Rennes : un joueur du Stade Rennais condamné à 18 mois avec sursis pour vols sous la menace d’un couteau
Dans la nuit du 20 au 21 juin, le footballeur et deux complices ont dérobé six téléphones dans le centre-ville. Le tribunal l’a condamné à 18 mois de prison avec sursis probatoire.
Un jeune joueur professionnel du Stade Rennais a été condamné ce mardi par le tribunal correctionnel de Rennes à 18 mois de prison avec sursis probatoire de deux ans. Il était poursuivi pour complicité de vols avec violences par une personne cagoulée et sous la menace d’un couteau.
L’essentiel
- Fait 1 : Un joueur pro du Stade Rennais condamné à 18 mois de prison avec sursis probatoire de deux ans.
- Fait 2 : Six téléphones portables volés dans la nuit du 20 au 21 juin sous la menace d’un couteau.
- Fait 3 : Le joueur a reconnu sa présence et déclaré : « On aurait dû tout arrêter après le premier vol ».
- Fait 4 : Son complice majeur écope de 18 mois dont une partie ferme aménageable ; le mineur jugé avec les autres.
- Fait 5 : 70 heures de travaux d’intérêt général et indemnisation des victimes imposés.
Un jeune joueur professionnel du Stade Rennais a comparu ce mardi devant le tribunal correctionnel de Rennes pour une série d’agressions commises dans la nuit du 20 au 21 juin. Il était poursuivi pour complicité de vols avec violences, perpétrés sous la menace d’un couteau et par des individus cagoulés.
Une nuit de vols au centre-ville
Selon les éléments de l’enquête, le footballeur - un élément du groupe professionnel - a participé aux côtés d’un étudiant basketteur et d’un mineur à six vols de téléphones portables. Les faits se sont déroulés dans le centre-ville de Rennes, entre minuit et 5 heures du matin. Les victimes étaient abordées par le groupe, puis menacées avec une arme blanche. La vice-procureure a décrit une « opération organisée » menée en voiture, avec des individus encagoulés.
Le joueur, qui n’avait aucun antécédent judiciaire, a reconnu sa présence sur les lieux. Lors de l’audience, il a déclaré : « On aurait dû tout arrêter après le premier vol ». Une phrase rapportée par plusieurs médias, dont So Foot et But! Football Club. Il a exprimé des regrets, mais le parquet a souligné le caractère répété et violent des actes.
Le tribunal a condamné le footballeur à 18 mois de prison avec un sursis probatoire de deux ans. Cette peine l’oblige à respecter des obligations de suivi et d’indemnisation.
Des complices également condamnés
L’étudiant majeur, également poursuivi, a écopé de 18 mois de prison, dont une partie ferme aménageable (sous forme de bracelet électronique ou de semi-liberté). Le mineur, qui faisait partie du groupe, sera jugé ultérieurement par le tribunal pour enfants.
Les deux majeurs devront effectuer 70 heures de travaux d’intérêt général et verser des dommages et intérêts aux victimes. Le montant exact des indemnités n’a pas été précisé à l’audience.
Le Stade Rennais n’a pas communiqué officiellement après le jugement. Le club, qui prépare la prochaine saison, n’a pas indiqué si des sanctions internes seraient prises.
Contexte dans le département d’Ille-et-Vilaine
Le Stade Rennais est l’un des principaux clubs professionnels de la région Bretagne, basé à Rennes, préfecture d’Ille-et-Vilaine (35). Ce type d’affaire impliquant un joueur en activité est rare dans le département. La délinquance dans le centre-ville de Rennes fait régulièrement l’objet de campagnes de prévention, mais les faits de cette ampleur - vols avec arme blanche par un groupe organisé - restent exceptionnels.
La population d’Ille-et-Vilaine, estimée à environ 1,1 million d’habitants, suit de près l’actualité du club, qui évolue en Ligue 1. Une affaire judiciaire impliquant un joueur professionnel peut avoir un retentissement local important. Pour rappel, en 2023, un ancien joueur du club avait été condamné pour violences conjugales, mais les circonstances étaient différentes.
Prochaine étape
Le jugement n’est pas définitif : les condamnés disposent d’un délai de dix jours pour faire appel. La date de l’audience pour le mineur n’a pas encore été fixée. Les victimes, quant à elles, devront être indemnisées selon le barème fixé par le tribunal.