Ukraine : la Russie pilonne le rail, dernière artère d’un pays sous siège
472 frappes en quatre mois, des passagers tués, des évacuations en rase campagne Moscou a fait du chemin de fer ukrainien sa nouvelle cible stratégique
Depuis janvier 2026, la Russie a mené 472 attaques contre le réseau ferroviaire ukrainien. 1 128 cibles endommagées. Une stratégie d'usure qui vise désormais les trains eux-mêmes, et que Kiev qualifie de terrorisme.
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Une cadence inédite : 472 attaques en quatre mois
Depuis janvier 2026, Moscou a frappé 472 fois le réseau ferroviaire selon Ukrzaliznytsia (500 selon RFI), endommageant 1 128 cibles. La fréquence atteint six frappes par jour en mars.
Le pivot vers les trains eux-mêmes
Fin 2025, la stratégie russe change : ne plus seulement frapper les rails et sous-stations, mais le matériel roulant, locomotives, wagons, voitures de passagers.
Une artère sans alternative
Avec 23 000 kilomètres de voies, le rail est l'un des plus vastes d'Europe et la seule artère viable d'un pays dont l'espace aérien est fermé et les routes inutilisables.
Le terrorisme assumé contre les civils
Cinq passagers tués le 27 janvier dans la région de Kharkiv, deux enfants blessés en région d'Odessa le 4 mars : une qualification que Kiev ancre désormais dans le droit international humanitaire (article 51 du Protocole additionnel I aux Conventions de Genève, article 8 du Statut de Rome).
Une défense impossible à 100 %
La défense antiaérienne abat 83 % des engins en janvier 2026. Le directeur d'Ukrzaliznytsia reconnaît qu'aucun outil ne garantit 95 % de protection, ni de dôme magique au-dessus des trains.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- 472 attaques russes sur le réseau ferroviaire ukrainien depuis le 1er janvier 2026 selon Ukrzaliznytsia
- Cadence 134 frappes en janvier, 166 en février, 206 en mars, environ six par jour au printemps.
- Pivot stratégique depuis fin 2025, Moscou cible désormais le matériel roulant, pas seulement les infrastructures fixes.
- Cinq passagers tués le 27 janvier dans la région de Kharkiv, premiers morts civils sur un train régulier, un cas qui relève de la qualification de crime de guerre selon le Statut de Rome.
- Le rail ukrainien 23 000 kilomètres de voies, 80 000 à 90 000 passagers à bord à tout moment, dernière artère viable du pays.
L’offensive ne fait pas la une. Elle tue par petites touches. Depuis le 1er janvier 2026, les forces russes ont mené 472 attaques [1] contre le réseau ferroviaire ukrainien, endommageant 1 128 cibles [2]: 40 voitures de passagers, 81 locomotives, 145 wagons de fret et 12 gares [3][4][5][6]. Les chiffres viennent d’Ukrzaliznytsia [7], l’opérateur ferroviaire national. Ils racontent une stratégie qui change de nature.
La courbe est nette. 134 attaques en janvier. 166 en février. 206 en mars [8][9][10]. Soit environ six frappes par jour [11] au printemps. Depuis le début de l’invasion en 2022, plus de 5 000 attaques [12] ont visé le rail ukrainien. Une note méthodologique s’impose: à côté du décompte officiel d’Ukrzaliznytsia (472 attaques [1] depuis le 1er janvier 2026), RFI évoque pour sa part environ 500 frappes [13] entre janvier et mars. L’écart, modeste, tient probablement à la date d’arrêté du comptage et à la prise en compte ou non des tentatives avortées - comme celle, échouée de quelques mètres, sur la ligne Dnipro-Kovel [14][15]. Nous retenons le chiffre primaire de l’opérateur, qui tient lui-même le registre des incidents.
Le pivot: du rail aux trains
Jusqu’à fin 2025, Moscou frappait les nœuds: sous-stations électriques, ponts, dépôts. Depuis, la cible a changé. Oleksandr Pertsovskyi [16], directeur d’Ukrzaliznytsia, l’a confirmé en conférence de presse le 24 mars 2026 [17]: « There is a clear tendency since late 2025 [18], and especially now in spring - focused strikes on rolling stock. » Les Russes ne visent plus seulement les rails. Ils visent les trains.
Le 27 janvier 2026 [19], un drone russe frappe un train régulier transportant 291 passagers [20] dans la région de Kharkiv. Cinq morts [21]. Volodymyr Zelensky [22] qualifie l’attaque: « Dans n’importe quel pays, une attaque de drone contre un train civil serait considérée uniquement comme du terrorisme [23]. » Le 4 mars 2026 [24], deux frappes le même jour: un drone sur un train vide dans la région de Mykolaïv [25], un missile sur le bâtiment administratif d’une gare en région d’Odessa, blessant deux enfants [26].
Une artère vitale, un pays sans alternative
Le réseau ukrainien est l’un des plus vastes d’Europe: environ 23 000 kilomètres de voies [27], derrière l’Allemagne et la France [28][29]. À tout moment, 80 000 à 90 000 personnes [30] s’y trouvent simultanément. Avec la route, il est aujourd’hui le seul moyen d’entrer ou de sortir du pays, l’espace aérien restant fermé [31]. Et les routes ne tiennent plus.
À Poltava, Dmytro Kutyr [32] tient un petit garage. Dans son atelier, il voit défiler « pneus explosés, jantes devenues carrées, voire fendues à force de chocs [33] ». La guerre empêche de réparer les routes [34]. Le rail reste. Le rail seul. C’est précisément ce que Moscou a compris.
Le ciblage systématique du chemin de fer en temps de guerre n’est pas inédit. On se souvient des bombardements alliés contre la Reichsbahn allemande à l’hiver 1944-1945, ou des frappes de l’OTAN sur le réseau ferroviaire serbe en 1999. Plus récemment, le rail syrien a été méthodiquement éventré. Mais la cadence - six frappes par jour [11] - et la précision atteintes en Ukraine marquent une rupture d’échelle dans l’usage du drone bon marché contre une infrastructure civile continue.
« Un grand cimetière »
Le 10 février [35], dans le principal dépôt ferroviaire de la région d’Odessa [36], les sirènes annoncent une frappe. Le personnel descend dans les abris souterrains fortifiés [37]. Leonid Loboïko [38], 75 ans, dirige le site et ses 1 300 employés [39][40]. Au Monde, il décrit ce qu’est devenu son métier: « Depuis l’automne 2025, chaque nuit, ici, est un cauchemar [41]. Les Russes visent nos ateliers de réparation, nos trains, les voies ferrées et nos installations électriques [42]. »
Sa phrase, glaçante, résume l’enjeu: « S’ils arrivent à bloquer le trafic, l’Ukraine ressemblera à un grand cimetière [43]. » Et celle qui suit dit la mutation: « Nous sommes devenus une ligne de front, et je me sens parfois comme un général ferroviaire [44]. »
Le quotidien des évacuations en rase campagne
Dans la nuit du 31 mars au 1er avril [45], Björn Milbradt [46], bénévole humanitaire allemand revenant de Kharkiv, voyage entre Kharkiv et Poltava. Vers 1 heure du matin, son train est évacué d’urgence à même les voies. Témoignage à RFI: « Aussitôt après que les passagers avaient quitté le train, on a entendu le son caractéristique des Shaheds [47], la défense aérienne, et puis un impact [48]. » Les employés font courir les passagers dans les bosquets [49]. Une heure plus tard, le train repart [50]. Il arrive à Kiev au matin [51].
Ces scènes sont devenues quotidiennes. Si un drone peut atteindre un train dans les 20 minutes [52], le train s’arrête. Une évacuation prend en moyenne sept à huit minutes [53]. Ukrzaliznytsia a classé plusieurs lignes de l’est en catégorie « à risque élevé [54] », et exhorte les voyageurs à privilégier le bus quand c’est possible [55]. Les zones les plus exposées: Zaporijjia, Dnipropetrovsk, Kharkiv et Soumy [56], cette dernière étant le berceau de la nouvelle tactique [57].
Frapper un train de 291 passagers: ce que dit le droit
Quand Volodymyr Zelensky parle de terrorisme [23][58], le mot n’est pas qu’une figure de style. Il renvoie à un cadre légal précis. L’article 51 du Protocole additionnel I aux Conventions de Genève de 1977 interdit les attaques indiscriminées contre la population civile et prohibe les actes ou menaces de violence dont le but principal est de répandre la terreur parmi les civils. Le Statut de Rome de la Cour pénale internationale, en son article 8, qualifie de crime de guerre toute attaque délibérément dirigée contre la population civile en tant que telle ou contre des personnes civiles qui ne participent pas directement aux hostilités.
Or un train régulier, transportant 291 passagers identifiés [20], frappé en oblast de Kharkiv, sans objectif militaire identifiable - Zelensky le souligne: « il n’y a et il ne peut y avoir aucun objectif militaire dans ce type de frappe [59] » - coche les cases de cette qualification. Reste que l’invocation du droit ne vaut pas exécution: la Cour pénale internationale a déjà délivré des mandats d’arrêt visant des responsables russes pour d’autres faits, sans effet immédiat sur le terrain. La parole présidentielle ukrainienne ressort, dans ce contexte, autant comme un acte de communication politique que comme l’amorce d’une bataille juridique de long terme.
Pourquoi maintenant: la diplomatie en panne
Le timing n’est pas neutre. Zelensky le formule le 2 février 2026 [60]: « La Russie a choisi la terreur et l’escalade plutôt que la diplomatie [58]. » Le même jour [61], il dénonce sur les réseaux sociaux: « L’armée russe, comme les jours précédents, concentre ses efforts sur la terreur contre notre logistique, avant tout le réseau ferroviaire [62]. » Le 29 janvier [63], devant la presse, il avait été plus direct: « Ils attaquent tant le transport de marchandises que celui de passagers. C’est de l’intimidation. Ils vont frapper et nous allons nous défendre [64]. »
L’escalade ferroviaire intervient alors que les frappes sur les infrastructures énergétiques connaissent une accalmie [65], coïncidant avec une demande de Donald Trump [66] à Vladimir Poutine [67] de s’abstenir de bombarder Kiev en raison du froid [68]. Moscou n’a pas cessé de frapper. Elle a déplacé sa cible.
Une défense sans « dôme magique »
En janvier 2026 [69], l’armée russe a tiré 4 452 drones d’attaque [70] et 135 missiles [71]. La défense antiaérienne ukrainienne en a abattu 83 % [72], contre 80 % en décembre 2025 [73][69]. Les chiffres sont en baisse par rapport à décembre 2025 [74][75], mais la concentration sur le rail produit son effet d’usure. Pertsovskyi le reconnaît: « There is no tool today that provides 95% protection - no ‘magic dome’ over trains. We are adapting every day [76]. »
L’expert militaire Andrii Kharuk [77] attribue ce pivot tactique à des modifications des drones Shahed [78]. Le contrôle direct fonctionne sur 100 à 120 kilomètres [79]. Au-delà, il faudrait des communications satellitaires de type Starlink, dont la Russie est privée [80]. Le 24 mars 2026 [81], Moscou a lancé un premier lot de 16 satellites « Rassvet », alternative domestique. L’entreprise Bureau 1440 [82] prévoit 292 satellites [83] d’ici fin 2030. Starlink en opère déjà 10 000 [84]. L’écart est abyssal.
L’angle mort: ce que les sources ne disent pas
Aucune voix russe n’apparaît dans les sources consultées. Moscou ne commente pas ces frappes spécifiques. Pas de revendication, pas de justification militaire, pas même de démenti formel. Quand l’armée russe frappe une centrale, elle invoque la logistique militaire. Quand elle frappe un train de voyageurs avec 291 passagers à bord, elle se tait. Le silence est l’aveu.
Autre absence notable: aucune source consultée ne quantifie l’impact des frappes sur les évacuations de civils depuis l’est, ni sur le transit des armes occidentales arrivant par la Pologne. Plus frappant encore, aucune réaction officielle de l’OTAN, de l’Union européenne ou des États-Unis à la menace pesant sur ce corridor logistique d’approvisionnement n’a été identifiée dans les sources consultées - alors même que le rail ukrainien assure l’évacuation des civils, le transport des troupes et des marchandises essentielles [85], et qu’il constitue, mécaniquement, l’artère par laquelle transitent les équipements alliés. Bloquer le rail, c’est bloquer les deux à la fois - la fuite et la riposte. Personne, sauf Loboïko, à Odessa, n’a trouvé les mots.
Sources
Voir le détail de chaque fait sourcé (85)
« Since Jan. 1, 2026, Russian forces have carried out 472 attacks on Ukraine's railway network »
kyivindependent.com ↗ ↩
« damaging 1,128 targets, according to Ukrzaliznytsia »
kyivindependent.com ↗ ↩
« Among them were 40 passenger cars, 81 locomotives, 145 freight wagons, and 12 stations »
kyivindependent.com ↗ ↩
« Among them were 40 passenger cars, 81 locomotives, 145 freight wagons, and 12 stations »
kyivindependent.com ↗ ↩
« Among them were 40 passenger cars, 81 locomotives, 145 freight wagons, and 12 stations »
kyivindependent.com ↗ ↩
« Among them were 40 passenger cars, 81 locomotives, 145 freight wagons, and 12 stations »
kyivindependent.com ↗ ↩
« Ukrzaliznytsia - Ukraine's national train operator - told the Kyiv Independent »
kyivindependent.com ↗ ↩
« Attacks on the railway system rose from 134 in January to 166 in February and peaked at 206 in March »
kyivindependent.com ↗ ↩
« Attacks on the railway system rose from 134 in January to 166 in February and peaked at 206 in March »
kyivindependent.com ↗ ↩
« Attacks on the railway system rose from 134 in January to 166 in February and peaked at 206 in March »
kyivindependent.com ↗ ↩
« As of March, Russia targets railway infrastructure around six times a day »
kyivindependent.com ↗ ↩
« Depuis 2022, la Russie a lancé plus de 5 000 attaques sur le réseau ferroviaire »
rfi.fr ↗ ↩
« dont 500 entre janvier et mars de cette année »
rfi.fr ↗ ↩
« Kuleba said there was also an attempted Russian drone attack late on Tuesday on a train operating between the eastern-central city of Dnipro and Kovel in northwestern Ukraine. »
reuters.com ↗ ↩
« It was stopped by railway workers and the drone hit a few metres away from the locomotive, he said. »
reuters.com ↗ ↩
« Ukrzaliznytsia head Oleksandr Pertsovskyi said during a press conference on March 24 »
kyivindependent.com ↗ ↩
« Ukrzaliznytsia head Oleksandr Pertsovskyi said during a press conference on March 24 »
kyivindependent.com ↗ ↩
« There is a clear tendency since late 2025, and especially now in spring - focused strikes on rolling stock »
kyivindependent.com ↗ ↩
« On Jan. 27, a Russian drone strike hit a passenger train in Kharkiv Oblast »
kyivindependent.com ↗ ↩
« which was operating on the Barhinkove-Lviv-Chop route and carrying 291 passengers at the time »
kyivindependent.com ↗ ↩
« Au moins cinq passagers avaient été tués, selon les autorités ukrainiennes »
france24.com ↗ ↩
« a déclaré lundi 2 février le président Volodymyr Zelensky »
france24.com ↗ ↩
« « Dans n'importe quel pays, une attaque de drone contre un train civil serait considérée uniquement comme du terrorisme » »
lesechos.fr ↗ ↩
« KYIV, March 4 (Reuters) - At least five people were injured on Wednesday in two Russian attacks targeting railway infrastructure in southern Ukraine, Ukrainian officials said. »
reuters.com ↗ ↩
« A railway worker was hurt in a drone strike, which hit an empty passenger train in the morning in the Mykolaiv region, Deputy Prime Minister Oleksiy Kuleba said on the Telegram messaging app. »
reuters.com ↗ ↩
« Another worker and two children were hurt later when a Russian missile hit an administrative building at a railway station in the neighbouring Odesa region, he said. »
reuters.com ↗ ↩
« le rail ukrainien, l'un des plus vastes d'Europe avec environ 23.000 kilomètres de voies »
lesechos.fr ↗ ↩
« troisième d'Europe avec 23 000 kilomètres de voies, derrière l'Allemagne et la France »
france24.com ↗ ↩
« troisième d'Europe avec 23 000 kilomètres de voies, derrière l'Allemagne et la France »
france24.com ↗ ↩
« 80,000-90,000 people on board across the country at any given moment, according to Ukrzaliznytsia »
kyivindependent.com ↗ ↩
« Avec la route, il constitue aujourd'hui le seul moyen d'entrer ou de sortir du pays, alors que l'espace aérien de l'Ukraine reste fermé »
lesechos.fr ↗ ↩
« Dans son petit garage auto de Poltava, ces derniers mois, Dmytro Kutyr voit surtout passer des roues en souffrance. »
mediapart.fr ↗ ↩
« Pneus explosés, jantes devenues « carrées », voire fendues à force de chocs »
mediapart.fr ↗ ↩
« Alors que la guerre empêche de réparer les routes en mauvais état »
mediapart.fr ↗ ↩
« Ce 10 février, alors que les sirènes annoncent des frappes russes sur Odessa »
lemonde.fr ↗ ↩
« le principal dépôt ferroviaire de cette région du sud de l’Ukraine »
lemonde.fr ↗ ↩
« le personnel du principal dépôt ferroviaire de cette région du sud de l’Ukraine descend calmement dans l’un des abris souterrains fortifiés à proximité »
lemonde.fr ↗ ↩
« des cadres de l’entreprise, dont le directeur du dépôt, Leonid Loboïko »
lemonde.fr ↗ ↩
« un homme de 75 ans qui en fait dix de moins »
lemonde.fr ↗ ↩
« dirigeant 1 300 personnes »
lemonde.fr ↗ ↩
« Depuis l’automne 2025, chaque nuit, ici, est un cauchemar »
lemonde.fr ↗ ↩
« Les Russes visent nos ateliers de réparation, nos trains, les voies ferrées et nos installations électriques »
lemonde.fr ↗ ↩
« S’ils arrivent à bloquer le trafic, l’Ukraine ressemblera à un grand cimetière. »
lemonde.fr ↗ ↩
« Nous sommes devenus une ligne de front, et je me sens parfois comme un général ferroviaire. »
lemonde.fr ↗ ↩
« Dans la nuit du 31 mars au 1er avril, Björn Milbradt, un Allemand qui vient régulièrement en mission humanitaire à Kharkiv, en a fait l’expérience »
rfi.fr ↗ ↩
« Björn Milbradt, un Allemand qui vient régulièrement en mission humanitaire à Kharkiv »
rfi.fr ↗ ↩
« on a entendu le son caractéristique des Shaheds »
rfi.fr ↗ ↩
« « Vers 01h00 du matin, entre Kharkiv et Poltava, dans l'est de l'Ukraine, le train a dû être évacué d'urgence à même les voies, raconte Björn Milbradt. Aussitôt après que les passagers avaient quitté le train, on a entendu le son caractéristique des Shaheds, la défense aérienne, et puis un impact. » »
rfi.fr ↗ ↩
« Les employés du train nous ont fait courir dans les bosquets les plus proches »
rfi.fr ↗ ↩
« et après environ une heure, on a pu reprendre le train »
rfi.fr ↗ ↩
« qui est arrivé à bon port à Kiev au matin »
rfi.fr ↗ ↩
« If a drone could reach a train within 20 minutes, the train is stopped »
kyivindependent.com ↗ ↩
« Evacuation usually takes seven to eight minutes »
kyivindependent.com ↗ ↩
« Ukrzaliznytsia a averti que plusieurs de ses lignes dans l'est du pays devenaient de plus en plus "à risque élevé" »
france24.com ↗ ↩
« exhortant les voyageurs à privilégier, lorsque cela est possible, les liaisons par bus »
lesechos.fr ↗ ↩
« high-risk areas include Zaporizhzhia, Dnipropetrovsk, and Kharkiv oblasts, as well as Sumy Oblast »
kyivindependent.com ↗ ↩
« Sumy Oblast - where the tactic first emerged »
kyivindependent.com ↗ ↩
« « La Russie a choisi la terreur et l'escalade plutôt que la diplomatie » »
lesechos.fr ↗ ↩
« affirmant qu'« il n'y a et il ne peut y avoir aucun objectif militaire dans ce type de frappe » »
lesechos.fr ↗ ↩
« selon une analyse de l’AFP publiée ce lundi 2 février à partir des données fournies par l’armée de l’air ukrainienne »
leparisien.fr ↗ ↩
« a déclaré lundi 2 février le président Volodymyr Zelensky »
france24.com ↗ ↩
« "L'armée russe, comme les jours précédents, concentre ses efforts sur la terreur contre notre logistique, avant tout le réseau ferroviaire" »
france24.com ↗ ↩
« avait déjà lancé Volodymyr Zelensky lors d'une rencontre avec des journalistes le 29 janvier »
france24.com ↗ ↩
« "Ils attaquent tant le transport de marchandises que celui de passagers. C'est de l'intimidation. Ils vont frapper et nous allons nous défendre" »
france24.com ↗ ↩
« Alors que les frappes sur les infrastructures énergétiques connaissent une accalmie depuis la semaine dernière »
france24.com ↗ ↩
« une demande du président américain Donald Trump à son homologue russe Vladimir Poutine »
leparisien.fr ↗ ↩
« une demande du président américain Donald Trump à son homologue russe Vladimir Poutine »
leparisien.fr ↗ ↩
« une demande du président américain Donald Trump à son homologue russe Vladimir Poutine de s’abstenir de bombarder Kiev et « d’autres villes » pour cause de températures particulièrement glaciales. »
leparisien.fr ↗ ↩
« soit 13 % de moins qu’en décembre 2025 »
leparisien.fr ↗ ↩
« l’armée russe a tiré 4 452 drones d’attaque, soit 13 % de moins qu’en décembre 2025 »
leparisien.fr ↗ ↩
« et 135 missiles, soit 23 % de moins »
leparisien.fr ↗ ↩
« soit 83 % des cibles, un nombre légèrement en hausse par rapport au mois précédent (80 %) »
leparisien.fr ↗ ↩
« légèrement en hausse par rapport au mois précédent (80 %) »
leparisien.fr ↗ ↩
« 4 452 drones d’attaque, soit 13 % de moins qu’en décembre 2025 »
leparisien.fr ↗ ↩
« 135 missiles, soit 23 % de moins »
leparisien.fr ↗ ↩
« "There is no tool today that provides 95% protection - no 'magic dome' over trains. We are adapting every day," Pertsovskyi said »
kyivindependent.com ↗ ↩
« Military expert Andrii Kharuk says this shift is likely enabled by modifications to Shahed-type drones »
kyivindependent.com ↗ ↩
« modifications to Shahed-type drones »
kyivindependent.com ↗ ↩
« direct control works at a range of around 100 to 120 kilometers (60-70 miles) »
kyivindependent.com ↗ ↩
« drones would require satellite communication systems like Starlink, which Russia has been restricted from using »
kyivindependent.com ↗ ↩
« On March 24, it launched the first batch of 16 "Rassvet" satellites, a domestic alternative to Starlink »
kyivindependent.com ↗ ↩
« Russia's private space company Bureau 1440 is expected to launch 292 satellites by the end of 2030 »
kyivindependent.com ↗ ↩
« launch 292 satellites by the end of 2030, with 383 planned in total »
kyivindependent.com ↗ ↩
« Starlink now operates 10,000 satellites in orbit »
kyivindependent.com ↗ ↩
« le rail ukrainien [.] joue un rôle vital: il assure l'évacuation des civils, le transport des troupes, des équipements militaires et des marchandises essentielles »
lesechos.fr ↗ ↩
Sources
- Se déplacer, l’autre épreuve des Ukrainiens
- As Russian attacks on Ukraine's railways intensify, passenger trains now targets for drones
- Comment l’Ukraine adapte la défense de ses installations ferroviaires à l’intensification des attaques russes
- "C'est de l'intimidation" : la Russie multiplie les frappes contre le réseau ferroviaire ukrainien
- Ukraine: les évacuations de trains de passagers de plus en plus fréquentes face aux attaques russes
- At least five hurt in Russian strikes on railway infrastructure in southern Ukraine
- Guerre en Ukraine : la Russie « concentre » ses frappes sur le réseau ferroviaire, dénonce Zelensky
- Guerre en Ukraine : des centrales électriques aux chemins de fer, la nouvelle stratégie des frappes russes
