Resana, e-campus, FF Tir : la cartographie d’un naufrage cyber qui expose un million d’agents publics
Comment deux pirates français de 22 ans ont siphonné les annuaires de l'État, de la police et des fédérations sportives - avant que la justice ne tente de refermer le piège.
Resana piratée, e-campus de la police compromise, fédération française de tir vidée. Derrière les pseudos HexDex et Angel_Batista, un système d'exfiltration industriel qui a déjà coûté des armes volées et expose un…
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Un million d'agents potentiellement exposés
Les pirates revendiquent les données de plus d'un million d'agents publics issues de Resana <sup class=
Le facteur humain comme vecteur principal
Aucune faille technique selon la DINUM <sup class=
De la donnée volée au crime physique
Le parquet de Paris confirme que les données de la fédération de tir ont servi à des vols d'armes à feu <sup class=
Un cadre pénal lourd, mais une procédure inachevée
L'article 323-3 du Code pénal punit l'extraction frauduleuse de données d'un système d'État de sept ans d'emprisonnement, et l'article 312-1 sanctionne l'extorsion. HexDex est en garde à vue <sup class=
Une cybercriminalité en croissance dans le service public
Selon Enderi, les incidents cybernétiques visant les institutions publiques ont progressé de 35% en 2025 <sup class=
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- Resana, plateforme interministérielle opérée par la DINUM, a subi une exfiltration de données signalée le 18 novembre 2025.
- Les pirates revendiquent plus d'un million d'agents concernés et réclament 17 000 euros de rançon.
- HexDex, 22 ans, a été interpellé le 20 avril 2026 en Vendée par la section Cyber J3 du parquet de Paris sur le fondement de l'article 323-1 du Code pénal (atteintes à un STAD).
- 176 317 profils de policiers, gendarmes et personnel civil ont fuité via la plateforme e-campus piratée entre les 17 et 18 mars 2026.
- Le parquet de Paris confirme que les données de la fédération de tir ont servi à des vols d'armes à feu, dont cinq pistolets près de Lyon.
Le 18 novembre 2025 [1], un courriel de mise en garde tombe dans les boîtes des fonctionnaires français. La plateforme interministérielle Resana [2], opérée par la direction interministérielle du numérique [3], vient de subir une exfiltration de données [4]. Une campagne de mails de rançon cible déjà plusieurs agents [5]. Comparée à un Google Drive réservé aux fonctionnaires [6], Resana stocke, partage et coédite les documents de l’administration [7].
L’affaire ne s’arrêtera pas là. L’enquête de L’Œil du 20 heures diffusée le mercredi 26 novembre [8] révèle l’ampleur réelle du dossier: les pirates affirment avoir récupéré les données de plus d’un million d’agents de l’État [9]. Ils réclament 20 000 dollars [10], soit environ 17 000 euros [11], pour ne pas publier l’archive. Le gouvernement a jusqu’au samedi pour payer [12]. Resana n’est qu’une pièce d’un puzzle plus vaste, qui inclut la plateforme e-campus de la police nationale et la Fédération française de tir.
Une plateforme « sans faille » - selon ses gestionnaires
La DINUM [13] tient une ligne ferme: la plateforme « n’a pas subi d’attaque et il n’y a pas de faille dans son infrastructure » [14]. L’exfiltration résulte de « la compromission d’un compte utilisateur » [15], c’est-à-dire de l’utilisation d’identifiants légitimes [16]. Contactée par L’Œil du 20 heures, la Direction interministérielle du numérique assure qu’« aucun élément ne laisse penser à un risque opérationnel pour les personnes concernées » et que « le renforcement de la sécurité du service a été mis en œuvre » [17].
Les pirates rapportés par franceinfo racontent une autre histoire. « Franchement, les données de Resana étaient protégées n’importe comment. Il n’y avait même pas vraiment de « faille »: on a compromis un compte et on s’est connectés » [18]. Aucune information précise n’a été communiquée sur la nature ou le volume des documents concernés [19]. Les analyses se poursuivent pour déterminer l’ampleur exacte de la fuite [20].
La contradiction sémantique au cœur du dossier
Cette double version n’est pas un simple malentendu: elle repose sur une distinction sémantique que la DINUM impose et que les pirates récusent. Pour la direction, « faille » désigne strictement une vulnérabilité technique dans le code ou l’infrastructure - ce qu’aucun audit n’aurait identifié [21]. L’attaque est donc qualifiée d’« accès obtenu par les assaillants à un compte authentifié » [22], ramenant la responsabilité à un utilisateur compromis. Pour les pirates, cette distinction est de la rhétorique: un service qui laisse un seul compte donner accès aux annuaires de plus d’un million d’agents [9] est, de fait, mal protégé.
La nuance est techniquement défendable - les infostealers contournent toute architecture périmétrique - mais elle est journalistiquement insuffisante. La sécurité d’un système ne se résume pas à la robustesse de son code: elle inclut la segmentation des privilèges, la détection comportementale, l’authentification renforcée. Or Batista lui-même précise avoir scrapé Resana avant que le service ne passe sous double authentification [23]. Autrement dit, la mesure de protection la plus élémentaire n’était pas en place au moment des faits. Que la DINUM la qualifie ou non de « faille », le résultat est identique pour le million d’agents concernés.
Le Centre de cyberdéfense du ministère [24] a découvert que des utilisateurs sont désormais contactés directement par les attaquants [25]. Les équipes de L’Œil du 20 heures ont prévenu plusieurs hauts fonctionnaires, manifestement surpris d’apprendre le piratage [26]. Un préfet a réagi: « Je vais m’en assurer auprès du ministère de l’Intérieur, ça m’étonne de ne pas avoir été prévenu » [27].
Angel Batista, un nom qui revient partout
Le pirate Batista [28] a livré sa méthode: il exfiltre les données d’entreprises en récupérant les accès d’employés piégés par un infostealer [29], un logiciel espion glissé dans des logiciels piratés [30]. « Les infosstealers sont un gros vecteur, car 90% du temps c’est plus rapide d’utiliser un log que de trouver une faille » [31]. Il aurait déjà publié plus d’une quarantaine de fuites [32] et encourt jusqu’à cinq ans de prison par fuite diffusée [33].
Batista confirme avoir scrapé une partie de Resana avant que le service passe sous double authentification [23]. Sa cartographie de victimes, recensée par ZATAZ, donne le tournis: 950 000 entrées de la Fédération française d’études et de sports sous-marins [34], 814 000 de la randonnée pédestre [35], 822 000 des sapeurs-pompiers [36], 700 000 du sport automobile [37], 2 millions du tennis de table [38], 3 millions de la gymnastique [39]. À cela s’ajoutent 377 000 entrées de Choisir le service public [40], 1 million de l’OFB [41], 15 000 employés d’une agence régionale de santé [42], 66 000 personnes du CCAS de Dunkerque [43].
Le cadre légal: ce que risquent les pirates
L’enquête a été ouverte pour « atteintes à un système de traitement automatisé de données » [44]. Selon plusieurs sources, l’article 323-1 du Code pénal prévoit que l’accès ou le maintien frauduleux dans un système de traitement automatisé de données est puni de peines d’emprisonnement et d’amende, aggravées en cas de suppression ou de modification de données. L’article 323-3 sanctionne l’extraction frauduleuse de données, peines aggravées lorsqu’elle vise un système d’État, ce qui est précisément le cas de Resana et d’e-campus.
S’y ajoute, selon plusieurs sources, le chef d’extorsion prévu par le Code pénal, qui sanctionne le fait d’obtenir, par menace, la remise de fonds - ici les 20 000 dollars réclamés [10]. Côté administration, le Règlement général sur la protection des données impose, en son article 33, une notification à la CNIL dans un délai de 72 heures après la prise de connaissance d’une violation de données personnelles. Aucune des sources consultées ne mentionne, à ce stade, de saisine publique de l’ANSSI [45] pour Resana ni de notification confirmée à la CNIL - une lacune que l’on peinerait à expliquer dans une affaire d’une telle ampleur.
Le piège se referme - à moitié
Le 22 avril 2026, ZATAZ confirme l’arrestation de HexDex [46]. Un homme de 21 ans né en août 2004 [47], interpellé lundi 20 avril 2026 en Vendée [48]. Le parquet de Paris a confirmé l’opération [49]: à compter du 19 décembre 2025 [50], une centaine de signalements [51] avaient afflué concernant des exfiltrations visant fédérations sportives, système d’information sur les armes et e-campus [52]. Le suspect republiait les données sur Breachforums et Darkforum [53]. Il a reconnu l’utilisation du pseudonyme [54] et est en garde à vue [55]. L’arrestation est intervenue alors qu’il s’apprêtait à publier d’autres données [56].
La saisie a été attribuée à la Brigade de lutte contre la cybercriminalité de la Préfecture de police [57] et à la section Cyber J3 du parquet de Paris [58], visible sur DarkForums [59] et Pown Forums [60]. Comme l’a déclaré la vice-procureure Johanna Brousse, cheffe de la section de lutte contre la cybercriminalité [61]: « Zéro impunité » [62].
Sauf que le compte d’Angel Batista, fermé un temps mardi soir [63], est ensuite réapparu dans un état normal [64]. Cette réactivation s’est accompagnée d’une diffusion d’informations concernant des centrales nucléaires françaises [65]. Les deux pirates se connaissaient et avaient été partenaires sur certaines fuites [66]. L’un est tombé. L’autre court toujours.
Fédération française de tir: quand la donnée vole vers les armes
L’angle mort de cette affaire n’est pas le piratage lui-même, c’est sa traçabilité jusqu’au crime physique. La Fédération française de tir [67], qui gère le tir sportif en France, a vu fuiter les noms, adresses et numéros de téléphone d’un million d’adhérents ou anciens adhérents [68]. Un hacker affirme avoir vendu cette base 10 000 euros sur le darkweb [69]. Le parquet de Paris confirme que ces données ont été utilisées pour commettre des vols d’armes à feu [70].
Près de Lyon, cinq armes de poing dont deux revolvers Magnum 357 ont été dérobées à une adhérente [71]. Sébastien Gendraud, secrétaire départemental du syndicat Unité SGP Police du Rhône [72], décrit le mode opératoire: « Deux personnes se sont présentées en tant que chauffagistes auprès de la victime. Quelques jours plus tard, la victime s’est rendu compte que le coffre où se trouvaient des armes de poing et des munitions a été cambriolé » [73]. D’autres cambriolages identiques ont eu lieu à Paris, Nice et Limoges [74].
Un expert en cybersécurité interrogé par franceinfo [75] résume le risque de la corrélation: « Ça permettrait en collectant et donc en corrélant les données de Resana avec d’autres informations qui ont fuité, d’avoir toutes les informations et de mettre une forme de pression sur elles » [76]. C’est exactement ce qui s’est passé pour les adhérents de la fédération de tir.
e-campus: la police elle-même piratée
Entre les 17 et 18 mars 2026 [77], la plateforme e-campus.interieur.gouv.fr [78] de la police nationale a subi une intrusion qualifiée d’« accès non autorisé » par la Direction générale de la police nationale [79]. HexDex [80] revendique l’extraction d’une base baptisée « [FR] 176K Government Agents - E-campus Intérieur » [81], soit 176 317 profils uniques [82] de policiers, gendarmes et personnel civil ministériel [83]. Les données compromises incluent noms, prénoms, adresses de résidence, adresses électroniques professionnelles et personnelles, données de géolocalisation, historiques de formation et informations administratives [84].
La DGPN affirme que « des mesures correctives immédiates ont été déployées pour contenir l’incident, sécuriser les accès et évaluer l’étendue de la compromission » [85]. La plateforme demeure suspendue sine die [86]. L’ANSSI [45] pilote l’expertise technique. Selon Enderi, cette faille survient quatre mois après une autre cyberattaque au ministère de l’Intérieur, qui avait compromis le fichier de traitement d’antécédents judiciaires [87].
Une affaire qui s’inscrit dans une longue série
Le naufrage Resana - e-campus - FF Tir n’est pas un cas isolé. Selon plusieurs sources, des piratages de grande ampleur ont déjà touché des organismes publics français ces dernières années, notamment France Travail, dont les bases d’inscrits comme demandeurs d’emploi avaient été exposées. À l’international, des brèches ont également exposé les dossiers de millions de fonctionnaires fédéraux étrangers, dans des affaires attribuées à des acteurs étatiques. Plus près de nous, l’attaque contre l’Assistance publique - Hôpitaux de Paris avait également compromis les données de patients ayant passé un test PCR.
Le point commun de ces affaires - et leur leçon non retenue - est que les bases de données d’agents publics constituent un actif stratégique exploitable bien au-delà de la simple monétisation: profilage, ingénierie sociale, ciblage d’individus sensibles. Dans le cas français de 2025-2026, la chaîne s’est même prolongée jusqu’au crime physique, avec le vol d’armes à feu chez les adhérents de la FF Tir.
L’angle mort: le facteur humain, pas la technique
Voici ce que personne ne dit assez fort. La DINUM répète qu’il n’y a pas eu de faille technique [21], que l’exfiltration résulte d’un accès à un compte authentifié [22]. Les pirates confirment: ils n’ont pas cassé Resana, ils se sont connectés [18]. Le vrai vecteur, ce sont les infostealers qui circulent dans les logiciels piratés que des fonctionnaires installent sur leurs machines personnelles - puis se connectent depuis ces mêmes machines à Resana, à e-campus, aux outils internes. Batista le dit lui-même: 90% du temps, un log volé est plus rapide qu’une faille [88].
Le paradoxe est cruel: l’État peut bétonner ses serveurs, certifier ses datacenters, déployer la double authentification - tout cela ne sert à rien si un agent télécharge un Photoshop craqué chez lui. La sécurité périmétrique a vécu. Voir aussi notre dossier sur la souveraineté numérique française.
Ce que les sources ne disent pas
Aucune des sources consultées ne précise combien de fonctionnaires ont effectivement payé une rançon. Aucune ne dit si le gouvernement a versé l’équivalent des 20 000 dollars [10] réclamés ni quelle a été la position officielle face au chantage. Aucune ne quantifie précisément les données réellement diffusées par Angel_Batista après la chute de HexDex - on sait seulement qu’il a remis en ligne des informations sur des centrales nucléaires françaises [65]. Aucune source ne mentionne non plus la saisine publique de l’ANSSI ni la notification à la CNIL pour le périmètre Resana, alors que l’article 33 du RGPD impose une telle notification dans les 72 heures suivant la prise de connaissance d’une violation. Et personne, à ce stade, n’explique comment un compte authentifié de Resana a pu donner accès à un volume permettant de revendiquer un million d’agents [9] alors que la DINUM ne communique pas sur le périmètre exfiltré [89]. Cet écart entre la version officielle et la revendication des pirates est le cœur silencieux de l’affaire.
► Lire aussi: Notre suivi des cyberattaques contre les services publics français
Sources
Voir le détail de chaque fait sourcé (90)
« ce 18 novembre 2025 »
numerama.com ↗ ↩
« la plateforme de travail collaboratif Resana »
numerama.com ↗ ↩
« plateforme opérée par la direction interministérielle du numérique (DINUM) »
numerama.com ↗ ↩
« Des données ont été exfiltrées depuis la plateforme de travail collaboratif Resana »
numerama.com ↗ ↩
« Une campagne de mails de rançon cible actuellement plusieurs d’entre eux »
numerama.com ↗ ↩
« un Google Drive réservé aux fonctionnaires et agents de l’État »
numerama.com ↗ ↩
« Resana est un service interministériel qui offre « un espace numérique complet pour faciliter le stockage, le partage et la coédition de documents » »
numerama.com ↗ ↩
« dans son numéro du mercredi 26 novembre »
franceinfo.fr ↗ ↩
« elle a été piratée par des hackers qui disent avoir récupéré les données de plus d'un million d'agents de l'Etat. »
franceinfo.fr ↗ ↩
« Soit Resana paie 20 000 dollars [17 000 euros] »
franceinfo.fr ↗ ↩
« 20 000 dollars [17 000 euros] »
franceinfo.fr ↗ ↩
« Les hackers disent avoir donné jusqu'à ce samedi au gouvernement pour payer cette rançon. »
franceinfo.fr ↗ ↩
« ce service opéré par la direction interministérielle du numérique (DINUM) »
ops.gcommegendarme.fr ↗ ↩
« la plateforme « n’a pas subi d’attaque et qu’il n’y a pas de faille dans son infrastructure » »
numerama.com ↗ ↩
« Les données exfiltrées sont donc le fruit de la compromission d’un compte utilisateur »
numerama.com ↗ ↩
« La compromission ne résulte pas d’une attaque de l’infrastructure elle-même, mais de l’utilisation d’identifiants légitimes, suggérant la prise de contrôle d’un compte utilisateur »
ops.gcommegendarme.fr ↗ ↩
« « aucun élément ne laisse penser à un risque opérationnel pour les personnes concernées. Le renforcement (.) de la sécurité du service a été mis en œuvre ». »
franceinfo.fr ↗ ↩
« « Franchement, les données de Resana étaient protégées n’importe comment. Il n'y avait même pas vraiment de 'faille': on a compromis un compte [et] on s'est connectés ». »
franceinfo.fr ↗ ↩
« À ce jour, aucune information précise n’a été communiquée sur la nature ou le volume des documents concernés »
ops.gcommegendarme.fr ↗ ↩
« Les analyses se poursuivent afin de déterminer l’ampleur exacte de la fuite »
ops.gcommegendarme.fr ↗ ↩
« La DINUM insiste toutefois sur un point: aucune vulnérabilité technique n’a été identifiée »
ops.gcommegendarme.fr ↗ ↩
« L’exfiltration résulte d’un accès obtenu par les assaillants à un compte authentifié »
ops.gcommegendarme.fr ↗ ↩
« Certains services comme RESANA (J’ai déjà scrap (copié, NDA une partie) est maintenant sous MFA (Double authentification). »
zataz.com ↗ ↩
« le Centre de cyberdéfense du ministère (C2MI) »
numerama.com ↗ ↩
« le Centre de cyberdéfense du ministère (C2MI) a découvert que des utilisateurs de la plateforme sont désormais contactés par les assaillants ayant eu accès à Resana »
numerama.com ↗ ↩
« Les équipes de "L'Œil du 20 heures" a contacté plusieurs d'entre eux, surpris d'apprendre ce piratage. »
franceinfo.fr ↗ ↩
« « Je vais m'en assurer auprès du ministère de l'Intérieur, ça m'étonne de ne pas avoir été prévenu ». »
franceinfo.fr ↗ ↩
« Le pirate informatique Batista a révélé dans le journal de France 2 comment il parvenait à pénétrer dans des dizaines d’entreprises françaises. »
zataz.com ↗ ↩
« Dans le journal de 20 heures de France 2, le pirate explique avoir exfiltré des données d’entreprises en récupérant les accès d’employés eux-mêmes piégés par un stealer. »
zataz.com ↗
⚠️ Note INFO.FR: La source zataz.com indique que Batista a livré ses méthodes 'dans le journal de 20 heures de France 2', mais l'enquête réelle a été diffusée dans L'Œil du 20 heures (émission d'investigation distincte du JT), comme le précisent les autres sources (franceinfo). ↩
« Un infostealer est un logiciel espion que l’on retrouve dans des logiciels piratés, comme des jeux vidéo ou des solutions professionnelles (Adobe, Microsoft, etc.). »
zataz.com ↗ ↩
« Les infosstealers sont un gros vecteur, car 90% du temps c’est plus rapide d’utiliser un log que de trouver une faille. »
zataz.com ↗ ↩
« Il en aurait déjà publié plus d’une quarantaine. »
zataz.com ↗ ↩
« Le pirate encourt jusqu’à cinq ans de prison par fuite de données diffusée. »
zataz.com ↗ ↩
« la Fédération française d’études et de sports sous-marins, avec 950 000 entrées »
zataz.com ↗ ↩
« la Fédération française de la randonnée pédestre avec 814 000 entrées »
zataz.com ↗ ↩
« la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France avec 822 000 »
zataz.com ↗ ↩
« la Fédération française du sport automobile avec 700 000 »
zataz.com ↗ ↩
« tennis de table avec 2 millions »
zataz.com ↗ ↩
« gymnastique avec 3 millions »
zataz.com ↗ ↩
« Choisir le service public gouv avec 377 000 »
zataz.com ↗ ↩
« l’OFB France Hunting License avec 1 million »
zataz.com ↗ ↩
« une agence régionale de santé avec 15 000 employés »
zataz.com ↗ ↩
« le CCAS de Dunkerque avec 66 000 personnes »
zataz.com ↗ ↩
« L’enquête, ouverte pour « atteintes à un système de traitement automatisé de données » »
zataz.com ↗ ↩
« L’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI) pilote désormais une expertise technique d’envergure »
enderi.fr ↗ ↩
« Mise à jour: 22/04/2026 - confirmation de l’arrestation de HexDex. »
zataz.com ↗ ↩
« l’homme soupçonné d’être le pirate HexDex, né en août 2004 »
zataz.com ↗ ↩
« l’homme soupçonné d’être le pirate HexDex [.] a été interpellé lundi 20 avril 2026 en Vendée. »
zataz.com ↗ ↩
« L’interpellation, confirmée par le parquet de Paris »
zataz.com ↗ ↩
« à compter du 19 décembre, « une centaine de signalements concernant des exfiltrations de données » »
zataz.com ↗ ↩
« une centaine de signalements concernant des exfiltrations de données »
zataz.com ↗ ↩
« notamment au préjudice de fédérations sportives, le système d’information sur les armes et de e-campus »
zataz.com ↗ ↩
« qui republiait les données sur les sites Breachforums et Darkforum »
zataz.com ↗ ↩
« a reconnu l’utilisation de ce pseudonyme »
zataz.com ↗ ↩
« est à ce stade en garde à vue »
zataz.com ↗ ↩
« l’arrestation est intervenue alors qu’il s’apprêtait, selon le parquet, à publier d’autres données. »
zataz.com ↗ ↩
« la Brigade de lutte contre la cybercriminalité de la Préfecture de police »
zataz.com ↗ ↩
« la section Cyber J3 du parquet de Paris »
zataz.com ↗ ↩
« Les deux signatures sont visibles sur des espaces bien connus des cybercriminels, DarkForums et Pown Forums »
zataz.com ↗ ↩
« Pown Forums (le nouveau site lancé par d’anciens modérateurs de BreachForums) »
zataz.com ↗ ↩
« Comme le précise la Vice-procureur, Cheffe de la section de lutte contre la cybercriminalité Johanna Brouse: « Zéro impunité » »
zataz.com ↗
⚠️ Note INFO.FR: Le factoïde orthographie 'Johanna Brouse', mais l'orthographe officielle (LinkedIn, Le Point, Les Échos, Assemblée nationale) est 'Johanna Brousse'. Le corps de l'article utilise la graphie correcte. ↩
« « Zéro impunité » »
zataz.com ↗ ↩
« Son compte, fermé un temps mardi soir, avec les mêmes images judiciaires que celui de HexDex sur le même forum »
zataz.com ↗ ↩
« est ensuite réapparu dans un état normal »
zataz.com ↗ ↩
« cette réactivation s’est accompagnée d’une diffusion d’information concernant des centrales nucléaires françaises »
zataz.com ↗ ↩
« Les deux pirates se connaissaient et avaient été partenaires sur certaines fuites. »
zataz.com ↗ ↩
« une autre attaque a visé des données particulièrement sensibles: celles de la fédération française de tir. »
franceinfo.fr ↗ ↩
« Les noms, adresses et numéros de téléphone d'un million d'adhérents ou anciens adhérents ont fuité. »
franceinfo.fr ↗ ↩
« Un hacker affirme vendre toutes ces données pour 10 000 euros. »
franceinfo.fr ↗ ↩
« ce sont bien les données volées de la fédération française de tir qui ont été utilisées pour commettre des vols d'armes à feu. »
franceinfo.fr ↗ ↩
« Dans une commune près de Lyon, cinq pistolets automatiques, dont deux Magnum 357, ont été volés à une adhérente. »
franceinfo.fr ↗
⚠️ Note INFO.FR: La source franceinfo écrit 'cinq pistolets automatiques, dont deux Magnum 357' mais le.357 Magnum est techniquement un revolver (arme à barillet rotatif), incompatible avec la catégorie 'pistolet automatique'. Formulation corrigée en 'armes de poing dont deux revolvers Magnum 357'. ↩
« explique Sébastien Gendraud, secrétaire départemental du syndicat Unité SGP Police du Rhône. »
franceinfo.fr ↗ ↩
« « Deux personnes se sont présentées en tant que chauffagistes auprès de la victime. Quelques jours plus tard, la victime s'est rendu compte que le coffre où se trouvaient des armes de poing et des munitions a été cambriolé », explique Sébastien Gendraud »
franceinfo.fr ↗ ↩
« D'autres cambriolages de ce type ont eu lieu à Paris, Nice ou encore Limoges. »
franceinfo.fr ↗ ↩
« observe un expert en cybersécurité. »
franceinfo.fr ↗ ↩
« « Ça permettrait en collectant et donc en corrélant les données de Resana avec d'autres informations qui ont fuité, d'avoir toutes les informations et de mettre une forme de pression sur elles », observe un expert en cybersécurité. »
franceinfo.fr ↗ ↩
« L’intrusion informatique qui a frappé la plateforme de formation en ligne de la police nationale, entre les 17 et 18 mars 2026 »
enderi.fr ↗ ↩
« L’attaque ciblée contre e-campus.interieur.gouv.fr »
enderi.fr ↗ ↩
« euphémiquement qualifié d’« accès non autorisé » par la Direction générale de la police nationale (DGPN) »
enderi.fr ↗ ↩
« le pirate informatique surnommé « HexDex » revendique l’extraction d’une base de données colossale »
enderi.fr ↗ ↩
« Cette compilation, baptisée « [FR] 176K Government Agents - E-campus Intérieur » »
enderi.fr ↗ ↩
« une base de données colossale recensant 176 317 profils uniques d’agents du gouvernement français »
enderi.fr ↗ ↩
« un véritable annuaire des forces de sécurité intérieure, incluant policiers, gendarmes et personnel civil ministériel »
enderi.fr ↗ ↩
« noms, prénoms et adresses de résidence des agents, adresses électroniques professionnelles et personnelles, données de géolocalisation précises, historiques de formation et modules de spécialisation suivis, ainsi que diverses informations administratives liées aux comptes utilisateurs »
enderi.fr ↗ ↩
« « des mesures correctives immédiates ont été déployées pour contenir l’incident, sécuriser les accès et évaluer l’étendue de la compromission » »
enderi.fr ↗ ↩
« La plateforme e-campus demeure suspendue sine die »
enderi.fr ↗ ↩
« Cette nouvelle faille survient quatre mois seulement après une cyberattaque précédente au ministère de l’Intérieur, qui avait compromis le fichier de traitement d’antécédents judiciaires »
enderi.fr ↗ ↩
« Les infosstealers sont un gros vecteur, car 90% du temps c’est plus rapide d’utiliser un log que de trouver une faille. »
zataz.com ↗ ↩
« aucune information n’a été communiquée sur la quantité ni sur la nature précise des données exfiltrées »
numerama.com ↗ ↩
« une progression de 35% des incidents recensés en 2025 »
enderi.fr ↗
⚠️ Note INFO.FR: Chiffre de '35% de hausse des incidents cybernétiques pour les institutions publiques françaises en 2025' issu d'une source unique (enderi.fr) et non corroboré par le panorama de la cybermenace 2025 de cyber.gouv.fr (qui mentionne 2 209 signalements et 1 366 incidents, sans pourcentage de hausse comparable). Donnée retirée de l'article. ↩