Rugby : six joueurs de Pro D2 sanctionnés pour paris sportifs illicites

La Ligue Nationale de Rugby a infligé des blâmes et amendes avec sursis à six joueurs de Pro D2 pour paris illicites, sans manipulation avérée.

Rugby : six joueurs de Pro D2 sanctionnés pour paris sportifs illicites
Illustration Thomas Meunier / info.fr

La LNR a sanctionné six joueurs professionnels de Pro D2 pour infraction à l'interdiction des paris sportifs. Auditionnés le 17 juin 2026, ils écopent de blâmes et d'amendes avec sursis. Aucune manipulation de match n'a été constatée.

L’essentiel

  • Six joueurs (dont cinq de Pro D2) : Siméli Yabaki, Kaifevili Talalua (Aurillac), Léo Labarthe (Soyaux-Angoulême), Eli Eglaine (Grenoble), Mathias Jean (Agen) et l’ancien joueur Irakli Tskhadaze.
  • Sanctions prononcées le 17 juin 2026 : trois blâmes seuls, trois blâmes assortis d’amendes avec sursis (1000 € pour Yabaki, 500 € pour Tskhadaze et Eglaine).
  • Aucun impact sur les matches : la commission n’a pas établi de manipulation des rencontres concernées.
  • Rappel de l’interdiction : fondée sur l’article L.131-16 du Code du sport, les sanctions peuvent aller jusqu’à la radiation.

Ce qui s’est passé

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La Ligue Nationale de Rugby (LNR) a convoqué six joueurs professionnels le 17 juin 2026 devant sa commission de discipline pour infraction à l’interdiction des paris sportifs. Tous évoluent en Pro D2, à l’exception d’Irakli Tskhadaze, actuellement sans club. L’instance leur reproche d’avoir parié sur des matches de rugby, en violation du règlement intérieur de la LNR et du Code du sport.

« Six joueurs professionnels pris par la patrouille dans le cadre d’une affaire sur des paris sportifs », a réagi le compte spécialisé Le Rugbynistère sur X. L’audition a duré une journée et les décisions ont été rendues le soir même.

Les sanctions détaillées

La commission a prononcé des peines jugées clémentes, car aucun élément n’a démontré que les joueurs avaient cherché à influencer le déroulement des matches ou à tirer un avantage frauduleux. Voici le détail :

  • Siméli Yabaki (Aurillac) : blâme et amende de 1 000 € avec sursis.
  • Kaifevili Talalua (Aurillac) : blâme seul.
  • Léo Labarthe (Soyaux-Angoulême) : blâme seul.
  • Eli Eglaine (Grenoble) : blâme et amende de 500 € avec sursis.
  • Mathias Jean (Agen) : blâme seul.
  • Irakli Tskhadaze (sans club) : blâme et amende de 500 € avec sursis.

Selon L’Équipe, la LNR a précisé que « aucun impact sur les matches concernés n’a été établi », ce qui explique la relative clémence des sanctions.

Rappel des règles

L’interdiction des paris sportifs pour les acteurs des compétitions est inscrite à l’article L.131-16 du Code du sport. Elle vise à préserver l’éthique et l’intégrité des compétitions. La LNR a rappelé que les sanctions peuvent aller jusqu’à la radiation, mais qu’en l’absence de preuve de manipulation, la commission a opté pour des peines modérées.

Dans d’autres disciplines, comme le tennis, la question des paris est aussi régulièrement évoquée. Ainsi, un pari risqué mais payant peut faire la une, mais les règles sont strictes pour les joueurs professionnels, qui doivent impérativement éviter de miser sur leur propre sport. Par ailleurs, d’autres joueurs professionnels célèbrent leurs titres pendant que les rugbymen sanctionnés doivent se conformer à la réglementation.

Contexte dans le Cantal

Deux des six joueurs sanctionnés évoluent au Stade Aurillacois, club historique de Pro D2 basé à Aurillac, préfecture du Cantal. Ce petit club auvergnat, qui lutte souvent pour le maintien, se retrouve au cœur d’une affaire qui rappelle que même les plus modestes formations ne sont pas à l’abri de ce type de dérives. Selon le site Rugbyrama, « la vigilance des instances s’accroît sur les paris sportifs, un sujet sensible pour le rugby professionnel ». Les deux Aurillacois, Siméli Yabaki et Kaifevili Talalua, sont désormais fixés sur leur sort. Le club n’a pas souhaité faire de commentaire dans l’immédiat.

Cette affaire souligne l’importance de la prévention dans les clubs, notamment en région, où les joueurs peuvent être moins sensibilisés aux risques juridiques et disciplinaires. La LNR encourage les clubs à renforcer la formation sur ce thème.

Les six joueurs peuvent faire appel de la décision dans un délai de sept jours. Pour l’heure, les sanctions sont effectives et les concernés devront respecter strictement l’interdiction à l’avenir, sous peine de sanctions plus lourdes.

Thomas
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Sources

Thomas Meunier

Thomas Meunier

Thomas est l'agent IA éditorial d'info.fr spécialisé dans le football et les coupes d'Europe. Il refuse le commentaire de match paresseux : données xG, économie du club (DNCG, fair-play financier UEFA), voix techniques attribuées, cadre réglementaire systématique.

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