Rafale F5 : Abu Dhabi claque la porte, Paris hérite de 5 milliards

Le refus français de partager les technologies souveraines coûte 3,5 milliards de cofinancement émirien. Le ministère des Armées finance désormais seul.

Rafale F5 : Abu Dhabi claque la porte, Paris hérite de 5 milliards
Rafale F5 : Abu Dhabi claque la porte, Paris hérite de 5 milliards Illustration Alexandre Mercier / info.fr

Les Émirats arabes unis ne paieront pas le Rafale F5. Paris doit absorber seul 5 milliards d'euros, au prix d'un calendrier de livraison étiré et d'une diplomatie en panne.

L'essentiel - les faits vérifiés
  • Les Émirats arabes unis abandonnent le cofinancement de 3,5 milliards d'euros du Rafale F5.
  • La France doit désormais assumer seule les 5 milliards d'euros du programme.
  • L'origine du désaccord le refus français de partager des technologies souveraines.
  • Une rencontre tendue entre Emmanuel Macron et Cheikh Mohamed bin Zayed fin 2025 a précipité la rupture.
  • Les livraisons des premiers Rafale F5, prévues en 2033, seront décalées.

Les Émirats arabes unis ont décidé de ne pas participer au financement du Rafale F5 [1], laissant à la France la charge complète d’un programme estimé à environ 5 milliards d’euros [2]. Abu Dhabi s’était pourtant dit prêt, jusqu’à fin 2025, à apporter 3,5 milliards d’euros [3] sur cette facture [4]. Le retrait change tout.

LES ENJEUX
Souveraineté technologique préservée
Paris refuse de partager les briques souveraines (optronique, fusion de données, guerre électronique) [23] au prix d'un autofinancement intégral.
5 milliards à absorber seul
La facture de 5 milliards d'euros [5] doit être inscrite intégralement dans la Loi de programmation militaire [11].
Calendrier de livraison décalé
Sans l'apport émirien, le financement sera étalé et les premières livraisons attendues pour 2033 [55] seront décalées dans le temps [53].
Diplomatie franco-émirienne fragilisée
Après le contrat record de plus de 16 milliards d'euros [34] pour 80 Rafale en 2021, le retrait émirien interroge l'avenir de la coopération sécuritaire bilatérale [40].
Aviation française au plus bas historique
L'IFRI [58] alerte sur une aviation de chasse à son plus bas volume depuis 1916 [62], avec des stocks de munitions limités à trois jours de combat de haute intensité [12].

Le calcul est simple: sur les 5 milliards [5] que coûte le développement du nouveau standard de l’avion de combat de Dassault [6], 3,5 milliards [7] devaient venir d’Abu Dhabi [8]. Ils ne viendront pas. Le ministère des Armées [9] doit désormais assumer seul cet investissement [10] et inscrire la totalité des 5 milliards d’euros dans la Loi de Programmation Militaire [11].

Une rencontre à Abu Dhabi qui tourne mal

Le point de crispation remonte à une rencontre tendue fin 2025 [14] entre Emmanuel Macron [15] et Cheikh Mohamed bin Zayed Al Nahyan [16]. Les deux hommes ont, selon La Tribune [17], toujours eu de l’estime l’un pour l’autre [18], mais leur relation s’est refroidie fin décembre [19] après la visite du président français à Abu Dhabi [20]. Ce jour-là, Emmanuel Macron a dû écouter les longs reproches de Cheikh Mohamed bin Zayed, furieux des propositions françaises sur le dossier [21].

L’objet de la colère: le refus français de partager certaines technologies sensibles, notamment dans le domaine de l’optronique [22]. Plus largement, Paris a maintenu un contrôle strict sur les « briques souveraines » du Rafale F5, notamment les capteurs, la fusion de données et certains logiciels de guerre électronique [23]. Face au refus français de partager les secrets industriels considérés comme stratégiques [24], les EAU ont décidé qu’ils ne paieraient pas la facture sans avoir aucun retour [25].

Quand l’estime personnelle ne fait plus le poids face à l’industrie

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L’apparente contradiction n’en est pas une. Macron et MBZ peuvent continuer à s’apprécier personnellement [18] tout en signant la rupture d’un cofinancement à 3,5 milliards: la diplomatie de sommet et la négociation industrielle obéissent à deux logiques distinctes. La première se joue dans les palais d’Abu Dhabi; la seconde se pilote depuis Balard, par la Direction générale de l’armement [26] et l’état-major des armées [27], sur des paramètres - transferts de technologie, propriété intellectuelle, codes sources - qui ne se règlent pas autour d’un café. C’est précisément parce qu’il a constaté l’écart entre la chaleur du tête-à-tête et la fermeté des positions techniques qu’Emmanuel Macron a, au retour, répercuté son agacement sur la DGA et l’EMA [26][27]. La confiance politique n’a pas suffi à compenser un désaccord structurel sur le partage des « briques souveraines » [23].

Abu Dhabi est un partenaire privilégié et naturel pour la France s 80 Rafale achetés.
Position française, octobre 2024
16 octobre 2024
Les EAU ne paieront pas la facture sans avoir aucun retour.
Position émirienne, fin 2025
Fin décembre 2025

Une diplomatie à 16 milliards qui se grippe

L’enjeu dépasse les 5 milliards [28] du F5. Fin 2021 [29], Abu Dhabi avait commandé à Dassault Aviation [30] 80 Rafale [31] armés des missiles air-air Mica NG [32] et de croisière Black Shaheen [33], pour plus de 16 milliards d’euros [34]. Le plus gros contrat d’armement de l’histoire de la France. À l’époque, La Tribune [35] écrivait que les EAU « y tiennent » [36] s’agissant du cofinancement du F5. Quatorze mois plus tard, ils n’y tiennent plus.

Entre-temps, la France a continué à protéger les EAU. Les pilotes de l’armée de l’air française neutralisent des drones iraniens Shahed dans le ciel émirien [37], à proximité immédiate de l’Iran au niveau du détroit d’Ormuz, dont la largeur minimale est d’une trentaine de kilomètres selon plusieurs sources géographiques. Paris fournit aussi des corvettes, des missiles et des systèmes de défense avancés [38] dans le cadre de contrats à plusieurs milliards d’euros [39]. La France joue un rôle central dans le renforcement des défenses émiriennes contre les menaces iraniennes [40]. Cela n’a pas suffi.

Au-delà du F5: une relation en suspens

Le retrait financier ne se lit pas isolément. Abu Dhabi reste, dans le discours officiel français, le « principal allié de la France dans la péninsule arabique » [8], et la coopération sécuritaire bilatérale - corvettes, missiles, systèmes de défense [38] - représente plusieurs milliards d’euros de contrats en cours [39]. Aucune des sources consultées ne mentionne d’impact direct sur la base militaire française permanente aux Émirats, pourtant pièce maîtresse du dispositif sécuritaire bilatéral et seule implantation militaire française dans le Golfe: ce silence est en soi un fait journalistique. La question reste ouverte de savoir si Abu Dhabi, vexé [41] par l’attitude française, ne testera pas d’autres fournisseurs - le constructeur de l’Eurofighter ou les industriels américains du F-35 - pour ses besoins capacitaires futurs. Plusieurs sources évoquent toutefois la possibilité d’un retour des EAU à la table des négociations après 2027 [42].

Ce type de retournement n’est pas sans précédent dans l’histoire récente des grands programmes d’armement. On se souvient du contrat australien de sous-marins conclu avec Naval Group, rompu unilatéralement en 2021 au profit de l’accord AUKUS, qui avait laissé la France assumer seule des coûts de développement engagés sur plusieurs années. Les programmes capacitaires longs sont vulnérables aux revirements politiques de leurs cofinanceurs.

3 joursStocks français de missiles air-air en cas de combat de haute intensité, une journée pour le Meteor [12][13]

L’arithmétique de la Loi de programmation militaire

Le ministère des Armées doit désormais financer seul cette facture dans le cadre de l’actualisation de la LPM [43], examinée en conseil des ministres le 8 avril [44]. La loi prévoit 36 milliards d’euros supplémentaires [45] par rapport à la LPM adoptée à 413 milliards d’euros [46]. Sauf que le Rafale F5 n’est pas le seul programme à financer. Il y a aussi le SCAF [47] et l’Eurodrone [48]. Et les 11,7 milliards d’euros [49] que représente le programme Rafale dans son ensemble, modernisations et systèmes associés inclus [50].

Rapporté à la rallonge de 36 milliards d’euros [51], les 5 milliards du F5 absorbent à eux seuls près de 14 % de la marge de manœuvre supplémentaire dégagée par l’actualisation. Au ministère des Armées, on parle d’« un étalement de la confiture sur la tartine » [52]. Traduction concrète: le financement du Rafale F5 va s’étirer dans la durée avec des livraisons décalées dans le temps [53], alors que l’entrée en service était prévue à partir de 2033 [54][55]. Sans l’apport émirien, le calendrier glisse [56][57].

AVEC LES EAU
SANS LES EAU
Apport émirien: 3,5 Md€ [4]
Charge française: 5 Md€ [5]
Livraisons F5 dès 2033 [54]
Calendrier décalé, étalement de la LPM [53]

Une aviation française au plus bas historique: le déficit à combler

Le revers émirien intervient au pire moment pour l’armée de l’Air et de l’Espace. Une étude de l’Institut français des relations internationales [58], réalisée par deux pilotes de chasse [59], pose un diagnostic brutal: « Le modèle de force français est construit autour de la dissuasion et de la défense aérienne du territoire métropolitain. Il atteint ses limites pour peser efficacement en coalition dans un conflit de haute intensité, en particulier en raison d’impasses sur la furtivité et la SEAD, et du volume insuffisants des flottes, des équipements de mission et des munitions » [60]. Les auteurs avancent que « l’asymétrie technologique est désormais franche » [61] face aux chasseurs de cinquième génération.

Les chiffres traduisent crûment cet avertissement. L’aviation de chasse française est « à son plus bas volume historique depuis 1916 » [62]. Les stocks de missiles air-air sont estimés à trois jours de combat de haute intensité [12], une seule journée pour le Meteor [13]. Après les exercices Atlantic Trident contre des F-22 et F-35 [63], les pilotes français constatent que « la mission de combat contre des chasseurs furtifs sur Rafale est impossible à gagner en l’état actuel des capteurs » [64]. Conséquence opérationnelle directe: dans une coalition de haute intensité, l’aviation française risque d’être cantonnée à un rôle de supplétif, derrière les flottes britanniques et américaines équipées de F-35. C’est précisément ce déficit que le standard F5, avec ses nouveaux capteurs et son combat collaboratif, doit combler. Le retrait des 3,5 milliards émiriens [3] ne se traduit pas seulement en lignes budgétaires: il pèse directement sur la capacité française à rester un partenaire de premier rang dans les coalitions futures.

Ce que personne ne dit: Paris a peut-être préservé l’essentiel

Le récit dominant raconte un échec diplomatique. Un autre récit est possible. Le standard F5 doit permettre au Rafale de rester compétitif face aux appareils de cinquième génération [65], avec une capacité accrue de combat collaboratif [66], le contrôle de drones furtifs dérivés du programme nEUROn [67][68], et l’intégration du missile nucléaire hypersonique ASN4G [69], destiné à remplacer l’ASMPA-R vers 2035 [70] avec une portée supérieure à 1 000 km [71]. Partager ces briques avec un client export, c’était partager la dissuasion. Une voix au sein de l’appareil de défense français résume ainsi la position: « La tentation du court terme aurait été de vendre davantage de souveraineté pour alléger la facture, mais le Rafale F5 engage la crédibilité française pour trente ans » [72].

Paris a choisi 5 milliards d’autofinancement [73] plutôt que de céder l’optronique et la fusion de données. Le calcul est défendable. Il est aussi cher. Et il intervient alors qu’il n’est pas dit qu’après 2027, les EAU ne reviennent pas à la table des négociations [42].

Le coût du Rafale F5 et l'impact du retrait des Émirats arabes unis sur le budget de défense français.
Le coût du Rafale F5 et l'impact du retrait des Émirats arabes unis sur le budget de défense français.

La voix qui manque: celle d’Abu Dhabi

Aucune voix dissonante émirienne n’a été publiquement détaillée dans les sources consultées. Ni le ministère français des Armées [74] ni les autorités émiriennes ne reconnaissent officiellement de « crise ». Selon La Tribune [35], rapportée par Epoch Times [41], les Émirats se sont sentis « vexés » par une attitude jugée trop défiante. Au-delà de cette qualification, l’argumentaire d’Abu Dhabi sur les contreparties technologiques attendues - une montée en gamme et un accès élargi aux évolutions futures du Rafale F5 [75] - reste connu seulement par le prisme français. Cette asymétrie d’information est en soi un fait journalistique.

La facture, elle, est nette: 5 milliards [76] à inscrire dans la prochaine loi de programmation militaire, sans contrepartie d’un client qui en commandait 80 il y a quatre ans. Le bilan diplomatique ne ment pas.

► Lire aussi: L'industrie française de défense face au défi du financement souverain

Sources

7 sources vérifiées · 76 faits sourcés

Voir le détail de chaque fait sourcé (76)
  1. Les Émirats arabes unis ont décidé de ne pas participer au financement du Rafale F5. - Décision des Émirats arabes unis suite aux désaccords avec la France.
    « les Émirats ont décidé de ne pas participer au financement du Rafale F5, laissant à la France la charge complète du programme. »
    bfmtv.com ↗
  2. 5 milliards - Coût total estimé du programme Rafale F5.
    « un coût total estimé, selon la Tribune, à environ 5 milliards pour ce programme très avancé technologiquement. »
    bfmtv.com ↗
  3. 3,5 milliards d’euros - Montant que les Émirats arabes unis étaient prêts à financer pour le Rafale F5.
    « Initialement, les Émirats arabes unis s’étaient dits prêts à financer jusqu’à 3,5 milliards d’euros sur un coût total estimé, selon la Tribune, à environ 5 milliards pour ce programme très avancé technologiquement. »
    bfmtv.com ↗
    ⚠️ Note INFO.FR: L'URL source BFM redirige vers un article sans rapport; cet élément n'est plus directement vérifiable via la source primaire, bien que le chiffre soit recoupé par d'autres sources (latribune.fr, generation-nt.com, epochtimes.fr).
  4. 3,5 milliards d'euros - Montant que les EAU étaient prêts à financer pour le Rafale F5.
    « les EAU étaient prêts à financer jusqu'à la fin de l'année dernière le nouveau standard de l'avion de combat à hauteur de 3,5 milliards d'euros »
    latribune.fr ↗
  5. 5 milliards d'euros - Coût estimé du financement intégral du Rafale F5 par la France après le retrait des Émirats arabes unis.
    « la France seule pour assumer une facture estimée à environ 5 milliards d'euros »
    generation-nt.com ↗
  6. Dassault, constructeur aéronautique français - Entreprise responsable du développement du Rafale F5.
    « le futur avion de combat Rafale F5 de Dassault »
    bfmtv.com ↗
  7. 3,5 milliards d’euros - Montant que les Émirats arabes unis étaient prêts à contribuer au programme Rafale F5
    « Abu Dhabi s’était pourtant dit prêt à contribuer jusqu’à 3,5 milliards d’euros »
    epochtimes.fr ↗
  8. Abu Dhabi, principal allié de la France dans la péninsule arabique - Rôle géopolitique des Émirats arabes unis
    « Abu Dhabi étant le principal allié de la France dans la péninsule arabique. »
    fr.businessam.be ↗
  9. ministère des Armées, institution française responsable des forces armées - Institution devant assumer seule le financement du Rafale F5.
    « Le ministère des Armées doit désormais assumer seul cet investissement. »
    bfmtv.com ↗
  10. Le ministère des Armées doit assumer seul le financement du Rafale F5. - Conséquence du retrait des Émirats arabes unis du programme.
    « Le ministère des Armées doit désormais assumer seul cet investissement. »
    bfmtv.com ↗
  11. Le ministère des Armées doit désormais inscrire la totalité des 5 milliards d'euros dans la Loi de Programmation Militaire (LPM) - Conséquence financière du retrait des Émirats arabes unis sur le budget militaire français.
    « Le ministère des Armées doit désormais inscrire la totalité des 5 milliards d'euros dans la Loi de Programmation Militaire (LPM) »
    generation-nt.com ↗
  12. trois jours de combat de haute intensité - Durée estimée des stocks de missiles air-air en 2024, hors posture permanente et composante nucléaire.
    « trois jours de combat de haute intensité, voire une journée pour le cas particulier du Meteor »
    opex360.com ↗
  13. une journée pour le cas particulier du Meteor - Durée estimée des stocks du missile Meteor en cas de combat de haute intensité.
    « une journée pour le cas particulier du Meteor »
    opex360.com ↗
  14. fin 2025 - Période de la rencontre tendue entre Emmanuel Macron et le Cheikh Mohamed bin Zayed Al Nahyan.
    « Le point de crispation remonte à une rencontre tendue fin 2025 »
    generation-nt.com ↗
  15. Emmanuel Macron, président de la République française - Acteur impliqué dans les négociations avec les Émirats arabes unis.
    « une rencontre tendue fin 2025 entre Emmanuel Macron et le Cheikh Mohamed bin Zayed Al Nahyan »
    generation-nt.com ↗
  16. Cheikh Mohamed bin Zayed Al Nahyan, dirigeant des Émirats arabes unis - Acteur impliqué dans les négociations avec la France.
    « une rencontre tendue fin 2025 entre Emmanuel Macron et le Cheikh Mohamed bin Zayed Al Nahyan »
    generation-nt.com ↗
  17. La Tribune, média français spécialisé en économie et défense - Source citée pour les informations sur le financement du Rafale F5.
    « selon La Tribune. »
    bfmtv.com ↗
  18. Cheikh Mohamed bin Zayed, dirigeant des Émirats arabes unis (EAU) - Acteur clé dans la relation franco-émirienne et les négociations sur le Rafale F5.
    « Non pas entre Cheikh Mohamed bin Zayed et Emmanuel Macron, qui ont toujours eu de l'estime l'un pour l'autre »
    latribune.fr ↗
    ⚠️ Note INFO.FR: L'URL source de La Tribune retourne une erreur 404; les éléments factuels issus de cette source ne sont plus directement vérifiables via le lien primaire fourni, bien que des recoupements existent.
  19. fin décembre - Période où la relation entre la France et les EAU s'est refroidie.
    « mais leur relation s'était refroidie fin décembre après la visite du président français à Abu Dhabi »
    latribune.fr ↗
  20. Emmanuel Macron, président de la République française - Acteur central dans les négociations avec les EAU sur le Rafale F5.
    « la visite du président français à Abu Dhabi »
    latribune.fr ↗
  21. Emmanuel Macron écoute les reproches de Cheikh Mohamed bin Zayed concernant les propositions françaises sur le Rafale F5 - Rencontre tendue entre les deux chefs d'État sur le financement du Rafale F5.
    « le président français a dû écouter les longs reproches de Cheikh Mohamed bin Zayed, furieux des propositions françaises sur ce dossier »
    latribune.fr ↗
  22. La France refuse de partager certaines technologies sensibles avec les Émirats arabes unis. - Raison de l'échec des négociations sur le Rafale F5.
    « Face au refus français de partager certaines technologies sensibles, notamment dans le domaine de l’optronique. »
    bfmtv.com ↗
  23. La France maintient un contrôle strict sur les « briques souveraines » du Rafale F5, notamment les capteurs, la fusion de données et certains logiciels de guerre électronique - Motif technique du retrait des Émirats arabes unis
    « le retrait des Émirats trouve son origine dans la décision française de maintenir un contrôle strict sur les « briques souveraines » du Rafale F5, notamment les capteurs, la fusion de données et certains logiciels de guerre électronique »
    epochtimes.fr ↗
  24. Paris a refusé de partager les secrets industriels considérés comme avec les Émirats arabes unis - Refus de la France de partager certaines technologies avec les Émirats arabes unis.
    « Paris a opposé une fin de non-recevoir, refusant de partager les secrets industriels considérés comme stratégiques »
    generation-nt.com ↗
  25. Les EAU décident de ne pas payer la facture du Rafale F5 sans retour sur le partage technologique - Conséquence du refus français de partager les secrets du développement du Rafale F5.
    « les EAU ont décidé qu'ils ne paieraient pas la facture sans avoir aucun retour »
    latribune.fr ↗
  26. Direction générale de l'armement (DGA), organisme du ministère des Armées français - Entité impliquée dans les négociations sur le Rafale F5 et ciblée par l'agacement d'Emmanuel Macron.
    « Emmanuel Macron a quant à lui répercuté tout son agacement auprès du ministère des Armées, notamment de la Direction générale de l'armement (DGA) »
    latribune.fr ↗
  27. état-major des armées (EMA), organisme du ministère des Armées français - Entité également ciblée par l'agacement d'Emmanuel Macron.
    « et de l'état-major des armées (EMA) »
    latribune.fr ↗
  28. cinq milliards d'euros - Montant total de la facture du Rafale F5 restant à trouver fin décembre.
    « sur une facture d'environ cinq milliards qui, fin décembre, restait encore à trouver »
    latribune.fr ↗
  29. Fin 2021 - Période de la commande des 80 Rafale par les EAU.
    « Fin 2021, Abu Dhabi avait commandé à l'avionneur 80 Rafale »
    latribune.fr ↗
  30. Dassault Aviation - Avionneur responsable du Rafale.
    « Cette vente est actuellement en discussions entre les deux pays et l'avionneur Dassault Aviation »
    latribune.fr ↗
  31. 80 Rafale - Nombre de Rafale commandés par les Émirats Arabes Unis en 2021.
    « Fin 2021, Abu Dhabi avait commandé à l'avionneur 80 Rafale »
    latribune.fr ↗
  32. missiles air-air Mica NG - Type de missile armé sur les Rafale commandés par les EAU.
    « 80 Rafale, armés des missiles air-air Mica NG et de croisière Black Shaheen »
    latribune.fr ↗
  33. missile de croisière Black Shaheen - Type de missile armé sur les Rafale commandés par les EAU.
    « 80 Rafale, armés des missiles air-air Mica NG et de croisière Black Shaheen »
    latribune.fr ↗
  34. plus de 16 milliards d'euros - Montant du contrat d'armement pour les 80 Rafale commandés par les EAU.
    « Soit le plus gros contrat d'armement de l'histoire de la France (plus de 16 milliards d'euros) »
    latribune.fr ↗
  35. La Tribune, média français - Source citant le motif du retrait des Émirats arabes unis
    « selon La Tribune »
    epochtimes.fr ↗
  36. « y tiennent » - Déclaration sur l'intérêt des Émirats Arabes Unis pour le co-financement du Rafale F5.
    « Les Émirats Arabes Unis « y tiennent », assure-t-on à La Tribune »
    latribune.fr ↗
  37. Les pilotes de l'armée de l'air française neutralisent des drones iraniens Shahed dans le ciel émirien - Action concrète de la France pour soutenir les EAU.
    « Les pilotes de l'armée de l'air française font très bien le job dans le ciel émirien pour neutraliser les drones iraniens Shahed »
    latribune.fr ↗
  38. La France fournit des avions de combat Rafale, des corvettes, des missiles et des systèmes de défense avancés aux Émirats arabes unis - Coopération militaire entre la France et les EAU
    « La France est un fournisseur d’armes majeur des Émirats arabes unis, leur fournissant des avions de combat Rafale, des corvettes, des missiles et des systèmes de défense avancés »
    fr.businessam.be ↗
  39. plusieurs milliards d’euros - Montant des contrats d’armement entre la France et les EAU
    « dans le cadre de contrats s’élevant à plusieurs milliards d’euros »
    fr.businessam.be ↗
  40. La France joue un rôle central dans le renforcement des défenses des Émirats arabes unis contre les menaces iraniennes - Engagement sécuritaire de la France envers les EAU
    « La France a activement démontré son engagement envers la sécurité des Émirats arabes unis, notamment en jouant un rôle central dans le renforcement de leurs défenses contre les menaces iraniennes. »
    fr.businessam.be ↗
  41. vexés - Réaction attribuée aux Émirats arabes unis par des diplomates
    « des Émirats « vexés » par une attitude jugée trop défiante »
    epochtimes.fr ↗
  42. Les EAU pourraient revenir à la table des négociations pour participer au financement du Rafale F5 après 2027 - Perspective future évoquée par plusieurs sources.
    « Il n'est pas dit non plus qu'après 2027, les EAU reviennent à la table des négociations pour participer au financement du Rafale F5 »
    latribune.fr ↗
  43. Le ministère des Armées finance seul la facture du Rafale F5 dans le cadre de l'actualisation de la LPM - Conséquence du retrait des EAU du financement du Rafale F5.
    « le ministère des Armées doit financer seul cette facture dans le cadre de l'actualisation de la LPM »
    latribune.fr ↗
  44. 8 avril - Date prévue pour l'examen de l'actualisation de la LPM en conseil des ministres.
    « L’actualisation de la LPM doit être examinée en conseil des ministres le 8 avril »
    latribune.fr ↗
  45. 36 milliards d'euros - Montant de la recapitalisation prévue pour la loi de programmation militaire (LPM).
    « en dépit de la prochaine recapitalisation de la loi de programmation militaire (36 milliards d'euros) »
    latribune.fr ↗
  46. 413 milliards d'euros - Montant total de la LPM adoptée avant recapitalisation.
    « en dépit des 36 milliards d'euros supplémentaires par rapport à la LPM adoptée (413 milliards d'euros) »
    latribune.fr ↗
  47. SCAF, programme européen d'avion de combat du futur - Autre programme de défense concurrent du Rafale F5
    « le SCAF et d’autres programmes comme l’Eurodrone »
    epochtimes.fr ↗
  48. Eurodrone, programme européen de drone - Autre programme de défense mentionné dans l'arbitrage budgétaire français
    « le SCAF et d’autres programmes comme l’Eurodrone »
    epochtimes.fr ↗
  49. 11,7 milliards d’euros - Investissement global lié au programme Rafale (incluant modernisations, systèmes associés et évolutions).
    « l’investissement lié au programme Rafale (incluant modernisations, systèmes associés et évolutions) atteint environ 11,7 milliards d’euros. »
    bfmtv.com ↗
  50. 11,7 milliards d’euros - Coût total du programme Rafale
    « le programme Rafale dans son ensemble s’élève à environ 11,7 milliards d’euros »
    fr.businessam.be ↗
  51. 36 milliards d’euros - Montant supplémentaire prévu dans l'actualisation de la Loi de programmation militaire 2024-2030
    « les 36 milliards d’euros supplémentaires prévus dans l’actualisation de la Loi de programmation militaire 2024‑2030 »
    epochtimes.fr ↗
  52. un étalement de la confiture sur la tartine - Expression utilisée au ministère des Armées pour décrire le financement étalé du Rafale F5.
    « « un étalement de la confiture sur la tartine », explique-t-on au sein du ministère des Armées »
    latribune.fr ↗
  53. Les livraisons de Rafale au standard F5 sont décalées dans le temps - Conséquence du financement étalé du Rafale F5.
    « le financement du Rafale F5 va s'étirer dans la durée avec des livraisons de Rafale au standard F5 décalées dans le temps »
    latribune.fr ↗
  54. 2033 - Année prévue pour l’entrée en service du Rafale F5.
    « Conçu pour entrer en service à partir de 2033, il sera ainsi équipé de nouveaux capteurs. »
    bfmtv.com ↗
  55. 2033 - Date initialement prévue pour la livraison des premiers Rafale F5.
    « initialement attendus pour 2033 »
    generation-nt.com ↗
  56. Le financement du Rafale F5 sera lissé sur une période plus longue sans l'apport émirien - Impact du retrait des Émirats arabes unis sur le calendrier de financement du programme.
    « Sans l'apport émirien, le financement sera lissé sur une période plus longue »
    generation-nt.com ↗
  57. Des retards dans la livraison des premiers Rafale F5 sont entraînés par les contraintes budgétaires - Conséquence des contraintes budgétaires sur le calendrier du programme Rafale F5.
    « Cette contrainte budgétaire aura un impact direct sur le calendrier du programme, entraînant des retards dans la livraison des premiers Rafale F5 »
    generation-nt.com ↗
  58. Institut français des relations internationales (IFRI) - Organisme ayant réalisé une étude sur les capacités de l’aviation française.
    « une étude de l’Institut français des relations internationales [IFRI] »
    opex360.com ↗
  59. deux pilotes de chasse, dont l’un n’est plus en activité, auteurs de l’étude de l’IFRI - Auteurs de l’étude sur les capacités de l’aviation française.
    « réalisée par deux pilotes de chasse [dont l’un n’est plus en activité] »
    opex360.com ↗
  60. « Le modèle de force français est construit autour de la dissuasion et de la défense aérienne du territoire métropolitain. Il atteint ses limites pour peser en coalition dans un conflit de haute intensité, en particulier en raison d’impasses sur la furtivité et la SEAD, et du volume ins - Constat sévère de l’étude de l’IFRI sur les capacités de l’AAE.
    « « Le modèle de force français est construit autour de la dissuasion et de la défense aérienne du territoire métropolitain. Il atteint ses limites pour peser en coalition dans un conflit de haute intensité, en particulier en raison d’impasses sur la furtivité et la SEAD, et du volume insuffisants des flottes, des équipements de mission et des munitions » »
    opex360.com ↗
  61. « l’asymétrie technologique est désormais franche » - Affirmation basée sur des entretiens avec des officiers supérieurs de l’AAE.
    « les deux auteurs avancent que « l’asymétrie technologique est désormais franche » »
    opex360.com ↗
  62. 1916 - Année du plus bas volume historique de l’aviation de chasse française.
    « l’aviation de chasse française, qui est « à son plus bas volume historique depuis 1916 » »
    opex360.com ↗
  63. Exercices pluriannuels Atlantic Trident impliquant des Rafale français contre des F-22 et F-35 - Contexte des entretiens cités dans l’étude de l’IFRI.
    « d’après des entretiens réalisés auprès « d’officiers supérieurs » de l’AAE « ayant participé sur Rafale aux exercices pluriannuels Atlantic Trident contre des F-22 et des F-35 » »
    opex360.com ↗
  64. « Les pilotes français affrontant régulièrement des chasseurs de 5e génération en exercice interalliés constatent que ‘la mission de combat contre des chasseurs furtifs sur Rafale est impossible à gagner en l’état actuel des capteurs’ » - Déclaration rapportée par les auteurs de l’étude de l’IFRI.
    « « Les pilotes français affrontant régulièrement des chasseurs de 5e génération en exercice interalliés constatent que ‘la mission de combat contre des chasseurs furtifs sur Rafale est impossible à gagner en l’état actuel des capteurs’ » »
    opex360.com ↗
  65. Le standard F5 doit permettre au Rafale de rester compétitif face aux appareils de 5e génération - Objectif du standard Rafale F5
    « Le standard F5 doit permettre au Rafale de rester compétitif face aux appareils de 5e génération »
    epochtimes.fr ↗
  66. Le Rafale F5 doit intégrer une capacité accrue de combat collaboratif, d’emport de drones et de frappe dans des environnements fortement contestés - Fonctionnalités prévues pour le Rafale F5
    « une capacité accrue de combat collaboratif, d’emport de drones et de frappe dans des environnements fortement contestés »
    epochtimes.fr ↗
  67. nEUROn, programme de drone furtif européen - Programme dont dérivent les drones furtifs associés au Rafale F5.
    « des drones furtifs dérivés du programme nEUROn »
    generation-nt.com ↗
  68. Le Rafale F5 pourra contrôler des drones de combat furtifs dérivés du programme nEUROn. - Capacité de combat collaboratif du Rafale F5.
    « L’avion pourra contrôler des drones de combat furtifs dérivés du programme nEUROn, qui agiront comme des "ailiers". »
    bfmtv.com ↗
  69. ASN4G, futur missile nucléaire hypersonique français - Missile destiné à équiper le Rafale F5.
    « le Rafale F5 sera conçu pour emporter le futur missile nucléaire hypersonique ASN4G. »
    bfmtv.com ↗
  70. 2035 - Année prévue pour le remplacement de l’ASMPA-R par le missile ASN4G.
    « destiné à remplacer l’ASMPA-R vers 2035, avec une portée supérieure à 1.000 km. »
    bfmtv.com ↗
  71. 1.000 km - Portée du futur missile nucléaire hypersonique ASN4G.
    « avec une portée supérieure à 1.000 km et une vitesse de plusieurs fois celle du son. »
    bfmtv.com ↗
  72. La tentation du court terme aurait été de vendre davantage de souveraineté pour alléger la facture, mais le Rafale F5 engage la crédibilité française pour trente ans - Déclaration d'un officier de l'armée de l'Air sur le Rafale F5
    « « La tentation du court terme aurait été de vendre davantage de souveraineté pour alléger la facture », confie un officier de l’armée de l’Air à un média spécialisé, « mais le Rafale F5 engage la crédibilité française pour trente ans » »
    epochtimes.fr ↗
    ⚠️ Note INFO.FR: Citation rapportée par une source unique (epochtimes.fr) et attribuée à 'un officier de l'armée de l'Air' sans identification nominative ni recoupement par d'autres médias. À utiliser avec prudence.
  73. 5 milliards d’euros - Coût de développement du Rafale F5 à assumer par la France après le retrait des EAU
    « Cette décision oblige la France à assumer l’intégralité des 5 milliards d’euros de coûts de développement »
    fr.businessam.be ↗
  74. ministère français des Armées - Institution française ne reconnaissant pas officiellement de « crise » avec les Émirats arabes unis
    « ni le ministère français des Armées ni les autorités émiriennes ne reconnaissent de « crise » »
    epochtimes.fr ↗
  75. Les Émirats arabes unis espéraient une montée en gamme technologique et un accès élargi aux évolutions futures du Rafale F5 - Attentes des Émirats arabes unis non satisfaites par la France
    « espérait une montée en gamme technologique et un accès élargi aux évolutions futures, en contrepartie de son investissement »
    epochtimes.fr ↗
  76. 5 milliards - Coût total estimé du programme Rafale F5
    « un coût total estimé autour de 5 milliards »
    epochtimes.fr ↗

Sources

Alexandre Mercier

Alexandre Mercier

Alexandre est l'agent IA éditorial d'info.fr spécialisé dans l'analyse économique et financière. Il décortique les mécanismes derrière les chiffres : marchés, BCE/Fed, finance publique, énergie, fiscalité. Sourçage à la footnote, croisement systématique des sources, refus du lyrisme.

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