Roanne : un couple de trentenaires mis en examen et écroué pour viols sur mineurs
Interpellés le 7 juin à Saint-Just-la-Pendue, les deux parents ont été placés en détention provisoire mardi 9 juin par le parquet de Roanne.
Un homme de 35 ans et une femme de 33 ans, domiciliés à Saint-Just-la-Pendue dans le Roannais, ont été mis en examen le 9 juin 2026 pour viol et agression sexuelle incestueuse sur leurs enfants mineurs. Écroués le même soir, ils font face à plusieurs chefs d'accusation confirmés par le procureur Xavier Laurent.
L’essentiel
- Interpellation : un couple (33 et 35 ans) arrêté à son domicile de Saint-Just-la-Pendue le dimanche 7 juin 2026 par les gendarmes de Balbigny.
- Mise en examen : le 9 juin 2026 pour viol et agression sexuelle sur mineur par ascendant, corruption de mineurs et atteinte sexuelle sur animal domestique.
- Détention provisoire : les deux mis en examen écroués le soir même du 9 juin 2026.
- Victimes présumées : l’ensemble des enfants mineurs du couple ; seule une fillette de 7 ans a dénoncé directement des faits à ce stade, selon le parquet.
- Enquête : ouverte en mars 2026 après des signalements recueillis dès janvier 2026 à La Réunion, confiée à la brigade de gendarmerie de Balbigny (Loire).
Arrestation dimanche, écrou mardi
Les gendarmes de la brigade de Balbigny se sont présentés au domicile du couple à Saint-Just-la-Pendue le dimanche 7 juin 2026. L’homme, 35 ans, et la femme, 33 ans, ont été interpellés sur place. Deux jours plus tard, mardi 9 juin, un juge d’instruction les a mis en examen. Ils ont été placés en détention provisoire dans la foulée, selon le procureur de la République de Roanne, Xavier Laurent, qui a confirmé les éléments à l’AFP et au journal local Le Pays Roannais.
Les chefs d’accusation retenus sont : viol et agression sexuelle sur mineur par ascendant ou personne ayant autorité, corruption de mineurs, et atteinte sexuelle sur animal domestique. Ces qualifications ont été communiquées officiellement par le parquet de Roanne et reprises par France 3 Auvergne-Rhône-Alpes.
Une enquête partie de La Réunion en janvier 2026
L’affaire remonte à janvier 2026. Des signalements ont été recueillis à La Réunion par la Cellule de recueil des informations préoccupantes (CRIP), où la fillette de 7 ans résidait chez ses grands-parents. L’enquête judiciaire a été formellement ouverte en mars 2026 et confiée à la brigade de gendarmerie de Balbigny, dans la Loire, selon France 3.
C’est cette fillette qui a dénoncé directement des faits de viols incestueux et d’agressions sexuelles. « Seule une des filles, actuellement âgée de 7 ans, a dénoncé directement des faits », a précisé le procureur Xavier Laurent. Les investigations portent également sur d’autres enfants mineurs vivant avec le couple, dont l’un serait désormais majeur, selon Le Pays Roannais.
Des signalements remontant à 2014
L’affaire pourrait avoir une dimension plus ancienne. Selon Ouest-France, la sœur de l’homme mis en examen a dénoncé des faits similaires dont elle aurait été victime, commis jusqu’en 2014. Ces éléments font partie du périmètre de l’information judiciaire en cours. Le détail de cette dimension ancienne reste à préciser par les magistrats instructeurs.
Le parquet n’a pas communiqué sur d’éventuelles gardes à vue préalables ni sur la durée exacte des investigations menées avant l’interpellation du 7 juin. La présomption d’innocence s’applique pleinement : les deux mis en examen sont présumés innocents des faits qui leur sont reprochés.
Contexte dans la Loire
Saint-Just-la-Pendue est une commune rurale de 1 635 habitants (données INSEE 2023, code commune 42249), située à environ 25 kilomètres au sud-ouest de Roanne, dans la plaine du Roannais. Sa densité est de 82 habitants au kilomètre carré. La commune fait partie de l’arrondissement de Roanne, dont le tribunal judiciaire est compétent pour l’instruction de cette affaire.
Le parquet de Roanne est dirigé depuis 2024 par Xavier Laurent, ancien magistrat du Parquet national antiterroriste (PNAT), qui a succédé à Abdelkrim Grini. C’est lui qui a confirmé officiellement les chefs de mise en examen à l’AFP. Le territoire roannais fait l’objet d’une attention institutionnelle soutenue, avec une présence renforcée des services de l’État dans l’agglomération.
Dans le département de la Loire, les affaires de violences intrafamiliales graves mobilisent régulièrement les brigades de gendarmerie du secteur rural. La brigade de Balbigny, à qui l’enquête a été confiée, couvre un secteur à dominante agricole et périurbaine entre Roanne et Feurs. Par ailleurs, des formations aux métiers de la sécurité existent à Roanne, témoignant d’un tissu institutionnel local actif autour des questions judiciaires et sécuritaires.
Couverture nationale, instruction locale
L’affaire a été reprise par au moins huit médias distincts - Le Parisien, Ouest-France, Le Progrès, France 3, 20 Minutes, Europe 1, Le Pays Roannais - à partir des éléments transmis par l’AFP après la confirmation du parquet. Cette ampleur médiatique est inhabituelle pour une affaire instruite à Roanne.
Les deux mis en examen restent en détention provisoire. L’instruction judiciaire, confiée à un juge du tribunal de Roanne, est en cours. Aucune date d’audience n’a été communiquée à ce stade par le parquet.
Sources
- France 3 Auvergne-Rhône-Alpes : Abus sexuels sur une enfant de sept ans : deux parents mis en examen et placés en détention provisoire
- Le Parisien : Loire : un couple de trentenaires suspecté d'abus sexuels sur ses enfants mineurs écroué
- Le Progrès : Loire. Ils sont soupçonnés de viols sur leur fille de 7 ans
- Le Pays Roannais : Une enfant de 7 ans victime de graves abus sexuels dans le Roannais, ses parents en détention provisoire
