Rennes : un handballeur de Cesson mis en examen pour viol sur sa compagne
Théophile Caussé, vice-capitaine du club de Starligue, a été remis en liberté sous contrôle judiciaire le 17 juillet. Le Cesson Rennes Métropole HB l'a mis à pied à titre conservatoire.
Un joueur de handball professionnel rennais est au cœur d'une affaire judiciaire depuis début juillet. Mis en examen pour viol aggravé et violences habituelles sur sa compagne, il a été libéré après treize jours de détention provisoire. Son club l'a écarté du groupe.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- Théophile C., 33 ans, vice-capitaine du Cesson Rennes Métropole HB, mis en examen le 4 juillet 2026 pour viol aggravé et violences habituelles sur sa compagne
- Placé en détention provisoire à Vezin-le-Coquet, remis en liberté sous contrôle judiciaire le 17 juillet 2026 après appel
- Le club de Starligue a prononcé une mise à pied à titre conservatoire le 22 juillet 2026
- Les faits ont été signalés le 28 juin 2026 par des amies de la victime présumée, les violences dénoncées remonteraient à 2021
- Le joueur conteste les accusations, la présomption d'innocence s'applique jusqu'au procès
Ce qui s’est passé
Théophile C., 33 ans, ailier droit et vice-capitaine du Cesson Rennes Métropole HB, a été mis en examen le 4 juillet 2026 pour viol aggravé, tentative de viol et violences habituelles sur sa compagne. Selon le procureur de la République de Rennes, Frédéric Teillet, contacté par l’AFP, le joueur a été placé en détention provisoire à la prison de Vezin-le-Coquet le jour même.
L’affaire a débuté le 28 juin 2026, lorsque des amies de la compagne du sportif ont alerté les forces de l’ordre. Selon les informations révélées par Actu.fr, les violences dénoncées seraient habituelles et remonteraient à une période indéterminée, les articles mentionnant une plainte pour des faits récents en juin 2026.
Une remise en liberté après appel
Le 17 juillet 2026, la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Rennes a ordonné la remise en liberté de Théophile C., selon Le Figaro. Le joueur a été placé sous contrôle judiciaire après treize jours de détention. Il conteste les faits qui lui sont reprochés.
La présomption d’innocence s’applique jusqu’à un éventuel procès. Aucune date d’audience n’a été communiquée à ce stade.
La réaction du club
Le 22 juillet 2026, le Cesson Rennes Métropole HB a annoncé la mise à pied à titre conservatoire de son vice-capitaine. Dans un communiqué, le club de Starligue, première division française de handball, a évoqué un « environnement de travail non serein » tout en rappelant le principe de présomption d’innocence.
Cette décision écarte le joueur du groupe professionnel en attendant l’issue de la procédure judiciaire. Le club n’a pas précisé si la mise à pied était rémunérée.
Un joueur expérimenté écarté
Théophile C. évoluait comme ailier droit au sein de l’effectif rennais. Âgé de 33 ans, il occupait également la fonction de vice-capitaine, un rôle clé dans l’encadrement sportif de l’équipe.
La saison 2025-2026 du Cesson Rennes Métropole HB s’est achevée en juin. La reprise de l’entraînement pour la nouvelle saison de Starligue est prévue dans les prochaines semaines.
Contexte dans l’Ille-et-Vilaine
Le handball professionnel occupe une place significative dans le paysage sportif rennais. Le Cesson Rennes Métropole HB, basé à Cesson-Sévigné dans la métropole rennaise, évolue en Starligue depuis plusieurs saisons. Le club compte environ 350 licenciés selon les derniers chiffres de la Fédération française de handball.
Les affaires de violences conjugales impliquant des sportifs de haut niveau ont suscité une attention croissante ces dernières années. En Corrèze, un homme a récemment été condamné à 5 ans de prison pour agressions sexuelles sur une mineure. Dans le Gard, un ex-médecin a écopé de 3 ans ferme pour fraudes, illustrant la diversité des affaires judiciaires touchant les professions réglementées.
L’enquête se poursuit
L’instruction judiciaire suit son cours sous la supervision du juge d’instruction. Le contrôle judiciaire impose généralement des obligations strictes : interdiction de contact avec la victime présumée, obligation de pointer régulièrement auprès des services de police ou de gendarmerie, et parfois interdiction d’exercer certaines activités professionnelles.
Le parquet de Rennes n’a pas communiqué de calendrier précis concernant la suite de la procédure. La durée d’une instruction varie selon la complexité du dossier et peut s’étendre sur plusieurs mois.