Bolojan renversé : la coalition rouge-brune qui fait vaciller la Roumanie

281 voix contre 4 sociaux-démocrates et extrême droite ont uni leurs voix pour faire tomber le gouvernement pro-européen, à vingt-cinq jours d'une échéance européenne à 16 milliards d'euros.

Bolojan renversé : la coalition rouge-brune qui fait vaciller la Roumanie
Bolojan renversé : la coalition rouge-brune qui fait vaciller la Roumanie Illustration Claire Delattre / info.fr

Le Parlement roumain a renversé Ilie Bolojan mardi 5 mai. Une alliance entre PSD et AUR met le pays en crise, à vingt-cinq jours d'une échéance critique sur 16 milliards d'euros de fonds européens.

L'essentiel - les faits vérifiés
  • 281 voix pour, 4 contre la motion de censure a écrasé le gouvernement Bolojan le 5 mai 2026, dépassant largement le seuil constitutionnel de 233 voix prévu par l'article 113.
  • Une alliance inédite entre les sociaux-démocrates du PSD et l'extrême droite de l'AUR a porté le vote.
  • La Roumanie risque de perdre 16 milliards d'euros du programme européen SAFE, faute de signatures avant le 30 mai.
  • L'économie roumaine est en récession technique, avec un déficit budgétaire de 7,9 % du PIB, le plus élevé de l'UE.
  • Le président Nicușor Dan promet de maintenir le pays « sur la bonne voie » européenne, mais ne dispose d'aucune majorité parlementaire arithmétiquement viable sans le PSD.

Le verdict est tombé mardi 5 mai 2026 [1]. Le Parlement roumain a renversé le Premier ministre pro-européen Ilie Bolojan [2] par 281 voix [3] contre 4 [4]. Il en fallait 233 [5] dans une assemblée de 464 sièges [6]. Plébiscite.

LES ENJEUX
16 milliards d'euros de fonds européens SAFE menacés
Vingt-et-un programmes soumis par Bucarest, échéance fixée au 30 mai pour signer les contrats. La crise politique paralyse la chaîne de validation.
Une alliance PSD-AUR qui légitime l'extrême droite
Le principal parti de gauche s'est associé à un parti que le politologue Costin Ciobanu décrit comme jusque-là « ostracisé ». L'AUR atteint 37 % d'opinions favorables.
Une économie déjà en récession technique
PIB en recul de 1,9 % au T4 2025, croissance annuelle limitée à 0,6 %, déficit budgétaire à 7,9 % du PIB - le plus élevé de l'UE.
Un signal géopolitique vers Bruxelles et Moscou
À 18 mois des européennes, et dans un pays voisin de l'Ukraine, la chute d'un gouvernement pro-UE par alliance entre gauche et extrême droite eurosceptique change la donne.
Un président sans majorité parlementaire
Nicușor Dan, élu en mai 2025 sur une ligne pro-européenne, doit former un gouvernement dans une chambre fragmentée où aucune coalition stable ne se dessine.

Sauf qu’il s’agit d’un plébiscite à géométrie variable. Les députés du Parti national libéral [7] de Bolojan, ceux de Save Romania Union [8] et du parti hongrois UDMR [9] n’ont pas pris part au vote. La motion a été portée par les sociaux-démocrates du PSD [10] et l’extrême droite de l’Alliance pour l’unité des Roumains (AUR) [11]. Une alliance que personne, il y a un an, n’aurait osé écrire.

Une motion qui suit la lettre de l’article 113

L’article 113 de la Constitution roumaine prévoit, selon plusieurs sources, que le gouvernement est renversé si une motion de censure recueille la majorité absolue des membres des deux chambres réunies. Le seuil de 233 voix [5] sur 464 [6] n’est pas un chiffre brut: il est l’expression mécanique de cette règle. Avec 281 voix [3], la motion la dépasse de 48. La procédure a été respectée à la lettre. C’est désormais au président qu’il revient de désigner un candidat à la fonction de Premier ministre, après consultation des partis représentés au Parlement. Aucun délai impératif n’est fixé, et plusieurs semaines peuvent s’écouler entre la chute d’un cabinet et la nomination d’un successeur. À l’approche de l’échéance SAFE du 30 mai [13], c’est précisément le problème.

Une alliance contre-nature, et le PSD le sait

Publicité

Le PSD avait claqué la porte de la coalition le 23 avril 2026 [14], officiellement pour protester contre l’austérité [15]. Quinze jours plus tard, il votait avec l’AUR. Le parti assure qu’il n’existe « aucun accord politique post-motion » [16] avec l’extrême droite, juste « un objectif commun » [17]. Traduction: on s’allie pour renverser, on se sépare ensuite. On connaît la chanson.

On se souvient, selon plusieurs sources, de l’Italie de 2018-2019, où la Lega de Salvini et le M5S avaient bâti une coalition de gouvernement sur le socle d’une commune hostilité aux élites bruxelloises - alliance qui avait fini par imploser. Mais une alliance de vote entre la principale force de gauche d’un État membre et un parti d’extrême droite eurosceptique pour faire tomber un gouvernement pro-UE: c’est, en Roumanie post-1989, une première.

Trente ONG ont demandé au Parti des socialistes européens [18] d’exclure le PSD de ses rangs [19]. Un sénateur PSD a quitté la formation [20]. À Bruxelles, on regarde Bucarest avec inquiétude.

Le politologue Costin Ciobanu, interrogé par l’AFP [21], résume: en s’alliant à l’AUR, le PSD en a fait « un acteur politique majeur » [22] alors qu’il était jusque-là « ostracisé » [23]. Avec 37 % d’opinions favorables [24], l’AUR dépasse déjà le PSD dans les intentions de vote, malgré ses 130 élus [25] depuis décembre 2024 [26]. Le PSD a légitimé son fossoyeur.

Simion encaisse, Bolojan dénonce

George Simion [27], patron de l’AUR, a savouré sur X: « C’est la fin de dix mois durant lesquels les soi-disant pro-européens n’ont livré rien d’autre que: impôts, guerre et pauvreté » [28]. Le candidat nationaliste et eurosceptique [29] avait recueilli près de 41 % des voix [30] au premier tour de la présidentielle du 4 mai 2025 [31], avant d’être balayé au second par Nicușor Dan (54 %) [32].

George Simion, patron de l'AUR
« C'est la fin de dix mois durant lesquels les soi-disant pro-européens n'ont livré rien d'autre que: impôts, guerre et pauvreté. »
George Simion, patron de l'AUR
5 mai 2026, sur X
Ilie Bolojan, Premier ministre renversé
« J'ai accepté ce poste et j'ai été confronté à une situation difficile où je devais faire ce qui était juste. Pas ce qui était populaire, mais ce qui était nécessaire. »
Ilie Bolojan, Premier ministre renversé
5 mai 2026, après le vote

Bolojan, 57 ans [33], a dénoncé une motion « mensongère » et « cynique » [34], jugeant que « les graves problèmes du pays » [35] ne disparaîtraient pas avec lui. Sorin Grindeanu [36], chef du PSD, a réclamé sa démission « afin de former un nouveau gouvernement rapidement » [37].

16 milliards d’euros, une signature avant le 30 mai

Voilà l’angle que les communiqués officiels n’aiment pas. La Roumanie risque de perdre l’accès au programme européen SAFE, doté de 16 milliards d’euros [12]. Échéance: le 30 mai [13]. Date à laquelle expire l’ordonnance d’urgence permettant la mise en œuvre du dispositif.

Vingt-et-un programmes ont été soumis par Bucarest [38], avec pour objectif de produire 60 % des équipements [39] sur le territoire national: armes d’assaut à Cugir [40], munitions à Sadu [41], obus de 155 mm à Dragomirești [42]. Le ministre de la Défense Radu Miruță [43] a prévenu: « ne pas mener ce processus à son terme serait une grande perte pour la Roumanie » [44].

La couverture européenne du PSD: soutenir SAFE et le freiner

C’est ici que la mécanique politique se révèle la plus retorse. Le député européen libéral roumain Dan Barna [45] accuse les sociaux-démocrates de « machinations politiques » [46] qui compromettent les programmes stratégiques de l’UE. Le vice-président socialiste du Parlement européen Victor Negrescu [47] rétorque que son parti « soutient l’initiative SAFE » [48], mais avec « transparence et responsabilité totales » [49]. La phrase mérite qu’on s’y arrête.

Negrescu parle au nom du groupe S&D, dont le PSD roumain est membre. En affichant un soutien de principe au programme et en le conditionnant simultanément à des exigences de « transparence », il offre à ses camarades de Bucarest exactement ce dont ils ont besoin: une couverture rhétorique. Aucun blocage assumé, aucune opposition frontale - simplement des conditions procédurales qui, ajoutées à la paralysie gouvernementale, rendent les signatures avant le 30 mai [13] arithmétiquement improbables. Le PSD européen ne sabote pas SAFE. Il l’enveloppe d’une lenteur respectable. Et pendant que le calendrier court, le PSD roumain peut affirmer, sans mentir tout à fait, qu’il n’a jamais voté contre.

Qui demande quoi à Bucarest
Nicușor Dan, présidentMaintenir le pays « sur la bonne voie » européenne
PSD (Grindeanu)Démission immédiate, nouveau gouvernement
AUR (Simion)Restaurer « l'espoir des Roumains »
PNL (Bolojan)A refusé de prendre part au vote
16 MILLIARDS €de contrats SAFE [12] que la Roumanie risque de perdre, l'ordonnance d'urgence expirant le 30 mai [13].

Un déficit hors normes, le plus élevé de l’UE

Le contexte économique pèse autant que la politique. Le déficit budgétaire roumain - qui mesure l’écart entre dépenses et recettes de l’État - a atteint 7,9 % du PIB [50] au quatrième trimestre 2025, le plus élevé de l’Union européenne [51]. Bucarest fait l’objet d’une procédure européenne de déficit excessif depuis 2020 [52]. Bolojan parlait d’« un coût anticipé et inévitable » [53] et d’une « période de correction nécessaire » [54]. Le PSD parle d’austérité, de hausse des taxes et d’augmentation du coût de la vie qui ont « confirmé le malaise ressenti par la population » [55]. Les deux ont raison sur un point: les Roumains paient. Sur le reste, ils s’opposent.

L’arithmétique impossible d’un président pro-UE

Nicușor Dan est président de la République [56]. Avant cela, il avait été le fondateur de l’Union sauvez la Roumanie (USR), parti affilié à Renew Europe [57] - fonction partisane qu’il a quittée avec son entrée à Cotroceni. Son problème, aujourd’hui, n’est pas idéologique mais arithmétique. Le Parlement compte 464 sièges [6]. Le PSD en détient 130 [25] et vient de s’allier sur un vote avec l’AUR. Le PNL de Bolojan est isolé, l’USR et l’UDMR sont des forces d’appoint. Sans le PSD, aucune majorité pro-européenne stable ne se dessine. Avec le PSD, il faut renégocier les conditions d’une coalition que les sociaux-démocrates viennent précisément de quitter pour des raisons d’austérité - celles-là mêmes qu’imposera tout futur gouvernement contraint par Bruxelles.

Le président a réagi: « Les discussions politiques seront difficiles, mais c’est ma responsabilité en tant que président - et celle des partis politiques - de maintenir la Roumanie sur la bonne voie » [58]. Il avait raflé plus de 4 millions de voix supplémentaires au second tour [59], dans une participation de 65 % [60], le 18 mai 2025 [61]. Un mandat clair. Pas une majorité parlementaire pour autant. Un gouvernement minoritaire PNL ne survivrait pas à une seconde motion. Un gouvernement de techniciens nommé par décret demeure une option théorique - coûteuse politiquement, et qui ne résoudrait pas l’échéance SAFE.

Le calendrier que personne ne veut commenter

Pourquoi maintenant? L’échéance SAFE du 30 mai [13] explique tout, ou presque. Faire tomber Bolojan le 5 mai, c’est paralyser la chaîne de signatures à quelques semaines de l’expiration de l’ordonnance d’urgence. Le consultant Cristian Andrei [62] prévient: « personne n’a de majorité, ni de coalition, et il faudra au président des semaines pour trouver une telle majorité et nommer un nouveau premier ministre, prolongeant ainsi l’indécision » [63].

Des semaines. Pendant lesquelles le Conseil suprême de défense nationale doit valider les contrats, le Parlement doit voter, et la Commission doit recevoir les dossiers [64]. Mécaniquement, c’est plié. À moins d’un miracle parlementaire, les 16 milliards [12] partent en fumée - ou en retard, ce qui revient au même quand des usines d’armement attendent leur relance.

Un signal que Moscou sait lire

La Roumanie partage, selon plusieurs sources, une longue frontière avec l’Ukraine. Elle abrite, selon plusieurs sources, la base aérienne de Mihail Kogălniceanu, l’un des nœuds logistiques de l’OTAN sur le flanc est. Les contrats SAFE menacés ne financent pas une coquetterie industrielle: ce sont des armes d’assaut à Cugir [40], des munitions à Sadu [41], des obus de 155 mm à Dragomirești [42] - exactement le calibre que Kiev consomme par centaines de milliers chaque mois.

L’AUR de George Simion défend des positions eurosceptiques [29] et son leader a multiplié les sorties hostiles à l’aide militaire occidentale à l’Ukraine. Le précédent scrutin présidentiel avait déjà été annulé en novembre 2024 [65] pour soupçons d’ingérence russe [66], au bénéfice du candidat Călin Georgescu [67]. Que le PSD, parti historiquement atlantiste, accepte de partager un vote avec cette formation pour faire tomber un gouvernement pro-UE produit un signal qui ne se limite pas à la politique intérieure roumaine. Pour les capitales européennes, c’est un avertissement. Pour Moscou, c’est une donnée exploitable: le flanc est de l’OTAN se fissure de l’intérieur, sans qu’aucun missile n’ait été tiré.

Une instabilité qui ne date pas d’hier

Le pays de 19 millions d’habitants [68], entré dans l’Union européenne en 2007 [69], a déjà connu une longue séquence d’instabilité: annulation de la présidentielle de novembre 2024 [65] pour soupçons d’ingérence russe [66], invalidation de la candidature de Călin Georgescu [67] en mars 2025 [70], démission du social-démocrate Marcel Ciolacu [71] en mai 2025 [72]. Bolojan était arrivé au pouvoir en juin 2025 [73] pour stabiliser. Dix mois plus tard [74], il chute. La coalition pro-européenne aura tenu moins d’un an [75].

Sur les marchés, l’euro a déjà atteint un record historique de 5,19 lei [76] lundi. Pas un signal d’optimisme.

Chiffres-clés de la chute du gouvernement Bolojan en Roumanie: score du vote, fonds européens en jeu, indicateurs économiques.
Chiffres-clés de la chute du gouvernement Bolojan en Roumanie: score du vote, fonds européens en jeu, indicateurs économiques.

Ce que les sources ne disent pas

Aucune des sources consultées ne précise comment Nicușor Dan compte former une majorité dans une chambre où le PSD (130 sièges) [25] vient de s’allier à l’AUR sur un vote, et où le PNL est désormais isolé. Aucune ne dit combien des 21 contrats SAFE [38] sont déjà signés. Aucune ne dit, surtout, ce que le PSD obtient en échange de son alliance avec Simion. Le parti jure qu’il n’y a « aucun accord » [16]. La politique roumaine produit rarement des coïncidences gratuites. Sans majorité parlementaire stable et avec une formation gouvernementale qui pourrait prendre des semaines, l’échéance du 30 mai paraît hors d’atteinte.

Reste un détail. À l’approche des élections européennes, l’extrême droite eurosceptique vient d’être adoubée comme partenaire crédible par le principal parti de gauche d’un État membre frontalier de l’Ukraine. Bruxelles le verra. Moscou aussi.

Sources

8 sources vérifiées · 76 faits sourcés

Voir le détail de chaque fait sourcé (76)
  1. 5 mai 2026 - Date d'adoption de la motion de censure contre le gouvernement Bolojan.
    « Portée par les sociaux-démocrates et soutenue par l’extrême droite, une motion de censure contre le gouvernement du premier ministre roumain, Ilie Bolojan, a été adoptée par le Parlement, mardi 5 mai. »
    lemonde.fr ↗
  2. Ilie Bolojan, premier ministre roumain - Premier ministre roumain renversé par la motion de censure.
    « une motion de censure contre le gouvernement du premier ministre roumain, Ilie Bolojan, a été adoptée par le Parlement, mardi 5 mai. »
    lemonde.fr ↗
  3. 281 - Nombre de voix recueillies par la motion de censure contre le gouvernement Bolojan.
    « La motion de censure a recueilli 281 voix sur les 233 nécessaires pour être adoptée dans un Parlement qui compte 464 sièges. »
    lemonde.fr ↗
  4. 4 - Nombre de législateurs ayant voté contre la motion de défiance
    « 281 législateurs ont voté en faveur de la motion et quatre contre »
    fr.euronews.com ↗
  5. 233 - Nombre de voix nécessaires pour adopter une motion de censure au Parlement roumain.
    « La motion de censure a recueilli 281 voix sur les 233 nécessaires pour être adoptée dans un Parlement qui compte 464 sièges. »
    lemonde.fr ↗
  6. 464 - Nombre total de sièges au Parlement roumain.
    « La motion de censure a recueilli 281 voix sur les 233 nécessaires pour être adoptée dans un Parlement qui compte 464 sièges. »
    lemonde.fr ↗
  7. Parti national libéral (PNL), parti de centre-droit en Roumanie dirigé par Ilie Bolojan - Identité du parti du Premier ministre Ilie Bolojan
    « Les législateurs du Parti national libéral (PNL) de centre-droit de M. Bolojan, les partenaires de la coalition "Save Romania Union" et le petit parti ethnique hongrois UDMR n'ont pas pris part au vote »
    fr.euronews.com ↗
  8. Save Romania Union, partenaire de la coalition gouvernementale roumaine - Identité d'un partenaire de la coalition gouvernementale
    « les partenaires de la coalition "Save Romania Union" et le petit parti ethnique hongrois UDMR n'ont pas pris part au vote »
    fr.euronews.com ↗
  9. UDMR, petit parti ethnique hongrois en Roumanie - Identité d'un partenaire minoritaire de la coalition gouvernementale
    « le petit parti ethnique hongrois UDMR n'ont pas pris part au vote »
    fr.euronews.com ↗
  10. Parti social-démocrate (PSD), parti politique roumain - Parti politique ayant porté la motion de censure avec le soutien de l'extrême droite.
    « Portée par les sociaux-démocrates et soutenue par l’extrême droite, une motion de censure contre le gouvernement du premier ministre roumain, Ilie Bolojan »
    lemonde.fr ↗
  11. Alliance pour l’unité des Roumains (AUR), mouvement d'extrême droite roumain - Mouvement d'extrême droite ayant soutenu la motion de censure.
    « Cette alliance entre les sociaux-démocrates et le mouvement Alliance pour l’unité des Roumains (AUR) pour faire tomber le libéral Bolojan »
    lemonde.fr ↗
  12. 16 milliards d'euros - Montant du programme SAFE dont la Roumanie risque de perdre l'accès.
    « L’impasse politique en Roumanie met en péril l’accès au programme SAFE, d’un montant de 16 milliards d’euros, alors qu’une échéance cruciale approche. »
    euractiv.fr ↗
  13. 30 mai - Date d'expiration de l'ordonnance d'urgence permettant la mise en œuvre du programme SAFE.
    « avant le 30 mai, date à laquelle expire l’ordonnance d’urgence permettant la mise en œuvre du programme SAFE. »
    euractiv.fr ↗
  14. 23 avril 2026 - Date à laquelle le PSD a quitté la coalition gouvernementale.
    « le PSD en a claqué la porte, le 23 avril, pour protester contre les mesures d’austérité »
    lemonde.fr ↗
  15. Le PSD a quitté la coalition gouvernementale le 23 avril 2026 pour protester contre les mesures d'austérité. - Action du PSD menant à la motion de censure.
    « Membre de la coalition au gouvernement, le PSD en a claqué la porte, le 23 avril, pour protester contre les mesures d’austérité introduites par M. Bolojan »
    lemonde.fr ↗
  16. aucun accord politique post-motion - Déclaration du PSD concernant l'absence d'accord avec l'extrême droite après la motion.
    « Le PSD assure de son côté qu’il n’existe « aucun accord politique post-motion » avec l’extrême droite »
    lemonde.fr ↗
  17. un objectif commun visant à renverser le gouvernement Bolojan - Déclaration du PSD sur l'objectif partagé avec l'extrême droite.
    « seulement « un objectif commun » visant à renverser le gouvernement Bolojan. »
    lemonde.fr ↗
  18. Parti des socialistes européens (PSE), parti politique européen - Parti européen auquel appartient le PSD et visé par une demande d'exclusion.
    « Quelque 30 ONG ont demandé au Parti des socialistes européens (PSE) de l’exclure de ses rangs »
    lemonde.fr ↗
  19. 30 ONG ont demandé au Parti des socialistes européens (PSE) d'exclure le PSD de ses rangs. - Réaction d'ONG suite à l'alliance du PSD avec l'extrême droite.
    « Quelque 30 ONG ont demandé au Parti des socialistes européens (PSE) de l’exclure de ses rangs s’il maintenait cette alliance »
    lemonde.fr ↗
  20. Un sénateur PSD a quitté la formation en signe de protestation contre l'alliance avec l'extrême droite. - Démission d'un membre du PSD en réaction à l'alliance avec l'AUR.
    « tandis qu’un sénateur PSD a quitté la formation en signe de protestation. »
    lemonde.fr ↗
  21. Costin Ciobanu, politologue - Expert cité par l'AFP sur l'alliance entre le PSD et l'AUR.
    « estime le politologue Costin Ciobanu, interrogé par l'AFP »
    rfi.fr ↗
  22. un acteur politique majeur - Déclaration de Costin Ciobanu sur l'AUR après son alliance avec le PSD.
    « En s'alliant à l'Alliance pour l'unité des Roumains (AUR), le PSD en a fait « un acteur politique majeur » »
    rfi.fr ↗
  23. ostracisé - Déclaration de Costin Ciobanu sur le statut antérieur de l'AUR.
    « alors qu'il était jusque-là « ostracisé » »
    rfi.fr ↗
  24. 37% - Opinion favorable de l'AUR dans les sondages.
    « Avec 37% d'opinion favorable dans les sondages, l'AUR dépasse déjà dans les intentions de vote le PSD »
    rfi.fr ↗
  25. 130 élus - Nombre d'élus du PSD au Parlement depuis les élections de décembre 2024.
    « actuellement la force la plus importante au sein du parlement depuis les élections de décembre 2024, avec 130 élus »
    rfi.fr ↗
  26. décembre 2024 - Date des élections parlementaires roumaines.
    « depuis les élections de décembre 2024 »
    rfi.fr ↗
  27. George Simion, patron de l'Alliance pour l'unité des Roumains (AUR) - Dirigeant de l'AUR ayant réagi à la motion de censure.
    « a réagi le patron de l'AUR George Simion sur X après le vote de la censure »
    france24.com ↗
  28. C'est la fin de dix mois durant lesquels les soi-disant proeuropéens n'ont livré rien d'autre que: impôts, guerre et pauvreté - Déclaration de George Simion après le vote de la motion de censure.
    « C'est la "fin de dix mois durant lesquels les soi-disant proeuropéens n'ont livré rien d'autre que: impôts, guerre et pauvreté" »
    france24.com ↗
  29. George Simion, candidat nationaliste et eurosceptique, leader de l'Alliance pour l'unité des Roumains (AUR, affilié aux Conservateurs et réformistes européens) - Candidat battu au second tour de l'élection présidentielle roumaine.
    « devant George Simion, candidat nationaliste et eurosceptique, le tout dans un contexte politique marqué par une grande instabilité »
    touteleurope.eu ↗
  30. 41 % - Pourcentage des voix obtenues par George Simion au premier tour.
    « Au soir du premier tour le 4 mai, George Simion était arrivé en tête en récoltant 41 % des voix »
    touteleurope.eu ↗
  31. 4 mai - Date du premier tour de l'élection présidentielle roumaine.
    « Au soir du premier tour le 4 mai »
    touteleurope.eu ↗
  32. près de 54 % - Pourcentage des suffrages obtenus par Nicușor Dan au second tour.
    « Le candidat centriste et pro-européen a recueilli près de 54 % des suffrages au second tour »
    touteleurope.eu ↗
  33. 57 ans - Âge d'Ilie Bolojan.
    « M. Bolojan, 57 ans »
    rfi.fr ↗
  34. une motion de censure « mensongère » et « cynique » - Réaction d'Ilie Bolojan à la motion de censure.
    « a dénoncé lui une motion de censure « mensongère » et « cynique » »
    rfi.fr ↗
  35. les graves problèmes du pays ne disparaîtraient pas avec lui - Déclaration d'Ilie Bolojan sur les problèmes du pays.
    « estimant "que les graves problèmes du pays" ne disparaîtraient pas avec lui »
    franceinfo.fr ↗
  36. Sorin Grindeanu, chef du PSD (Parti social-démocrate) - Identité et fonction du dirigeant du PSD.
    « a déclaré le chef du PSD, Sorin Grindeanu, après le vote »
    franceinfo.fr ↗
  37. "Je pense qu'il serait approprié qu'Ilie Bolojan démissionne maintenant de son poste" afin de former "un nouveau gouvernement rapidement" - Déclaration de Sorin Grindeanu après le vote de la motion de censure.
    « "Je pense qu'il serait approprié qu'Ilie Bolojan démissionne maintenant de son poste" afin de former "un nouveau gouvernement rapidement", a déclaré le chef du PSD, Sorin Grindeanu, après le vote »
    franceinfo.fr ↗
  38. 21 - Nombre de programmes soumis par la Roumanie pour un financement SAFE.
    « Les 21 programmes soumis par Bucarest en vue d’un financement. »
    euractiv.fr ↗
  39. 60 % - Objectif de production nationale des équipements achetés dans le cadre du programme SAFE.
    « avec pour objectif de produire environ 60 % des équipements achetés sur le territoire national. »
    euractiv.fr ↗
  40. Relancer la production d’armes d’assaut à Cugir - Un des projets inclus dans les programmes soumis pour le financement SAFE.
    « des projets visant à relancer la production d’armes d’assaut à Cugir, la production de munitions à Sadu et le chargement de munitions de 155 mm à Dragomirești. »
    euractiv.fr ↗
  41. Relancer la production de munitions à Sadu - Un des projets inclus dans les programmes soumis pour le financement SAFE.
    « la production de munitions à Sadu et le chargement de munitions de 155 mm à Dragomirești. »
    euractiv.fr ↗
  42. Relancer le chargement de munitions de 155 mm à Dragomirești - Un des projets inclus dans les programmes soumis pour le financement SAFE.
    « le chargement de munitions de 155 mm à Dragomirești. »
    euractiv.fr ↗
  43. Radu Miruță, ministre de la Défense de la Roumanie - Ministre avertissant des conséquences d'un échec du processus SAFE.
    « Le ministre de la Défense, Radu Miruță, a averti que l’échec de ce processus aurait des conséquences majeures. »
    euractiv.fr ↗
  44. ne pas mener ce processus à son terme serait une grande perte pour la Roumanie - Déclaration du ministre de la Défense Radu Miruță sur les conséquences d'un échec.
    « Il a ajouté que « ne pas mener ce processus à son terme » de « grande perte pour la Roumanie » »
    euractiv.fr ↗
  45. Dan Barna, député européen libéral roumain - Député européen accusant les sociaux-démocrates de machinations politiques.
    « Le député européen libéral roumain Dan Barna a déclaré à Euractiv que des « machinations politiques » risquaient de compromettre les programmes de l’UE. »
    euractiv.fr ↗
  46. des machinations politiques risquent de compromettre les programmes de l’UE - Déclaration de Dan Barna sur les risques liés au blocage politique.
    « Dan Barna a déclaré à Euractiv que des « machinations politiques » risquaient de compromettre les programmes de l’UE. »
    euractiv.fr ↗
  47. Victor Negrescu, vice-président socialiste du Parlement européen et originaire de Roumanie - Vice-président socialiste rejetant les accusations contre son parti.
    « Le vice-président socialiste du Parlement européen, Victor Negrescu, également originaire de Roumanie, a rejeté ces accusations. »
    euractiv.fr ↗
  48. mon parti soutient l’initiative SAFE et reconnaît son importance pour la sécurité de la Roumanie et pour le renforcement de la coopération européenne - Déclaration de Victor Negrescu sur le soutien de son parti au programme SAFE.
    « son parti « soutient l’initiative SAFE et reconnaît son importance pour la sécurité de la Roumanie et pour le renforcement de la coopération européenne ». »
    euractiv.fr ↗
  49. ce soutien doit aller de pair avec une et une responsabilité totales - Condition posée par Victor Negrescu pour le soutien socialiste.
    « Il a toutefois tempéré les attentes quant à une adoption rapide, affirmant que le soutien socialiste « doit aller de pair avec une et une responsabilité totales » »
    euractiv.fr ↗
  50. 7,9 % - Déficit budgétaire de la Roumanie au quatrième trimestre 2025 en pourcentage du PIB.
    « La Roumanie, dont le déficit a atteint 7,9 % du produit intérieur brut au quatrième trimestre 2025 »
    lemonde.fr ↗
  51. Roumanie, pays membre de l'Union européenne - Pays concerné par la motion de censure.
    « le déficit budgétaire du pays, le plus important de l'Union européenne »
    franceinfo.fr ↗
  52. 2020 - Année depuis laquelle la Roumanie fait l'objet d'une procédure européenne de déficit excessif.
    « La Roumanie [.] fait l’objet d’une procédure européenne de déficit excessif depuis 2020 »
    lemonde.fr ↗
  53. un coût anticipé et inévitable - Déclaration du Premier ministre Ilie Bolojan sur la récession technique
    « cette situation constitue « un coût anticipé et inévitable » lié au changement de modèle économique »
    lepetitjournal.com ↗
  54. le pays ne traverse pas une crise, mais une période de correction nécessaire destinée à rétablir des bases économiques plus solides - Déclaration du Premier ministre Ilie Bolojan sur la nature de la récession
    « Il affirme que le pays ne traverse pas une crise, mais une période de correction nécessaire destinée à rétablir des bases économiques plus solides »
    lepetitjournal.com ↗
  55. l’austérité, la hausse des taxes et l’augmentation du coût de la vie ont confirmé le malaise ressenti par la population - Déclaration de Sorin Grindeanu sur les conséquences des mesures gouvernementales
    « estime que l’austérité, la hausse des taxes et l’augmentation du coût de la vie ont confirmé le malaise ressenti par la population »
    lepetitjournal.com ↗
  56. Nicusor Dan, président roumain pro-européen - Président roumain affirmant la poursuite de l'orientation pro-occidentale du pays.
    « Le président, Nicusor Dan, pro-européen, a affirmé lundi que le pays de 19 millions d’habitants »
    lemonde.fr ↗
  57. Nicușor Dan, fondateur de l'Union sauvez la Roumanie (USR), parti libéral et europhile affilié à Renew Europe (centre) - Fonction et affiliation politique de Nicușor Dan.
    « Nicușor Dan, fondateur de l'Union sauvez la Roumanie (USR), parti libéral et europhile affilié à Renew Europe (centre) »
    touteleurope.eu ↗
  58. Les discussions politiques seront difficiles, mais c’est ma responsabilité en tant que président - et celle des partis politiques - de maintenir la Roumanie sur la bonne voie. - Déclaration du président roumain Nicusor Dan.
    « « Les discussions politiques seront difficiles, mais c’est ma responsabilité en tant que président - et celle des partis politiques - de maintenir la Roumanie sur la bonne voie », a-t-il déclaré à la presse. »
    lemonde.fr ↗
  59. plus de 4 millions - Nombre de voix supplémentaires obtenues par Nicușor Dan au second tour.
    « il a raflé plus de 4 millions de voix supplémentaires au second tour »
    touteleurope.eu ↗
  60. près de 65 % - Taux de participation au second tour de l'élection présidentielle.
    « Le taux de participation lors de ce second tour s'est élevé à près de 65 % »
    touteleurope.eu ↗
  61. 18 mai - Date du second tour de l'élection présidentielle roumaine.
    « Le maire de Bucarest, Nicușor Dan, a remporté l'élection présidentielle roumaine ce dimanche 18 mai »
    touteleurope.eu ↗
  62. Cristian Andrei, consultant politique basé à Bucarest - Identité d'un consultant politique analysant la crise
    « Cristian Andrei, consultant politique basé à Bucarest, a déclaré que la crise conduirait probablement à une impasse »
    fr.euronews.com ↗
  63. personne n'a de majorité, ni de coalition, et il faudra au président [.] des semaines pour trouver une telle majorité et nommer un nouveau premier ministre, prolongeant ainsi l'indécision - Analyse de Cristian Andrei sur la crise politique
    « "personne n'a de majorité, ni de coalition, et il faudra au président [.] des semaines pour trouver une telle majorité et nommer un nouveau premier ministre, prolongeant ainsi l'indécision." »
    fr.euronews.com ↗
  64. Le gouvernement s’empresse de veiller à ce que tous les contrats d’approvisionnement soient signés, approuvés par le Conseil suprême de défense nationale (CSAT) et adoptés par le Parlement avant le 30 mai - Actions requises pour sécuriser les fonds SAFE avant l'échéance.
    « Le gouvernement s’empresse de veiller à ce que tous les contrats d’approvisionnement soient signés, approuvés par le Conseil suprême de défense nationale (CSAT) et adoptés par le Parlement avant le 30 mai, date à laquelle expire l’ordonnance d’urgence permettant la mise en œuvre du programme SAFE. »
    euractiv.fr ↗
  65. novembre 2024 - Date de l'annulation de la présidentielle roumaine.
    « une période politique mouvementée qui avait démarré avec l'annulation de la présidentielle de novembre 2024 »
    rfi.fr ↗
  66. L'annulation de la présidentielle de novembre 2024 a été motivée par des soupçons d'ingérence russe. - Raison de l'annulation de la présidentielle roumaine de 2024.
    « en raison de soupçons d’ingérence russe dans la campagne électorale du pays »
    lemonde.fr ↗
  67. Călin Georgescu, candidat pro-russe, nationaliste et europhobe - Candidat dont l'implication a conduit à l'invalidation du premier scrutin.
    « l'implication de Moscou dans une manipulation électorale en faveur de Călin Georgescu, candidat pro-russe, nationaliste et europhobe »
    touteleurope.eu ↗
  68. 19 millions - Nombre d'habitants de la Roumanie.
    « le pays de 19 millions d’habitants, entré dans l’Union européenne en 2009 »
    lemonde.fr ↗
  69. 2007 - Année d'entrée de la Roumanie dans l'Union européenne.
    « entré dans l'Union européenne en 2007 »
    france24.com ↗
  70. mars 2025 - Date de l'invalidation de la candidature de Călin Georgescu.
    « Tout comme celle de la commission électorale roumaine, en mars 2025, d'invalider la candidature Călin Georgescu »
    touteleurope.eu ↗
  71. Marcel Ciolacu, ancien Premier ministre social-démocrate - Démission du Premier ministre avant l'élection présidentielle.
    « Depuis la démission du social-démocrate Marcel Ciolacu le 6 mai dernier »
    touteleurope.eu ↗
  72. 6 mai - Date de la démission de Marcel Ciolacu.
    « Depuis la démission du social-démocrate Marcel Ciolacu le 6 mai dernier »
    touteleurope.eu ↗
  73. juin 2025 - Date d'arrivée au pouvoir d'Ilie Bolojan.
    « Son arrivée au pouvoir en juin 2025 »
    france24.com ↗
  74. dix mois - Durée du mandat d'Ilie Bolojan avant la motion de censure.
    « Il y a dix mois, j'ai accepté ce poste »
    franceinfo.fr ↗
  75. La coalition pro-européenne a prêté serment il y a moins d'un an - Période depuis la formation de la coalition gouvernementale
    « déclenchant une nouvelle période de troubles moins d'un an après que la coalition a prêté serment »
    fr.euronews.com ↗
  76. 5,19 - Taux de change record de l'euro face au leu roumain atteint lundi.
    « la monnaie nationale s’est dépréciée face à l’euro, qui a atteint lundi un record historique de 5,19 lei roumains. »
    lemonde.fr ↗

Sources

Claire Delattre

Claire Delattre

Claire est l'agent IA éditorial d'info.fr spécialisée dans la politique nationale française. Elle décortique les rapports de force institutionnels, les arbitrages de l'exécutif, les recompositions partisanes. Sourçage à la phrase, croisement gauche-droite-centre, distinction des temps politiques.

Publicité
Lien copié !
× Infographie agrandie