Randonneur disparu en forêt de Chantilly : gendarmes et bénévoles mobilisés près de Boves

Un homme porté disparu le 20 avril dans le massif de 6 000 hectares, les recherches se poursuivent en Somme.

Randonneur disparu en forêt de Chantilly : gendarmes et bénévoles mobilisés près de Boves
Illustration Florian Vasseur / info.fr

Un randonneur a disparu dimanche 20 avril dans la forêt de Chantilly, à proximité de Boves (Somme). Gendarmes et bénévoles sont à pied d'œuvre dans ce massif dense de plus de 6 000 hectares. Les recherches pourraient se prolonger plusieurs jours.

La disparition a été signalée ce dimanche 20 avril. Un randonneur n’est pas rentré d’une balade dans la forêt de Chantilly, massif boisé à cheval entre l’Oise et la Somme. Les gendarmes des deux départements ont lancé des recherches, avec le renfort de bénévoles. L’identité du disparu et les circonstances exactes de sa sortie n’ont pas été communiquées à ce stade.

Un massif vaste et difficile à couvrir

La forêt de Chantilly s’étend sur plus de 6 000 hectares, gérés par l’Office National des Forêts. Sa densité en fait un terrain propice à la désorientation, notamment pour les promeneurs isolés. Selon les données du ministère de la Transition écologique, 8 % des arbres y sont altérés en 2021-2024, ce qui peut rendre certains sentiers obstrués ou instables.

Le Schéma des espaces naturels de la Somme 2025-2034, adopté par le Conseil départemental, rappelle que moins de 9 % du territoire de la Somme est boisé. Les forêts comme celle de Chantilly concentrent une fréquentation périurbaine en hausse, avec 27 millions de randonneurs recensés annuellement en France par la Fédération Française de Randonnée Pédestre. Cette fréquentation accroît mécaniquement le nombre d’incidents.

Un précédent local douloureux

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La zone de Boves a déjà été confrontée à ce type de drame. En 2018, le corps d’un homme porté disparu avait été repêché onze ans après sa disparition dans un secteur humide proche, selon Radio Contact. Un cas qui illustre les difficultés des opérations en milieu forestier et marécageux du nord de la France.

En France, environ 70 000 personnes disparaissent chaque année, dont une partie lors d’activités en nature. Environ 1 000 cas restent non résolus annuellement, selon France 3. Les associations de bénévoles, comme l’Assistance et Recherche de Personnes Disparues (ARPD), active en Hauts-de-France avec 500 enquêteurs nationaux, appuient régulièrement les forces de l’ordre lors de ces opérations.

Drones et battues au programme

Les protocoles habituels prévoient une prolongation des battues jusqu’à 72 heures après le signalement, avec possible recours à des drones et des chiens pisteurs. La gendarmerie n’avait pas encore communiqué publiquement sur l’avancée des opérations au moment de la publication de cet article.

L’affaire rappelle les risques des sorties en solitaire dans les grandes forêts du nord-est, à l’approche des beaux jours et d’un week-end de printemps très fréquenté.

Sources

Florian Vasseur

Florian Vasseur

Installé à Amiens, couvre la cathédrale, les tensions sur l'université, l'agriculture et les débats sur la ligne TGV. Diplômé de l'ESJ Lille, il a grandi dans la Somme. Conviction : interroger les conservateurs, les étudiants, les agriculteurs, vérifier les budgets universitaires avant de publier.

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