Rhône : le préfet active le niveau information-recommandation pollution à l’ozone en raison de la canicule
Face à une vague de chaleur persistante, le préfet du Rhône a déclenché le niveau information-recommandation pour pollution à l'ozone dans tout le département et la Métropole de Lyon.
Jeudi 18 juin 2026, le préfet du Rhône a activé le niveau information-recommandation pour la pollution à l'ozone. La mesure concerne l'ensemble du département et la Métropole de Lyon. Les populations vulnérables sont appelées à limiter leurs déplacements et activités physiques.
L’essentiel
- Fait 1 : Le préfet du Rhône a activé le niveau information-recommandation pour pollution à l’ozone le 18 juin 2026.
- Fait 2 : La mesure concerne tout le département du Rhône et la Métropole de Lyon.
- Fait 3 : Les recommandations sanitaires ciblent les populations vulnérables : limitation des déplacements sur les grands axes aux heures de pointe et des activités physiques intenses.
- Fait 4 : Des mesures comportementales sont préconisées, dont l’interdiction de brûlage des déchets verts et la restriction des véhicules Crit’Air 5/4/3 dans la ZFE.
Le préfet du Rhône a activé, ce jeudi 18 juin 2026, le niveau information-recommandation pour la pollution de l’air à l’ozone. La décision, prise en lien avec la vague de chaleur qui touche la région, s’applique à l’ensemble du département du Rhône et de la Métropole de Lyon, selon un arrêté consultable sur le site de la préfecture.
Atmo Auvergne-Rhône-Alpes, l’organisme de surveillance de la qualité de l’air, constate des conditions estivales propices à la formation d’ozone. Le vent de sud aggrave la situation, et des poussières sahariennes en fond contribuent à une qualité de l’air qualifiée de mauvaise sur une large portion du territoire. Le seuil d’information pour l’ozone pourrait être franchi sur le pourtour du bassin lyonnais.
Ce qui s’est passé
L’activation fait suite à plusieurs jours de fortes chaleurs. « La vague de chaleur provoque le retour de l’ozone », indique la préfecture dans un communiqué. Ce phénomène survient alors que la canicule touche également d’autres départements, comme en Charente-Maritime où le SDIS 17 a renforcé ses effectifs. Le niveau information-recommandation est le premier palier de la procédure d’alerte. Il vise à informer la population et à déclencher des recommandations sanitaires et comportementales.
Les recommandations sanitaires
Les populations vulnérables - enfants, personnes âgées, femmes enceintes, personnes souffrant de pathologies chroniques - sont invitées à limiter leurs déplacements sur les grands axes aux heures de pointe. Les activités physiques intenses, en plein air comme en intérieur, sont déconseillées. La préfecture recommande de préférer les sorties avant 13 heures ou après 20 heures pour toute activité de plein air.
Ces consignes s’ajoutent aux mesures habituelles en cas de canicule : boire de l’eau régulièrement, se rafraîchir, éviter les efforts. Aucun seuil d’alerte de niveau supérieur n’a été déclenché pour l’instant.
Les mesures concrètes
Pour réduire les émissions, la préfecture préconise de favoriser les modes de transport doux : vélo, transports en commun, covoiturage. Les automobilistes sont invités à abaisser leur vitesse et à éviter la conduite agressive ainsi que l’usage excessif de la climatisation. Le brûlage des déchets verts, déjà interdit en permanence dans le département, fait l’objet d’un rappel. Les véhicules classés Crit’Air 5, 4 et 3 sont interdits de circulation dans la zone à faibles émissions (ZFE) de la Métropole de Lyon durant l’épisode.
Les collectivités sont incitées à développer la mobilité peu polluante, à promouvoir le télétravail, à mettre en place la gratuité temporaire du stationnement résidentiel et à proposer des tarifs attractifs pour les modes doux. Les agriculteurs doivent limiter l’épandage de pesticides, et les industriels reporter les opérations émettrices et réduire les chantiers sources de poussières.
Contexte dans le Rhône
Le département du Rhône et la Métropole de Lyon sont régulièrement confrontés à des épisodes de pollution à l’ozone en période estivale. La topographie en cuvette de l’agglomération lyonnaise et le trafic routier dense favorisent l’accumulation des polluants. Selon Atmo Auvergne-Rhône-Alpes, les concentrations d’ozone dépassent fréquemment le seuil d’information lors des vagues de chaleur. Les conditions météorologiques instables pourraient également évoluer, rappelant la vigilance jaune orages réactivée ce jeudi dans le Calvados. La ZFE lyonnaise, mise en place progressivement depuis 2020, vise à réduire les émissions liées au trafic, mais son impact sur les pics d’ozone reste limité quand les conditions météorologiques sont défavorables.
L’activation de ce niveau a été largement relayée par les médias locaux, notamment Lyon Capitale et Radio Scoop. La préfecture rappelle que les informations mises à jour sont accessibles sur son site internet et via les comptes officiels.
L’épisode devrait se poursuivre tant que les conditions caniculaires persistent. La préfecture invite la population à suivre les recommandations et à consulter les prévisions de qualité de l’air d’Atmo Auvergne-Rhône-Alpes.