »
01net.com ↗ ↩
« Le scénario le plus probable pour valider l’opération s’inspire du modèle espagnol: imposer la cession de fréquences radio issues du spectre SFR à un nouvel entrant, accompagnée d’un accord d’itinérance nationale avantageux »
01net.com ↗ ↩
« L’opérateur roumain Digi est souvent cité comme candidat naturel à ce rôle »
01net.com ↗ ↩
« À l’automne 2025, la CFDT a évoqué des destructions massives d’emplois, en parlant de 6 000 salariés et de 8 000 personnes avec les boutiques. »
parlons-politique.fr ↗ ↩
« À l’automne 2025, la CFDT a évoqué des destructions massives d’emplois, en parlant de 6 000 salariés et de 8 000 personnes avec les boutiques. »
parlons-politique.fr ↗ ↩
« À l’automne 2025, la CFDT a évoqué des destructions massives d’emplois, en parlant de 6 000 salariés et de 8 000 personnes avec les boutiques. »
parlons-politique.fr ↗ ↩
« À l’automne 2025, la CFDT a évoqué des destructions massives d’emplois, en parlant de 6 000 salariés et de 8 000 personnes avec les boutiques. »
parlons-politique.fr ↗ ↩
« En février 2026, elle a demandé des garanties à Bercy et a dit redouter, selon ses calculs, la disparition de 3 000 à 7 000 postes sur trois ans chez Altice France. »
parlons-politique.fr ↗ ↩
« En février 2026, elle a demandé des garanties à Bercy et a dit redouter, selon ses calculs, la disparition de 3 000 à 7 000 postes sur trois ans chez Altice France. »
parlons-politique.fr ↗ ↩
Sources
- Elle devait s'achever ce vendredi: la période de négociations exclusives pour le rachat de SFR par Orange, Bouygues et Free finalement prolongée jusqu'au 5 juin
- Rachat de SFR : les négociations avec Bouygues Telecom, Iliad (Free) et Orange prolongées jusqu’au 5 juin
- Vente de SFR : offres de rachat, autorités de la concurrence, obstacles politiques... voici tout ce qu'il faut savoir
- Rachat SFR opérateurs : quel impact pour les abonnés ?
- Dette d'Altice : les télécoms français peuvent à nouveau rêver de consolidation
- Pour le rachat de SFR, la révision des règles européennes sur les fusions sera déterminante
- Vente de SFR : vers une hausse généralisée du prix des forfaits mobiles ? La directrice d’Orange rassure
- Rachat de SFR : «Avec un opérateur en moins, on peut craindre une hausse des prix»
- Rachat de SFR : faut-il craindre une hausse des prix des abonnements ?
- Les prix des forfaits mobile vont-ils augmenter avec le rachat de SFR par Bouygues Telecom, Orange et Free ?