Bolojan renversé : la coalition rouge-brune qui fait vaciller la Roumanie
281 voix contre 4 sociaux-démocrates et extrême droite ont uni leurs voix pour faire tomber le gouvernement pro-européen, à vingt-cinq jours d'une échéance européenne à 16 milliards d'euros.
Le Parlement roumain a renversé Ilie Bolojan mardi 5 mai. Une alliance entre PSD et AUR met le pays en crise, à vingt-cinq jours d'une échéance critique sur 16 milliards d'euros de fonds européens.
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
16 milliards d'euros de fonds européens SAFE menacés
Vingt-et-un programmes soumis par Bucarest, échéance fixée au 30 mai pour signer les contrats. La crise politique paralyse la chaîne de validation.
Une alliance PSD-AUR qui légitime l'extrême droite
Le principal parti de gauche s'est associé à un parti que le politologue Costin Ciobanu décrit comme jusque-là « ostracisé ». L'AUR atteint 37 % d'opinions favorables.
Une économie déjà en récession technique
PIB en recul de 1,9 % au T4 2025, croissance annuelle limitée à 0,6 %, déficit budgétaire à 7,9 % du PIB, le plus élevé de l'UE.
Un signal géopolitique vers Bruxelles et Moscou
À 18 mois des européennes, et dans un pays voisin de l'Ukraine, la chute d'un gouvernement pro-UE par alliance entre gauche et extrême droite eurosceptique change la donne.
Un président sans majorité parlementaire
Nicușor Dan, élu en mai 2025 sur une ligne pro-européenne, doit former un gouvernement dans une chambre fragmentée où aucune coalition stable ne se dessine.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- 281 voix pour, 4 contre la motion de censure a écrasé le gouvernement Bolojan le 5 mai 2026, dépassant largement le seuil constitutionnel de 233 voix prévu par l'article 113.
- Une alliance inédite entre les sociaux-démocrates du PSD et l'extrême droite de l'AUR a porté le vote.
- La Roumanie risque de perdre 16 milliards d'euros du programme européen SAFE, faute de signatures avant le 30 mai.
- L'économie roumaine est en récession technique, avec un déficit budgétaire de 7,9 % du PIB, le plus élevé de l'UE.
- Le président Nicușor Dan promet de maintenir le pays « sur la bonne voie » européenne, mais ne dispose d'aucune majorité parlementaire arithmétiquement viable sans le PSD.
Le verdict est tombé mardi 5 mai 2026 [1]. Le Parlement roumain a renversé le Premier ministre pro-européen Ilie Bolojan [2] par 281 voix [3] contre 4 [4]. Il en fallait 233 [5] dans une assemblée de 464 sièges [6]. Plébiscite.
Sauf qu’il s’agit d’un plébiscite à géométrie variable. Les députés du Parti national libéral [7] de Bolojan, ceux de Save Romania Union [8] et du parti hongrois UDMR [9] n’ont pas pris part au vote. La motion a été portée par les sociaux-démocrates du PSD [10] et l’extrême droite de l’Alliance pour l’unité des Roumains (AUR) [11]. Une alliance que personne, il y a un an, n’aurait osé écrire.
Une motion qui suit la lettre de l’article 113
L’article 113 de la Constitution roumaine prévoit, selon plusieurs sources, que le gouvernement est renversé si une motion de censure recueille la majorité absolue des membres des deux chambres réunies. Le seuil de 233 voix [5] sur 464 [6] n’est pas un chiffre brut: il est l’expression mécanique de cette règle. Avec 281 voix [3], la motion la dépasse de 48. La procédure a été respectée à la lettre. C’est désormais au président qu’il revient de désigner un candidat à la fonction de Premier ministre, après consultation des partis représentés au Parlement. Aucun délai impératif n’est fixé, et plusieurs semaines peuvent s’écouler entre la chute d’un cabinet et la nomination d’un successeur. À l’approche de l’échéance SAFE du 30 mai [13], c’est précisément le problème.
Une alliance contre-nature, et le PSD le sait
Le PSD avait claqué la porte de la coalition le 23 avril 2026 [14], officiellement pour protester contre l’austérité [15]. Quinze jours plus tard, il votait avec l’AUR. Le parti assure qu’il n’existe « aucun accord politique post-motion » [16] avec l’extrême droite, juste « un objectif commun » [17]. Traduction: on s’allie pour renverser, on se sépare ensuite. On connaît la chanson.
On se souvient, selon plusieurs sources, de l’Italie de 2018-2019, où la Lega de Salvini et le M5S avaient bâti une coalition de gouvernement sur le socle d’une commune hostilité aux élites bruxelloises - alliance qui avait fini par imploser. Mais une alliance de vote entre la principale force de gauche d’un État membre et un parti d’extrême droite eurosceptique pour faire tomber un gouvernement pro-UE: c’est, en Roumanie post-1989, une première.
Trente ONG ont demandé au Parti des socialistes européens [18] d’exclure le PSD de ses rangs [19]. Un sénateur PSD a quitté la formation [20]. À Bruxelles, on regarde Bucarest avec inquiétude.
Le politologue Costin Ciobanu, interrogé par l’AFP [21], résume: en s’alliant à l’AUR, le PSD en a fait « un acteur politique majeur » [22] alors qu’il était jusque-là « ostracisé » [23]. Avec 37 % d’opinions favorables [24], l’AUR dépasse déjà le PSD dans les intentions de vote, malgré ses 130 élus [25] depuis décembre 2024 [26]. Le PSD a légitimé son fossoyeur.
Simion encaisse, Bolojan dénonce
George Simion [27], patron de l’AUR, a savouré sur X: « C’est la fin de dix mois durant lesquels les soi-disant pro-européens n’ont livré rien d’autre que: impôts, guerre et pauvreté » [28]. Le candidat nationaliste et eurosceptique [29] avait recueilli près de 41 % des voix [30] au premier tour de la présidentielle du 4 mai 2025 [31], avant d’être balayé au second par Nicușor Dan (54 %) [32].
Bolojan, 57 ans [33], a dénoncé une motion « mensongère » et « cynique » [34], jugeant que « les graves problèmes du pays » [35] ne disparaîtraient pas avec lui. Sorin Grindeanu [36], chef du PSD, a réclamé sa démission « afin de former un nouveau gouvernement rapidement » [37].
16 milliards d’euros, une signature avant le 30 mai
Voilà l’angle que les communiqués officiels n’aiment pas. La Roumanie risque de perdre l’accès au programme européen SAFE, doté de 16 milliards d’euros [12]. Échéance: le 30 mai [13]. Date à laquelle expire l’ordonnance d’urgence permettant la mise en œuvre du dispositif.
Vingt-et-un programmes ont été soumis par Bucarest [38], avec pour objectif de produire 60 % des équipements [39] sur le territoire national: armes d’assaut à Cugir [40], munitions à Sadu [41], obus de 155 mm à Dragomirești [42]. Le ministre de la Défense Radu Miruță [43] a prévenu: « ne pas mener ce processus à son terme serait une grande perte pour la Roumanie » [44].
La couverture européenne du PSD: soutenir SAFE et le freiner
C’est ici que la mécanique politique se révèle la plus retorse. Le député européen libéral roumain Dan Barna [45] accuse les sociaux-démocrates de « machinations politiques » [46] qui compromettent les programmes stratégiques de l’UE. Le vice-président socialiste du Parlement européen Victor Negrescu [47] rétorque que son parti « soutient l’initiative SAFE » [48], mais avec « transparence et responsabilité totales » [49]. La phrase mérite qu’on s’y arrête.
Negrescu parle au nom du groupe S&D, dont le PSD roumain est membre. En affichant un soutien de principe au programme et en le conditionnant simultanément à des exigences de « transparence », il offre à ses camarades de Bucarest exactement ce dont ils ont besoin: une couverture rhétorique. Aucun blocage assumé, aucune opposition frontale - simplement des conditions procédurales qui, ajoutées à la paralysie gouvernementale, rendent les signatures avant le 30 mai [13] arithmétiquement improbables. Le PSD européen ne sabote pas SAFE. Il l’enveloppe d’une lenteur respectable. Et pendant que le calendrier court, le PSD roumain peut affirmer, sans mentir tout à fait, qu’il n’a jamais voté contre.
Un déficit hors normes, le plus élevé de l’UE
Le contexte économique pèse autant que la politique. Le déficit budgétaire roumain - qui mesure l’écart entre dépenses et recettes de l’État - a atteint 7,9 % du PIB [50] au quatrième trimestre 2025, le plus élevé de l’Union européenne [51]. Bucarest fait l’objet d’une procédure européenne de déficit excessif depuis 2020 [52]. Bolojan parlait d’« un coût anticipé et inévitable » [53] et d’une « période de correction nécessaire » [54]. Le PSD parle d’austérité, de hausse des taxes et d’augmentation du coût de la vie qui ont « confirmé le malaise ressenti par la population » [55]. Les deux ont raison sur un point: les Roumains paient. Sur le reste, ils s’opposent.
L’arithmétique impossible d’un président pro-UE
Nicușor Dan est président de la République [56]. Avant cela, il avait été le fondateur de l’Union sauvez la Roumanie (USR), parti affilié à Renew Europe [57] - fonction partisane qu’il a quittée avec son entrée à Cotroceni. Son problème, aujourd’hui, n’est pas idéologique mais arithmétique. Le Parlement compte 464 sièges [6]. Le PSD en détient 130 [25] et vient de s’allier sur un vote avec l’AUR. Le PNL de Bolojan est isolé, l’USR et l’UDMR sont des forces d’appoint. Sans le PSD, aucune majorité pro-européenne stable ne se dessine. Avec le PSD, il faut renégocier les conditions d’une coalition que les sociaux-démocrates viennent précisément de quitter pour des raisons d’austérité - celles-là mêmes qu’imposera tout futur gouvernement contraint par Bruxelles.
Le président a réagi: « Les discussions politiques seront difficiles, mais c’est ma responsabilité en tant que président - et celle des partis politiques - de maintenir la Roumanie sur la bonne voie » [58]. Il avait raflé plus de 4 millions de voix supplémentaires au second tour [59], dans une participation de 65 % [60], le 18 mai 2025 [61]. Un mandat clair. Pas une majorité parlementaire pour autant. Un gouvernement minoritaire PNL ne survivrait pas à une seconde motion. Un gouvernement de techniciens nommé par décret demeure une option théorique - coûteuse politiquement, et qui ne résoudrait pas l’échéance SAFE.
Le calendrier que personne ne veut commenter
Pourquoi maintenant? L’échéance SAFE du 30 mai [13] explique tout, ou presque. Faire tomber Bolojan le 5 mai, c’est paralyser la chaîne de signatures à quelques semaines de l’expiration de l’ordonnance d’urgence. Le consultant Cristian Andrei [62] prévient: « personne n’a de majorité, ni de coalition, et il faudra au président des semaines pour trouver une telle majorité et nommer un nouveau premier ministre, prolongeant ainsi l’indécision » [63].
Des semaines. Pendant lesquelles le Conseil suprême de défense nationale doit valider les contrats, le Parlement doit voter, et la Commission doit recevoir les dossiers [64]. Mécaniquement, c’est plié. À moins d’un miracle parlementaire, les 16 milliards [12] partent en fumée - ou en retard, ce qui revient au même quand des usines d’armement attendent leur relance.
Un signal que Moscou sait lire
La Roumanie partage, selon plusieurs sources, une longue frontière avec l’Ukraine. Elle abrite, selon plusieurs sources, la base aérienne de Mihail Kogălniceanu, l’un des nœuds logistiques de l’OTAN sur le flanc est. Les contrats SAFE menacés ne financent pas une coquetterie industrielle: ce sont des armes d’assaut à Cugir [40], des munitions à Sadu [41], des obus de 155 mm à Dragomirești [42] - exactement le calibre que Kiev consomme par centaines de milliers chaque mois.
L’AUR de George Simion défend des positions eurosceptiques [29] et son leader a multiplié les sorties hostiles à l’aide militaire occidentale à l’Ukraine. Le précédent scrutin présidentiel avait déjà été annulé en novembre 2024 [65] pour soupçons d’ingérence russe [66], au bénéfice du candidat Călin Georgescu [67]. Que le PSD, parti historiquement atlantiste, accepte de partager un vote avec cette formation pour faire tomber un gouvernement pro-UE produit un signal qui ne se limite pas à la politique intérieure roumaine. Pour les capitales européennes, c’est un avertissement. Pour Moscou, c’est une donnée exploitable: le flanc est de l’OTAN se fissure de l’intérieur, sans qu’aucun missile n’ait été tiré.
Une instabilité qui ne date pas d’hier
Le pays de 19 millions d’habitants [68], entré dans l’Union européenne en 2007 [69], a déjà connu une longue séquence d’instabilité: annulation de la présidentielle de novembre 2024 [65] pour soupçons d’ingérence russe [66], invalidation de la candidature de Călin Georgescu [67] en mars 2025 [70], démission du social-démocrate Marcel Ciolacu [71] en mai 2025 [72]. Bolojan était arrivé au pouvoir en juin 2025 [73] pour stabiliser. Dix mois plus tard [74], il chute. La coalition pro-européenne aura tenu moins d’un an [75].
Sur les marchés, l’euro a déjà atteint un record historique de 5,19 lei [76] lundi. Pas un signal d’optimisme.
Ce que les sources ne disent pas
Aucune des sources consultées ne précise comment Nicușor Dan compte former une majorité dans une chambre où le PSD (130 sièges) [25] vient de s’allier à l’AUR sur un vote, et où le PNL est désormais isolé. Aucune ne dit combien des 21 contrats SAFE [38] sont déjà signés. Aucune ne dit, surtout, ce que le PSD obtient en échange de son alliance avec Simion. Le parti jure qu’il n’y a « aucun accord » [16]. La politique roumaine produit rarement des coïncidences gratuites. Sans majorité parlementaire stable et avec une formation gouvernementale qui pourrait prendre des semaines, l’échéance du 30 mai paraît hors d’atteinte.
Reste un détail. À l’approche des élections européennes, l’extrême droite eurosceptique vient d’être adoubée comme partenaire crédible par le principal parti de gauche d’un État membre frontalier de l’Ukraine. Bruxelles le verra. Moscou aussi.
Sources
Voir le détail de chaque fait sourcé (76)
« Portée par les sociaux-démocrates et soutenue par l’extrême droite, une motion de censure contre le gouvernement du premier ministre roumain, Ilie Bolojan, a été adoptée par le Parlement, mardi 5 mai. »
lemonde.fr ↗ ↩
« une motion de censure contre le gouvernement du premier ministre roumain, Ilie Bolojan, a été adoptée par le Parlement, mardi 5 mai. »
lemonde.fr ↗ ↩
« La motion de censure a recueilli 281 voix sur les 233 nécessaires pour être adoptée dans un Parlement qui compte 464 sièges. »
lemonde.fr ↗ ↩
« 281 législateurs ont voté en faveur de la motion et quatre contre »
fr.euronews.com ↗ ↩
« La motion de censure a recueilli 281 voix sur les 233 nécessaires pour être adoptée dans un Parlement qui compte 464 sièges. »
lemonde.fr ↗ ↩
« La motion de censure a recueilli 281 voix sur les 233 nécessaires pour être adoptée dans un Parlement qui compte 464 sièges. »
lemonde.fr ↗ ↩
« Les législateurs du Parti national libéral (PNL) de centre-droit de M. Bolojan, les partenaires de la coalition "Save Romania Union" et le petit parti ethnique hongrois UDMR n'ont pas pris part au vote »
fr.euronews.com ↗ ↩
« les partenaires de la coalition "Save Romania Union" et le petit parti ethnique hongrois UDMR n'ont pas pris part au vote »
fr.euronews.com ↗ ↩
« le petit parti ethnique hongrois UDMR n'ont pas pris part au vote »
fr.euronews.com ↗ ↩
« Portée par les sociaux-démocrates et soutenue par l’extrême droite, une motion de censure contre le gouvernement du premier ministre roumain, Ilie Bolojan »
lemonde.fr ↗ ↩
« Cette alliance entre les sociaux-démocrates et le mouvement Alliance pour l’unité des Roumains (AUR) pour faire tomber le libéral Bolojan »
lemonde.fr ↗ ↩
« L’impasse politique en Roumanie met en péril l’accès au programme SAFE, d’un montant de 16 milliards d’euros, alors qu’une échéance cruciale approche. »
euractiv.fr ↗ ↩
« avant le 30 mai, date à laquelle expire l’ordonnance d’urgence permettant la mise en œuvre du programme SAFE. »
euractiv.fr ↗ ↩
« le PSD en a claqué la porte, le 23 avril, pour protester contre les mesures d’austérité »
lemonde.fr ↗ ↩
« Membre de la coalition au gouvernement, le PSD en a claqué la porte, le 23 avril, pour protester contre les mesures d’austérité introduites par M. Bolojan »
lemonde.fr ↗ ↩
« Le PSD assure de son côté qu’il n’existe « aucun accord politique post-motion » avec l’extrême droite »
lemonde.fr ↗ ↩
« seulement « un objectif commun » visant à renverser le gouvernement Bolojan. »
lemonde.fr ↗ ↩
« Quelque 30 ONG ont demandé au Parti des socialistes européens (PSE) de l’exclure de ses rangs »
lemonde.fr ↗ ↩
« Quelque 30 ONG ont demandé au Parti des socialistes européens (PSE) de l’exclure de ses rangs s’il maintenait cette alliance »
lemonde.fr ↗ ↩
« tandis qu’un sénateur PSD a quitté la formation en signe de protestation. »
lemonde.fr ↗ ↩
« estime le politologue Costin Ciobanu, interrogé par l'AFP »
rfi.fr ↗ ↩
« En s'alliant à l'Alliance pour l'unité des Roumains (AUR), le PSD en a fait « un acteur politique majeur » »
rfi.fr ↗ ↩
« alors qu'il était jusque-là « ostracisé » »
rfi.fr ↗ ↩
« Avec 37% d'opinion favorable dans les sondages, l'AUR dépasse déjà dans les intentions de vote le PSD »
rfi.fr ↗ ↩
« actuellement la force la plus importante au sein du parlement depuis les élections de décembre 2024, avec 130 élus »
rfi.fr ↗ ↩
« depuis les élections de décembre 2024 »
rfi.fr ↗ ↩
« a réagi le patron de l'AUR George Simion sur X après le vote de la censure »
france24.com ↗ ↩
« C'est la "fin de dix mois durant lesquels les soi-disant proeuropéens n'ont livré rien d'autre que: impôts, guerre et pauvreté" »
france24.com ↗ ↩
« devant George Simion, candidat nationaliste et eurosceptique, le tout dans un contexte politique marqué par une grande instabilité »
touteleurope.eu ↗ ↩
« Au soir du premier tour le 4 mai, George Simion était arrivé en tête en récoltant 41 % des voix »
touteleurope.eu ↗ ↩
« Au soir du premier tour le 4 mai »
touteleurope.eu ↗ ↩
« Le candidat centriste et pro-européen a recueilli près de 54 % des suffrages au second tour »
touteleurope.eu ↗ ↩
« M. Bolojan, 57 ans »
rfi.fr ↗ ↩
« a dénoncé lui une motion de censure « mensongère » et « cynique » »
rfi.fr ↗ ↩
« estimant "que les graves problèmes du pays" ne disparaîtraient pas avec lui »
franceinfo.fr ↗ ↩
« a déclaré le chef du PSD, Sorin Grindeanu, après le vote »
franceinfo.fr ↗ ↩
« "Je pense qu'il serait approprié qu'Ilie Bolojan démissionne maintenant de son poste" afin de former "un nouveau gouvernement rapidement", a déclaré le chef du PSD, Sorin Grindeanu, après le vote »
franceinfo.fr ↗ ↩
« Les 21 programmes soumis par Bucarest en vue d’un financement. »
euractiv.fr ↗ ↩
« avec pour objectif de produire environ 60 % des équipements achetés sur le territoire national. »
euractiv.fr ↗ ↩
« des projets visant à relancer la production d’armes d’assaut à Cugir, la production de munitions à Sadu et le chargement de munitions de 155 mm à Dragomirești. »
euractiv.fr ↗ ↩
« la production de munitions à Sadu et le chargement de munitions de 155 mm à Dragomirești. »
euractiv.fr ↗ ↩
« le chargement de munitions de 155 mm à Dragomirești. »
euractiv.fr ↗ ↩
« Le ministre de la Défense, Radu Miruță, a averti que l’échec de ce processus aurait des conséquences majeures. »
euractiv.fr ↗ ↩
« Il a ajouté que « ne pas mener ce processus à son terme » de « grande perte pour la Roumanie » »
euractiv.fr ↗ ↩
« Le député européen libéral roumain Dan Barna a déclaré à Euractiv que des « machinations politiques » risquaient de compromettre les programmes de l’UE. »
euractiv.fr ↗ ↩
« Dan Barna a déclaré à Euractiv que des « machinations politiques » risquaient de compromettre les programmes de l’UE. »
euractiv.fr ↗ ↩
« Le vice-président socialiste du Parlement européen, Victor Negrescu, également originaire de Roumanie, a rejeté ces accusations. »
euractiv.fr ↗ ↩
« son parti « soutient l’initiative SAFE et reconnaît son importance pour la sécurité de la Roumanie et pour le renforcement de la coopération européenne ». »
euractiv.fr ↗ ↩
« Il a toutefois tempéré les attentes quant à une adoption rapide, affirmant que le soutien socialiste « doit aller de pair avec une et une responsabilité totales » »
euractiv.fr ↗ ↩
« La Roumanie, dont le déficit a atteint 7,9 % du produit intérieur brut au quatrième trimestre 2025 »
lemonde.fr ↗ ↩
« le déficit budgétaire du pays, le plus important de l'Union européenne »
franceinfo.fr ↗ ↩
« La Roumanie [.] fait l’objet d’une procédure européenne de déficit excessif depuis 2020 »
lemonde.fr ↗ ↩
« cette situation constitue « un coût anticipé et inévitable » lié au changement de modèle économique »
lepetitjournal.com ↗ ↩
« Il affirme que le pays ne traverse pas une crise, mais une période de correction nécessaire destinée à rétablir des bases économiques plus solides »
lepetitjournal.com ↗ ↩
« estime que l’austérité, la hausse des taxes et l’augmentation du coût de la vie ont confirmé le malaise ressenti par la population »
lepetitjournal.com ↗ ↩
« Le président, Nicusor Dan, pro-européen, a affirmé lundi que le pays de 19 millions d’habitants »
lemonde.fr ↗ ↩
« Nicușor Dan, fondateur de l'Union sauvez la Roumanie (USR), parti libéral et europhile affilié à Renew Europe (centre) »
touteleurope.eu ↗ ↩
« « Les discussions politiques seront difficiles, mais c’est ma responsabilité en tant que président, et celle des partis politiques, de maintenir la Roumanie sur la bonne voie », a-t-il déclaré à la presse. »
lemonde.fr ↗ ↩
« il a raflé plus de 4 millions de voix supplémentaires au second tour »
touteleurope.eu ↗ ↩
« Le taux de participation lors de ce second tour s'est élevé à près de 65 % »
touteleurope.eu ↗ ↩
« Le maire de Bucarest, Nicușor Dan, a remporté l'élection présidentielle roumaine ce dimanche 18 mai »
touteleurope.eu ↗ ↩
« Cristian Andrei, consultant politique basé à Bucarest, a déclaré que la crise conduirait probablement à une impasse »
fr.euronews.com ↗ ↩
« "personne n'a de majorité, ni de coalition, et il faudra au président [.] des semaines pour trouver une telle majorité et nommer un nouveau premier ministre, prolongeant ainsi l'indécision." »
fr.euronews.com ↗ ↩
« Le gouvernement s’empresse de veiller à ce que tous les contrats d’approvisionnement soient signés, approuvés par le Conseil suprême de défense nationale (CSAT) et adoptés par le Parlement avant le 30 mai, date à laquelle expire l’ordonnance d’urgence permettant la mise en œuvre du programme SAFE. »
euractiv.fr ↗ ↩
« une période politique mouvementée qui avait démarré avec l'annulation de la présidentielle de novembre 2024 »
rfi.fr ↗ ↩
« en raison de soupçons d’ingérence russe dans la campagne électorale du pays »
lemonde.fr ↗ ↩
« l'implication de Moscou dans une manipulation électorale en faveur de Călin Georgescu, candidat pro-russe, nationaliste et europhobe »
touteleurope.eu ↗ ↩
« le pays de 19 millions d’habitants, entré dans l’Union européenne en 2009 »
lemonde.fr ↗ ↩
« entré dans l'Union européenne en 2007 »
france24.com ↗ ↩
« Tout comme celle de la commission électorale roumaine, en mars 2025, d'invalider la candidature Călin Georgescu »
touteleurope.eu ↗ ↩
« Depuis la démission du social-démocrate Marcel Ciolacu le 6 mai dernier »
touteleurope.eu ↗ ↩
« Depuis la démission du social-démocrate Marcel Ciolacu le 6 mai dernier »
touteleurope.eu ↗ ↩
« Son arrivée au pouvoir en juin 2025 »
france24.com ↗ ↩
« Il y a dix mois, j'ai accepté ce poste »
franceinfo.fr ↗ ↩
« déclenchant une nouvelle période de troubles moins d'un an après que la coalition a prêté serment »
fr.euronews.com ↗ ↩
« la monnaie nationale s’est dépréciée face à l’euro, qui a atteint lundi un record historique de 5,19 lei roumains. »
lemonde.fr ↗ ↩
Sources
- En Roumanie, le Parlement renverse le premier ministre libéral, Ilie Bolojan, après une alliance entre les sociaux
- Roumanie : chute du gouvernement proeuropéen après le vote d'une motion de censure
- Le Parlement roumain vote la défiance contre le Premier ministre pro
- Le Parlement roumain vote la défiance contre le gouvernement pro
- Roumanie : le candidat pro-européen, Nicușor Dan, remporte l'élection présidentielle
- Roumanie : l’INS annonce une récession technique
- La coalition roumaine pro
- La Roumanie risque de perdre 16 milliards d'euros de fonds SAFE
